Une République exemplaire. Etre exemplaire, montrer l’exemple, être irréprochable, être envié pour le bien que l'on fait et l'image de probité que l'on véhicule... Etre fier et serein du système qui nous dirige parce nous aurions la certitude que ceux qui nous gouvernent sont irréprochables... et que ceux qui fauteraient serait éjectés du système... Moraliser mais aussi faire preuve d'autorité et se donner les moyens de ne plus prêter le flan à la critique...
Affaire Thévenoud où lorsque l'on découvre qu'un député socialiste qui se présente et que l'on nous a présenté comme un parangon de vertu, bombardé à 39 ans à la commission parlementaires chargée d’enquêter sur l'affaire Cahuzac, membre de la mission parlementaire sur la fraude fiscale, vice-président en 2013 du groupe socialiste à l'assemblée, est en fait un je m'en foutiste de première bourre qui ne payait ni ses impôts, ni ses loyers, ni son kiné, ni son électricité... Malgré cela, l'homme reste, parce qu'il le veut, député et vient d'être nommé membre de la commission parlementaire sur le développement durable. Il continue donc de toucher sans vergogne ni honneur la totalité des indemnités auxquelles a droit chaque député...
Et l'homme le plus important de France, le Président de la République en personne, le garant des institutions, aura beau déclarer au cours d'une conférence de presse relayée dans le monde entier que le député en question "n'était pas digne de rester à l'Assemblée Nationale", rien n'y fera, le sieur Thévenoud a décidé de rester député. Le président de la République ne fait pas peur et un simple député vérolé n'en fait qu'à sa tête.
Sylvie Andrieux, député socialiste de Marseille, a été condamnée à quatre ans de prison dont un an ferme, peine qui sera effectuée par simple port d'un bracelet électronique, 100 000 euros d'amendes et cinq ans d'inéligibilité pour détournements de fonds publics à visée clientéliste. Elle est toujours député avec tous les avantages et rémunérations dus à la fonction et déclare publiquement "qu'elle ne lâcherait rien et serait au travail à l'Assemblée quoiqu'il arrive".
Deux cas emblématiques qui pourrissent une république qui se voudrait exemplaire et un personnel politique qui par son immobilisme face à ce genre de cas se décrédibilise, prête le flan à la critique et au tous pourris.
Dans un système exemplaire, dans d'autres démocraties, Thévenoud et Andrieux auraient été jetés depuis longtemps aux oubliettes de l'histoire. Pas en France.
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Folie passagère 2481.
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