Sacré Pépère, la preuve vivante que les promesses n'engagent que ceux qui y croient...
Moi-Je-Président, je ne serais pas le chef de la majorité, je ne recevrais pas les journalistes à l'Elysée, je ne recevrais pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée, je serais le président de tous les Français... blablabla... et tous les autres mensonges que je me suis plu à dénoncer ici depuis quelques mois. Mais depuis qu'il a été élu, Pépère, il est rattrapé par les réalités économiques et politiques. Alors, il signe le traité européen, il n'atteint pas les objectifs de croissance, de réductions des déficits et de la dépense publique et seul lui semble y croire, il n'inversera pas la courbe du chômage d'ici la fin de l'année. Çà, c'est pour l'économie parce que sur le plan politique, nous avons droit aux mêmes tarifs: mensonges et reniements.
Il reçoit les journalistes au palais ou bien se fait inviter par eux à dîner. Il reçoit, par petits groupes, les parlementaires socialistes. Avec les journalistes, l'autre soir, il a annoncé la couleur: " Le sort du président et de sa majorité est commun (…) On est liés, tous ensemble. " Et comme son premier sinistre, chef de la majorité en principe, ne semble pas à la hauteur pour faire preuve d'autorité et inspirer confiance, Pépère resserre les boulons lui-même. Il recevra donc ce soir les principaux chefs de parti de la majorité: Le PS et son Désir d'exister, les verts avec Pascal Durand, les cocos représentés par Laurent et Hue et, pour le folklore, les radicaux avec Baylet.
Et à cette petite sôterie, on ne parlera pas que du temps passé et de ces 15 premiers mois d'exercice du pouvoir, on y parlera municipales et européennes, d'une rentrée qui s'annonce tendue avec la réforme des retraites et de la pression qui va s’accroître sur cette fameuse inversion de la courbe du chômage au fur et à mesure que la fin d' année se rapproche. Pépère a donc besoin de ressouder sa majorité et de retendre les liens qui n'ont cessé de se distendre avec les verts et la gauche de sa gauche depuis un an. Ce rôle de calinothérapeute est normalement dévolu au premier ministre, force est de constater que contrairement à ses promesses, Pépère a décidé de piquer la vedette à Ayrault.
Dont acte, il n'est plus seulement président, il est désormais chef de la majorité.
Folie passagère 1813.
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