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lundi 16 octobre 2017

Interview d'Emmanuel Macron: un exercice de com' raté !

(Montage Stéphane Jourdain)

Et bien oui, j'ai écouté Macron hier soir. Comme plus de 9 millions de téléspectateurs. Il a commencé à causer pendant que je finissais l'apéro et il s'est enfin tu lorsque je fus rendu au dessert ! Plus d'une heure qu'il a causé le bonhomme.

Bon, il a choisi un dimanche soir ce qui n'est pas très sympa parce que le dimanche soir, on est crevé du week-end, on a le bourdon de veille de reprise, on doit vérifier que les gosses ont fait leurs devoirs et préparé leurs affaires, on pense à la semaine à venir et au taf qui nous attend, etc... Bref, le dimanche soir, on a d'autres chats à fouetter que d'écouter sa majesté jupitérienne parler. Il eut fait ça un autre jour, il aurait fait plus d'audience, c'est certain, tiens comme Sarko ce jeudi 20 septembre 2007, 5 mois après son élection, il avait fait 14,7 millions lui !

Une heure donc pour nous dire quoi ? Et bien rien, absolument rien que nous ne sachions déjà ! Et c'est là qu'on s'aperçoit que le bonhomme est très fort: Nous vendre du rien comme un événement. Parce que fallait les voir et les écouter les TF1, France2, BFM, CNews et autres médias nous pré-vendre "cette première interview du chef de l'Etat depuis son élection", ça n'a pas arrêté depuis que fut annoncé le show, ils n'ont pas arrêté de parler de lui: une occasion de faire un bilan, aller à la rencontre des Français directement chez eux, renouer avec les journalistes, blablabla...

Puis le show de ce dimanche avec 3 journalistes bien connus pour leur impertinence inexistante !

Puis re-belote, les debriefs, les premières réactions des journaleux, des commentateurs, des spécialistes et autres experts puis celles des politiciens de tous bords. Un grand classique donc mais qui aura permis au Macron de monopoliser sur deux, trois jours un temps d'antenne incroyable. Du classique, pas con.

Pas con sauf que... Sauf que il ne nous a rien dit de nouveau, n'a quasiment pas abordé les sujets qui fâchent comme l’immigration, le terrorisme, l'Islam, l'insécurité... Ce n'était peut-être pas les  sujets du jour mais ils font partie de ceux qui préoccupent les Français sans doute bien plus que la problématique du harcèlement ou que l'égalité hommes/femmes.

Sauf que il n'a pas su se défaire de son ton et de sa posture arrogante. Sauf qu'ils nous a encore saoulé avec ses " toutes celles zé tous ceux", ses "chacune et chacun" et son désormais insupportable "Les Françaises zé les Français". Sauf qu'il a encore été chercher des mots désuets ou inusités ( croquignolesque, truchement, ...) dont la portée échappe au lambda et qui viennent se heurter avec d'autres mots clivant ou brusques (bordel, humilier, je n'ai insulté personne,...). Sauf qu'il avait encore choisi un décor sans doute à la hauteur de ses ambitions et de ses connaissances artistiques mais en total décalage avec l'humilité et la simplicité qu'attendent les Français par ces temps difficiles.

Ça fait tout de même beaucoup de sauf que tout de même, non ? Et le résultat ne s'est pas fait attendre: 61% des Français ne l'ont pas trouvé convaincant pour Harris Interactiv, 71% pour LCI ! Même François Hollande, c'est dire, avait fait mieux lors de son interview de rentrée en 2012 !

Alors certes, les journaleux ne pourront plus dire que le Président les snobe, par contre les Français... Qu'auront-ils vu ? Aucune sobriété. Un président sous les dorures, un président précieux, un président hors-sol, bien loin des réalités et du quotidiens de ses concitoyens, rien dans le décor qui puisse le rapprocher un tant soit peu du peuple; bref, un président clivant: il y a lui (La France d'en haut) et nous, la France périphérique.

En clair, un exercice de communication raté quoiqu'en dise Christophe Barbier et Ruth Elkrief.

Et pendant ce temps-là, en Autriche, la (vraie) droite et l'extrême droite donnaient 57% des suffrages au jeune  Sebastian Kurz; il y aurait donc, ailleurs qu'en France, des gens moins manipulables et moins influençables que chez nous... Elle était là la nouveauté d'hier, pas avec Macron.

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 21 mars 2017

Le grand débat: Tous derrière et lui devant. Qui lui ?

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Joli coup pour TF1, le grand débat d'hier soir a été pour moi une réelle surprise: Je ne me suis pas endormi. Je me disais qu'à 5, il leur serait difficile de débattre et bien non, cela s'est plutôt bien passé et chaque candidat a pu s'exprimer et exposer les points clés de son programme. Avec, en cumulé, un peu moins de 30 minutes de prise de parole par tête de pipe, la performance est à saluer. A défaut de m'éclairer sur leur programme que je connaissais déjà dans les grandes lignes pour certains, dans le détail pour d'autres, ce débat a eu le mérite de, et d'une, me rafraîchir la mémoire, et de deux, d'avoir en direct une synthèse de chaque programme.

Ceci étant dit, j'ai abordé ce débat avec une idée bien précise: voir lequel de ces 5 participants avait la stature présidentielle, lequel avait la carrure, la prestance, la crédibilité et la sincérité suffisantes pour endosser l'habit et pour sortir le pays de la merde dans laquelle il se trouve.

Mélenchon que tout le monde trouve superbe, tribun, intelligent et cultivé m'a profondément agacé, une imposture à lui tout seul. Agressif, rictus colériques, les yeux injectés de sang et des idées d'un autre âge. L'utopiste parfait: il sait faire rêver les gens, il sait motiver ses troupes mais à part ça?  " Se passer du gaz et du pétrole pour vaincre le terrorisme ", non mais allo quoi ! Qui peut croire à sa recherche " d'une humanité universelle " ? Qui de réaliste peut croire qu'en 2025, soit dans à peine 9 ans, on pourra sortir totalement du nucléaire ? Qui peut sincèrement croire que cet adorateur de Chavez (on voit où en est le Vénézuela aujourd'hui) est capable de redresser le pays et de rassembler une population au bord de la crise de nerfs ? Une sixième république pour quoi faire alors que la Vème a tous les moyens pour bien fonctionner pour peu que l'on respecte ses lois et sa constitution ? Mélenchon, out !

Benoît Hamon ? Avec lui, comme d'ailleurs avec Mélenchon, c'est " on rase gratis", c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie ! Vous le voyez sérieusement défendre nos intérêts face à Poutine ? Vous le voyez négocier avec Thérésa May ou Trump ? Vous l'avez vu après 3h30 de débat, lessivé, liquidé, rincé? Vous le voyez descendre les Champs-Elysées sur un command-car escorté par la Garde Républicaine ? Vous voulez de la légalisation du cannabis et de l'euthanasie pour tous ? Hamon, pas taillé pour l'aventure. Une évidence.

Ces deux candidats feront chacun +/- 14% au premier tour et ça voudrait emmener avec eux 66 millions de Français, allons, allons, un peu de sérieux, tout de même.

Marine Le Pen ? Quelques soient ses qualités et quoi qu'on pense de son programme, suicidaire selon moi pour le pays, elle n'a aucune chance de gagner cette élection. Elle le sait. Elle a beau avoir un socle solide d'électeurs, comme se plaisent à le dire les experts, de 30%, on est loin des 50,01% nécessaires pour l'emporter, loin des 53 ou 55 % indispensables pour être " légitime ". Le plafond de verre ne sautera pas, pas ce coup-ci. Elle a un discours clair sur l'immigration, nous dit-on. Peut-être mais qui peut croire un instant qu'elle parviendra, par exemple, à installer une " immigration zéro " quand chaque année, depuis plus de vingt ans, 50 000 travailleurs saisonniers équatoriens (pas des Maliens ou des Maghrebins) viennent en France faire le boulot que personne ne veut faire ? Quant à son discours sur la sortie de l'euro et ses élans anti-Bruxelles, c'est démagogie, irréalisme et populisme au mauvais sens du terme et ce à tous les étages. Elle sera probablement au second tour et fera au mieux 45% face à Micron et Fillon grâce aux sarkozystes désenchantés ou aux défenseurs du renversement de tables.

Mélenchon, Hamon, Le Pen... Comment imaginer qu'un de ces trois-là puisse rassembler une majorité suffisante à l'Assemblée. La France n'a pas, en plus, besoin d'une nouvelle crise politique majeure. Hamon, Mélenchon, Le Pen: Du balai !

Reste donc Fillon et Micron.

Micron ? Qui peut croire qu'un gamin en politique, jamais élu, jamais confronté à la vraie vie, puisse à 39 ans devenir Président de la République ? Apparemment, ils sont nombreux. Moi pas, l'amateurisme et l'inexpérience, on a déjà donné depuis 2012. On le dit charismatique, moi pas. La seule question qui vaille est: A-t-on besoin pour diriger le pays d'un jeune homme dont le seul titre de gloire sera d'avoir été l'initiateur de la politique économique désastreuse menée par les socialistes. Il dit ne pas être socialiste mais a dégagé engrangé le soutiens de plus de 450 élus socialistes dont 50 parlementaires et de 2 ministres de Hollande. Candidat de la finance, candidat du mondialisme, candidat Bildelberg, candidat d'une Socialie qui ne tardera pas, s'il est élu, de se reconstituer aussitôt à ses côtés. Non merci. Et contrairement à ce que tous les sondages annoncent, je ne le vois pas faire plus de 20 à 22%. Une heure avant la fin du débat, je disais que j'étais prêt à parier que c'est le candidat qui serait jugé le plus convaincant par BFMacron. Gagné. Perso, je ne l ai pas trouvé convaincant.

Fillon ? Il a eu un peu de mal à rentrer dans le débat, mais a été très bon sur la deuxième partie. Certes un brin plombé par des affaires opportunément sorties des tiroirs mais jusqu'à preuve du contraire innocent de tout ce dont on l'accuse. Il a l'expérience et la stature. Je n'imagine pas avoir, un jour, s'il était élu, honte de lui et de mon pays. Sa force, comme son handicap, c'est son programme: Le programme idéal pour redresser le pays, le programme parfait pour s'attirer les foudres de toutes les oppositions gauchistes. Nettement moins européen qu'on voudrait nous le faire croire, il me semble avoir les épaules suffisamment solides pour défendre nos intérêts. Attaché, comme moi à la cinquième République, nullement dépassée, ayant pour référence Seguin ou de Gaulle, il est le plus proche de mes valeurs. Fillon Président ! Tous derrière et lui devant.

Un bon débat, donc, même si certains sujets n'ont pas pu, hélas, être suffisamment développés: l'Europe, l’international et, paradoxalement, la lutte contre chômage.

Un bon débat qui n'aurait pas pu l'être avec 11 participants. 11 candidats dont on sait que seuls les trois derniers évoqués auront accès au second tour.

Pour le second tour, il y a un match qui m'aurait vraiment bien plu: C'est celui opposant Fillon à Macron. Hélas, Ipsos, Elabe, CSA, Elkrief et Laurent Neumann, BFM, RMC, France Télévisions, Libération, Le Monde,en ont décidé autrement.

Folie passagère 3483.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 25 novembre 2016

Occupation d'antennes... régalienne


Vous avez peut-être été étonné de voir sur vos écrans, sur LCI, sur BFM et sur France Info (ne manquait plus qu' Itélé, mais ils sont encore en grève ), pendant plus de trente minutes, sur fond bleu, drapeaux national et européen l'entourant, le procureur Molins, devant un parterre de journalistes dûment convoqués, nous compter par le menu comment les services de police ont déjoué une tentative imminente d'attentat. Trente minutes d'antenne, sur trois chaînes, pour un non événement (puisque l'attentat n'a pas eu lieu), c'est du quasi jamais vu. Trente minutes pendant lesquelles M. Molins nous aura tout dit de cette bande d'affreux islamo-terroristes bien de chez nous mais avec des prénoms de là-bas, de leurs habitudes, de leur façon d'échanger, d'un éventuel commanditaire irako-syrien, du décompte des armes et munitions saisies... jusqu'à ces trois (3) malheureuses cartouches de P.38. Tout, tout, tout, nous saurons tout de ce qui ne s'est pas passé.

Quelle devoir de transparence ! Trente minutes d'antenne, tout de même, cela ne vous a pas étonné ? Moi si. Jusqu'à ce que j'entende ce qui nous sert de Président se fendre fort opportunément d'une déclaration, elle aussi télévisée: " Nous avons évité une attaque de grande envergure ".

" Nous ", tout était plus clair.

Et puis pendant trente minutes, sans compter les rediffusion multiples d'extraits des dites conférence et déclaration (sur toutes les chaînes), on n'aura pas entendu parler de la Primaire de la droite et du centre, de Macron et de tout ce qui, actuellement, fâche Président.

Voilà, c'est tout pour le moment, en Socialie ! Dormez tranquilles, tout va bien !

Folie passagère 3369
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 4 novembre 2016

Primaire, deuxième débat: Réunion de famille placée sous le signe de la gentillesse.


Naturellement, j'ai regardé le deuxième débat pour cette fichue primaire de la droite et du centre. Faut dire que BFM avait mis le paquet pour qu'on s'y intéressa en nous rabâchant depuis des jours et à grands renforts de messages publicitaires: le deuxième débat, c'est chez nous qu'il sera. sauf que je n'aime pas qu'on me bourre le crâne, alors ce deuxième débat, c'est sur Itélé que je l'ai regardé. Et oui, z'ont beau être en grève depuis plus de 18 jours les p'tits gars d'Itélé, hier soir, z'ont bien voulu bosser et laisser de côté leur bronca anti-Morandini. Lé débat, donc sur Itélé, ce que BFM avait omis de dire... Enfin, bref, j'ai regardé Laurence Ferrari qui s'était pour l'occasion refait faire la coupe de cheveux, Michael Darmon qu'avait oublié sa kippa ( je ne sais pas pourquoi mais on a toujours l'impression qu'il a oublié sa kippa, ça doit être sa coupe de cheveux, sans doute ) et écouté nos 7 prétendants à l'investiture.

Bon, ils ont parlé de migrants, des accords obsolètes du Touquet qui sont en fait ceux de Canterburry qu'il faudrait renégocier, d'un gouvernement paritaire que tout le monde s'accorde à vouloir mettre en place... une fois élu, de sécurité, de terrorisme, de police, de légitime défense, d'augmenter les effectifs de police que l'ancienne équipe, dont ils faisaient quasiment tous partie, avait, parait-il, réduit drastiquement, sauf Fillon qui lui propose de ne pas les augmenter mais de recentrer la police sur ses fondamentaux et de recourir à des services privés extérieurs pour les taches administratives. Ils ont aussi évoqué le cas Baroin, oups, pardon, le cas Bayrou qui dérange: Juppé aurait-il passé un deal avec lui ? Salaud de Bayrou qui a voté Hollande ! Girouette, un coup au centre, un coup à gauche. Bref, Baroin, oups, Bayrou, à part Juppé, pas grand monde pour accepter le Palois dans la course. Vous me direz, après tout, c'est quoi Bayrou ? Rien,1 député, deux sénateurs, that's all folks ! Mais les médias l'aiment bien, normal, il fait braire Sarko. Ils ont aussi évoqué le cas de ce pauvre Lagarde de l'UDI qui se voit devenir ministre. De la petite cuisine électorale qui horripile les Français.

Quoi d'autre ? Un Juppé en retrait, stressé ou cherchant à prendre de la hauteur face à ses petits camarades de jeu ? Une NKM insupportable, un Copé agressif et bafouillant, tous les deux s'imaginant un destin national; renvoyons l'un à sa moutarde et l'autre à ses SDF. Un Poisson nageant dans les eaux troubles du FN et de Civitas, mais après tout, la gauche s'accoquine bien avec son extrême sans que cela ne fasse de bulles, pourquoi Poisson ne pourrait-il pas dire tout haut ce que souhaiterait Sarko, à savoir prendre dans son filet une partie des électeurs du FN. Perso, je n'y vois aucun inconvénient. Un Bruno Le Maire toujours aussi technocratique qui a du mal à convaincre, même avec une cravate; le voici de troisième homme, rétrogradé quatrième. Un Fillon qui a su se démarquer des autres avec des propositions séduisantes. Et un Sarkozy, glissant en douce qu'il ne se représenterait pas en 2022, plus punchy que lors du premier débat, plus souriant, plus convaincant, semble-t-il. Faut dire qu' à force de lui taper dessus, les autres candidats lui rendent finalement service, le public n'aime pas  qu'on tire sans cesse sur la même ambulance.

Quoi d'autre ? Et bien pas grand chose, comment débattre de sujets d'importance à 7 sur un plateau télé, en 17 minutes, en étant interrompu en permanence par les uns et les journalopes de service ? Mission impossible ! Vivement le débat d'entre-deux tours, une fois que les ralliements auront été faits et les trahisons consommées...

Quant au sondage de fin d'émission réalisé auprès d'un échantillon de 900 téléspectateurs " représentatifs " de la population... des téléspectateurs, une surprise tout de même, sans doute la seule de la soirée: pour les sympathisants de la droite ( et non Les Républicains ) et du centre, le plus convaincant fut Nicolas Sarkozy ! Juppé, t'es foutu ! (smiley ).

Que retiendra-t-on de ce débat ? Pas grand chose que l'on ne sache déjà des propositions des différents candidats. Qu'il faudra sans doute attendre le prochain pour que l'on nous parle un tantinet plus sérieusement d'Europe et de souveraineté... et que globalement, hier soir, les candidats auront été en phase avec les conneries moderneuses: Journée de la gentillesse obligeant, ils furent tous globalement très gentils.

Succès d'audience: Indubitablement, le pouvoir d'attraction de TF1 est incroyable. Premier débat sur TF1: 5,6 millions de téléspectateurs, il est vrai que c'était le premier débat. Hier soir, seulement 2,9 millions de personnes pour regarder sur BFM et Itélé le débat, et pourtant les autres chaînes, j'ai vérifié, n'avaient pas sorti la grosse artillerie pour attirer les foules. Alors lassitude et ennui, sans doute un peu mais assurément, l'info, qu'on le veuille ou non, c'est sur TF1 que les " gens " vont la chercher. Hélas.

Prochain débat: le 17 novembre sur les très " chères " chaînes du groupe France Télévision. Entre temps, les USA auront élu un nouveau Président(e)...

Folie passagère 3343.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 13 février 2016

Remaniement: La véritable interview de François Hollande !

Jeudi soir, à peine deux heures après avoir bouclé le remaniement gouvernemental, simultanément sur France 1 et TF2, Président s'est invité pour répondre aux questions des deux journalistes les plus percutants et les plus impertinents de leur génération. En fait, l'interview à laquelle vous avez peut-être assisté, comme 9 millions de Français ( audience cumulée habituelle à cette heure-ci ), n'est pas l'originale. Celle ci-dessous, la vraie, avait été enregistrée un peu plus tôt. Président paraissant trop sincère, trop sérieux, presque trop honnête, les rédactions des deux chaînes ont préféré, au dernier moment, jouer la carte du direct. Nous avons pu, au prix de maints sacrifices et de quelques biftons généreusement distribués, nous procurer le verbatim original de cette interview. La voici en exclusivité:



Gilles Pujaleau : Bonsoir M. le Président et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour les millions de téléspectateurs impatients de vous entendre. 

François Hollande : Bonsoir Monsieur Pujaleau, bonsoir Monsieur Boudas. 

David BoudasLe remaniement ministériel à propos duquel on spécule depuis plusieurs semaines a été annoncé vers 17 heures. Par rapport aux précédents gouvernements Valls, la grande nouveauté réside dans le retour des écologistes au gouvernement. Une façon de rassembler toute la gauche sur votre nom en vue des élections de 2017 ? 

FH : 2017 est encore loin et ce n’est pas ma priorité. Je n’y pense ni en me rasant ni en remaniant... encore moins quand je suis avec Julie. Si vous avez suivi mes tweets, vous avez dû remarquer que je n’ai qu’une priorité : réformer la France.


En réalité, je suis très attaché à la composante écologique de l’action politique, j’ai même placé la mère de mes enfants à la tête d’un grand ministère de l’écologie. Elle a réussi à faire voter la transition vers un monde sans couverts en plastique, c’est une grande réforme dont les Français peuvent être fiers. Et vous savez que la COP21 pour laquelle je me suis investi sans compter avec Marion Cotillard et Mélanie Laurent (oui, je ne m’en cache pas, j’aime les actrices) a été un immense succès international.

Quant aux écologistes, je leur ai toujours proposé de participer à tous mes gouvernements. Certains comme Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili étaient prêts à rejoindre Valls dès le début mais Cécile Duflot était contre et Emmanuelle Cosse l’a suivie. Aujourd’hui, les malentendus sont dissipés et tout rentre dans l’ordre.

GP : Pourtant, Emmanuelle Cosse, qui vient d’accéder au portefeuille du logement et de l’habitat durable, professait certaines réticences vis-à-vis de vos réformes… sur la déchéance de la nationalité, mais aussi sur le budget consacré à l’écologie.


FH : Vous savez, j’ai une longue pratique de la politique. Je vous rappelle que j’ai commencé au parti socialiste en 1979. Et je peux vous dire que la perspective d’obtenir un poste de ministre vous pousse à approfondir votre réflexion. C’est ce qu’a fait Mme Cosse et c’est tout à son honneur. D’ailleurs, puisque vous citez ses tweets, permettez-moi de faire de même :



GP : La nomination de Jean-Vincent Placé fait aussi grincer des dents. En effet, il est connu pour avoir eu la modique somme de 18 000 euros de retards de paiement pour ses PV. C’est choquant en soi, et encore plus venant d’un écologiste dont le parti milite assez nettement pour la fin de la voiture particulière.

FH : Selon ma conception citoyenne de la transparence, un gouvernement doit être comme la Légion étrangère : on ne vous demande rien quand vous arrivez et on oublie tout. C’est ça, le droit à l’oubli à la française, ça fait partie de nos traditions politiques et il faut garder des traditions, les Français y tiennent. Par contre je suis intransigeant sur un point, et je le dis aux ministres « les yeux dans les yeux » : ne vous faites pas choper par Médiapart en plein exercice de votre mandat. Je ne peux pas passer mon temps précieux à couvrir tous les maladroits comme MM. Thévenoud et Cahuzac, pour ne citer qu’eux.

En ce qui concerne M. Placé, comme il a effectué les paiements réclamés, je ne vois pas ce qu’on peut lui demander de plus. Vous vous rappelez sans doute qu’il s’est fait prendre en photo avec une poule pour une campagne de publicité contre le sexisme. C’est tout à fait le genre de talents que je recherche et dont la France a besoin : la poule est représentative de la biodiversité que je souhaite encourager à tous les niveaux, j’ai même créé un secrétariat d’Etat pour cela, et la campagne contre le sexisme, c’est l’égalité réelle en action.

DB : Une autre arrivée remarquée est celle de Jean-Marc Ayrault. Du poste de premier ministre vous le virâtes, et le voilà maintenant n°2 du gouvernement comme ministre des Affaires étrangères. A l’Assemblée nationale, on l’avait plutôt entendu sur des questions de fiscalité purement intérieures.

FH : Justement, pour la fiscalité j’ai déjà Sapin, auquel je fais toute confiance. Avec Ségolène, on se félicite tous les jours d’avoir suivi ses conseils pour notre patrimoine. Jean-Marc a une expérience gouvernementale énorme : le « Mariage pour Tous », qui est la réforme dont je suis le plus fier, car là aussi c’est l’égalité réelle en action, s’est concrétisé sous son gouvernement. De plus, il apportera sa voix en faveur de la construction de l’aéroport Notre-Dame des Landes, et surtout il parle allemand. Pour discuter avec Mme Merkel, c’est pratique.

J’aurais bien nommé un jeune ministre à ce poste car mon engagement pour les jeunes est toujours intact depuis 2012. Mais il faut bien constater que l’apprentissage de l’allemand se perd. J’en ai touché deux mots à la ministre de l’Education nationale, mais elle prétend que ça ne correspond pas du tout aux réformes que nous mettons en place au collège. « L’éducation pour Tous » suppose l’abandon de tout élitisme, et, assez curieusement pour qui connait Jean-Marc aussi bien que moi, l’allemand ferait partie de ces matières bourgeoises qui ruinent l’égalité réelle.

DP : Cette idée d’égalité réelle semble vous tenir à coeur. Vous avez d’ailleurs créé un secrétariat d’Etat pour cela. Pourquoi « réelle » ?

FH : L’égalité sèche, c’est un concept trop philosophique. Par contre avec l’égalité réelle, on entre dans le concret, dans la vraie vie. Les Français veulent du réel, je les comprends et je leur en donne, au moins dans le vocabulaire. L’égalité réelle, c’est ce qui permet de se conformer aux exigences de l’Union européenne, c’est ce qui permet de suivre l’évolution du monde, tout en conservant les idéaux de notre modèle social. L’égalité réelle, c’est ma façon de ré-enchanter le rêve français après les politiques d’austérité que je suis obligé de mener, et c’est surtout une excellente méthode pour ré-enchanter le rêve socialiste.

L’arrivée d’Emmanuel Macron dans le premier gouvernement Valls a eu un très bon effet sur nos partenaires européens, mais ça a jeté un froid chez mes amis socialistes. Dans ce gouvernement-ci, par souci de cohérence, j’ai dû le rétrograder. Vous savez, les socialistes sont assez simples à contenter : donnez-leur de l’égalité à tour de bras, supprimez les têtes qui dépassent, faites payer les riches, parlez des pauvres la main sur le coeur à la façon de Martine Aubry, et, depuis quelques temps, jurez que vous ferez tout pour sauver la planète. Je ne le dis qu’à vous, et j’espère vraiment que les socialistes ne m'écouteront pas, m'écoutent-ils encore ?, mais l’égalité réelle, c’est de l’égalité triple épaisseur ajustée spécialement pour eux.

GP : A propos des socialistes, que pensez-vous de cette idée de primaire à gauche qui commence à émerger ? A vous entendre, ils semblent faciles à manoeuvrer, et pourtant vous avez dû affronter les députés frondeurs sur à peu près toutes vos réformes économiques. Votre projet de déchéance de la nationalité pour les terroristes a écartelé votre camp encore un peu plus. Maintenant, c’est votre statut de candidat naturel qui est remis en cause.

FH : Comme je vous le disais, je n’ai pour l’instant qu’une seule mission : diriger le pays et montrer aux Français qu’il est tenu. Si vous analysez les résultats du vote des députés sur la déchéance de la nationalité, vous constaterez que ce texte a non seulement été voté par 3/5ème des députés, mais qu’il en a été ainsi aussi bien à gauche qu’à droite. Je considère qu’aujourd’hui je suis le seul à pouvoir rassembler une telle majorité sur ma gauche comme sur ma droite.

Je vais encore lancer des réformes, celle du marché du travail par exemple. Il y aura de la souplesse, les entreprises et la droite vont aimer. Mais il y aura aussi de la sécurité car je vais initier le compte personnalisé d’activité qui inclura aussi bien la formation que la pénibilité, et là les syndicats vont aimer car ils raffolent de tout ce qui complique la vie des entreprises. Vous verrez que sous peu ma candidature sera inéluctable aux yeux de tous. Je me demande même si les autres partis jugeront utile de présenter des candidats contre moi.

DB : Vous semblez très sûr de vous. Pourtant les résultats économiques se font attendre et l’environnement international est très incertain.

FH : Ce qui me motive, c’est l’intérêt du pays et l’intérêt des Français que j’ai le devoir de protéger coûte que coûte. Oui, il y a encore trop de chômage, et j’aimerais que l’on avance beaucoup plus vite sur ce sujet. Mais il y a des règles à respecter, des règles démocratiques. Que dirait-on si tout allait trop vite et si je passais outre nos lois et nos textes constitutionnels ? Personne n’est plus attaché aux principes démocratiques que moi. La preuve, c’est que je m’efforce au contraire de tout inscrire dans la Constitution, afin de toujours me trouver en règle avec tout, quoi que je fasse. Laurent Fabius ne m’a pas demandé la Présidence du Conseil constitutionnel pour rien. Il savait que dorénavant son rôle de contrôle serait de pure forme. Un comité Théodule de plus, en quelque sorte, et ce sont les moins dangereux.

GP : Votre premier ministre Manuel Valls a succédé à Jean-marc Ayrault après la défaite de la gauche aux Municipales de 2014. Or il a essuyé une défaite aux élections européennes de juin 2014, une autre aux Départementales de 2015 et une dernière aux Régionales de décembre 2015 alors que vous jouissiez d’un regain de popularité après les attentats de novembre. Comment se fait-il que vous l’ayez reconduit dans ses fonctions ?

FH : Rien ne m’est plus étranger que les petits calculs politiciens. Les résultats aux élections sont une chose, le travail des ministres en est une autre. Il serait quand même terriblement injuste de ma part de remercier les ministres loyaux parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Or Manuel Valls fait partie de ceux qui pensent que je suis le candidat naturel de la gauche. C’est une qualité qui vaut mille réussites. De plus, il se distingue par son exigence sans concession à l’égard de l’égalité réelle. Il n’a de cesse de pourfendre le Front national et de s’attaquer au racisme partout où il se trouve, c’est-à-dire partout. Avec Jean-Marc en position de second, j’ai là un tandem particulièrement efficace, mi-dinosaure, mi-dynamite, qui va me permettre de réaliser le changement de décor idéal pour me mettre en valeur à la fin de mon mandat : « Entre ceux qui ne veulent rien faire (les dinosaures) et ceux qui veulent tout défaire (la dynamite), moi, Meilleur Ouvrier de France spécialisé en flan politique, je vais bien faire. » C’est le nouveau slogan de ma Présidence.

DB : Merci M. le Président. Je suis certain que les téléspectateurs auront apprécié cette interview-vérité et que votre politique est devenue parfaitement limpide à leurs yeux.

Et Vive la politique !


( Billet très, très, largement inspiré de celui-ci publié sur le blog de Nathalie MP, nouvellement intégrée dans la blogroll ci-contre )
Folie passagère 3061.
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lundi 27 janvier 2014

T'es qui toi, petit Français de base pour te plaindre ?

Passée la manif, revenons à des choses plus légères, voulez-vous. 


Comme celle de cette fameuse Courbe dont nous nous languissions de voir la forme qu'elle prendrait. Après tout, puisque notre Président, zizi rider pour les intimes, nous avait promis son inversion, nous étions en droit d'y croire: la parole présidentielle, tout de même, c'est quelque chose, non ? Quand il cause, c'est inscrit dans le marbre en principe: il nous l'a promis, ils y ont cru, ils sont couillons, encore. Encore et toujours. En lieu et place d'une inversion, eux qui ont déjà les chiffres nous vendent une STA-BI-LI-SA-TION !  Normalement, inversion, tant et tant promise, et stabilisation, ce n'est pas pareil. Ben si ! C'est comme cela maintenant, le pouvoir en place fourgue ses éléments de langage aux médias, ceux-ci vous vendent de l'évolution sémantique, ni vu, ni connu, je t'embrouille, t'es trop stupide, petit Français, pour t'en rendre compte ou trop servile pour dénoncer. Alors shut-up, la stabilisation, tu la prends et tu t'en contentes. Circulez !

Tiens et circule à nouveau, petit Français de base, qu'est-ce que tu en as à faire que le fils du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, fossoyeur de ce qui reste de notre armée et grand ami de Président, dont le CV est aussi court que ta mémoire soit nommé au Comité exécutif d'un des plus grand bailleur social du pays ?  Bailleur social dont le patron a été décoré du Mérite National par le papa-ministre, il y a tout juste 6 mois. Ce n'est pas ton problème, ça. Ton problème, c'est de gueuler quand Jean Sarkozy est candidat à la présidence de l'Epad, pas de t'insurger de ce genre de copinage. C'est juste un petit arrangement entre gens de bonne compagnie qui ne se permettraient certainement pas de faire la morale à qui que ce soit. Circule, petit Français de base, mêle toi de ce dont on te dira de te mêler, pas du reste.

Ne me dis pas en plus, petit Français de base, que d'apprendre qu'un des comiques-chroniqueurs-psychanalystes les plus courus de la place de Paris, un ex-maoïste, soutien de Mélenchon à la dernière présidentielle - Gérard Miller - ait un compte bancaire planqué en Suisse, ça t'énerve un brin. Ce n'est pas ton pognon, c'est le sien, il en fait ce qu'il veut après tout, il est du Camp du Bien, lui, pas toi, Gérard Depardieu, non plus. Alors, encore une fois, occupe toi de tes oignons...

... Petit Français de base, jamais content. T'en avais marre de Sarkozy alors tu as voté hollande pour plus d'égalité, pour " tous", pour plus de "dignité ", pour plus d'emplois, pour plus de pouvoir d'achat, pour plus de libertés, non ? Alors si les gens que tu as soutenu se proposent de faire ce qu'ils veulent de ta vie, de ton intimité, de tes enfants, de tes stéréotypes archaïques, de ton pays, et "d'encadrer" ta liberté d'expression sur twitter ou sur le net, tu ne vas pas te plaindre. Tu l'as voulu, tu les a eu.

T'es pas content, petit Français de base, ça on peut éventuellement l'admettre et tu peux encore le dire sur ton blog ou au comptoir du bistrot mais franchement, manifester bruyamment, faudrait quand même pas pousser, c'est réservé à la gauche ça, les manifestations et les barricades, pas aux nauséabonds de droite. Pour toi, on a les élections, ton vote, n'est-ce pas la preuve que la démocratie fonctionne et que l'on prend en compte tes opinions ? Bon, okay, on t'a entourloupé quelques fois, Maastricht et le Traité de Lisbonne par exemple, mais c'était pour la bonne cause, la leur, pas la tienne. Tu n'es pas content de hollande, même pas grave, tu te tais jusqu'aux prochaines élections et tu iras voter contre qui bon te semblera. Du résultat, ils feront bien ce qu'ils voudront, ils seront aux manettes et toi devant ta téloche à regarder Drucker ou Ruquier et son copain ... Miller. Du Pain et des Jeux façon France 2 ou TF1, c'est largement suffisant pour étancher ta soif de connaissances.

Tu vois, petit Français de base, je vais t'apprendre un truc ce soir.. Toi, tu as le droit de faire des paris au PMU ou de jouer ton bas de laine au Loto ou bien encore de prendre des risques professionnels ou personnels (comme de fonder une belle famille, par exemple), c'est sympa d'espérer, tu peux jouer mais tu as aussi le droit de perdre. Président, lui, c'est différent, il peut faire un pari, le renouveler chaque mois depuis un an, le perdre et bien le croiras-tu, lui, ça ne lui coûte rien de perdre. Il va parier un nouveau truc dans lequel tous les commentateurs s'engouffreront, un Pacte de responsabilité, et zou ! Circulez ! T'es qui, toi petit Français de base pour demander à Président qu'il tienne ses engagements ? Hein, t'es qui ?

T''es rien qu'un petit Français de base, tiens-le toi pour dit et s'il te plait, tais-toi !

Folie passagère 2109.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 16 décembre 2013

Sourds, muets, aveugles... ou censure ?

(Versailles, hier, 15 décembre 2013)

Le saviez-vous mais l'information à la télévision, en terme d'audience, c'est toujours et avant tout les grandes chaînes. Le JT de 20h sur TF1, c'est en moyenne 7 millions de téléspectateurs et une part d'audience de 20 à 25%. Celui de France2, c'est, toujours en moyenne, 5,2 millions de téléspectateurs. 4 millions pour M6 et 3 millions pour le 19-20 de France 3. Itélé et BFM, c'est une audience globale de 4%.

Donc, la diffusion de l'information, ce sont les JT des majors qui rassemblent en moyenne 20 millions de téléspectateurs chaque soir. Tout ça pour dire que si il se passe quelque chose en France ou dans le monde et que vous n'êtes pas "au courant", c'est que cela n'aura pas été traité dans les dits-JT. Du moins pour la grande masse des Français.

Hier, il y a eu 4 manifestations en France d'importance. 3 étaient organisées par La Manif Pour Tous et les Familles en colère. A Blois, Montpellier et Versailles. A Versailles, entre 6 000 et 30 000 personnes étaient rassemblées. 1 000 à 2 000 à Blois et "quelques centaines" à Montpellier. Dans ces 3 villes, les manifestants protestaient toujours et encore contre la loi Taubira et la déconstruction de la famille organisée par les idéologues socialistes. J'aurai dû être à Versailles, je n'ai pas pu. Minimisons et prenons les chiffres intermédiaires et disons qu'hier, en trois lieux, 15 000 personnes à Versailles, 1 500 à Blois et 500 à Montpellier ont défilé. Ce n'est tout de même pas rien !

Et bien, ces manifestations n'ont pas existé; elles n'ont pas eu lieu. Rien sur France 2, rien sur France 3, rien sur M6, rien sur Itélé, vous pouvez vérifier, je l'ai fait. Sur TF1, a été évoqué la manif de Versailles pendant moins de 10 secondes! Service minimum. A se demander si les chaînes de télévision n'avaient reçu des consignes de silence... Rien ! Repensez aux manifs de Mélenchon et de ses 5 000 pékins du week-précédent, repensez aux marches contre le ouacisme qui ont réunies des milliards de gens. Comparer, c'est avoir une certitude: "On" ne veut plus que l'on parle de la Manif Pour Tous dans vos JT ! Je ne vois pas d'autres explications. Qui est ce " On " ? Le pouvoir, les directeurs d'antennes ou de chaînes, la corpo des journalopes ? Peu importe, le résultat est là. Les 3 manifestations LMPT d'hier ont été passées à la trappe !

Il y a eu une quatrième manif, hier, disais-je... Oui, et celle-ci a été relayée par TF1, France 2 et, en boucle, sur Itélé: 70 personnes ont défilé hier à Paris puis sont allés déposer des fleurs devant le domicile de la petite Adélaïde, la petite fille assassinée par sa maman à Berck. Au moins sur cette manifestation, préfecture, médias et organisateurs ont-ils été d'accord sur le nombre de participants: 70 !

La question est donc de savoir - faisons les naïfs - si nos principaux "JT" ne seraient pas un brin sourds, muets et aveugles, partisans ou tout simplement aux ordres lorsqu'il s'agit de certains sujets... A moins qu'ils ne cherchent juste à nous prendre pour plus cons que nous le sommes.

Folie passagère 2050.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 2 juillet 2013

Caca nerveux et vacuité journalistique...


L'actualité est tellement dense que, ce soir, j'ai souhaité m'arrêter sur un fait divers qui défraye la chronique depuis hier: Mis à part les journaux télévisés, toute la presse-papier (ou toilée) a évoqué ce drame.

Hier soir, à la sortie des locaux de TF1, un homme dont l'identité n'a pas été dévoilée a déversé un seau d'excréments sur Claire Chazal. Vous en conviendrez la chose a du être particulièrement ignoble à vivre pour l'icone des JT de la Une.

Et bien moi, je suis resté sur ma faim, si j'ose dire. Les comptes-rendus de cet attentat sont tous identiques, on copie-colle la dépêche AFP: ils relatent le truc et c'est tout. Comprenez-moi, j'aurais aimé être informé, j'aurais voulu savoir ce qui a bien pu pousser un homme à commettre un tel acte. Et bien, non, rien, nada, on ne nous dit rien.

Etait-il grand, petit, beau, moche, blanc, noir, français ou étranger, bien habillé, d'allure sportive, svelte ou pataud, chevelu, chauve ? Comment a-t-il fait pour remplir le seau ? Excréments humains ou animaux, un peu ou beaucoup ? De consistance solide ou pas ? Mais surtout, surtout, quelles étaient les motivations du terroriste ? Le Pourquoi ? Est-ce un fou ? Un revanchard ? Un amoureux éconduit ? Un amant viré ? Un ancien collaborateur ? Un qui-veut-lui-piquer-sa-place ? Nous ne saurons rien.

De la même façon que nous ne saurons rien des réactions de la victime ? Comment a-t-elle réagi ? Choquée ? A-telle aimé ( ben oui, les coprophages, ça existe) ? A-t-elle été horrifiée ? A-t-elle crié ? Connait-elle son agresseur ? Une cellule d'aide psychologique a-t-elle été dépêchée sur place ? Les collègues sont-ils choqués mais solidaires dans l'épreuve ? Les caméras de video-protection ont-elles filmé la scène ?

Tout juste nous est-il dit qu' "on " a porté plainte contre le monsieur ( est-il vieux, jeune ? ), qu'il a été mis en garde à vue puis déféré au parquet de Nanterre.

Claire Chazal s'est pris un seau d'excréments sur la tronche; C'est tout ce que nous saurons.

Dès lors pourquoi en faire tout un plat ?

Juste pour que l'on puisse, faussement offusqué et non sans sourire, imaginer la tête de la blonde, hier outragée, lorsqu'elle officiera ce soir au JT de 20h00 ?

Va savoir...

Folie passagère 1784.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 10 septembre 2012

Ce matin, la France a peur !


Comment n'aurait-elle pas peur, la France, après avoir écouté l'hollande sur TF1 hier. Si le but de cette intervention était de re-partir à la re-conquête des Français à peine 4 mois après avoir été élu, hollande s'est planté dans les grandes largeurs. Si le but était d'inquiéter plus encore les Français, l'objectif est atteint.

" Nous sommes devant une crise d'une violence inouïe " a-t-il déclaré il y a peu, " Je vais donc accélérer et d'ici 2014, le déficit sera réduit à 3% et la courbe du chômage sera inversée ". Bien. Notons d'ores et déjà qu'il s'inscrit dans une démarche visant l'objectif de 3% gravé dans le marbre du traité européen qu'il se faisait fort de renégocier. En vain. Pour nous sauver, sa règle de 3.

10 milliards d'économies budgétaires hors les 3 ministère prioritaires que sont la sécurité, l'éducation et la justice et la confirmation que dans les autres cela serait vache maigre et non remplacement des départs en retraite. Logiquement, cela devrait swinguer dans la fonction publique très rapidement. 10 milliards de hausse d'impôts pour les plus favorisés et son électorat: les classes moyennes. Et 10 milliards d'impôts sur les entreprises. 30 milliards ! Il faudra que l'on m'explique comment on peut sauver une économie rapidement, horizon 2014 pour inverser la tendance, en la ponctionnant de la sorte.

Comment la France n'aurait-elle pas peur lorsqu'elle écoute un président qui, de programme électoral en monologues télévisés, modifie en permanence les prévisions de croissance pourtant annoncées comme " prudentes et réalistes " pendant la campagne: +1,7% dans le projet Hollande , puis 1,5, puis 1,2 et hier soir un très prudent et pessimiste 0,8% pour 2013. Si réduire de 50% ses prévisions en moins de 6 mois ne relève pas de l'amateurisme.... Dans le privé, pour des erreurs de prévisions moins graves, on est viré.

Comment la France des " travailleurs " n'aurait-elle pas peur lorsqu'elle assiste, médusée, au discours d'un président qui leur annonce froidement qu'il légifèrera sur la flexibilité du travail si les partenaires sociaux ne s'entendent pas. Flexibilité du travail: ce que la Socialie, toute entière, reprochait à l'Allemagne. Flexibilité ou comment réguler le temps de travail et donc les rémunérations, en fonction de l'activité économique des entreprises. La flexibilité: un repoussoir traditionnel du peuple de gauche.

Comment la France n'aurait-elle pas peur en écoutant un président mentir à propos, par exemple, de la taxe 75% qui s'appliquera à tout le monde y compris aux footeux. Sauf que ceux-ci, ils s'en foutent, soit ce sont les clubs qui payent leurs impôts, soit ils iront jouer ailleurs. Cette fameuse taxe qui a le triple avantage de ne concerner pas grand monde, de ne pas rapporter grand chose et de donner à ceux qui réussissent l'envie de partir. Mentir encore en faisant croire que c'est avec 100 000 emplois d'avenir incertain et des contrats de génération qu'il réduira le chômage. Mentir encore en faisant croire aux Français que la hausse de la CSG est " juste " tout en oubliant de dire qu'elle impactera absolument toute les fiches de paie, y compris celles des plus défavorisés. Mentir, encore, par omission, en occultant totalement le problème fondamental de l'aide qu'il faut apporter d'urgence aux entreprises et à leur compétitivité, seules créatrices d'emplois durables.

On aurait aimé écouter un président qui, parce qu'il aurait su nous convaincre qu'il avait les bonnes recettes, nous aurait rassuré. En lieu et place, nous avons entendu un président qui à force de nous assurer " qu' il avait un cap à tenir ", nous a donné la certitude avec ses annonces qu'il avait surtout perdu la boussole. La tête ?

Ce matin, la France a toutes les raisons d'avoir peur.

Folie passagère 1342.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.