mercredi 8 février 2017

Ah l'Amour, l'Amour !

C'est la journée du Peut-on rire de tout ?

Peut-on rire de l'amour ? Comment se moquer de ces instants touchants de romantisme et de sincérité évidents entre un réfugié, a priori nigérian, et une brave Allemande en pleine force de l'âge ?

C'est émotionnant, non ?


Non, contrairement à ce que je pensais, on ne peut pas rire de tout. On ne peut ironiser sur l'amour. Oui, assurément, aimer est plus fort que tout !

Bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 3447.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Peut-on rire de tout ? Aujourd'hui: la charte d'éthique professionnelle des journalistes ...



Peut-on rire de tout ? On se pose souvent la question. Je ne sais pas, je n'en suis pas si sûr mais au regard du texte qui suit, on a envie de répondre oui ! Oui, on peut rire de tout ! Ci-dessous, vous trouverez la charte d'éthique professionnelle des journalistes telle que publiée par le Syndicat National des journalistes. Bonne lecture et grosse marrade assurée  !

" Charte d’éthique professionnelle des journalistes, charte de déontologie 1918/38/2011:

Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre.

Ces principes et les règles éthiques ci-après engagent chaque journaliste, quelles que soient sa fonction, sa responsabilité au sein de la chaîne éditoriale et la forme de presse dans laquelle il exerce.

Cependant, la responsabilité du journaliste ne peut être confondue avec celle de l’éditeur, ni dispenser ce dernier de ses propres obligations.

Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité ; il ne peut se confondre avec la communication. Son exercice demande du temps et des moyens, quel que soit le support. Il ne peut y avoir de respect des règles déontologiques sans mise en œuvre des conditions d’exercice qu’elles nécessitent.

La notion d’urgence dans la diffusion d’une information ou d’exclusivité ne doit pas l’emporter sur le sérieux de l’enquête et la vérification des sources.

La sécurité matérielle et morale est la base de l’indépendance du journaliste. Elle doit être assurée, quel que soit le contrat de travail qui le lie à l’entreprise.

L’exercice du métier à la pige bénéficie des mêmes garanties que celles dont disposent les journalistes mensualisés.

Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte ou exprimer une opinion contraire à sa conviction ou sa conscience professionnelle, ni aux principes et règles de cette charte.

Le journaliste accomplit tous les actes de sa profession (enquête, investigations, prise d’images et de sons, etc…) librement, a accès à toutes les sources d’information concernant les faits qui conditionnent la vie publique et voit la protection du secret de ses sources garantie.

C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom :

• Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, mêmes anonymes ;

• Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ;

• Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

• Exerce la plus grande vigilance avant de diffuser des informations d’où qu’elles viennent ;

• Dispose d’un droit de suite, qui est aussi un devoir, sur les informations qu’il diffuse et fait en sorte de rectifier rapidement toute information diffusée qui se révèlerait inexacte ;

• N’accepte en matière de déontologie et d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs ; répond devant la justice des délits prévus par la loi ;

• Défend la liberté d’expression, d’opinion, de l’information, du commentaire et de la critique 

• Proscrit tout moyen déloyal et vénal pour obtenir une information. Dans le cas où sa sécurité, celle de ses sources ou la gravité des faits l’obligent à taire sa qualité de journaliste, il prévient sa hiérarchie et en donne dès que possible explication au public

• Ne touche pas d’argent dans un service public, une institution ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées

• N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;

• Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication ;

• Cite les confrères dont il utilise le travail, ne commet aucun plagiat ;

• Ne sollicite pas la place d’un confrère en offrant de travailler à des conditions inférieures ;

• Garde le secret professionnel et protège les sources de ses informations ;

• Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge."

Ne me remerciez pas, une bonne rigolade matinale, y a que ça de vrai ! Bonne jounrée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 3446.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 7 février 2017

François et Théo...

On a retrouvé François Hollande !


Le président de la cinquième puissance mondiale, plutôt discret depuis l'annonce de son renoncement à assumer son bilan devant les électeurs, entre un déjeuner avec son premier sinistre et un entretien avec Mahmoud Habbas, s'est rendu au chevet d'un anus déchiré, oups, pardon, au chevet du jeune homme bien sous tous rapports (re-Oups !) qui, lors d'une interpellation musclée, à Aulnay, a reçu fort malencontreusement une matraque dans le fondement. Voilà une saine occupation pour un homme dont on imagine l'agenda surchargé.

N'y voyez aucune intention politicienne ni aucune tentative de récupération de la part du grand homme. Cette visite est somme toute logique: Il sait, lui, ce que cela fait de sodomiser dans les grandes largeurs les Français, ça fait 5 ans qu'il pratique. Il a juste voulu voir de près à quoi pouvait bien ressembler les dégâts collatéraux de ses propres mensonges et des espoirs déçus d'un pays, ici d'un quartier, qui avait cru en cette " France apaisée " qu'il avait promis à tous. 

Les esprits chafouins souligneront peut-être que d'aller exprimer ainsi sa solidarité à une victime de son inaction et de ses échecs est un brin osé; que nenni, révisez vos classiques les amis, les cons, ça ose tout... 

Les forces de l'ordre apprécieront sans doute la démarche: se faire mettre de cette façon par Président - cette visite ne jettera-t-elle pas un peu plus, dans ces quartiers, l'opprobre sur la police - fallait oser ! Il a osé ! Il ose tout !

Mais revenons à cet entretien. Président a déclaré: " Je tenais à venir voir Théo ainsi que sa famille. Il a réagi avec dignité et responsabilité. La justice est saisie et va aller jusqu’au bout. J’ai une pensée pour Théo qui a un comportement exemplaire. " C'est beau... beau comme du Hollande. Brave Théo, braves jeunes de cités qu'on fait rien que de les stigmatiser et de déprécier leur juste valeur... C'est vrai quoi, l'enquête a à peine commencé que les enquêteurs auront compris le message: Théo, c'est un gentil, comme tous les autres, comme Adama. Ils étaient là, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Théo dit avoir été très remué par cette visite présidentielle - ce qui vu son état devrait être mis au passif (encore !) de Président - et a déclaré: " J’entends tout ce qui se passe. Ma ville, je l’aime et en rentrant je veux la retrouver telle que je l’ai quittée. Donc, les gars, stop à la guerre. Priez pour moi." Hein ! quand je vous disais que c'était un gentil ce Théo ! il veut qu'on prie pour lui; c'set donc qu'il est sensible à la prière des autres. C'est bien. Peut-être même qu'au plus profond (oups!) de lui-même, il est croyant, Théo. Moi, j'aime bien les jeunes qui prient. Surtout ceux qui prient avec Jésus. Bon, on va quand même le rassurer Théo, ne pas le laisser dans l'angoisse, sa ville et son quartier pourri, il va les retrouver bien vite, c'est pas comme si il était à l'article de la mort dans un hôpital de campagne au fin fond de l’Afghanistan !

Faut qu'il y retourne vite, qu'il puisse raconter son aventure, faire partager son expérience avec ses p'tits et ses grands frères et comme il est d'ores et déjà, là-bas, un héros, nul doute qu'il sera écouté. Les caméras iront le voir raconter, au bas de l'immeuble, devant le hall, à ses potes: Voyez les gars, déconnez pas avec la police, elle rigole pas elle, n'allez pas l'affronter sinon, voyez de quoi elle est capable; une matraque dans le cul, ça vous défonce un mec. Et puis si d'aventure, il fallait aller au contact, soyez pas cons, munissez-vous de gel, ça passera mieux. Les gentils, c'est nous ! La preuve ? Omar Sy, la personnalité préférée des Français est venu à sa rescousse et a lancé le hashtag #JesuisThéo, si ça, c'est pas une absolution sans confession, je m'y connais pas !


La nuit dernière, à Aulnay, 26 personnes ont été interpellées, 10 voitures incendiés, deux magasins partiellement incendiés, 6 (pas 7 !) poubelles ont été cramées, des véhicules (combien, on ne sait pas) de secours et de police ont été endommagées, curieusement aucun policier ne semble avoir été blessé selon la préfecture, quelques policiers de la BAC (combien ?) complètement encerclés par une cinquantaine d'individus ont du faire usage de leur arme en tirant en l'air... La France apaisée...

NB: on notera que cette visite s'est faite en toute discrétion, tout juste quelques journalistes et photographes présents pour immortaliser l'instant, instant qui sera moins d'une heure après la rencontre entre Président et Théo en Une du site de l'Elysée...

Folie passagère 3445.
Des policiers près du commissariat d’Aulnay-sous-Bois, au nord de Paris, le 6 février 2017.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 6 février 2017

François Fillon a été bon, très bon. Et Ruth Elkrief, nulle, très nulle.

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A chaud...

Bon et bien j'ai écouté Fillon et mon avis, je ne doute pas qu'il y en aura de contraires, est qu'il a été très bon. Alors certes, comme beaucoup nous aurions aimé que cette explication vienne plus tôt, peu importe, elle a eu lieu.

Il s'est excusé - je ne suis pas sûr que je l'aurais fait à sa place - auprès des Français parce qu'il a compris que ces pratiques, acceptées par tous pendant très longtemps et totalement légales, n'étaient plus de mises aujourd'hui. Comme il l'avait annoncé, il a mis sur la table tout ce qui pouvait l'être. L'enquête suivra sans doute son cours mais pour moi, en l'état actuel des choses, l'affaire est close.

J'ai apprécié ses explications, elles me suffisent. J'ai apprécié comment il a su remettre en place la journalope de Merdapart et, d'une manière générale, les médias, juges et procs à la fois qui, dans cette affaire, n'ont pas ménagé leurs efforts pour le conduire sur l'échafaud médiatique, sans retenue, sans recul, sans discernement.

J'ai apprécié sa façon de remettre à leur juste place, c'est à dire au fond de la classe, ceux qui, dans son propre camp (Fenech, du balai !), ont trop vite douté de lui. J'ai apprécié sa façon de se repositionner comme seul chef de la droite et du centre.

J'ai apprécié comment il a su remettre en cause ceux qui faisaient fuiter les pièces du dossier et ceux qui en profitaient (l'Im-Monde, aux chiottes) pour en faire leur choux gras et alimenter odieusement le tribunal populaire.

J'ai aimé comment il a su se remettre au centre du jeu politique en appuyant sur le fait que, et d'une il ne pouvait pas y avoir de plan B et de deux, qu'on ne saurait laisser les Français se faire déposséder d'une véritable campagne présidentielle en ne leur laissant que le choix entre Macron et Marine Le Pen. N'était-ce pas le but de cette cabale dans laquelle, bien dressés, les médias ont plongé ?

J'ai adoré la mine déconfite de Ruth Elkrief, juste après la conférence de presse. Coincée qu'elle était par la justesse du propos de Fillon et n'ayant pas d'autres choses à dire que " ah, mais il n'a pas répondu à toutes les questions " et surtout à celles qu'on ne lui avait pas posé. La conne ! Continuer à la voir ramer pour trouver des défauts au personnage Fillon est un plaisir de gourmet. La voilà regretter que trop de temps a passé sur cette affaire et pas assez sur le débat d'idées, elle qui, avec ses confrères, depuis 10 jours ne se repaît que de cette affaire. Des baffes !

J'ai adoré Laurent Neumann, obligé de dire publiquement que sur le plan politique, Fillon avait été très bon, s'enferrant par la suite sur des questions de détail. Cherchant la petite bête là où Fillon avait été très clair (les salaires de ses enfants).

Je me marre en écoutant le député PS, Olivier Faure, qui dit que Fillon aurait pu amener plus de preuves du travail effectué par son épouse, des emails, par exemple, et oublier de nous dire que jusqu'en 2012, les collaborateurs-assistants parlementaires n'avaient pas d'adresse email à leur nom et ne pouvaient qu'écrire en lieu et place de leur député.

Alors je ne sais pas si cette conférence de presse suffira à calmer les esprits et les cacas nerveux médiatiques mais il est grand temps qu'on laisse maintenant la justice faire son travail, rapidement,  et que la campagne présidentielle et les débats d'idées reprennent le dessus.

Folie passagère 3444.
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Quizz photo (Niveau de difficulté: Moyen)

En attendant...

Saurez-vous reconnaître cet endroit ? Où était-il situé ? Et à qui appartenait-il ?


Réponse ici même vers 16h00.

Réponse: Il s'agit effectivement de l'appartement de Gustave Eiffel situé alors sur la plate-forme du quatrième étage de la tour à 285 m du sol.

Lowcarber aura été le premier à donner la bonne réponse.

Folie passagère 3443.
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dimanche 5 février 2017

L'assassinat politique de François Fillon

Un autre regard sur l'affaire Fillon. C'est un peu long mais c'est très bon... Par Régis Desmarais (qui n'est ni LR, ni supporter de François Fillon et qui n'a pas voté à la primaire de la droite et du centre )

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" Les masques tombent : l'affaire François Fillon se révèle être un véritable assassinat politique, mené tambour battant et avec une efficacité redoutable. Pourtant, un léger recul permet de voir cette affaire d'une façon différente et instructive. Ce qui se passe n'est rien de moins que la révélation des simulacres dans lesquels nos démocraties ont sombré.

Ce matin, sur France Info, un journaliste s’indignait de la réaction de ceux qui critiquent la charge médiatique sur François Fillon en vociférant (enfin presque) « mais on fait notre travail de journaliste ! ». Cette proclamation « On fait notre travail de journaliste » m’a laissé rêveur quand on songe à ce que nous dit, en creux, cette affaire Fillon sur le mode de fonctionnement de notre démocratie.

Pour décrypter et comprendre ce que cache l’affaire Fillon, il convient évidemment de s’abstraire du tumulte médiatique pour poser à plat les données de cette affaire, en apprécier la portée, voir les mécanismes de pouvoir en jeu et essayer d’identifier qui sera bénéficiaire de tout ce brouhaha médiatique.

Que se passe-t-il dans la maison Fillon ? La révélation, au moment où François Fillon est devenu le candidat de la droite à l’élection présidentielle française, d’une pratique commune dans le microcosme politique : rémunérer ses proches à des postes laissés à discrétion de l’élu.

La rémunération de Pénélope Fillon par François Fillon:

M. Fillon a ainsi rémunéré sa femme sur un poste d’attaché parlementaire. Sur ce sujet, rien de neuf dans le monde politique. La plupart des élus, si ce n’est la totalité, emploient des proches sur des postes directement rattachés à l’exercice de leur mandat électif : la femme, l’époux, les enfants, la maitresse ou l’amant et parfois d’autres parents, sont rémunérés sur des postes d’attaché parlementaire. La pratique est courante, non interdite par la loi et connue de la presse depuis des lustres. C’est légal, mais évidemment moralement douteux dans un pays où tant de gens sont au chômage et où on invoque à tout bout de champ la nécessité de faire ses preuves. Certains, dans notre République, bénéficient de piston, de rente de situation en étant les parents ou ami(e)s intimes d’un élu. C’est triste mais ce n’est affreusement pas nouveau.

Ce que l’on peut reprocher à François Fillon sur ce point, c’est d’avoir été comme les autres élus, ni plus, ni moins vertueux. Or, on attend d’un candidat à la présidence de la République une droiture certaine et une exemplarité de fait. Bon, ça c’est dans un monde idéal. Dans nos démocraties du 21ème siècle, la droiture et la moralité sont en dose limitée dans le sang du politique. En somme, sur la question du principe de la rémunération de Pénélope Fillon par François Fillon, il est difficile de faire les vierges effarouchées qui découvrent comment on fait des enfants sauf à avoir une sacré dose d’hypocrisie.

Un autre argument est abondamment déversé par la presse afin d’effarer le citoyen électeur : le montant des salaires versés.

Des salaires pharamineux perçus par Mme Fillon ?

Les parlementaires rémunèrent leurs collaborateurs en puisant dans une enveloppe mise à leur disposition par les institutions. Le montant mensuel de cette enveloppe est de 9 561 euros (si l’Assemblée Nationale est en charge de la gestion du contrat de travail et paye les charges sociales) ou de 14 341 euros (dans ce cas c’est l’élu qui gère le contrat de travail et qui verse lui-même les charges patronales à prélever dans cette enveloppe).

Mme Fillon a été rémunérée de 1989 à 2013 pour un montant de 830 000 euros…..bruts ! Et oui, la presse brandit ce montant proche du million d’euros en omettant de préciser que la somme est en euros bruts. En net, Mme Fillon a perçu 639 000 euros et l’Etat a récupéré 191 000 euros ! En salaire mensuel net, sur la période considérée, Mme Fillon a donc perçu 2 218,75 euros. C’est une jolie somme, mais le travail d’un attaché parlementaire correspond à un travail d’agent de catégorie A de la fonction publique et le montant du salaire net n’est pas manifestement choquant ni déraisonnable.

Les salaires perçus par Mme Fillon sont-il pharamineux ? La réponse est non et cette réponse résulte des chiffres eux-mêmes et non d’un sentiment ou d’une opinion personnelle sur ce que devrait être le salaire d’un attaché parlementaire.

Autre argument avancé pour déstabiliser la candidature de François Fillon : l’effectivité du travail réalisé par Mme Fillon.

Mme Fillon a-t-elle perçu une rémunération de complaisance ?

Une interview de Mme Fillon circule dans laquelle elle dit qu’elle n’avait pas travaillé pour son mari. Là, c’est désastreux. Ou bien Mme Fillon a perçu 2 218,75 euros nets par mois pour un travail effectif ou bien elle a perçu cet argent sans contrepartie. Comment répondre à cette question à la place du principal et de la principale intéressée ? En essayant de suivre un raisonnement logique. Si Mme Fillon n’a pas travaillé pour son mari pendant 24 ans alors quelqu’un d’autre a exercé ces fonctions d’attaché parlementaire car il est impossible à un élu national d’exercer son mandat électif sans l’aide d’un attaché. Or, que pouvons-nous observer ? Un grand silence de la presse à ce sujet. Personne ne nous dit qui a réellement travaillé et surtout qui a travaillé pendant 24 ans pour les beaux yeux de François Fillon, c'est-à-dire gratuitement puisque l’enveloppe réservée à la rémunération de l’attaché parlementaire de M. Fillon servait à rémunérer une femme qui ne faisait rien.

Vous connaissez beaucoup de gens qui travaillent pendant 24 ans sans percevoir de salaire ? Moi non. La logique veut que Mme Fillon ait bel et bien travaillé pour son mari. Alors cette interview ? Rappelons que cette interview a été sortie de son contexte, est ancienne et est l’interview d’une femme qui ne considérait sans doute pas que travailler pour son mari était un travail classique, voire un travail tout court. Je ne vais pas écrire que le couple Fillon est innocent et que le travail a été effectif en l’absence de preuves matérielles mais le bon sens et la logique doivent nous interpeller et nous conduire à poser les bonnes questions. Qui aurait alors travaillé pendant 24 ans sans rémunération pour François Fillon ? Personne assurément. De fait, Mme Fillon n’est certainement pas restée inerte pendant toute cette période. Avant de hurler à la mort politique du candidat Fillon, les journalistes qui font leur travail devraient creuser cette question.

Tout ceci nous interpelle sur le contexte dans lequel surgit cette affaire…

Le contexte:

François Fillon, à la différence de M. Macron, n’est pas un jeune nouveau dans le paysage politique. Il a détenu différents portefeuilles ministériels et il a été Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq années… Cinq années au cours desquelles son épouse a perçu une rémunération d’attaché parlementaire. Etrange que la presse qui fait son travail ne se soit pas emparée de cette question à l’époque. Curieusement, ce sujet qui est un vrai sujet légitime, n’est évoqué qu’au lendemain de la primaire de la droite et à quelques mois de l’élection présidentielle. Les français et les électeurs ne sont pas des gens dénués de sens critique. Il est clair que tout ce remue ménage à un but : tuer politiquement François Fillon. Pourquoi le tuer ? Assurément pour l’empêcher d’accéder au poste de Président de la République. Pour comprendre les vrais motifs du lynchage médiatique de François Fillon, il convient de voir en quoi François Fillon se distingue des autres candidats et quel(s) autre(s) candidat(s) à l’élection présidentielle est susceptible de tirer les marrons du feu.

Sans se lancer dans une analyse approfondie du programme de François Fillon, ce qu’il conviendrait de faire pour mettre en parallèle ce programme avec celui du (des) candidat(s) avantagé(s) par cette affaire, on peut déjà identifier quelques lignes de force qui distingue François Fillon des autres : sa volonté de réforme, sa vision d’un monde multipolaire, son catholicisme affiché, sa volonté de renouer les liens avec Moscou et la Syrie, sortir le pays d’une situation d’endettement, l’idée de redonner à la France une place forte au sein de l’Union européenne. En clair, François Fillon est une « horreur » pour le système qui depuis des décennies est aux commandes. Quel est ce système : celui du monde financier dont le seul dieu est l’argent et dont le moteur est la consommation des masses sans cesse développée grâce à l’endettement. Système dont le rêve est celui d’un monde globalisé où les populations se distinguent par leur indistinction car toutes soumises au dictat de la dépense avec pour finalité à l’existence : consommer pour vivre et vivre pour s’endetter. Je sais, je force le trait mais il n’est pas nécessaire de trop appuyer le feutre sur le papier pour le forcer.

Dans cette affaire, François Fillon a eu le tort de ne pas être le candidat du système en place. Les électeurs de la primaire ont placé en tête de leur choix un candidat qui ne satisfaisait pas aux critères du système. Or, vous le savez bien, qui a l’argent possède le pouvoir. Dans un monde ou plus de 99% des richesses planétaires sont entre les mains de 1% de la population mondiale, il est hors de question que la démocratie, qui par nature est la loi de la majorité donc des moins fortunée, laisse passer des candidats qui ne sont pas autorisés et souhaités par le système. Ce que les électeurs citoyens doivent comprendre dans cette affaire, c’est que nos démocraties contemporaines sont des simulacres. Oui, on choisit les candidats puis celui qui occupe la fonction suprême mais à la condition que ces candidats soient validés et pré-filtrés par le système lequel est le système financier et le lieu de pouvoir de ces 1% de la population qui possède plus de 99% de la richesse mondiale (8 personnes au monde possèdent même en patrimoine ce que possède la moitié de la population planétaire la plus pauvre cela donne le vertige et permet de comprendre que nos démocraties sont aujourd’hui des simulacres). 

La désignation inattendue de Fillon par les électeurs de la primaire a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui attendaient la désignation d’Alain Juppé, un candidat en tout point conforme aux désirs du système. Il était donc nécessaire de virer Fillon et nous assistons aujourd’hui à son assassinat politique pour que ce dernier n’accède pas à la fonction présidentielle.

Cette mise à l’écart de Fillon est d’autant plus nécessaire qu’un autre beau et jeune candidat, sorti de presque nulle part, est en vogue et correspond en tout point au profil du candidat du système : Emmanuel Macron. Méditons sur le beau travail des journalistes qui laissent dans l’ombre cette fameuse histoire des 120 000 euros (80% de l’enveloppe budgétaire de représentation du ministère de l’économie) consommée par Macron avant son départ de Bercy pour financer des prestations sans lien avec le ministère de l’économie mais en très fort lien avec la préparation de sa candidature présidentielle. Sur ce sujet, mutisme de la presse. On objectera que si 120 000 euros c’est une somme, elle est toujours inférieure aux 639 000 euros de Mme Fillon, heu pardon, reprenons la méthode de désinformation des médias… les 830 000 euros de Mme Fillon. C’est moins important mais cela s’est produit sur une échelle de temps bien plus courte. Mais vu l’efficacité de la dépense de M. Macron, je vous laisse calculer ce que cela aurait représenté sur 24 ans d’activités politiques…cela donne des frissons.. M. Macron ne vient pas vraiment de nulle part mais de la banque Rothschild…eh oui M. Macron est un pur produit du système financier et du monde de l’argent. Regardons ses soutiens : Jacques Attali, Pierre Bergé ou le maire de Lyon qui récemment hurlait sa douleur existentielle en déclarant que vivre qu’avec 4 000 euros par mois était insupportable… Jamais un candidat se déclarant anti-système n’aura été un candidat à ce point issu du système et validé par ce système.

Enfin la chronologie des évènements parle de façon assez claire : le 25 janvier 2017, le Canard enchaîné publie son article sur l’affaire « Pénélope Fillon », le 26 janvier 2017, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire et le lendemain plusieurs témoins sont auditionnés….il faut vite virer Fillon.

En conclusion, vous l’avez compris : la démocratie a « dérapé » en plaçant François Fillon candidat de la droite française. Le système a vite réagi pour sortir ce candidat gênant de la scène politique et tracer un boulevard à un autre candidat construit, façonné et adulé par le système. Si ce dernier candidat ne devait pas percer, alors ce n’est pas un problème car le nouveau candidat de la droite fera l’affaire car, quel qu’il soit, il sera forcement le candidat désigné de force par le système. Sauf erreur d’analyse de ma part, François Fillon va être sommé de renoncer à l’élection présidentielle pour être remplacé par un candidat cautionné par le système. Les millions d’électeurs qui se sont prononcés lors de la primaire sont donc désavoués et rappelés à l’ordre : vous deviez désigner celui qui était le favori des sondages ! Pour la première fois, jamais le simulacre de la démocratie ne se sera dévoilé avec autant de pertinence aux citoyens qui acceptent d’ouvrir les yeux et de raisonner en dehors de tout mouvement d’humeur. Un conseil, pour l’élection présidentielle, comme tout est joué d’avance, autant aller à la pêche et conserver en vous une place pour le souvenir de François Fillon, martyr du simulacre de démocratie. "
Régis Desmarais

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.