Pour réussir en politique et espérer laisser une trace dans l'histoire, petite ou grande, il ne suffit pas d'être brillant, bardé de diplômes, d'avoir une belle gueule, de faire de beaux discours et de récupérer un maroquin ministériel. Il faut, c'est ainsi, passer par le suffrage universel: Etre élu, peu importe à quoi, député, sénateur ou maire d'une grande ville, mais être élu par et pour le peuple. C'est à ce prix que l'on acquiert une certaine légitimité. La preuve ? Qui se souvient de gars comme Francis Mer ou Thierry Breton ? Personne; ils furent pourtant de bons ministres de l'économie, ils venaient tous les deux du secteur privé mais n'eurent jamais l'onction du suffrage universel. Exit !
Et c'est exactement le destin dont ne veut pas la star du moment Emmanuel Macron. Il a tout réussi mais pas une journée ne passe sans qu'on lui rappelle qu'il n'a pas la légitimité que lui donnerait un passage victorieux devant les électeurs. Et pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. Aujourd'hui, il est dans un gouvernement social démocrate ou social libéral; au choix. Il a même déclaré, un temps, qu'il était socialiste. Manuel Valls le confirma le 26 août au journal de 20h sur France 2 " Emmanuel Macron est socialiste ".
Après me direz-vous, on peut évoluer et de gauchiste devenir de droite, voire d'extrême droite, comme Florian Philippot, ou bien l'inverse, avoir été de droite et devenir gauchiste, là aussi les exemples ne manquent pas, mais ces évolutions se font généralement sur le moyen ou long terme. Ce qui n'est pas le cas d'Emmanuel Macron.
On sait qu'il fut banquier d'affaire et qu'il gagna beaucoup d'argent, tant mieux pour lui; mais qui sait...
Qui sait que Macron, comme sa femme, sont issus de la bourgeoisie de droite du Touquet et d'Amiens et qu'ils firent leurs études dans des lycées " qui n'avaient pas la réputation d'être des repaires de marxistes ": La Providence ou Henri IV.
Qui sait par exemple qu'il ne se rangea pas sous la bannière de Ségolène Royal mais œuvra pour Bayrou en 2007 ? Qui sait qu'il travailla aux postes les plus éminents de Bercy sous la férule de Eric Woerth ? Ce même Woerth qui lui proposa un poste en cabinet ministériel qu'il refusa en 2009 ?
Qui sait que Macron fut aussi le rapporteur de la commission Attali chargée par Nicolas Sarkozy de réfléchir à " la libération de la croissance française ", parente pas si éloignée de l'actuelle loi Macron ?
On sait qu'il fut banquier d'affaire et qu'il gagna beaucoup d'argent, tant mieux pour lui; mais qui sait...
Qui sait que Macron, comme sa femme, sont issus de la bourgeoisie de droite du Touquet et d'Amiens et qu'ils firent leurs études dans des lycées " qui n'avaient pas la réputation d'être des repaires de marxistes ": La Providence ou Henri IV.
Qui sait par exemple qu'il ne se rangea pas sous la bannière de Ségolène Royal mais œuvra pour Bayrou en 2007 ? Qui sait qu'il travailla aux postes les plus éminents de Bercy sous la férule de Eric Woerth ? Ce même Woerth qui lui proposa un poste en cabinet ministériel qu'il refusa en 2009 ?
Qui sait que Macron fut aussi le rapporteur de la commission Attali chargée par Nicolas Sarkozy de réfléchir à " la libération de la croissance française ", parente pas si éloignée de l'actuelle loi Macron ?
Qui sait que Macron, adhérent du PS à Paris depuis 2006, soutien de Bayrou en 2007, pensa à se présenter aux législatives... dans le Pas-de-Calais ? Qui sait qu'il se fait chiper la place par l'UMP Daniel Fasquelle ? Marri, comprenant que pour être élu du côté du Touquet, il faut être de droite, le Macron intègre en 2008 le groupe de réflexion Perspectives, réflexions de droite... Il y séduit son monde à tel point que toute la droite locale, y compris certains anciens de Démocratie Libérale, pensent à lui pour prendre la mairie du Touquet. Il refusera puisqu'on lui demande pour cela de prendre sa carte à l'UMP; difficile quand on a celle du PS à Paris... D'ailleurs, que ce soit au Touquet ou dans la région, au PS, personne ne se souvient d'Emmanuel Macron ! Par contre, en Picardie, à Amiens, les socialistes locaux pensent à lui pour les municipales de 2014, il refusera.
Un coup à gauche, un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, semble être le parcours que suit Emmanuel Macron depuis 2006. Pour l'heure, il est ministre mais n'a toujours pas été touché par la grâce du suffrage universel.
Il se dit qu'il aurait pris langue avec le député PS des Hautes Pyrénées Jean Glavany que l'on annonce ne pas se représenter aux prochaines législatives de 2017.
D'ici là, il faudra sans doute, avant de donner des gages de sincérité socialiste, qu'il dure au gouvernement et qu'il finisse par payer sa cotisation au parti Socialiste, cotisation qu'il n'a pas payé depuis 2009.
Toutes ces informations, difficile de les découvrir dans les grands médias nationaux, c'est dans la presse régionale (merci André), celle qui connaît le terrain et les gens, qu'on les trouve.
Emmanuel Macron n'est pas socialiste, sauf pour prendre sa carte au parti en 2006. Il n'est pas centriste, sauf quand il soutient Bayrou en 2007. Il n'est pas de droite, sauf au Touquet en 2008. Emmanuel Macron n'est pas socialiste sauf quand les socialistes pensent à lui pour Amiens en 2014. Emmanuel Macron a réussi sa vie professionnelle, il lui reste à faire ses preuves et réussir la carrière politique qu'il a choisi d'embrasser avec Manuel Valls.
Emmanuel Macron n'est ni de droite, ni de gauche. Il fait péter les clivages. Comme Manuel Valls. Il a une nouvelle carrière à réussir. Il va là où le vent le porte avec sans doute une ambition suprême: donner, un jour, le souffle au vent.
Folie passagère 2633.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr
Toutes ces informations, difficile de les découvrir dans les grands médias nationaux, c'est dans la presse régionale (merci André), celle qui connaît le terrain et les gens, qu'on les trouve.
Emmanuel Macron n'est pas socialiste, sauf pour prendre sa carte au parti en 2006. Il n'est pas centriste, sauf quand il soutient Bayrou en 2007. Il n'est pas de droite, sauf au Touquet en 2008. Emmanuel Macron n'est pas socialiste sauf quand les socialistes pensent à lui pour Amiens en 2014. Emmanuel Macron a réussi sa vie professionnelle, il lui reste à faire ses preuves et réussir la carrière politique qu'il a choisi d'embrasser avec Manuel Valls.
Emmanuel Macron n'est ni de droite, ni de gauche. Il fait péter les clivages. Comme Manuel Valls. Il a une nouvelle carrière à réussir. Il va là où le vent le porte avec sans doute une ambition suprême: donner, un jour, le souffle au vent.
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