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vendredi 21 avril 2017

3 Possibilités, 3 risques, votez donc Fillon !


Il ne vous reste donc plus que François Fillon ! Simple.

Nb: pas de billet demain pour cause de déjeuner à Paris avec les copains-blogueurs...

Folie passagère 3518

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mardi 14 mars 2017

François Fillon mis en examen, et alors ?

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Avec un jour d'avance sur le planning prévu - décidément, que cette justice est expéditive quand elle le veut - la mise en examen de François Fillon a été prononcée. Personnellement, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Je m'en contrefous.

Etre étonné par cette mise en examen ? Je ne vois pas pourquoi, elle était si prévisible et tellement bien pré-vendue par BFMacron et consorts.

François Fillon mis en examen, et alors ? François Mitterrand l'était en 1974 et 1981 sans que cela ne dérange qui que ce soit. Benoit Hamon l'est aussi, là aussi sans que personne ne moufte. Le premier l'était pour outrage (avéré) à magistrat et cela ne l'empêcha pas de régner pendant 14 ans, le second pour injure publique (avérée) contre un particulier et cela ne l'empêche pas de se présenter. Pour ces deux-là, personne ne s'en offusqua, pourquoi donc devrais-je m'offusquer de celle de Fillon? Hein ? Je vous le demande. Cette mis en examen ne changera pas mon choix de vote. Pourquoi d'ailleurs devrais-je changer de bulletin de vote pour un simple acte juridique qui ne remet absolument pas en cause l'innocence présumée de Fillon.

Pourquoi devrais-je m'inquiéter de cette mise en examen alors que les ennuis judiciaires de MLP et ceux à venir pour le Mignon n'inquiètent personne ?

Pourquoi devrais-je m'inquiéter du sort de Fillon puisque celui-ci bénéficie de l'immunité parlementaire, chose que le parquet financier, les petits juges et les médias semblent un peu oublier, et que si preuve était faite de sa culpabilité, l'affaire prendrait de toute façon des années avant d'être conclue.

Pourquoi devrais-je m'inquiéter des conséquences de cette mise en examen sur les résultats des votes du premier tour quand je vois que tous les sondages Big Data donnent François Fillon dans le duo gagnant et ce, malgré " les affaires ", et ce, depuis des semaines...

Pourquoi devrais-je me ranger derrière la doxa médiatique qui ne cesse d'enfoncer et de condamner Fillon avec un acharnement jamais vu alors que nous sommes des millions à ne pas vouloir brader la présomption d'innocence et soutenir Fillon?

Pourquoi devrais-je condamner Fillon alors que nous sommes des millions à avoir déconné, plus ou moins gravement, un jour ou l'autre ? La paille, la poutre, vous connaissez ?

Oh, j'en vois bien quelques uns qui vont me dire: T'es gonflé, merde, un candidat, ça doit être irréprochable et puis toutes ces affaires, cette indécence vestimentaire, ce mariage de la fifille qui coûte une blinde, ce pognon, ce pognon, tout ce pognon quand les Français galèrent, la transparence et toussa et pis il avait dit que si il était mis en examen, blablabla... Et ben qu'ils disent. Tant que Fillon n'est pas déclaré coupable, il est pour moi innocent. Point barre.Si par contre, un jour, il venait à être déclaré coupable, il  va de soi que je ne me gênerai pas pour lui mettre la tête sous l'eau. De la même manière que j'imagine aisément que, si il était définitivement blanchi, tous ceux qui l'enfoncent aujourd'hui se couvriront la tête de cendres.

Je me contrefous de cette mise en examen. What'else ? Nothing !

Folie passagère 3478
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vendredi 3 mars 2017

Une campagne écœurante, des médias abjects et... 101 traîtres.

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N'ayons pas peur des mots: Je suis absolument scandalisé, écœuré et révolté par la tournure que prend cette machination contre François Fillon, ulcéré de voir avec quelle facilité déconcertante les gens se laissent manipuler par les médias et quelques politiciens, révulsé par la lâcheté de ceux qui l'abandonnent.

Parce qu'enfin, de quoi parle-t-on ? François Fillon n'a pas commis de meurtre, il a juste employé, moyennant rémunération, son épouse et deux de ses enfants. Absolument rien d'illégal et jusqu'à preuve du contraire, il est présumé innocent. Rien d'illégal, mieux une situation qui était connue de tous ceux qui pouvaient avoir la curiosité de s'intéresser à ce genre de chose. En Juillet 2014, le journal Mediapart sortira la liste exhaustive des députés qui emploient des membres de leur famille. Pensez-vous que cela, à l'époque, ait révolté qui que ce soit ? Non. Il faudra deux ans et demi de plus pour que Le Canard sorte opportunément " l'affaire " de manière si tendancieuse que le lynchage et la machine à donner des baffes se mirent en route au quart de tour. Il est vrai qu'entre ces deux parutions, Fillon s'était porté candidat, remportait haut la main la primaire de la droite et du centre et devenait, de l'avis général, le très probable successeur de Présiflan. Il est vrai qu'entre temps, un produit marketing parfaitement élaboré, Emmanuel Macron, devenait le chouchou des médias (plus de 36 couvertures de magazines en 2 ans) et que parmi ces nombreux médias, la plupart est aux mains de personnages qui lui ont apporté officiellement soutien et financement.

Alors il est vrai que François Fillon, dans cette affaire, aura plutôt mal assuré sa défense et commis des erreurs de langage qu'il paie cher aujourd'hui. Je ne lui tiens pas rigueur pour sa sortie sur de Gaulle visant Sarkozy, une pique on ne peut plus classique pendant une campagne électorale. Je ne lui en veux pas non plus lorsqu'il déclara que si il était mis en examen il renoncerait. Cette éventualité était pour lui, comme pour énormément de gens, tellement improbable qu'il ne pouvait donner d'autre réponse à la question que lui posa un journaliste perfide. Aucun de ses " amis " politiques ne pouvaient imaginer que pour cette histoire Fillon pourrait être éventuellement mis en examen, alors comme un seul homme ils rangèrent tous derrière lui. A la gamelle !

Mais la machine à détruire Fillon continua son oeuvre. Et rétroactivement, les propos de Fillon lui explosent en pleine tronche. Pour le plus grand bonheur des médias, du camp Macron et de ceux que je qualifie aujourd'hui de lâches et de traîtres, ceux qui l'abandonnent honteusement aujourd'hui.

Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, ils ne sont pas si nombreux? 101 à l'instant. Mais 101 noms qui comptent dans le landernau politique. Alors, on met en scène outrageusement ces déjections défections, le journal Libération en tenant un décompte en temps réel, BFM et France 2 itou. Et tout est fait pour que l'on fasse croire au lambda que l'affaire est entendue, que Fillon est foutu. Un sondage IFOP le donne à 23,9%, juste derrière MLP et 4 points devant Macron, le sondage est occulté par tous les médias. Un autre sondage le donne 3ème à 19 % - ce qui compte tenu du lynchage est une belle performance - et tous les médias en font état, Ruth Elkrief constatant non sans quelque malice que Fillon " aura beaucoup de mal à continuer ".

Et toujours ces médias qui constatent que Fillon " est plus que jamais dans la tourmente et lâché de toutes parts " mais qui occultent que celui-ci continue d'engranger de très nombreux parrainages, 738 au 1 mars, 1 155 aujourd'hui, soit 417 de plus depuis la fameuse déclaration de Fillon du 1er mars. Selon BFM, Alain Juppé " engrangerait " les parrainages... Il en a un et un seul aujourd'hui !

Et encore ces médias qui passent quasiment sous silence les protestations de dizaines de magistrats et de juristes qui sont scandalisés par la façon avec laquelle l'enquête est conduite et qui préfèrent donner la parole au syndicat de la magistrature ou au président d'Anticor !

Et revenons à ces lâches qui se cherchent une autre gamelle. Ils reprochent à Fillon de ne pas respecter sa parole et sont prêts à soutenir maintenant un homme qui a été par le passé condamné. Ils lui reprochent de vouloir faire de la manifestation de dimanche une marche contre la justice. Bande d'hypocrites dont les propos sont montés en épingle par les médias, ces mêmes médias qui oublient de dire que c'est le président des Républicains, Bernard Accoyer qui est à la manœuvre en envoyant SMS et emails aux adhérents des messages les conviant à cette manifestations; j'en ai reçu 3 depuis le début de l'après midi ! Ces 101 lâches, jouant les vierges effarouchées, foulent au pied, en faisant défection, les résultats de la primaire, la présomption d'innocence et, tant qu'à faire, oublient que Fillon bénéficie de l'immunité parlementaire, immunité constitutionnelle prévue justement pour éviter ce genre de situation. 101 lâches sur 230 000 adhérents à jour de leur cotisation.

Tout aura été fait et superbement fait pour que Fillon ne puisse pas se présenter et, mieux encore, pour que la droite se divise. Sachant que, comme la gauche, quand il s'agit de se diviser dans l'adversité au lieu de se rassembler, nos politiciens sont champions du monde.

François Fillon, en acceptant que se tienne cette manifestation, a pris un risque énorme: Si elle est un succès, ce sera tout bénef. Si c'est un échec - gageons que les médias s'emploieront à la faire passer comme tel - il est définitivement cuit.

C'est bien pour cela qu'il faut se mobiliser en masse et y aller. Non seulement pour la mettre profond (oups!) aux 101 lâches du jour, aux médias mais aussi aux trop nombreux Français qui sans chercher à savoir se font manipuler dans les grandes largeurs.

Je ne sais quelle sera l'issu de toute cette histoire mais j'ai une certitude: cette campagne présidentielle laissera un goût très amer, du dégoût. Voilà qui n'est vraiment pas bon pour la démocratie.

Au fait, qui a donc la responsabilité de préserver la démocratie et siffler la fin de la récré quand celle-ci est en danger ?... Je vous laisse deviner.

Folie passagère 3468.
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mercredi 1 mars 2017

Dégueulasse ! (et soutien total à François Fillon)

François Fillon a fait ce jour la déclaration suivante:



Il va de soi que je souscris entièrement à ses propos. La cabale politico-judiciaire qu'il subit est absolument dégueulasse. Je ne vois pas d'autre mot que celui-là: dégueulasse. Comme sont tout aussi dégueulasses les propos tenus par certains journalistes au premier rang desquels ceux de BFMacron et de Médiapart. Ces derniers ont même osé, ce matin, faire circuler l'information comme quoi François et Pénélope Fillon étaient en garde à vue.

Comme est toute aussi dégueulasse la posture adoptée par Henri Guaino depuis quelques jours et en particulier depuis ce matin, que cela soit chez Bourdin ou sur CNews (ex Itélé) cet après-midi.

Comme est toute aussi dégueulasse la décision de Bruno Le Maire qui a choisi de retirer son soutien à François Fillon.

Il apparaît évident que la justice des petits juges, aux ordres du pouvoir politique, cherchent sans vergogne à évincer François Fillon de la course à la présidentielle.

Il y a quelques temps, peu avant les révélations de Canard Enchaîné, un très haut fonctionnaire me disait que les actuelles autorités en place, Bernard Cazeneuve à la manœuvre, étaient prêtes à tout et à n'importe quoi pour conserver, éventuellement par personnes interposées (Macron), le pouvoir. Il n'avait jamais vu cela en  15 ans de carrière.

Il semblerait que Patrick Stéfanini, directeur de campagne de François Fillon, aurait déposé aujourd'hui à la préfecture de Paris une demande d'autorisation pour organiser une grande manifestation de soutien à François Fillon, dimanche prochain, au Trocadéro. Nous verrons si celle-ci est autorisée... ou si, pour le coup, les guignols, prétextant subitement l'étant d'urgence, refuseront de donner cette autorisation.

Même si Fillon n'est pas le candidat que j'aurais souhaité, il me semble être le seul à même de redresser le pays, le seul capable de nous éviter de nous reprendre 5 ans de gaucholalie.

Jusqu'à preuve du contraire, il n'est coupable de rien et aucun chef d'accusation n'a été  à ce jour retenu contre lui... comme tous les autres parlementaires ayant employé des membres de leurs familles...

Il va de soi que si cette manifestation était organisée, j'y prendrais part.

Il en va de la responsabilité du chef de l'Etat de faire en sorte que le processus démocratique menant à l'élection présidentielle se fasse de manière apaisée. Même là, François Hollande aura échoué.

Sur ce bonne soirée même dans cette écœurante socialie.

Folie passagère 3467.
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lundi 13 février 2017

Quand le Syndicat National des Journalistes associe Fillon à Trump et à la racaille de banlieue

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Je croyais qu'avec Sarkozy on avait pu tout voir de ce pouvait être un acharnement médiatico-journalistique contre un homme politique. On le grima en Pétain, on lui prêta des casseroles qu'il n'avait pas, on lui prêta des propos qu'il n'avait jamais tenu, etc... Vous vous en souvenez ? Et bien non, je n'avais pas tout vu.

Avec l'affaire Fillon, c'est pire et différent. On voit avec une quasi sidération BFM s'en donner à cœur joie, inventer " des manifestations anti-Fillon " là où seulement une vingtaine de glandus tapent sur des casseroles et insister lourdement sur les 3 hypothèses qui attendent maintenant Fillon: Le classé sans suite avec seulement 5% de chance, la mise en examen avec 45% de chance et tant qu'à faire la correctionnelle avec 50% de chance ! Et quasi la même tambouille sur Itélé, dans Libé, Le Monde ou Le Parisien. A-t-on déjà vu un tel lynchage sous la cinquième ? A priori, non. Les journalistes n'aiment pas Fillon, normal, il a (avait?) toutes les chances de l'emporter et de balayer cette gauche social-libérale toute énamourée par ce si charismatique Macron.

Il faut dire que le Fillon ne les épargne pas non plus les journalistes; comment pourrait-il en être autrement après le formidable travail de sape qu'ils exercent depuis une quinzaine de jours ? Mais au moins, ne les insulte-t-il pas et prend bien soin, lorsqu'il les étrille,  de choisir ses mots, parfois même avec humour. 

Aujourd'hui, les journalistes ont décidé de passer la cinquième en faisant intervenir leur très à gauche syndicat national, le SNJ. Celui-ci publie une tribune intitulée " Halte au Feu, Monsieur Fillon ! ". Un titre qui ne manque pas de sel après les émeutes des nuits précédentes.

Dans ce communiqué, Fillon est accusé de rendre la presse responsable de ses malheurs. Le Canard et France 2 n'auraient fait que leur travail: il est vrai, le premier en torpillant opportunément (alors que les faits étaient connus depuis longtemps) un candidat à la présidentielle, le second en produisant une vieille vidéo dont même l'auteure britannique reconnaîtra qu'elle avait été trompée sur l'utilisation qui en serait fait.

Dans le deuxième paragraphe du communiqué, le SNJ condamne le fait que Fillon puisse invectiver la presse lors de ses meetings et n'hésite pas à le comparer à... Donald Trump: " La récente campagne électorale aux États-Unis au cours de laquelle Donald Trump s’est ainsi comporté a démontré que les violences verbales du candidat et de son entourage pouvaient se traduire par des violences physiques de militants et sympathisants à l’encontre de journalistes." J'ai été à plusieurs meetings de droite, un de Fillon, et je n'ai jamais vu qui que ce soit s'en prendre aux journalistes, tout juste quelque huées. Et ce faisant, le SNJ oublie de rappeler comment le FN, ce week-end, a éjecté sans ménagement d'un meeting les journalistes de Quotidien, l'émission de Yann Barthès ou les multiples et violentes saillies mélenchonesques contre les journalistes... Comparer Fillon à Trump, fallait oser !

Le plus dégueu était à venir dans la suite et fin du communiqué: " Le SNJ, première organisation de la profession, appelle François Fillon et ses soutiens à se ressaisir et à faire cesser ce "spectacle" indigne d'une démocratie, avant que ne survienne un grave incident dont ils porteraient alors l’entière responsabilité. Leur responsabilité ne serait pas moins grande que celle des incendiaires des cars régies de RTL et Europe 1, hier soir à Bobigny  ". Ou comment associer dans le même panier la racaille qui met le feu dans les banlieues et François Fillon, ça aussi, fallait oser.

Le SNJ est au journalisme ce que le SM est à la magistrature, chacun son mur des cons, en toute impunité.

Mais le SNJ, c'est aussi 53% des journalistes et la main mise sur la commission d'attribution (et de renouvellement) des cartes de presse alors autant dire que si l'on veut obtenir ou garder sa carte, on ne le contrarie pas et/ou on s'exécute !

Un spectacle indigne de la démocratie qu'ils écrivent... 

Ce qui est indigne de la démocratie c'est de voir cette corporation de plumitifs et de journalopes manipuler les masses, faire un tri partial entre les infos qui comptent et celles qu'elle choisit de transmettre, influencer sans vergogne le vote des citoyens, omettre sciemment les vérités qui ne sont pas les siennes, occulter volontairement certaines événements et en minimiser d'autres, traiter a minima les déboires judiciaires du FN, les frais de bouche de Macron ou les fraudes fiscales de Mediapart, se substituer à la justice, utiliser frauduleusement des pièces d'un dossier d'instruction, travailler à charge et trop rarement à décharge,...

C'est tout cela et plus encore qui est indigne de la démocratie, mesdames-messieurs du SNJ et croyez moi, pas besoin d'une incitation de François Fillon pour avoir envie de vous mettre deux baffes; il suffit juste de voir votre suffisance et de constater votre partialité !

Folie passagère 3453
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jeudi 9 février 2017

François Bayrou, le joker d'Emmanuel Macron

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Le lynchage médiatique déclenché par le Canard semblant ne pas suffire pour flinguer François Fillon, nos médias, globalement acquis à la gauche macronesque, ont décidé de dégainer ce qu'ils pensent sans doute être l'arme fatale: François Bayrou. Vous le voyez et l'entendez partout en ce moment avec une mention spéciale à RMC et BFM, toutes deux propriétés du magnat des médias et soutien affiché d'Emmanuel Macron, Patrick Drahi.

Mais que peut-on attendre de François Bayrou ? Qu'a donc la France à gagner avec cet olibrius ? Que représente-t-il ? Qui représente-t-il ? Est-il si puissant pour qu'on lui donne une telle audience ? Le Modem est-il encore un parti avec lequel il faut compter ? Que nenni si on se fie aux chiffres. Le Modem, actuellement, c'est 1 député sur 577, 6 sénateurs sur 348, 4 députés européens sur 74, 0 Présidents de Conseils Régionaux, seuls 51 conseillers régionaux sur 1 722, 1 Présidence de conseil départemental sur 101 et à peine 48 conseillers départementaux sur 4 108 ! Moins de députés nationaux ou européens que le FN ! Un FN qui représente pourtant entre 25 et 30% de l'électorat.

Bayrou, c'était le troisième homme lors de la présidentielle de 2007 avec près de 7 millions d'électeurs et le soutien de Rocard, de Kouchner et de Cohn-Bendit. Il refusera de soutenir Sarkozy pour le second tour ! Bayrou n'est plus que le cinquième homme de la présidentielle de 2012 avec tout juste 3,2 millions de votants (9%), il annonce publiquement qu'il votera pour François Hollande. Quitte à renier les fondamentaux de sa foi catholique.

Bayrou, c'est tout le même le gars qui a raté la réforme du financement de l’enseignement libre en 1994, mettant 1 million de défenseurs de l'école laïque dans la rue. Echec qui lui vaudra de perdre une partie de ses responsabilités ministérielles. Bayrou, c'est le gars qui, malgré 30 ans de vie politique, n'a aucune vraie réforme ou avancée législative à mettre à son actif si ce n'est sa méthode conciliante de négocier... avec les syndicats de gauche. On ne compte plus, par contre, dans son parcours, les coups de gueule et les coups tordus qu'il n'aura de cesse de fomenter contre la droite classique et Nicolas Sarkozy. Il ira même jusqu'à co-signer une motion de censure déposée par le parti socialiste contre le gouvernement Villepin !

Bayrou, c'est aussi le gars qui réussira la performance d'échouer dans son propre fief des Pyrénées aux législatives de 2012 et qui ne devra son élection à la mairie de Pau que grâce au soutien actif d'Alain Juppé à qui il renverra l’ascenseur en le soutenant lors de la primaire de la droite et du centre contre Sarkozy.

Bayrou, c'est le gars qui n'hésitera pas à faire alliance avec le PS aux municipales de 2008 à Dijon avec Rebsamen, à Marseille avec... Jean-Luc Bennhamias, autre looser et girouette politique s'il en est !

Bayrou, c'est non seulement une succession d'échecs mais c'est aussi toute une série d'alliances ponctuelles avec le parti socialiste. Bref, Bayrou, c'est quasiment plus rien aujourd'hui, si ce n'est, peut-être, une candidature ouvertement anti-Fillon pour la présidentielle et tout juste 5% d'intentions de vote pour le moment.

Mais Bayrou, c'est aussi l'être ou le néant. Quand bien même il ne représente plus personne, il a besoin d'exister, besoin de montrer qu'il bouge encore, "un illuminé " dira de lui Simone Weil ! Mais un illuminé qui pour gagner sa vie, fort bien au demeurant, élève des chevaux de course, des pur-sang uniquement, sur lesquels des dizaines de milliers de dingos des hippodromes miseront chaque semaine des dizaines ou des centaines d'euros. Bayrou n'aime pas l'argent, il le fait courir !

Meilleur allié des socialistes en 2012, c'est à lui qu'on fait appel lorsque la droite est en passe de réussir l'alternance. Parce que quand il s'agit de taper sur la droite, sur Sarkozy, aujourd'hui sur Fillon, il sait ne pas se ménager, il sait porter les coups, il cogne même si souvent il raconte n'importe quoi. Comme dimanche dernier où il réclamait le retrait immédiat de Fillon de la course à la présidence.

Comme hier... N'a-t-il pas déclaré avec hargne et visant Fillon, sans que ni Bourdin ni Elkrief ne le reprennent: " Jamais, dans l'histoire de la République, un candidat au plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n'a été ainsi sous influence des puissance d'argent ". A mourir de rire si l'on a connaissance des soutiens dont bénéficie l'autre coqueluche des médias, Emmanuel Macron: Patrick Drahi, Alexandre Bompard (on ne choisit pas sa famille...), Alain Minc, Pierre Bergé (Le Monde, l'Obs, Rue 89), Mathieu Pigasse (Le Monde, les Inrocks, l'Obs) Rothschild, Xavier Niel (Free, l'Obs, Le Monde) Hermand (décédé en novembre), Euro-RSCG qui s'est mis à son service, Pierre Gattaz et le Medef, Bernard Arnault (LVMH), Vincent Bolloré, De Castries (Axa), le trait libéral Institut Montaigne dont le président hébergera le premier QG de Macron, Simonccini (Meetic), Patrick Drahi (RMC, BFM, SFR, Libération, l'Express), Boujnah (Euronext), etc, etc, etc...

Bayrou a annoncé qu'il se prononcerait entre le 15 et le 20 février sur son éventuelle candidature. Il le sait, nous le savons, les médias le savent, il n' a aucune chance de l'emporter. Sa candidature, si elle devait être, ne peut même plus apparaître comme une classique candidature de témoignage tant son discours est connu, si peu de gens il représente (moins de 15 000 adhérents à jour de leur cotisation selon le JDD). Elle est donc purement stratégique et parfaitement cohérente avec le bonhomme: faire échouer la droite et le centre et, par, ricochet permettre à Emmanuel Macron de parvenir au second tour de la présidentielle. Aura-t-il, entre son éventuelle déclaration de candidature et le 17 mars, les 500 parrainages nécessaires ? Rien n'est moins sûr. Peu importe, si il ne les a pas, on peut parier qu'il apportera son soutien à Emmanuel Macron. Si il les a, son score de 5 à 6% sera suffisant pour empêcher Fillon de parvenir au second tour.

Ainsi, en 2017, Bayrou jouera dans l'élection à venir, le même rôle qu'en 2012, celui de joker de la gauche social-démocrate, mondialiste et inféodée aux puissances de l'argent. Étonnant pour un gars qui se dit de la France profonde, non ? Non, rien d’étonnant, c'est du Bayrou, l'incohérence incarnée, la loose en plus

Folie passagère 3448.
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lundi 6 février 2017

François Fillon a été bon, très bon. Et Ruth Elkrief, nulle, très nulle.

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A chaud...

Bon et bien j'ai écouté Fillon et mon avis, je ne doute pas qu'il y en aura de contraires, est qu'il a été très bon. Alors certes, comme beaucoup nous aurions aimé que cette explication vienne plus tôt, peu importe, elle a eu lieu.

Il s'est excusé - je ne suis pas sûr que je l'aurais fait à sa place - auprès des Français parce qu'il a compris que ces pratiques, acceptées par tous pendant très longtemps et totalement légales, n'étaient plus de mises aujourd'hui. Comme il l'avait annoncé, il a mis sur la table tout ce qui pouvait l'être. L'enquête suivra sans doute son cours mais pour moi, en l'état actuel des choses, l'affaire est close.

J'ai apprécié ses explications, elles me suffisent. J'ai apprécié comment il a su remettre en place la journalope de Merdapart et, d'une manière générale, les médias, juges et procs à la fois qui, dans cette affaire, n'ont pas ménagé leurs efforts pour le conduire sur l'échafaud médiatique, sans retenue, sans recul, sans discernement.

J'ai apprécié sa façon de remettre à leur juste place, c'est à dire au fond de la classe, ceux qui, dans son propre camp (Fenech, du balai !), ont trop vite douté de lui. J'ai apprécié sa façon de se repositionner comme seul chef de la droite et du centre.

J'ai apprécié comment il a su remettre en cause ceux qui faisaient fuiter les pièces du dossier et ceux qui en profitaient (l'Im-Monde, aux chiottes) pour en faire leur choux gras et alimenter odieusement le tribunal populaire.

J'ai aimé comment il a su se remettre au centre du jeu politique en appuyant sur le fait que, et d'une il ne pouvait pas y avoir de plan B et de deux, qu'on ne saurait laisser les Français se faire déposséder d'une véritable campagne présidentielle en ne leur laissant que le choix entre Macron et Marine Le Pen. N'était-ce pas le but de cette cabale dans laquelle, bien dressés, les médias ont plongé ?

J'ai adoré la mine déconfite de Ruth Elkrief, juste après la conférence de presse. Coincée qu'elle était par la justesse du propos de Fillon et n'ayant pas d'autres choses à dire que " ah, mais il n'a pas répondu à toutes les questions " et surtout à celles qu'on ne lui avait pas posé. La conne ! Continuer à la voir ramer pour trouver des défauts au personnage Fillon est un plaisir de gourmet. La voilà regretter que trop de temps a passé sur cette affaire et pas assez sur le débat d'idées, elle qui, avec ses confrères, depuis 10 jours ne se repaît que de cette affaire. Des baffes !

J'ai adoré Laurent Neumann, obligé de dire publiquement que sur le plan politique, Fillon avait été très bon, s'enferrant par la suite sur des questions de détail. Cherchant la petite bête là où Fillon avait été très clair (les salaires de ses enfants).

Je me marre en écoutant le député PS, Olivier Faure, qui dit que Fillon aurait pu amener plus de preuves du travail effectué par son épouse, des emails, par exemple, et oublier de nous dire que jusqu'en 2012, les collaborateurs-assistants parlementaires n'avaient pas d'adresse email à leur nom et ne pouvaient qu'écrire en lieu et place de leur député.

Alors je ne sais pas si cette conférence de presse suffira à calmer les esprits et les cacas nerveux médiatiques mais il est grand temps qu'on laisse maintenant la justice faire son travail, rapidement,  et que la campagne présidentielle et les débats d'idées reprennent le dessus.

Folie passagère 3444.
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dimanche 5 février 2017

L'assassinat politique de François Fillon

Un autre regard sur l'affaire Fillon. C'est un peu long mais c'est très bon... Par Régis Desmarais (qui n'est ni LR, ni supporter de François Fillon et qui n'a pas voté à la primaire de la droite et du centre )

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" Les masques tombent : l'affaire François Fillon se révèle être un véritable assassinat politique, mené tambour battant et avec une efficacité redoutable. Pourtant, un léger recul permet de voir cette affaire d'une façon différente et instructive. Ce qui se passe n'est rien de moins que la révélation des simulacres dans lesquels nos démocraties ont sombré.

Ce matin, sur France Info, un journaliste s’indignait de la réaction de ceux qui critiquent la charge médiatique sur François Fillon en vociférant (enfin presque) « mais on fait notre travail de journaliste ! ». Cette proclamation « On fait notre travail de journaliste » m’a laissé rêveur quand on songe à ce que nous dit, en creux, cette affaire Fillon sur le mode de fonctionnement de notre démocratie.

Pour décrypter et comprendre ce que cache l’affaire Fillon, il convient évidemment de s’abstraire du tumulte médiatique pour poser à plat les données de cette affaire, en apprécier la portée, voir les mécanismes de pouvoir en jeu et essayer d’identifier qui sera bénéficiaire de tout ce brouhaha médiatique.

Que se passe-t-il dans la maison Fillon ? La révélation, au moment où François Fillon est devenu le candidat de la droite à l’élection présidentielle française, d’une pratique commune dans le microcosme politique : rémunérer ses proches à des postes laissés à discrétion de l’élu.

La rémunération de Pénélope Fillon par François Fillon:

M. Fillon a ainsi rémunéré sa femme sur un poste d’attaché parlementaire. Sur ce sujet, rien de neuf dans le monde politique. La plupart des élus, si ce n’est la totalité, emploient des proches sur des postes directement rattachés à l’exercice de leur mandat électif : la femme, l’époux, les enfants, la maitresse ou l’amant et parfois d’autres parents, sont rémunérés sur des postes d’attaché parlementaire. La pratique est courante, non interdite par la loi et connue de la presse depuis des lustres. C’est légal, mais évidemment moralement douteux dans un pays où tant de gens sont au chômage et où on invoque à tout bout de champ la nécessité de faire ses preuves. Certains, dans notre République, bénéficient de piston, de rente de situation en étant les parents ou ami(e)s intimes d’un élu. C’est triste mais ce n’est affreusement pas nouveau.

Ce que l’on peut reprocher à François Fillon sur ce point, c’est d’avoir été comme les autres élus, ni plus, ni moins vertueux. Or, on attend d’un candidat à la présidence de la République une droiture certaine et une exemplarité de fait. Bon, ça c’est dans un monde idéal. Dans nos démocraties du 21ème siècle, la droiture et la moralité sont en dose limitée dans le sang du politique. En somme, sur la question du principe de la rémunération de Pénélope Fillon par François Fillon, il est difficile de faire les vierges effarouchées qui découvrent comment on fait des enfants sauf à avoir une sacré dose d’hypocrisie.

Un autre argument est abondamment déversé par la presse afin d’effarer le citoyen électeur : le montant des salaires versés.

Des salaires pharamineux perçus par Mme Fillon ?

Les parlementaires rémunèrent leurs collaborateurs en puisant dans une enveloppe mise à leur disposition par les institutions. Le montant mensuel de cette enveloppe est de 9 561 euros (si l’Assemblée Nationale est en charge de la gestion du contrat de travail et paye les charges sociales) ou de 14 341 euros (dans ce cas c’est l’élu qui gère le contrat de travail et qui verse lui-même les charges patronales à prélever dans cette enveloppe).

Mme Fillon a été rémunérée de 1989 à 2013 pour un montant de 830 000 euros…..bruts ! Et oui, la presse brandit ce montant proche du million d’euros en omettant de préciser que la somme est en euros bruts. En net, Mme Fillon a perçu 639 000 euros et l’Etat a récupéré 191 000 euros ! En salaire mensuel net, sur la période considérée, Mme Fillon a donc perçu 2 218,75 euros. C’est une jolie somme, mais le travail d’un attaché parlementaire correspond à un travail d’agent de catégorie A de la fonction publique et le montant du salaire net n’est pas manifestement choquant ni déraisonnable.

Les salaires perçus par Mme Fillon sont-il pharamineux ? La réponse est non et cette réponse résulte des chiffres eux-mêmes et non d’un sentiment ou d’une opinion personnelle sur ce que devrait être le salaire d’un attaché parlementaire.

Autre argument avancé pour déstabiliser la candidature de François Fillon : l’effectivité du travail réalisé par Mme Fillon.

Mme Fillon a-t-elle perçu une rémunération de complaisance ?

Une interview de Mme Fillon circule dans laquelle elle dit qu’elle n’avait pas travaillé pour son mari. Là, c’est désastreux. Ou bien Mme Fillon a perçu 2 218,75 euros nets par mois pour un travail effectif ou bien elle a perçu cet argent sans contrepartie. Comment répondre à cette question à la place du principal et de la principale intéressée ? En essayant de suivre un raisonnement logique. Si Mme Fillon n’a pas travaillé pour son mari pendant 24 ans alors quelqu’un d’autre a exercé ces fonctions d’attaché parlementaire car il est impossible à un élu national d’exercer son mandat électif sans l’aide d’un attaché. Or, que pouvons-nous observer ? Un grand silence de la presse à ce sujet. Personne ne nous dit qui a réellement travaillé et surtout qui a travaillé pendant 24 ans pour les beaux yeux de François Fillon, c'est-à-dire gratuitement puisque l’enveloppe réservée à la rémunération de l’attaché parlementaire de M. Fillon servait à rémunérer une femme qui ne faisait rien.

Vous connaissez beaucoup de gens qui travaillent pendant 24 ans sans percevoir de salaire ? Moi non. La logique veut que Mme Fillon ait bel et bien travaillé pour son mari. Alors cette interview ? Rappelons que cette interview a été sortie de son contexte, est ancienne et est l’interview d’une femme qui ne considérait sans doute pas que travailler pour son mari était un travail classique, voire un travail tout court. Je ne vais pas écrire que le couple Fillon est innocent et que le travail a été effectif en l’absence de preuves matérielles mais le bon sens et la logique doivent nous interpeller et nous conduire à poser les bonnes questions. Qui aurait alors travaillé pendant 24 ans sans rémunération pour François Fillon ? Personne assurément. De fait, Mme Fillon n’est certainement pas restée inerte pendant toute cette période. Avant de hurler à la mort politique du candidat Fillon, les journalistes qui font leur travail devraient creuser cette question.

Tout ceci nous interpelle sur le contexte dans lequel surgit cette affaire…

Le contexte:

François Fillon, à la différence de M. Macron, n’est pas un jeune nouveau dans le paysage politique. Il a détenu différents portefeuilles ministériels et il a été Premier ministre de Nicolas Sarkozy pendant cinq années… Cinq années au cours desquelles son épouse a perçu une rémunération d’attaché parlementaire. Etrange que la presse qui fait son travail ne se soit pas emparée de cette question à l’époque. Curieusement, ce sujet qui est un vrai sujet légitime, n’est évoqué qu’au lendemain de la primaire de la droite et à quelques mois de l’élection présidentielle. Les français et les électeurs ne sont pas des gens dénués de sens critique. Il est clair que tout ce remue ménage à un but : tuer politiquement François Fillon. Pourquoi le tuer ? Assurément pour l’empêcher d’accéder au poste de Président de la République. Pour comprendre les vrais motifs du lynchage médiatique de François Fillon, il convient de voir en quoi François Fillon se distingue des autres candidats et quel(s) autre(s) candidat(s) à l’élection présidentielle est susceptible de tirer les marrons du feu.

Sans se lancer dans une analyse approfondie du programme de François Fillon, ce qu’il conviendrait de faire pour mettre en parallèle ce programme avec celui du (des) candidat(s) avantagé(s) par cette affaire, on peut déjà identifier quelques lignes de force qui distingue François Fillon des autres : sa volonté de réforme, sa vision d’un monde multipolaire, son catholicisme affiché, sa volonté de renouer les liens avec Moscou et la Syrie, sortir le pays d’une situation d’endettement, l’idée de redonner à la France une place forte au sein de l’Union européenne. En clair, François Fillon est une « horreur » pour le système qui depuis des décennies est aux commandes. Quel est ce système : celui du monde financier dont le seul dieu est l’argent et dont le moteur est la consommation des masses sans cesse développée grâce à l’endettement. Système dont le rêve est celui d’un monde globalisé où les populations se distinguent par leur indistinction car toutes soumises au dictat de la dépense avec pour finalité à l’existence : consommer pour vivre et vivre pour s’endetter. Je sais, je force le trait mais il n’est pas nécessaire de trop appuyer le feutre sur le papier pour le forcer.

Dans cette affaire, François Fillon a eu le tort de ne pas être le candidat du système en place. Les électeurs de la primaire ont placé en tête de leur choix un candidat qui ne satisfaisait pas aux critères du système. Or, vous le savez bien, qui a l’argent possède le pouvoir. Dans un monde ou plus de 99% des richesses planétaires sont entre les mains de 1% de la population mondiale, il est hors de question que la démocratie, qui par nature est la loi de la majorité donc des moins fortunée, laisse passer des candidats qui ne sont pas autorisés et souhaités par le système. Ce que les électeurs citoyens doivent comprendre dans cette affaire, c’est que nos démocraties contemporaines sont des simulacres. Oui, on choisit les candidats puis celui qui occupe la fonction suprême mais à la condition que ces candidats soient validés et pré-filtrés par le système lequel est le système financier et le lieu de pouvoir de ces 1% de la population qui possède plus de 99% de la richesse mondiale (8 personnes au monde possèdent même en patrimoine ce que possède la moitié de la population planétaire la plus pauvre cela donne le vertige et permet de comprendre que nos démocraties sont aujourd’hui des simulacres). 

La désignation inattendue de Fillon par les électeurs de la primaire a coupé l’herbe sous le pied de ceux qui attendaient la désignation d’Alain Juppé, un candidat en tout point conforme aux désirs du système. Il était donc nécessaire de virer Fillon et nous assistons aujourd’hui à son assassinat politique pour que ce dernier n’accède pas à la fonction présidentielle.

Cette mise à l’écart de Fillon est d’autant plus nécessaire qu’un autre beau et jeune candidat, sorti de presque nulle part, est en vogue et correspond en tout point au profil du candidat du système : Emmanuel Macron. Méditons sur le beau travail des journalistes qui laissent dans l’ombre cette fameuse histoire des 120 000 euros (80% de l’enveloppe budgétaire de représentation du ministère de l’économie) consommée par Macron avant son départ de Bercy pour financer des prestations sans lien avec le ministère de l’économie mais en très fort lien avec la préparation de sa candidature présidentielle. Sur ce sujet, mutisme de la presse. On objectera que si 120 000 euros c’est une somme, elle est toujours inférieure aux 639 000 euros de Mme Fillon, heu pardon, reprenons la méthode de désinformation des médias… les 830 000 euros de Mme Fillon. C’est moins important mais cela s’est produit sur une échelle de temps bien plus courte. Mais vu l’efficacité de la dépense de M. Macron, je vous laisse calculer ce que cela aurait représenté sur 24 ans d’activités politiques…cela donne des frissons.. M. Macron ne vient pas vraiment de nulle part mais de la banque Rothschild…eh oui M. Macron est un pur produit du système financier et du monde de l’argent. Regardons ses soutiens : Jacques Attali, Pierre Bergé ou le maire de Lyon qui récemment hurlait sa douleur existentielle en déclarant que vivre qu’avec 4 000 euros par mois était insupportable… Jamais un candidat se déclarant anti-système n’aura été un candidat à ce point issu du système et validé par ce système.

Enfin la chronologie des évènements parle de façon assez claire : le 25 janvier 2017, le Canard enchaîné publie son article sur l’affaire « Pénélope Fillon », le 26 janvier 2017, le Parquet national financier ouvre une enquête judiciaire et le lendemain plusieurs témoins sont auditionnés….il faut vite virer Fillon.

En conclusion, vous l’avez compris : la démocratie a « dérapé » en plaçant François Fillon candidat de la droite française. Le système a vite réagi pour sortir ce candidat gênant de la scène politique et tracer un boulevard à un autre candidat construit, façonné et adulé par le système. Si ce dernier candidat ne devait pas percer, alors ce n’est pas un problème car le nouveau candidat de la droite fera l’affaire car, quel qu’il soit, il sera forcement le candidat désigné de force par le système. Sauf erreur d’analyse de ma part, François Fillon va être sommé de renoncer à l’élection présidentielle pour être remplacé par un candidat cautionné par le système. Les millions d’électeurs qui se sont prononcés lors de la primaire sont donc désavoués et rappelés à l’ordre : vous deviez désigner celui qui était le favori des sondages ! Pour la première fois, jamais le simulacre de la démocratie ne se sera dévoilé avec autant de pertinence aux citoyens qui acceptent d’ouvrir les yeux et de raisonner en dehors de tout mouvement d’humeur. Un conseil, pour l’élection présidentielle, comme tout est joué d’avance, autant aller à la pêche et conserver en vous une place pour le souvenir de François Fillon, martyr du simulacre de démocratie. "
Régis Desmarais

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France, 2019.