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lundi 6 février 2017

François Fillon a été bon, très bon. Et Ruth Elkrief, nulle, très nulle.

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A chaud...

Bon et bien j'ai écouté Fillon et mon avis, je ne doute pas qu'il y en aura de contraires, est qu'il a été très bon. Alors certes, comme beaucoup nous aurions aimé que cette explication vienne plus tôt, peu importe, elle a eu lieu.

Il s'est excusé - je ne suis pas sûr que je l'aurais fait à sa place - auprès des Français parce qu'il a compris que ces pratiques, acceptées par tous pendant très longtemps et totalement légales, n'étaient plus de mises aujourd'hui. Comme il l'avait annoncé, il a mis sur la table tout ce qui pouvait l'être. L'enquête suivra sans doute son cours mais pour moi, en l'état actuel des choses, l'affaire est close.

J'ai apprécié ses explications, elles me suffisent. J'ai apprécié comment il a su remettre en place la journalope de Merdapart et, d'une manière générale, les médias, juges et procs à la fois qui, dans cette affaire, n'ont pas ménagé leurs efforts pour le conduire sur l'échafaud médiatique, sans retenue, sans recul, sans discernement.

J'ai apprécié sa façon de remettre à leur juste place, c'est à dire au fond de la classe, ceux qui, dans son propre camp (Fenech, du balai !), ont trop vite douté de lui. J'ai apprécié sa façon de se repositionner comme seul chef de la droite et du centre.

J'ai apprécié comment il a su remettre en cause ceux qui faisaient fuiter les pièces du dossier et ceux qui en profitaient (l'Im-Monde, aux chiottes) pour en faire leur choux gras et alimenter odieusement le tribunal populaire.

J'ai aimé comment il a su se remettre au centre du jeu politique en appuyant sur le fait que, et d'une il ne pouvait pas y avoir de plan B et de deux, qu'on ne saurait laisser les Français se faire déposséder d'une véritable campagne présidentielle en ne leur laissant que le choix entre Macron et Marine Le Pen. N'était-ce pas le but de cette cabale dans laquelle, bien dressés, les médias ont plongé ?

J'ai adoré la mine déconfite de Ruth Elkrief, juste après la conférence de presse. Coincée qu'elle était par la justesse du propos de Fillon et n'ayant pas d'autres choses à dire que " ah, mais il n'a pas répondu à toutes les questions " et surtout à celles qu'on ne lui avait pas posé. La conne ! Continuer à la voir ramer pour trouver des défauts au personnage Fillon est un plaisir de gourmet. La voilà regretter que trop de temps a passé sur cette affaire et pas assez sur le débat d'idées, elle qui, avec ses confrères, depuis 10 jours ne se repaît que de cette affaire. Des baffes !

J'ai adoré Laurent Neumann, obligé de dire publiquement que sur le plan politique, Fillon avait été très bon, s'enferrant par la suite sur des questions de détail. Cherchant la petite bête là où Fillon avait été très clair (les salaires de ses enfants).

Je me marre en écoutant le député PS, Olivier Faure, qui dit que Fillon aurait pu amener plus de preuves du travail effectué par son épouse, des emails, par exemple, et oublier de nous dire que jusqu'en 2012, les collaborateurs-assistants parlementaires n'avaient pas d'adresse email à leur nom et ne pouvaient qu'écrire en lieu et place de leur député.

Alors je ne sais pas si cette conférence de presse suffira à calmer les esprits et les cacas nerveux médiatiques mais il est grand temps qu'on laisse maintenant la justice faire son travail, rapidement,  et que la campagne présidentielle et les débats d'idées reprennent le dessus.

Folie passagère 3444.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 19 septembre 2014

C'est pas facile, c'est dur... C'est désespérant !


Président a parlé, hier. Pour nous dire quoi ? Rien que l'on ne sache déjà. Mais j'ai quand même regardé et écouté en totalité son quatrième one man show. Je sais, je suis courageux et endurant. Que retenir de sa prestation ? 

Que la France avait été victorieuse au Mali, que la France était à la pointe du combat contre le terrorisme dans le monde, Le Daech qu'il s'apprêtait à bombarder en Irak mais pas en Syrie, l'hôpital de campagne anti-Ebola qu'il allait faire ouvrir en Guinée Forestière (sic),  qu'il aura fallu attendre trente deux minutes pour qu'il commence à parler de la France et des Français, qu'il pleuvait sur Sein ce jour-là mais qu'il n'a pas voulu de parapluie pour faire comme tout le monde, qu'il n'était pas insensible à la souffrance des Français (on eut été surpris qu'il dise le contraire), que malgré ses promesses, il n'envisageait pas de revenir au 3% avant 2017 et tant pis pour Bruxelles et le respect de la parole donnée, que c'était pas facile, que c’était pas facile, que c'était pas facile... d'être président, même que parfois, c'était dur... ben oui ma caille, c'est dur, dur d'être Président, Jordy sort de ce corps !

Et à part ça, what'else ? Ben pas grand chose. On l'aura compris, à son cher Manuel Valls de mener la gestion des affaires intérieures, à lui Président de prendre de la hauteur, de gérer les affaires du monde et la politique extérieure de la France tout en étant à l'écoute des Français qui galèrent. On a compris aussi qu'il était Président et qu'il en assumait le rôle et les responsabilités, qu'il serait Président jusqu'au bout de son mandat etc... Il l'a tellement répété, motto ou mantra, qu'on ne savait plus trop qui il cherchait à rassurer sur ce point: lui, ses amis ou les Français...

Et puis vint ce grand moment de foutage de gueule (même Sarkozy n'aurait pas osé). Lorsqu'un journaliste osa lui rappeler une phrase de son bouquin Devoirs de Vérité: "Je préconise un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. Si d'aventure, à l'occasion de cette vérification une crise profonde se manifestait (...), nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence." Le voilà nous dire que cet exercice de vérification a eu lieu l'avant-veille avec la confiance accordée par les députés à Manuel Valls. Fallait oser, tout de même: Faire passer un vote de confiance qui ne concerne que le chef de la majorité, chose qu'il nous a assuré ne pas être puisqu'il était Président de tous les Français, pour un exercice de vérification démocratique ...  Et autre foutage de gueule lorsqu'il osa déclarer qu'il était fidèle à ses promesses de campagne, les frondeurs apprécieront... Cet homme nous prend vraiment pour des quiches !

Mais par delà les petites phrases, j'ai entendu un président pessimiste, anxiogène, et désespérant. On ne demande pas à un Président de nous cacher la vérité, bien au contraire, on lui demande de nous montrer que parce qu'il est confiant dans l'avenir, nous aurions nous aussi des raisons d'être confiants. Et ce n'est pas ce qu'il a fait. Pour un peu, avec lui, nous aurions pleuré sur notre sort et sur celui de la France, Un devoir de vérité n'exonère pas du devoir qu'il a de redonner confiance et espoir. Quel chômeur, quel français en galère, quel entrepreneur, hier, après l'avoir entendu, pourra se dire: " On va y arriver". Aucun.

Ce n'est pas un Président que j'ai écouté hier, tout juste un Droopy qui, pour couvre-chef, aurait revêtu la coquille de Caliméro. Triste et affligeant.

Folie passagère 2462
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 16 mai 2013

L'An II de Pépère: Compte-rendu de sa conférence de presse


Je sais que vous êtes nombreux à attendre mon compte-rendu de la conférence de presse de Pépère. Je l'ai regardé du début à la fin; si, si, vous pouvez saluer mon courage et mon dévouement, tout entier que je suis à vouloir informer mes lecteurs. Et tout le problème est là comment informer avec du pas grand chose, c'est mission impossible. Ou presque.

Alors sachez-le, quand ce n'est pas de sa faute, à Pépère, c'est à dire tout le temps, c'est parce que c'est la faute de Sarkozy, éventuellement de la crise et sans doute un peu la faute de l'Allemagne, celle du monde, celle des autres donc. Pas de la sienne, jamais. Il ne navigue pas en fonction des sondages, sondages dont il salue la rigueur, il n'a qu'une ambition " laisser une trace ", la calomnie, l'impopularité, ce n'est pas son problème: Il bosse "pour redresser la France et l'Europe dans leurs redressements" car si " l'Europe n'avance pas, elle tombe ", la France avec! Sortons donc l'Europe de " sa langueur " ! Sans déconner ?

Bon, je passe sur " la courge du chômage qui va s'inverser ", même le site de l'Elysée n'y croit pas:

Sachez-le aussi, si la loi Taubira ne vous convient pas, si depuis le début, vous manifestez contre et exprimez votre désaccord, peu lui chaud à Pépère, il s'en tape, la loi sera promulguée et si vous n'êtes pas contents " veuillez m'sieurs-dames, attendre l'alternance, on verra s'ils ont les coucougnettes pour l'abroger " Circulez, fermons le ban. Il tout de même dit: " je ne refuse pas le contact avec les opposants ", nous avons entendu, n'hésitons pas, soyons donc nombreux le 26 mai, à Paris, pour lui montrer de quel bois nous sommes fait ! 

Sachez-le aussi, Pépère est courageux, malgré son impopularité, il lui arrive de sortir dans les rues pour se promener sans que nous le sachions. Il prend le train, Pépère, quand il va à Bruxelles, c'est bien le train, d'ailleurs, nous a-t-il dit: " le train est un magnifique moyen de transport que je salue ". Voilà où nous en sommes, nous avons un présiflan qui salue les trains. 

Sachez-le, il a nous a déclaré, les yeux dans les yeux que " le mensonge déshonorait la politique " ! Pour un mec qui a menti tout au long de sa campagne électorale, par omission, incompétence ou par démagogie, c'est un peu fort de café, non ? 

C'est officiel aussi, question réforme des retraites à venir, ça va saigner les p'tits loups, saigner grave non seulement parce qu'il va falloir bosser plus longtemps, il l'a dit, mais aussi parce qu'il est difficile d'imaginer que la gauche de Pépère accepte cela sans broncher. 

Les événements du Trocadéro, c'est la faute pleine et entière des " casseurs, de jeunes qui se sont laissés entraîner ", point barre, aller chercher ailleurs des responsabilités ne serait pas... correct. 

Le carnage syrien ? Soyons clairs, lui qui voulait armer les rebelles il y a peu, aujourd'hui s'est calmé, il veut négocier avec les Russes, les Chinois, pourquoi pas les Turcs, possiblement avec les Libanais; il a juste oublié Assad. 

Bon, pour le reste chômage, pouvoir d'achat, récession, croissance et toussa, tous les outils sont sur la table, il ne reste plus qu'à être en mouvement, offensif, se bouger le cul, quoi, et vous verrez, ça va aller. L'An II de la présidence a commencé comme s'est fini l'An I, c'est à dire dans le flou... 

Quoi, il ne vous plait pas mon compte-rendu ? Et bien essayez pour voir de faire du plein avec du vide !

Au fait, des fois que vous ne seriez pas au courant, le délit d'offense au président a été supprimé, Pépère nous l'a confirmé... Je dis ça, je dis rien...


Folie passagère 1714.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 14 novembre 2012

Hollande ne m'a pas convaincu. Loin s'en faut.


Quelques gens de passage ici m'ont demandé de leur faire un résumé de la conférence de presse de l 'hollande. C'est pas sympa de leur part, j'ai autre chose à faire qu'épiloguer sur un non-évènement. Mais bon, comme je suis gentil, serviable et toussa...

Sur la forme, je dois le reconnaître, l'hollande a été bon. Si ce n'est sa cravate, toujours sa cravate de travers, ce qui m 'oblige parfois à regarder la télé de biais pour me donner l'impression que tout est bien droit. D'ailleurs, que penser d'un homme qui vous dit qu'il va redresser la France alors qu'il n'est pas capable de redresser sa cravate, hein ? Ceci dit, on sent qu'il aime l'exercice et qu'il y avait mis les formes. Son entrée en scène, façon Obama, était parfaite: hollande est président ! et il le dit.

D'entrée, j'ai noté qu'il déclarait assumer pleinement cette responsabilité. Comme, il le dit bien souvent: " Je suis en responsabilité, j'assume le choix des Français " Okay, et bien puisqu'il le dit qu'ils arrêtent, lui et ses sbires, de passer leur temps à dénigrer l'équipe d'avant.

Sur le fond, il a manifestement, quoiqu'il en dise, amorcé un sacré virage. Il n'est plus le socialiste démago en campagne, il est devenu un président social-libéral, soumis aux lois du marché et soumis aux impératifs européens. Ce ne sont pas les quelques mesures sociales et sociétales ( baisse de son revenu, augmentation de l'allocation rentrée scolaires, créations de postes dans l'Education et la police, mariage pour tous...) qui peuvent faire illusion. hollande met en œuvre une politique plutôt  "sociale-libérale": baisse des déficits, hausse de la TVA, aides massives ( mais non suffisantes ) à venir pour les entreprises avec le crédit d'impôt, hausse des impôts pour tous etc... En cela, il fera, par obligation et pour tenir l'objectif inatteignable des 3%, la même politique que celle qu'aurait mené un Sarkozy réélu. Il ose maintenant parler de compétitivité, de reconquérir des parts de marché, de redynamiser nos exportations... Bref, sur le plan économique - seuls les idiots ne l'ont pas vu venir - hollande concrétise ce que dénonce depuis des lustres La Marine: UMP ou PS, même tambouille.

De quoi être satisfait ?

Non, car holllande a trompé ses électeurs et je n'aime pas les falsificateurs ( Droit de vote des étrangers auquel il renonce ). Non, car il a menti aux Français sur des tas de sujets ( le changement, ce n'est pas pour maintenant. Le traité européen n'a pas été renégocié... ), et je n'aime pas les menteurs. Non, car certaines des mesures qu'il envisage de prendre n'iront pas dans le sens du redressement ( emplois d'avenir, contrats d'avenir, hausse de la masse salariales des fonctions publique et territoriale...). Non, car hollande se la joue petits bras en ne voulant pas s'attaquer aux véritables maux qui nous plombent ( un modèle de protection social aberrant, les retraites, l'immigration, le millefeuille territorial...). Non, car, chat échaudé..., comment faire confiance à quelqu'un qui régulièrement fait la preuve de son amateurisme en matière de prévisionnisme: Depuis deux ans, toutes ses prévisions de croissance ont été revues à la baisse. Non, car, par démagogie, à trop vouloir jouer la montre et la concertation, il  fait perdre à la France un temps précieux ( l'essentiel des préconisations du plan Gallois c'est pour 2014 ). Non, car si il reconnaît que nous sommes entrés dans un nouveau monde, à aucun moment, il n'explique aux Français en quoi ce monde est nouveau et comment il compte adapter la France à cette évolution. hollande n'a pas su nous faire partager sa vision du monde de demain. En a-t-il une d'ailleurs ?

Il nous a dit avoir trois priorités: le désendettement, la compétitivité et la réorientation de l'Europe. Pour la première, je suis persuadé qu'il ne tiendra pas ses objectifs, la croissance indispensable à cet objectif ne sera pas au rendez-vous. La compétitivité, il nous faudra attendre, encore !, 2014. Réorienter l'Europe ? Il n'en n'a pas les moyens à lui tout seul; avec à ses côtés les pays surendettés du Sud ? Il mise sur les mauvais chevaux.

Enfin, à aucun moment, il n'a su s'exprimer sur le devenir de l'identité française et la montée des communautarismes auxquels il semble si attaché. Renaud Camus disait hier qu'il y avait tout aussi grave que la crise économique, c'était ce qu'il appelle le Grand Remplacement, une Europe en profonde mutation, souhaitée par les forces " progressistes ", un changement de population qui à terme ferait perdre à l'Europe et à la France son identité historique, ses origines chrétiennes. J'adhère assez bien à ce concept et hollande, malgré tous les signaux actuels, n'a pas voulu abordé ce point. Comme d'habitude...

Alors pour conclure, hollande a-t-il été convaincant ? Est-il enfin président ? Non, et non.

Cela vous étonne-t-il ? A quoi vous attendiez-vous ?  

Folie passagère 1440.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.