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mardi 15 septembre 2015

L'incroyable chronique d'Olivier Picard: Disons Stop au FN !


N'ayant aucune appétence pour la propagande gauchiste, je n'écoute quasiment jamais France Inter. Je ne sais donc pas qui est Patrick Cohen et je m'en satisfait très bien. Par contre, je lis parfois le Plus du Nouvel Obs et suis tombé par hasard sur une chronique de Olivier Picard. 

Qui est ce Picard ? A priori un journaliste qui a bossé aux Dernières Nouvelles d'Alsace, à FR3, Antenne2, à l'Express et à Public Sénat pour échouer, c'est dire, au Nouvel Obs; bientôt Libé ? Autant dire qu'il n'a pas vraiment le profil pour travailler au Figaro ou à Valeurs Actuelles. Bref, le gars pond un billet parce qu'il n'est pas content, mais pas content du tout, que Patrick Cohen ait reçu ce matin Marine Le Pen. D'ailleurs, il n'y a pas qu'après France Inter et Patrick Cohen qu'il en a, il en a après tous les médias. Oui, oui, après tous les médias qui selon lui invitent trop Marine Le Pen et qui de ce fait accordent trop de visibilité et d'audience " à l'ennemi ". 


Le bougre, d'une plume accusatrice, pointe la direction de la radio: "N’y a-t-il eu personne à la rédaction de France Inter pour prendre la mesure de l’inconscience, voire de l’irresponsabilité, d’une telle invitation ? ". Carrément ! Et il se s'arrête pas en si bon chemin le journaleux. Comprenez qu'avec tout ce qui se passe (le chômage, les migrants, Merkel et toussa), inviter la Marine à causer dans le micro c'est ouvrir un boulevard à la peste brune. Et ça, c'est pas bien, car reconnaissant que la Marine est très bonne et convaincante, le Picard dit clairement qu'en lui donnant la parole, il se pourrait bien que ses idées finissent par, qui sait, un jour, bientôt, l'emporter... Pas cool ! Et, comme selon lui, son " talentueux confrère " Patrick Cohen n'était pas à la hauteur de la puissance de feu de son interlocutrice, ce qui devait arriver, arriva:

 " Non seulement Marine Le Pen s’en est sortie sans une égratignure mais elle a pu dérouler son argumentaire habituel dans un contexte historique qui dédiabolise les concepts les plus xénophobes de son mouvement. La vociférante présidente a même pu, l’air de rien, traiter de dégonflés les jeunes hommes syriens qui fuient leur pays quand ils feraient mieux de se battre contre Daesh (c’est ce qu’elle ferait, elle, a-t-elle fanfaronné). Un désastre en direct. C’était à pleurer. À pleu-rer ! Une véritable déroute journalistique ".

Carrément !

Et non content de se payer son confrère sans réussir à " égratigner " La Marine, voilà t-y pas que le Picard se pose en donneur de leçon: " Cette déroute journalistique devrait servir de leçon et de guide éthique pour notre profession  ! " Délivrons les médias de leur addiction au Front National; de toute façon, on sait de quoi ils vont causer alors stop, que les médias cesse de donner la parole au FN et à sa présidente. Voilà en gros, ce que propose ce journaliste qui assure, sans rire et le plus sérieusement du monde: 

" La vérité, et elle est sombre, c’est que les médias raffolent de l’intensité sulfureuse dégagée par la montée du FN et ils abusent de cet ingrédient dopant pour exciter les audiences. C’est plus fort qu’eux. Plus fort que leurs principes. Plus fort que leurs indignations. Ils ne peuvent pas s’en empêcher. C’est presque de l’ordre de la perversion sexuelle ou de l’addiction.... Faut savoir dire stop ! Disons stop au FN ". Ne lui donnons plus la parole !

Le pire c'est que le bougre n'a pas tout à fait tort, Marine Le Pen, c'est de l'audience assurée mais après tout, les radios, les télés et les journaux n'ont pas vocation à prêcher dans le désert ! Alors, les médias invitent ceux qui comptent, ceux qui ont l'oreille des auditeurs, ceux qui, qu'on le veuille ou non, font bouger la société et ceux qui accessoirement représentent 25% des Français ! Et il faudrait se passer de la Marine ? Quelle curieuse conception du métier (enfin de ce qu'il en reste) de journaliste ! Etrange Picard ! C'est pas comme si nous étions en démocratie, n'est-ce pas ? J’imagine bien que le 11 janvier, vous étiez dans la rue, la plume à la main, pour crier " Je suis Charlie " et " Vive la liberté d'expression ", me trompe-je ?

Alors vous me direz, ce môssieur est un inconnu - n'est pas Barbier qui veut - et il n'a même pas son rond de serviette à C dans l'Air ou chez Itélé ni même sa propre page Wikipedia; oui, possible, mais il est tout de même journaliste, il écrit et est publié et mézavi qu'il n'est pas le seul à penser comme cela.

Fut un temps où un célèbre gauchiste, furibard parce que l'on avait amputé son intervention d'un petit bout s'adressa à son interlocuteur très à droite en ces termes: " Messieurs les Censeurs, bonsoir ! ". Il quitta le plateau.

Il semblerait qu'aujourd'hui les censeurs ne soient plus de droite et ce petit Picard me semble bien se poser pour les représenter. Un vrai  petit Caron !

Folie passagère 2905.
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