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mercredi 16 avril 2014

Petits arrangements entre amis et scandale démocratique à Lyon


Les municipales sont passées avec le succès que l'on sait pour la droite. Vient maintenant le temps des élections pour la présidence des communautés de communes. Remarquez, vu le peu de bruit que l'on fait autour, c'est sans doute que tout le monde s'en fout, non ? Et c'est pourtant à ces présidences que l'avenir se fait, c'est là que sont les budgets et les compétences. 

A Lyon, Gérard Collomb a été réélu maire pour la deuxième ou troisième fois, je ne sais plus et je m'en ficherait comme de l'an 40 si aujourd'hui n'avait pas eu lieu ce qui ressemble à un vrai scandale démocratique, le truc à faire regretter aux gens d'aller voter. 

Parce que certes réélu le Collomb mais compte tenu du succès de la droite dans les 58 communes de la communauté, et bien la présidence de la dite communauté aurait du aller à la droite. Et bien non ! 

Pour le Grand Lyon, les groupes UMP, UDI et Divers Droite disposent de 83 sièges, la gauche toutes tendances confondues de 77 sièges et le FN de 2 sièges. La logique, pour être en phase avec les résultats des élections municipales, aurait voulu que le candidat de la droite, François-Noël Buffet, maire UMP d'Oullins, l'emporte et prenne la place de Collomb à la présidence. Et bien niet ! 

Il 'n'obtient que 58 voix quand Gérard Collomb en obtient 92 ! 

Je ne connais pas particulièrement le jeu politique local mais il se dit que les centristes, menés par cet empaffé de Michel Mercier (UDI), auraient lâché le candidat de droite pour voter Collomb. 

Bref, encore une fois, le Grand Lyon échappe à la droite alors que mathématiquement il lui était destiné.

Le magazine Le Point nous dit: "Cette fois-ci, l'enjeu [de l'élection à la présidence du Grand Lyon] est renforcé par la perspective de la future métropole imaginée par ses soins, avec la complicité du centriste Michel Mercier. Dans moins d'un an, le 1er janvier 2015, en fusionnant avec le conseil général, le Grand Lyon donnera naissance à la métropole, à la tête de 7 800 agents et de 3,5 milliards de budget. Une première en France." 

Petits arrangements entre amis et scandale démocratique, exactement ce dont nous avons besoin pour nous désintéresser de la politique. Après tout, c'est peut-être bien ce qu'ils veulent... 

Folie passagère 2234.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.