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lundi 12 mai 2014

Licenciements chez Bouygues: Montebourg était-il informé ?


Toute personne ayant ne serait-ce que de vagues connaissances en économie d'entreprise sait qu'un plan de licenciement de 1 500 à 2 000 personnes ne se décide pas du jour au lendemain.

On se souvient avec quelle hargne et quelle férocité, teintées d’interventionnisme déplacé et de stupidité, Arnaud Montebourg défendit Bouygues dans la tentative de celui-ci de racheter pour plusieurs milliards d'euros, une dizaine, SFR. On sait ce qu'il advint, c'est Numéricable qui l'emporta.

Aujourd'hui, on apprend que Bouygues Télécom s'apprête à licencier près de  2 000 personnes soit 23% de ses effectifs. Selon la direction de Bouygues, ce plan serait "la conséquence de l'échec des négociations pour le rachat de SFR". On apprend aussi que le chiffre d'affaires de Bouygues Télécom aurait chuté de 26% et ses coûts augmenté de 10% en deux ans.

A aucun moment lors de ses diatribes anti-Numéricable et pro-Bouygues, Montebourg ne fit état de ces difficultés et de ce plan de licenciement. Mieux, ou pire, Montebourg présentait le rachat éventuel de SFR par Numéricable comme une menace sérieuse pour le maintien de l'emploi chez SFR.

On peut donc se poser les questions suivantes: Montebourg qui ne ménagea pas ses efforts pour défendre Bouygues (groupe honni par la gauche sous Sarkozy) était-il au courant de ce plan de licenciements à venir. Etait-il informé des difficultés économiques de Bouygues Télécom ?

Dans l'affirmative, pourquoi n'a-t-il rien dit ?
Dans le cas contraire, comment faire encore confiance à un ministre qui défend des dossiers qu'il ne connait pas ?

Folie passagère 2276.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 14 mars 2014

Tiens, Montebourg a encore perdu l'occasion de se taire !


Il y a peu, Président, aux USA ou de retour chez nous, vantait les mérites de la France auprès des investisseurs étrangers: Viendez, les gars, vous pouvez avoir confiance ! C'est vrai qu'après une chute de 77% de ceux-ci en 2013, il était de temps de siffler la fin de la récré et d'ouvrir grand la porte aux étrangers (enfin, quand j'écris aux étrangers, vous m'aurez compris, ceux qui ont du pognon à investir).

Et bien, il y en a un d'investisseur étranger, déjà présent en France, petitement pour le moment, qui a décidé d'écouter Président et de mettre le paquet: Près de 11,75 milliards d'euros ! Tout de même ! Ce fada, c'est Numéricable. Avec ses 11 % de part  de marché, il tutoie Free et Bouygues dans la téléphonie mobile, loin derrière Orange (36%) et SFR (28%).

Vivendi décide de vendre SFR. Bouygues se voit déjà racheter la boutique surtout qu'il bénéficie du soutien franc et vociférant de l'inénarrable Montebourg; le reste du gouvernement restant prudemment sur la réserve.

Petit flashback: Il ya quelque années, 3 ou 4, tout le monde, y compris politique, saluait l'ouverture à la concurrence d'une nouvelle fréquence de téléphonie mobile. Ouverture qui permit au passage à l'Etat d'empocher 500 millions d'euros. Ce serait bon pour le consommateur. Vint Free et l'on vit ce que l'on vit, une chute des prix pour le plus grand bénéfice des consommateurs. Montebourg était heureux.

Et puis, allez savoir pourquoi, le même Montebourg tourne casaque début mars et décrète que 3 opérateurs, c'est mieux que 4 ! «Si on revient à trois, on est plus fort que si on subsiste à quatre», qu'il déclare le poulet de Bresse. Si souvent femme varie, dit-on, il semblerait que cela soit aussi le cas pour les ministres...  Montebourg apporte son soutien à Bouygues (le groupe que toute la Socialie vomissait du temps de Sarkozy alors que c'est ce dernier qui décida de l'ouverture du marché à la concurrence par la vente d'une quatrième licence) et tout le monde pensait que SFR resterait quasi 100% français. N'oublions pas que tous ces groupes de téléphonie sont très largement à capitaux prives.

Et patatras, Vivendi, maître chez lui, décide de vendre SFR à... Numéricable. Alors là, voyez-vous, Montebourg, il n'est pas content du tout, du tout. Il n'a absolument aucun droit de regard sur toutes ces boîtes mais il n'est pas content qu'une boîte à capitaux luxembourgeois, britanniques et américains dame le pion à son chouchou d'hier, son vomissoir d'avant hier. Alors, il va aller jusqu'à menacer de contrôle fiscal Numéricable. C'est-y pas beau ? Depuis quand un ministricule peut-il décider d'un contrôle fiscal sur une entreprise ? L'administration fiscale ne serait-elle donc pas indépendante en Socialie ?

Il faut dire que Montebourg n'a pas apprécié que les spécialistes de chez Vivendi décident d'eux-mêmes que l'offre la plus pertinente, pour eux, était celle de Numéricable et pas celle de Bouygues: offre la plus élevée, la plus rapide à finaliser et jugée comme étant la plus fiable pour le financement.

Vivendi vendra donc SFR à Numéricable  et Montebourg aura encore perdu l'occasion de se taire.

Le plus drôle dans cette histoire ? Et bien une fois ce rachat fait... il y aura toujours 4 opérateurs ! Orange, SFR-Numéricable, Bouygues et Free.

Quand est-ce que les politocards comprendront-ils que la vie des entreprises est une chose bien trop sérieuse pour qu'ils s'en mêlent ? Quelle légitimité Montebourg a-t-il, lui qui n'a jamais bossé en entreprise, pour juger du bien fondé d'une décision prise par deux groupes privés ? 

Aucune.

Folie passagère 2182.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.