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mardi 14 novembre 2017

Commémorations du 13 novembre: La Bataclownerie, notre épitaphe bariolée !

" Voir un président avec des larmes aux yeux... lâcher des ballons alors que nous sommes en guerre, ça me stupéfie ! "
Malika Sorel




Hier, il fallait commémorer les attentats du 13 novembre 2016; vous savez, ce jour funeste où la terreur islamique s'est abattue sur Paris faisant 130 morts, plus de 500 blessés et autant de familles dans le chagrin et la douleur... ET comme il fallait commémorer, la République l'a fait, tout en sobriété, nous a-t-on dit... Et bien si vous voulez savoir, ces commémorations m'ont laissé un goût amer et voici pourquoi...

...Voici pourquoi au travers de deux textes saisis au vol sur la toile, deux textes bien différents que j'aurais aimé avoir écrit:


" J'ai beau sérieusement retourner le problème dans tous les sens, avoir des éléments d'explication historique, politique, des perspectives métaphysiques, eschatologiques sur le phénomène, j'avoue que ça ne passe pas. Je ne comprends pas comment on peut passer de Louis XIV, Napoléon, De Gaulle, etc... à "ça". 

C'est plus fort que √2 , c'est plus inouï que la matière noire, c'est plus complexe que la théorie des cordes, plus sophistiqué que du Damascius. C'est comme une expérience d'alchimie qui aurait mal tourné. De l'or qui, dans un vrombissement de machines, deviendrait soudain de la merde. Impossible de s'y faire, de l'intérioriser, d'en rendre tout à fait raison : le calcul est déjoué, la crainte transie au-delà même de ce qu'elle craignait - il ne demeure que la laideur absolue, souveraine, de ces caniches qui, regardant le ciel, donnent l'impression qu'ils défèquent discrètement dans le caniveau. En régime historique normal, ce sont les événements qui sidèrent - mais pour nous, les égarés du siècle, les in-étonnés de tout, la dernière chose sidérante, c'est cet acharnement à nier le réel, la guerre, la violence et la mort. Cette incroyable capacité à faire des choses les plus graves, des non-événements. 

La Bataclownerie, notre épitaphe bariolée."

Par Ulysse Lorn.




" Hier, je n'ai pas regardé les commémorations du 13 novembre, je ne m'y suis pas rendue non plus. Pourtant je pense à tous ceux qui ont perdu ce jour-là un amour, un ami, un frère, une sœur, un enfant, un parent. À tous ceux qui sont tombés et à ceux qui tomberont encore. Je pense à ceux qui se sont relevés et qui se battent tous les jours contre les traumatismes, les handicaps, les cauchemars.

Je ne me suis pas habituée, je ne suis pas indifférente, mais je ne me sens pas en phase avec les discours d'un gouvernement qui ne semble pas avoir pris la mesure de l'ennemi qu'il lui faut combattre et qui ne fait toujours pas le lien entre montée de l'islamisme, ensemencement des têtes et passage à l'acte terroriste.

Depuis 8 mois à Clichy l'ordre public est perturbé par des prières de rue illégales, les librairies salafistes continuent à commercialiser sans souci leurs appels à la haine, la violence antisemite se déchaîne, la question du retour des jihadistes n'a guère été anticipée, aucune réflexion sur le droit à continuer à profiter de la solidarité pour ceux qui ont pris les armes contre leur pays, les mosquées salafistes sont toujours actives en grand nombre, des officines des frères musulmans sont reconnues comme des interlocuteurs des pouvoirs publics, sont autorisés à intervenir dans les lycées quand les laïques sont considérés avec méfiance, et j'en oublie. Résultat : pour une Une sur Ramadan, les appels au meurtre se déchaînent contre Charlie et Edwy Plenel trouve 150 personnes pour cautionner une victimisation indécente.

Si je n'ai pas commémoré ce 13 novembre, ce n'est pas parce que le terrorisme est devenu banal, c'est que je ne crois pas que nos élites aient appris quoi que ce soit des événements tragiques que nous avons vécus et que nous vivrons encore. C'est peut-être injuste mais je ne les sens pas à nos côtés, certes ils font le boulot en matière sécuritaire mais politiquement ils sont dans le compromis et l'esquive quand la situation mérite fermeté et action. La tragi-comédie des prières de rue à Clichy qui dure depuis 8 mois tandis que le Préfet et le Ministre de l'intérieur font semblant de regarder ailleurs illustre jusqu'à la nausée l'irresponsabilité de l'Etat face aux provocations des islamistes."
Par Céline Pina

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Hier, l'inénarrable imam de la mosquée de Drancy, Hassen Chalghoumi avait appelé la communauté musulmane à se " rassembler contre le terrorisme " place de la République à Paris. Elle s'est effectivement rassemblée. Une trentaine de personnes grand maximum y compris Marek Halter et un prêtre catholique. 30 personnes, la communauté musulmane contre le terrorisme... Compris ?

 


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Journaliste à Médiapart, propriété d'Edwy Plenel, ça donne ça: " L’islamisme, en tant que tel, n’est pas, en soi, une chose grave. L’islamisme est un phénomène qu’il faut comprendre et expliquer " (Jade Lindgaard, le 11 novembre sur France 5, C à Vous). !!

La semaine prochaine, elle vous expliquera que le terrorisme, c'est pas grave, suffit de le comprendre et de l'expliquer ...

Bonne soirée à toutes z'é tous, même en Macronie !






D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr


mardi 1 décembre 2015

Les 3 petit cochons ou la génération " Bataclan "


Je ne peux pas dire que je sois un grand fan de Matzneff mais comment passer à côté de cette tribune qu'il a publiée dans Le Point; tribune où il brocarde les trois petits cochons et la génération " Bataclan "... J'aurais aimé écrire cette tribune...

" Trafalgar Square et la gare de Waterloo sont à Londres. La gare d'Austerlitz et la rue d'Arcole sont, elles, à Paris. Aux lieux, aux monuments, on donne des noms de victoires, non de défaites. De même, dans les écoles militaires les promotions de jeunes officiers prennent les noms de soldats victorieux : « Maréchal de Turenne », « Général Lassalle », « Lieutenant-Colonel Amilakvari ». Quand, par extraordinaire, il s'agit de vaincus, ce sont des vaincus qui se sont battus héroïquement jusqu'au bout, ont été vaincus avec tous les honneurs de la guerre : une des promotions de Saint-Cyr se nomme « Ceux de Diên Biên Phu ». 

Quel est le suicidaire crétin qui a donné le nom de « génération Bataclan » aux jeunes femmes et jeunes hommes qui ont l'âge des victimes du vendredi 13 novembre 2015 ? C'est l'État islamique qui doit donner ce nom à ses jeunes citoyens, non la France, pour qui ce vendredi 13 novembre 2015 demeurera la date d'une de ses plus spectaculaires et déprimantes défaites. 

Ce choix de « génération Bataclan » exprime un masochisme, un mépris de soi ahurissant. Et l'on est accablé par la médiocrité petite-bourgeoise, l'insignifiance des propos tenus par les survivants de cette « génération Bataclan » lorsqu'ils sont interrogés par les journalistes ou s'expriment sur les réseaux sociaux. Le zozo qui s'est mis une ceinture de cœurs autour de la taille, l'autre imbécile qui se balade avec une pancarte « Vous êtes tous super ! », le troisième qui déclare fièrement que son but dans la vie est de continuer à se distraire, à voir les copains, ces petits bourgeois qui tiennent pour un acte de courage de dîner au restaurant le vendredi soir. 

S'il s'agissait de gamins de douze ans, ce serait admissible. Hélas, ce n'est pas le cas. Ceux qui se comportent de manière si niaise, si médiocre sont des adultes, des barbus. J'ai dit « ahurissant », mais le mot juste est « consternant ». Comme a été consternante la cérémonie d'hommage aux victimes dans la cour des Invalides. J'adore Barbara et je connais par cœur certaines de ses chansons, mais ce jour-là, c'est le « Dies irae » qui, après La Marseillaise, devait retentir en ce haut lieu, non une gentille chansonnette, et nous aurions été autrement saisis aux tripes si, à la place du discours fadasse de M. Hollande, un acteur de la Comédie-Française nous avait lu le Sermon sur la mort de Bossuet.

Ils ne vivent pas, ils existent.

Cette niaiserie, cette médiocrité s'expliquent par le total vide spirituel de tant de nos compatriotes. Ils ne vivent pas, ils existent, ils ont une vue horizontale des êtres et des choses. Ce sont les trois petits cochons d'une chanson que M. Hollande aurait dû faire chanter aux Invalides, elle lui va comme un gant : « Qui a peur du grand méchant loup ? C'est pas nous, c'est pas nous ! Nous sommes les trois petits cochons qui dansons en rond. »

À part le pape de Rome et le patriarche de Moscou, qui, en Europe, fait appel aux forces de l'Esprit, invite les gens à la transcendance ? Personne. En tout cas, personne en France où les responsables politiques pleurnichent contre la montée de l'islamisme, mais leur unique réponse, pour endiguer cette montée, est d'interdire les crèches de Noël dans les mairies. Bientôt, j'en fais le pari, la passionnante fête de la Nativité, du mystère de l'incarnation, du Verbe qui se fait Chair, du Christ Dieu et homme, sera, comme en Union soviétique à l'époque de la persécution antichrétienne, remplacée par une fête du Bonhomme Hiver, Diadia Moroz, mouture léniniste du père Noël.

Jadis, du général de Gaulle à François Mitterrand, certains chefs d'État surent parler de transcendance aux petits cochons à béret basque et baguette de pain, les inviter à se dépasser, à lire Sénèque, Plutarque et Pascal. Aujourd'hui, l'État n'invite pas les Français à renouer avec les vivifiants trésors de leur patrimoine gréco-romain et chrétien, il en est incapable. L'État ne parle jamais de leur âme aux Français de la « génération Bataclan », et ceux-ci persistent à n'avoir d'autre souci que de gagner de l'argent, en foutre le moins possible, partir en vacances et s'amuser. Les trois petits cochons tiennent à leur vie pépère, le tragique leur fait horreur, ils ne veulent pas entendre parler de la mort, ni de l'éternité, ni du salut de leurs âmes, ni de l'ascèse, ni du jeûne, ni de Dieu ; ce qu'ils désirent, c'est continuer à boire des bocks de bière et surtout, surtout, que les vilains terroristes du méchant calife Abou Bakr al-Baghdadi les laissent tranquilles, na !

Pendant ce temps-là, dans nos banlieues où l'on s'ennuie, où au lieu d'inviter les jeunes Français d'origine maghrébine à – comme le firent naguère les jeunes Français d'origine arménienne, russe, espagnole, italienne, polonaise – lire Les Trois Mousquetaires, visiter le Louvre, voir Les Enfants du paradis, l'État n'enseigne que le football et d'abstraites « vertus républicaines » qui ne font bander personne, c'est le méchant calife qui leur parle de leur âme ; leur enseigne la transcendance ; leur explique que ce qui fait la grandeur de l'homme, comme l'enseignèrent jadis le Bouddha, Épicure, le Christ, ce n'est pas le Sum, mais le Sursum ; non pas le soi, mais le dépassement de soi ; non pas le confort, mais le sacrifice. C'est ce que ces adolescents rebelles, écorchés vifs, comme le sont depuis toujours les adolescents sensibles, ont soif d'entendre. Éduqués, instruits, ils pourraient devenir de lumineux Aliocha Karamazov, mais, grandissant parmi des adultes plats comme des limandes, ils basculent du côté du calife, de l'archange noir de la mort, du grand méchant loup. Il faut être très bête, ou d'une extraordinaire mauvaise foi, pour s'en étonner.


Tribune parue dans Le Point sous le titre: " Les trois petits cochons " par Gabriel Matzneff

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 23 novembre 2015

Elections régionales ou comment surfer sur 130 morts sans en avoir l'air !


Voyez cette belle affiche. Elle doit vous parler. Forcément. Rendez-vous compte " La République attaquée ", " Le Vivre-Ensemble attaqué ", ça craint. Allons, z'enfants, levez-vous et allez voter le 6 et le 13 décembre aux régionales. Et votez socialiste puisqu'ils sont aux manettes, puisque cette affiche vous le dit de façon presque subliminale: C'est avec les socialistes que vous pourrez défendre la République et le Vivre-Ensemble ! Vous avez compris ? Simple, efficace, le parrain du 9-3 avait donc un talent caché: celui de surfer sur l'horreur et sur 130 cadavres pas tous encore enterrés. C'est beau comme de l'attrape-couillon premier choix et si j'en crois les sondages, les Français, du moins ceux qui acceptent encore de répondre aux sondages, se font berner: + 7 points pour Président !

Une remontée fantastique, tous les commentateurs s'accordent pour le dire: 7 points, mazette ! Mais quels sont ceux qui vous disent, dans la foulée, que si 7 points, c'est bien, le bougre est toujours à seulement 27% d'opinions favorables ( 24 si on tient compte des 3 points de marge d'erreur ). Pas de quoi pavoiser ! Surtout quand on voit l'énergie que Président met depuis les attentats du 13 novembre pour montrer qu'il est tout à la fois chef de guerre, entremetteur en chef d'une coalition internationale et père de la Nation au plus près des victimes et de leur famille; la rose à la main avec Cameron ce matin devant le Bataclan. Visite tenue secrète mais sans oublier les caméras élyséennes... Seulement 7 points, ce n'est pas cher payé

Mais revenons à cette affiche qui aurait très bien pu être celle d'une autre tête de liste socialiste pour les régionales. Ils nous prennent tout de même pour des benêts de première bourre, non ? Parce que franchement, tous ces socialistes se répandent partout pour nous dire que, dans leur camp, la campagne électorale ne reprendra qu'après l'hommage de la Nation aux morts du 13 novembre de vendredi prochain, cérémonie qui verra Président nous montrer une nouvelle fois qu'il est très à l'aise dans le rôle d'officier des pompes funèbres, et les voilà bombarder nos rues et nos réseaux sociaux d'affiches et d'infographies nous priant instamment, pour la République et le Vivre-Ensemble, d'aller voter ! La ficelle est un peu grosse mais ça pourrait marcher.

Bartolone, Cambadelis, Le Guen, Le Drian dimanche, Belkacem, Le Roux et même celle qui ne sait pas combien de fois un CDD est renouvelable, je les ai tous entendu ces derniers jours nous dire la même chose: La gauche elle, sous entendu la droite se fout des morts elle continue de battre les estrades, reprendra campagne, une fois hommage aux victimes rendu. Et dans le même temps, éléments de langage parfaitement bien enregistrés, les mêmes, tous, nous dire que l'une des meilleures façons de dire crotte à l'EI c'était de faire vivre la démocratie et quoi de mieux que d'aller voter (PS) pour soutenir... la démocratie contre l'obscurantisme !

Comme si l'enjeu des élections régionales avaient un rapport quelconque avec l'obscurantisme et l'auto-proclamé Etat Islamique, nawak !

D'habitude, c'est lorsque l'on découvre, après le scrutin, l'ampleur de l'abstention que l'on entend ces guignols nous dire que voter c'est un devoir, c'est faire vivre la démocratie, c'est être citoyen, ben non, là, voyez-vous, c'est avant. Mais surtout, n'allez pas imaginer ou dire qu'ils surfent sur la catastrophe, pas de ça chez eux ! Et n'allez surtout pas répéter qu'en Île de France, Don Bartolone sait que cela se jouera à 300 000 voix, celles qui ont manqué à la gauche locale aux départementales... 

Mais laissons Tonton Flingueur conclure ce billet:

" Après 17 tués en janvier, une nana flinguée , un patron décapité, 2/3 massacres de grande échelle évités par des coups de bols de la taille d'un King-Kong, 130 morts et 350 blessés , a l'ouest rien de nouveau. Président remonte dans les sondages, le cépacalislam et le padamalgam font un retour triomphant sous les regards émus et attendris de notre caste médiatique qui n'est plus qu'amour, diversité, vivre ensemble et soumission. Il faut dire qu'après janvier on a avait senti une léger flottement, une amorce de questionnement, voire même, soyons fous, une micro lueur de lucidité, oh pas longtemps ! 4/5 jours... Mais depuis , et après 500 personne tirées comme des lapins dans notre capitale, tout a changé, et c'est encore plus rapidement que l'aplaventrisme collabo montre son sale groin... qu'on se le dise une bonne fois pour toute, les plus grands dangers pour la France et l'Europe sont la stigmatisation putride et l'islamophobie nauséabonde qui nous rappelles les HLPSDNH..... et bien sur, l’extrême droite affreusement identitaire et même , osons le dire, franchement pas bisous. Même que Valls, il veut la stigmatiser, si ce n'est pas une bonne raison ça... Bon ce n'est pas tout ça, je ne veux voir qu'une tète, tous derrière notre sauveur suprême, notre lumignon majestueux, notre tremblotante grandiloquence, votez ! Et votez bien ! Rompez ! Je suis triste, mais triste... "

Triste ... Tu n'es pas le seul, l'ami, triste de voir à quel point les Français sont encore capables de se laisser berner par ces guignols.

NB: Je vous invite éventuellement à visionner la série de superbes photos que le PS a mis sur son site... non, non, ils ne surfent pas sur nos 130 morts

Folie passagère 2985.
2015-11-15 - Recueillement à République 2-44
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.