Alfie est né en mai 2016 en Angleterre. Très vite, on décèle chez lui une une pathologie neurodégénérative rare et pour laquelle il n’existe pas de traitement. Et tout aussi vite, médecins et parents vont s'affronter, les premiers estimant que "c'était dans l'intérêt de l'enfant de ne pas poursuivre les soins"(sic !), les parents estimant que tant qu'il y a de la vie et de l'amour, il y a de l'espoir.
Mais en Angleterre, les médecins seront plus forts que les parents. De procédures en procédures, un juge leur donnera gain de cause: que l'on débranche donc l'enfant !
L'histoire du petit Alfie en a ému plus d'un, même le Pape François tentera d'intervenir. En vain. La nationalité italienne sera attribué à Alfie. Deux hôpitaux italiens proposeront d'accueillir l'enfant et de l'accompagner médicalement aussi longtemps que cela sera nécessaire, tous frais payés. Mais non, rien n'y fera, on ne laissera pas Alfie partir pour Gênes ou Rome. Les médecins anglais ont-ils voulu ne pas perdre la face en donnant le droit à Alfie d'aller continuer de survivre en Italie ? No lo se !
Toujours est-il que contre l'avis des parents, des juges et des médecins ont décidé de donner la mort à un petit garçon d'à peine deux ans (quand d'autres, en Italie, proposaient de prolonger son passage sur terre..): abréger ses souffrances ? Quelles souffrances ? Nul n'a dit, pas même les médecins, qu'il souffrait. Il végétait tout simplement.
Alors, hier, le petit Alfie est mort "dans la dignité" comme ils disent. Et ses parents - nous tous aussi d'ailleurs devrions - n'ont plus que leurs yeux pour pleurer l'enfant qu'une décision de justice leur a enlevé... "dans son intérêt" !
"Dans la dignité ", quelle putain d'expression ! qu'y a-t-il de digne à ce qu'un juge décide de la mort d'un enfant ? Quelle dignité y a-t-il à ce que le pouvoir des médecins supplante celui de parents aimant ? Quelle dignité y a-t-il à ce que des médecins donnent la mort ?
Voilà où nous en sommes, notre monde part en couille. En Belgique, un enfant mineur peut d'ores et déjà être autorisé à mourir "dans la dignité". En Suisse, on pratique le suicide assisté à tours de bras. Et en France, nous avons Vincent Lambert lui aussi dans le couloir de la mort tandis que dans une discrétion tout ce qu'il y a de plus suspecte des technocrates et des législateurs nous préparent de nouvelles lois bio-éthiques dont certaines devraient autoriser la sédation profonde, première étape vers la fin de vie programmée, autorisés, banalisée. Ce qui autrefois était espoir dans la médecine devient lutte contre de supposés acharnements thérapeutiques.
Les malades coûtent cher, les vieux coûtent cher, un enfant de deux ans qui aurait pu vivre sous assistance respiratoire pendant de longues années en attendant, qui sait, que la médecine le sauve, coûte encore plus cher. Y avait bien une solution autrefois, on appelait cela l'eugénisme ou comment, par obsession de la décadence, on pouvait sélectionner de beaux futurs hommes, puis ça a été l'euthanasie, aujourd'hui, on a la justice, Jacques Attali et consorts, le suicide assisté et... la "mort dans la dignité"... Demain, nous aurons en plus l'intelligence artificielle et le transhumanisme ou la recherche à nouveau de l'homme augmenté, de l'homme parfait... qui, à terme, ne coûtera pas grand chose en frais médicaux.L'eugénisme est de retour et il se porte très, très bien.
A la poubelle, les vieux, les malades et les enfants atteints de pathologie dégénérative.
Plus belle la vie, c'est ça le PROGRES qu'ils nous disent, les progressistes...
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr
