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mardi 28 mars 2017

Ainsi va la vie en Guyane...

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Ce que je redoutais un peu est arrivé: l'UTG a appelé à la grève générale en Guyane. L'UTG, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est la CGT en pire.  Non seulement ce sont des fouteurs de merde patentés (je le sais, je l'ai vécu), non seulement ils savent employer des méthodes franchement condamnables pour obtenir que tout le monde, y compris ceux qui ne le veulent pas, fassent grève (je le sais, je l'ai vécu) mais en plus ils sont indépendantistes. C'est plus ou moins de ses rangs que des gens comme Mam' Taubira et son ex, monsieur Delanon, se firent un nom. Bref, quand l'UTG s'en mêle, on peut être sûr que les choses vont s'envenimer et durer.

Jusque là, le mouvement qui perturbait la Guyane était selon moi légitime: Chômage endémique, pauvreté, misère, absence totale de perspectives d'avenir pour la jeunesse, délinquance en tous genres, inégalités croissantes entre les "riches" et les "pauvres", décalage de niveau de vie entre les fonctionnaires,les expats et la population locale, immigration illégale délirante de par le nombre, insécurité et ... désintérêt total des autorités françaises, de droite comme de gauche, qui ont toujours préféré laisser la gestion (vérolée jusqu'à la garde) de ce territoire aux potentats-gauchistes locaux. A un moment, quand la soupape ne joue plus son rôle, la cocotte explose et c'est exactement ce qui est en train de se passer en ce moment. Quoiqu'en dise la greluche du journal de France 2 aujourd'hui dans son treize heure.

Le truc en plus, depuis hier, c'est l'entrée en scène, avec près de quinze jours de retard sur le mouvement, de l'UTG. Le mouvement va devenir politique avec des revendications qui vont dépasser largement celles défendues par la population locale. On va parler publiquement d'autonomie, de développement "orienté" (comme si les milliards injectés depuis des années ne suffisaient pas), d'augmentation des dotations de l'Etat (ce que celui-ci ne se privera pas de faire, surtout en période électorale), de préférence "régionale" autrement dit de laisser plus de pouvoir aux politiques locaux, etc... Et on parlera tout autant, mais de façon plus discrète, de quotas comme par exemple le nombre d'employés " de couleur" que devront prendre les entrepreneurs locaux ou métropolitains (vécu là aussi) et tant pis si ces "gens de couleurs" n'ont aucune compétence et guère l'envie de bosser... On passera sous le boisseau l'emploi au "black" (oups!) des clandestins auquel ont recours quantité de gens (y compris ceux qui se plaignent de l'immigration illégale; je le sais, je l'ai fait), les  fonctionnaires locaux (syndiqués) qui possèdent une carte d'artisan (vu de mes yeux vus), les élus locaux qui s'en mettent plein les fouilles en réclamant pots-de-vins aux commerçants (au risque de me répéter, vécu çà aussi) et qui se font construire, au frais du contribuable, un ascenseur pour aller du rez-de-chaussée au premier étage de leur maison ou de leurs mairies (vu de mes yeux vus, bis), j'en passe et des pires...

Les médias mettront en avant les "500 frères" et oublieront d'investiguer sur l'influence néfaste de l'UTG. On nous dira que la ministre des outres de mer refuse (à juste titre) d'aller discuter avec des cagoulés et l'on ne nous dira pas que les négociations se font en sous-main avec l'UTG.

Le premier Sinistre, à un mois de quitter son poste, et après voir dit qu'il aimait ce département qu'il connait si bien pour y avoir été deux fois, proposera, on se marre, un plan d'avenir pour la Guyane et qui sait, peut-être ce plan prévoira-t-il la construction d'un nouveau pont qui ne sert à rien, encore un... Voilà qui calmera, peut-être, un temps, celui nécessaire au déroulement de l'élection présidentielle, les esprits et qui permettra assurément de refiler la patate chaude à son successeur; quel qu’il soit. 

En attendant, il enverra enfin deux ou trois ministres, histoire de montrer que Paris est là aux cotés de la population...

Les candidats à la présidentielle nous diront tous (comme l'a fait Micron) qu'ils aiment la Guyane, qu'ils la connaissent et que la situation ne peut plus durer comme ça mais, rassurez-vous, ça continuera comme ça. Pourquoi ? Parce qu'en Guyane, il n'y a pas grand chose, en tout cas rien de suffisamment lucratif et générateur de richesses pérennes pour organiser le développement de "l'île".

Les indépendantistes qui, comme en Corse, sont loin d'être majoritaires, obtiendront ce qu'ils voudront et la population locale, celle qui ne souhaite rien d'autre que de rester française et de vivre décemment, sur les genoux après 3 semaines ou un mois de boxon , retournera chez elle, désabusée, frustrée par un mouvement qui ne lui aura rien apporté... en attendant la prochaine période de "tension".

Quant aux fusées, elle redécolleront et les gens du Cnes iront fêter ça à l'île du Diable, privatisée pour l'occasion...

Ainsi va la vie en Guyane, et ce n'est pas prêt de changer...

Folie passagère 3490
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 24 mars 2017

La Guyane au bord de l'explosion, les milices s'organisent...


Imaginez le département du Var ou celui de la Seine et Marne complètement bouclés par la population, les écoles et les services publics fermés depuis des jours. Imaginez le trafic aérien complètement perturbé, les ronds-points fermés à la circulation, les ports verrouillés, les commerces fermés. Imaginez une réunion avec plein de ministres étrangers au conseil départemental de ces départements et en guest Ségolène Royal, réunion  qu'une trentaine de gars cagoulés, réussissant sans problème à franchir les cordons de sécurité, arrivent à perturber pour dénoncer ceci ou cela. Vous arrivez à imaginer cela ? Non, bien sûr, impossible. Et en admettant que cela soit vrai et qu'un de ces deux départements soit ainsi au bord de la guerre civile, on en parlerait dans les médias, bien évidemment.

Et bien c'est pourtant ce qui se passe en Guyane actuellement et je suis sûr et certain que 9 lecteurs sur dix de ce blog n'en ont pas entendu parler !

Depuis quelques semaines, le département est en pleine effervescence sur fond de revendications sociales et sécuritaires. Complètement paralysé, gangrené par une immigration aussi massive qu'illégale, le département est au bord de l'explosion. Le centre spatial est bloqué et le dernier lancement de la fusée a été repoussé plusieurs fois, l'aéroport et le port sont bloqués.

Une milice, les " 500 frères ", toujours habillés en noir,cagoulés et souvent armés, s'est même organisée et s'est donnée pour mission d’assurer elle-même la sécurité des citoyens dans le département le plus criminogène du pays sans que les autorités officielles ne s'en émeuvent plus que ça. Ce sont eux qui ont pénétré dans le bâtiment du Conseil Territorial ( l'équivalent de nos conseils régionaux) alors que s'y tenait, en présence de la Royal, une réunion internationale avec des ministres et les représentants d'une vingtaine de pays !

Et de tout cela quasiment pas un mot dans nos médias métropolitains qui attendront sans doute qu'il y ait mort d'hommes pour ouvrir un cil.

La Guyane, chère à mon cœur pour y avoir habité un long moment, département français, 260 000 habitants, est depuis des années complètement abandonnée à son sort par les autorités métropolitaines, celles-ci se contentant d'y verser la dotation. Tant que les fusées partent...

Un département français, au bord de l'explosion, et tout le monde s'en fout. Cela fait des semaines que cela dure et il faut attendre hier et aujourd'hui pour qu'on puisse lire quelques lignes sur le sujet dans le Monde ou le Figaro...

Il suffit d'un rien là-bas pour que... la campagne présidentielle morfle encore ! 

Y aurons-nous droit ? Un mort ou deux... et connaissant les Guyanais, ils ne sont pas à ça près et savent, quand ils sont à bout, mettre un boxon comme on n'imagine même pas ici !

Méfi !


Folie passagère 3486
© Caroline Marie / Outre-mer 1ère
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 9 décembre 2015

Christiane Taubira battue !



Le saviez-vous ? 

Mam' Taubira était candidate aux élections régionales en Guyane. Elle figurait en 11ème position sur la liste Gauche/Ecolo/indépendantiste. A une telle position, elle n'avait aucune chance d'être élue, mais tout de même: Une ministre de la République présente sur une liste qui revendique, entre autres choses, l'indépendance d'un département français, fallait oser; ce drame national qu'elle est à elle toute seule a osé !

Sans que quasiment personne, dans les médias ou dans la classe politique, ne s'en émeuve et crie au scandale !

Les résultats du 1er tour ont tout de même été sans pitié pour cette vile sorcière: sa liste n'a recueilli que 7,1% des suffrages, même pas admise au second tour. C'est bien !

Folie passagère 3002.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 2 novembre 2014

Le jour où je fus seul. Enfin seul...

( Carbet sur la Comté )

C'était en 1993, en février. J'avais 30 ans. J'avais décidé de rentrer en métropole; plus de six ans chez les fous, à faire le fou aussi, en Guyane et aux Antilles, il suffisait. J'avais quitté mon boulot et il me restait un bon mois à ne rien faire si ce n'est de profiter jusqu'au bout de cette terre sauvage et d'accomplir un vieux rêve. Quelques années auparavant, en Afrique, j'avais lu un livre qui m'avait fortement impressionné: Waiden ou la vie dans les bois de Henri David Thoreau. Je m'étais promis de l'imiter, à ma façon, dès que l'occasion se présenterait. Il était temps. La forêt guyanaise se prêtait parfaitement à l’expérience. La rivière, La Comté, m'attendait; depuis longtemps, avec les potes, j'y passais de nombreux week-ends sur un carbet en à peu près bon état. A deux heures de route de Cayenne, puis une bonne heure de bateau. A moteur le bateau, faut pas déconner, non plus. La Comté, le week-end, c'est comme un boulevard mais la semaine, il n'y a personne, vraiment personne. 

J'avais donc décidé d'y passer deux semaines. Seul. Nous passâmes le samedi et le dimanche avec les potes, à faire la fête, comme à chaque fois puis ils repartirent, m'abandonnant à mon sort. J"avais des provisions jusqu'au ravitaillement du samedi suivant: de l'eau potable, 20 litres de mémoire, à manger, des allumettes, des cigarettes, un peu d'herbe qui fait rire, un carnet à spirale, un stylo et une bouteille de Johnny Walker. Pas de montre. Pas de livres, pas de musique: on n'est pas seul avec un bouquin, encore moins avec des décibels. 

La première soirée, c'est assez facile. J'aménage mon carbet,  je fais des provisions de bois, installe mon hamac, le vrai hamac brésilien. J'allume le feu, me prépare à manger, je me souviens même de ce premier dîner: une côte de porc au barbecue et deux trois patates en papillote, naturellement carbonisées. Un verre de Johnny pour l'apéritif. Et puis voilà. T'as tout fait, tu n'as plus rien à faire. Et là, tu commences à tourner en rond en attendant que le sommeil te saisisse. Cigarette au bord de la rivière, un bain de minuit dans la rivière, une cigarette à nouveau et peu à peu le calme qui s'installe et la forêt qui se réveille au même moment que les premiers singes hurleurs. Les singes hurleurs, les entendre, la nuit, c'est flippant. Sont-il près ? Loin ? Je n'en vis aucun mais je les savais là, je les entendais ou croyais les entendre. La forêt s'anime, elle bruisse de sons étranges qu'il est impossible d'identifier: feuilles qui se mêlent, arbres qui grincent, animaux qui se promènent ? La rivière aussi fait ses bruits: clapotis, vaguelettes et poissons qui sautent. Les moustiques... Pour ceux-là, la recette est assez simple: se couvrir tout le corps et ne pas hésiter à faire de la fumée; passée l'heure, passée la fête, eux-aussi vont se coucher. Comme moi. La nuit tombe tôt en Guyane, vers 19 heures de mémoire. A quelle heure me suis-je couché ce premier soir ? Aucune idée.  Duvet et hamac, trouver le sommeil avec ce bruit... avec tout de même les chocottes, cette première nuit. Difficile mais pas impossible, il suffit d'attendre et de s'interroger sur quoi demain sera fait. 

Réveil au petit matin, les singes hurleurs se sont tus. Il fait frais mais pas froid, il ne fait jamais froid en Guyane. On dit la tête dans le cul quand on se lève dans le cirage, j'ai peu dormi finalement et soyons honnête, je n'étais pas tranquille. Je me secoue, rallume le feu, me fait chauffer de l'eau. Café. Puis plonger nu dans la rivière, tête la première. Ça ravigote, fouette le sang et j'en profite pour me savonner et me laver les dents. La toilette, quoi, presque comme à la maison si ce n'est ce moment pénible où tu t'aperçois que tu as pensé à tout sauf à prendre une serviette de toilette. Alors, il ne reste plus qu'à attendre, sécher dans le petit vent du matin. Café. Et là, je réalise que toute cette activité, au réveil, a du me prendre, trente minutes, quarante, peut-être; reste plus qu'à savoir comment meubler la journée... 

Aller en forêt, c'est comme ça que l'on dit là-bas, on ne s'y promène pas, on y va et on fait gaffe où on met les pieds. On regarde autour de soi, on regarde les arbres, parce qu'on a tous vu des films où les gars, dans la forêt, ils se font attaquer par des bestioles. Et il y a des bestioles: des serpents, des singes, des tapirs, des opossums, des grisons, des tatous, des grenouilles des araignées, des moustiques, des aras, des oiseaux, plein de trucs en fait. On dit même qu'il y aurait encore quelques lynx. En quinze jours, je ne verrai que des oiseaux, un tatou et un serpent. 

Comment meubler ces quelques journées de silence ? Non, pas de silence; de bruit, de bruits de la forêt et de la rivière, comment les meubler ? On apprend vite sans même s'en rendre compte, sans pudeur, sans retenue. On s'aime parce qu'on ne peut rester seul sans aimer. On se parle à soi-même: Je parle à voix haute, je parle aux arbres, à la rivière, aux autres. Je chante. J'écris sur ce carnet à spirale et je crie parce que c'est bon de pouvoir crier sans gêner personne. Je tente avec une branche, un fil et un hameçon bricolé de pêcher, peine perdue, je n'aime pas la pêche. Je me lave, je me rase une fois ou deux; à l'eau froide. Je réfléchis. Je pense aux trente premières années et aux trente à venir, aux amis, aux amants, à la famille, aux cons. Je prie parce que l'on n'a pas besoin de croire en Dieu pour prier. J'ai même pleuré à un moment; il avait plu ce jour-là, me semble-t-il. Je fais de l’exercice, des pompes, des tractions, je nage. Je me souviens même de m'être fait beau, un soir, rien que pour moi. Je mange. Je bois. Je fume cette herbe que je ne fumerais plus, seul, ça fout trop les jetons. J'attends que le temps passe et p'tain qu'il passe lentement lorsque l'on est seul. Je me blesse au pied sur un rocher et je m'imagine mourir parce qu'on aime bien se faire des films. Et j'écris. 

La semaine s'écoulera, puis la suivante, séparée l'une de l'autre par le ravitaillement, en dehors de quoi personne, si ce n'est cette pirogue qui passa, me salua et continua sa route.. Puis cet isolement volontaire, souhaité, rêvé, prendra fin car tous les excellents moments ont forcément une fin. Pour un nouveau départ. Pour rien au monde je ne voudrais revivre ces quelques jours pour la simple raison que ce qui est extraordinaire ne se rejoue pas. 

En faisant du rangement cet après-midi, j'ai ressorti ce vieux carnet à spirale. Les pages, pour certaines, sont jaunies. L'encre, par endroit, s'est absentée. Les spirales sont un peu rouillées. Ce vieux carnet a plus de vingt cinq ans. Il commence en 1988, j'étais en Guadeloupe, il s'arrête en février 1993. 

Folie passagère 2519.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 16 juillet 2014

L'hallucinante condamnation de Anne-Sophie Leclere !


Bien sûr que j'allais vous parler de cela ce matin ! Comment ne pas en parler ?

Anne-Sophie Leclere, ex-candidate FN dans les Ardennes, a été condamnée à 9 mois de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité et 50 000 euros d'amende pour avoir osé comparer Christiane Taubira à une guenon ! Lorsque l'info est tombée hier soir, je n'en croyais pas mes oreilles ! 9 mois fermes, 5 ans inéligibilité et 50 000 euros d'amende !  Du grand délire !

A l'époque où cette affaire avait défrayée la chronique, Dame Taubira, du haut de sa splendeur ministérielle, avait balayé la chose d'un revers de la main en déclarant qu'elle ne porterait pas plainte. Elle est, en majesté, vous l'aurez compris, au-dessus de ce genre de bassesses. My ass !

Curieusement les officines parisiennes en charge habituellement de l'anti-wouacisme républicain et citoyen ne portèrent pas plainte. Il fallu attendre qu'un obscur parti indépendantiste guyanais le fasse. Plainte fut donc déposée au tribunal de Cayenne par le parti Walwari. Il faut avoir vécu en Guyane, ce qui est mon cas, pour savoir ce qu'est l'indépendantisme antillo-guyanais, les capacités de nuisances d'i-celui et savoir à quoi s'expose un métropolitain que ne saurait pas garder sa langue dans sa poche.

Autant dire qu'avant même que Anne-Sophie Leclere ne passe la porte du tribunal, son cas serait sévèrement, très sévèrement, étudié. De près. De très près. On peut imaginer la difficulté qu'elle aura eu pour trouver localement un avocat suffisamment courageux pour la défendre. On peut même supposer que les indépendantistes étaient mobilisés, sans doute présents en nombre au tribunal, prêts (et l'ayant fait savoir) à descendre dans la rue si la sentence avait été plus clémente. Je sais de quoi, je parle. J'ai pu juger en mon temps de quoi étaient capables ces indépendantistes, toujours prêts à en découdre avec la République (et les métropolitains installés localement) sans jamais refuser toutefois les aides, subventions, allocations et autres RSA venant de la métropole.

Le parquet avait requis 4 mois fermes et 5 000 euros d'amende, c'était déjà ahurissant pour un tel fait somme toute aussi stupide que quasi banal de nos jours; quel personnage politique n'a pas été caricaturé, raillé, moqué ou, par exemple, grimé en Hitler comme le fut Sarkozy par les Jeunes Socialistes ou bien encore traitée de "truie dont il fallait briser les os" comme le fut Marine Le Pen par un élu du Front de Gauche ... Le tribunal en a décidé autrement et de quelle manière ! Hallucinant, une condamnation digne des régimes politiques les plus répressifs.

Mais comment s'en étonner ? Je vous disais plus haut que Dame Taubira n'avait alors pas porté plainte. C'est vrai. Elle préféra déléguer la besogne au Parti Walwari, parti qu'elle a elle-même fondé avec son ex-mari Roland Delannon, parti dont une fille Delannon est membre du comité exécutif ! Personne n'y verra l'ombre d'un quelconque conflit d’intérêt... Dame Taubira est coutumière de ce genre de pratiques, ne fit-elle pas de même avec Anticor dont elle fut administratrice, cette association qui porta plainte contre Sarkozy dans l'affaire des sondages de l'Elysée...

Globalement, la gauche se satisfait du jugement rendu à l'encontre de Anne-Sophie Leclere, le contraire eut été étonnant. Plus stupéfiant fut d'entendre Eric Ciotti de l'UMP trouver cela tout à fait normal, il est vrai que de nos jours, il faut en avoir pour oser critiquer une décision de justice...

On nous demande de respecter la Justice et ses juges, on nous dit que la justice est la même pour tous, qu'elle est indépendante, qu'elle n'est pas partisane... On voudrait bien mais on n'y croit pas, on n'y croit plus et ce n'est pas ce jugement qui pourra nous faire changer d'avis !

Anne-Sophie Leclere a donc été condamné à 9 mois de prison ferme, 5 ans d’inéligibilité et 50 000 euros de dommages et intérêts à verser, solidairement avec le FN, au parti Walwari. Le FN qui avait exclu Anne-Sophie Leclere en décembre dernier est quant à lui condamné, on se demande bien pourquoi, à 30 000 euros d'amende. Hallucinant !

Les condamnés feront appel. Affaire à suivre donc.

Folie passagère 2378.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 14 juillet 2012

Tu fais chier Jacques, tu vas me manquer Jacquouille...

Je ne pensais pas avoir le temps de venir par ici ce week-end. Surchargé. Et puis le truc m'est arrivé en pleine tronche, ce soir, vers 19h30. Rien ne se fait impunément: Une soirée totalement délire hier et le retour de bâton aujourd'hui; Jacques est parti. Mon ami Jacques s'en est allé soudainement à 65 ans. Aussi soudainement qu'il était entré dans ma vie en 1988. En Guyane. C'est internet qui m'a prévenu...

( Sur le Newport Clipper en 1988 )
J'ai rencontré Jacques en 1988, à Kourou, il était alors barman en chef sur un bateau de croisière, le Newport Clipper. Un barman fou, un barman à cocktail... cocktails en tous genres, classiques ou inavouables. Depuis ce jour-là, kilomètres ou pas, de près ou de loin, on ne s'est jamais quittés.  Plus tard, tu fus LE barman du Métro, LE bar de Cayenne: le TG²V, Téquila, Gin, Get, Vodka, j'te jette tout ça dans le même verre... Secouez-moi, secouons-nous.

Il y avait du Tati dans ce Jacques: de la folie, de la gentillesse, de la déjante, du loufoque, du très grand. On a, à cette époque, souvent pris le train ensemble, des rails et des rails. On a fait des fêtes à se mettre la tête à l'envers. Tu te souviens, mon pote, de ces petits pains en forme de bites que tu avais fait confectionner pour ce dîner d'anthologie, route des Plages. Tu te souviens, de là où tu es, de la Belle Époque, soirs de concert au Polygone: Goldman, Nougaro. P'tain de Nougaro, il l'avait mis à sac le resto, on s'était joint à lui. Jacques, un beau jour, avait décidé de " construire " sur la route de camp Caïman, une petite bicoque sympa, un carbet au bout de la piste en latérite. Elle est goudronnée maintenant. Tu t'étais fait rouler par les proprios parce que t'étais trop couillon pour faire confiance autrement qu'en se tapant la pogne, comme les maquignons. Alors, t'étais rentré sur Cayenne, reprendre le boulot et finir de dilapider ton héritage, ses merveilleux diamants.

On est parti au Vénezuela avec Jacques, mon, pardon, notre Jacquouille, c'est comme cela que quasiment tout le monde le surnommait; quelles vacances, quelle folie, quelle démesure. Buick et palace. Avec la Jacqueline et l'autre, ce fou furieux de chercheur d'or, Benoit ou Bruno, je ne sais plus.

Et la vie a suivi son cours, avec des hauts et des bas. Comme moi, t'es rentré en métropole.  On a laissé la forêt, la rivière, la Guyane, on lui a tourné le dos sans jamais l'oublier. Et on a continué à refaire le monde. Tu t'es retrouvé à Accous, moi à Paris.  Comment s'appelait-il ce bar  de la rue Saint-Denis où tout le monde te connaissait ?  Le N° 1, le Club ?  Ces soirées foldingues; celle à tout casser avec un  mec et sa gonzesse, peu trop connus du grand public en ce temps-là, David et Cathy Guetta... Et puis pour toi les Pyrénées, le fin fond des Pyrénées, avec ta douzaine de chats, tes fleurs, tes plantes et tes petits larcins en proche Espagne pour arrondir tes fins de mois; et moi qui continuait de voyager.

( Accous, 2006 ou 2007 )
Par deux ou trois fois, je suis venu te voir là-bas. Ce furent toujours de bons moments, de grands et de précieux moments. Et par téléphone, par emails, par facebook interposés, on a toujours gardé le lien.  Je te rappelle, mon Jacquouille, que je devais aller te voir à Toulouse puis à Accous, cet été, ce putain d'été pluvieux hollandais; on en avait parlé, il y a à peine 3 semaines. Sauf que, Jacques, t'es un putain d'enculé de ta race, t'es parti sans prévenir. En lousdé. Sans rien dire. C'est pas réglo, ça. C'est peut-être bien la seule fois en 24 ans où je t'en veux. Tu fais chier Jacquouille, c'est pas un âge pour partir. Sans crier garde ou au secours.

Tu vas me manquer Jacquouille. Vraiment.

Folie passagère 1258.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.