samedi 13 février 2016

Remaniement: La véritable interview de François Hollande !

Jeudi soir, à peine deux heures après avoir bouclé le remaniement gouvernemental, simultanément sur France 1 et TF2, Président s'est invité pour répondre aux questions des deux journalistes les plus percutants et les plus impertinents de leur génération. En fait, l'interview à laquelle vous avez peut-être assisté, comme 9 millions de Français ( audience cumulée habituelle à cette heure-ci ), n'est pas l'originale. Celle ci-dessous, la vraie, avait été enregistrée un peu plus tôt. Président paraissant trop sincère, trop sérieux, presque trop honnête, les rédactions des deux chaînes ont préféré, au dernier moment, jouer la carte du direct. Nous avons pu, au prix de maints sacrifices et de quelques biftons généreusement distribués, nous procurer le verbatim original de cette interview. La voici en exclusivité:



Gilles Pujaleau : Bonsoir M. le Président et merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions pour les millions de téléspectateurs impatients de vous entendre. 

François Hollande : Bonsoir Monsieur Pujaleau, bonsoir Monsieur Boudas. 

David BoudasLe remaniement ministériel à propos duquel on spécule depuis plusieurs semaines a été annoncé vers 17 heures. Par rapport aux précédents gouvernements Valls, la grande nouveauté réside dans le retour des écologistes au gouvernement. Une façon de rassembler toute la gauche sur votre nom en vue des élections de 2017 ? 

FH : 2017 est encore loin et ce n’est pas ma priorité. Je n’y pense ni en me rasant ni en remaniant... encore moins quand je suis avec Julie. Si vous avez suivi mes tweets, vous avez dû remarquer que je n’ai qu’une priorité : réformer la France.


En réalité, je suis très attaché à la composante écologique de l’action politique, j’ai même placé la mère de mes enfants à la tête d’un grand ministère de l’écologie. Elle a réussi à faire voter la transition vers un monde sans couverts en plastique, c’est une grande réforme dont les Français peuvent être fiers. Et vous savez que la COP21 pour laquelle je me suis investi sans compter avec Marion Cotillard et Mélanie Laurent (oui, je ne m’en cache pas, j’aime les actrices) a été un immense succès international.

Quant aux écologistes, je leur ai toujours proposé de participer à tous mes gouvernements. Certains comme Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili étaient prêts à rejoindre Valls dès le début mais Cécile Duflot était contre et Emmanuelle Cosse l’a suivie. Aujourd’hui, les malentendus sont dissipés et tout rentre dans l’ordre.

GP : Pourtant, Emmanuelle Cosse, qui vient d’accéder au portefeuille du logement et de l’habitat durable, professait certaines réticences vis-à-vis de vos réformes… sur la déchéance de la nationalité, mais aussi sur le budget consacré à l’écologie.


FH : Vous savez, j’ai une longue pratique de la politique. Je vous rappelle que j’ai commencé au parti socialiste en 1979. Et je peux vous dire que la perspective d’obtenir un poste de ministre vous pousse à approfondir votre réflexion. C’est ce qu’a fait Mme Cosse et c’est tout à son honneur. D’ailleurs, puisque vous citez ses tweets, permettez-moi de faire de même :



GP : La nomination de Jean-Vincent Placé fait aussi grincer des dents. En effet, il est connu pour avoir eu la modique somme de 18 000 euros de retards de paiement pour ses PV. C’est choquant en soi, et encore plus venant d’un écologiste dont le parti milite assez nettement pour la fin de la voiture particulière.

FH : Selon ma conception citoyenne de la transparence, un gouvernement doit être comme la Légion étrangère : on ne vous demande rien quand vous arrivez et on oublie tout. C’est ça, le droit à l’oubli à la française, ça fait partie de nos traditions politiques et il faut garder des traditions, les Français y tiennent. Par contre je suis intransigeant sur un point, et je le dis aux ministres « les yeux dans les yeux » : ne vous faites pas choper par Médiapart en plein exercice de votre mandat. Je ne peux pas passer mon temps précieux à couvrir tous les maladroits comme MM. Thévenoud et Cahuzac, pour ne citer qu’eux.

En ce qui concerne M. Placé, comme il a effectué les paiements réclamés, je ne vois pas ce qu’on peut lui demander de plus. Vous vous rappelez sans doute qu’il s’est fait prendre en photo avec une poule pour une campagne de publicité contre le sexisme. C’est tout à fait le genre de talents que je recherche et dont la France a besoin : la poule est représentative de la biodiversité que je souhaite encourager à tous les niveaux, j’ai même créé un secrétariat d’Etat pour cela, et la campagne contre le sexisme, c’est l’égalité réelle en action.

DB : Une autre arrivée remarquée est celle de Jean-Marc Ayrault. Du poste de premier ministre vous le virâtes, et le voilà maintenant n°2 du gouvernement comme ministre des Affaires étrangères. A l’Assemblée nationale, on l’avait plutôt entendu sur des questions de fiscalité purement intérieures.

FH : Justement, pour la fiscalité j’ai déjà Sapin, auquel je fais toute confiance. Avec Ségolène, on se félicite tous les jours d’avoir suivi ses conseils pour notre patrimoine. Jean-Marc a une expérience gouvernementale énorme : le « Mariage pour Tous », qui est la réforme dont je suis le plus fier, car là aussi c’est l’égalité réelle en action, s’est concrétisé sous son gouvernement. De plus, il apportera sa voix en faveur de la construction de l’aéroport Notre-Dame des Landes, et surtout il parle allemand. Pour discuter avec Mme Merkel, c’est pratique.

J’aurais bien nommé un jeune ministre à ce poste car mon engagement pour les jeunes est toujours intact depuis 2012. Mais il faut bien constater que l’apprentissage de l’allemand se perd. J’en ai touché deux mots à la ministre de l’Education nationale, mais elle prétend que ça ne correspond pas du tout aux réformes que nous mettons en place au collège. « L’éducation pour Tous » suppose l’abandon de tout élitisme, et, assez curieusement pour qui connait Jean-Marc aussi bien que moi, l’allemand ferait partie de ces matières bourgeoises qui ruinent l’égalité réelle.

DP : Cette idée d’égalité réelle semble vous tenir à coeur. Vous avez d’ailleurs créé un secrétariat d’Etat pour cela. Pourquoi « réelle » ?

FH : L’égalité sèche, c’est un concept trop philosophique. Par contre avec l’égalité réelle, on entre dans le concret, dans la vraie vie. Les Français veulent du réel, je les comprends et je leur en donne, au moins dans le vocabulaire. L’égalité réelle, c’est ce qui permet de se conformer aux exigences de l’Union européenne, c’est ce qui permet de suivre l’évolution du monde, tout en conservant les idéaux de notre modèle social. L’égalité réelle, c’est ma façon de ré-enchanter le rêve français après les politiques d’austérité que je suis obligé de mener, et c’est surtout une excellente méthode pour ré-enchanter le rêve socialiste.

L’arrivée d’Emmanuel Macron dans le premier gouvernement Valls a eu un très bon effet sur nos partenaires européens, mais ça a jeté un froid chez mes amis socialistes. Dans ce gouvernement-ci, par souci de cohérence, j’ai dû le rétrograder. Vous savez, les socialistes sont assez simples à contenter : donnez-leur de l’égalité à tour de bras, supprimez les têtes qui dépassent, faites payer les riches, parlez des pauvres la main sur le coeur à la façon de Martine Aubry, et, depuis quelques temps, jurez que vous ferez tout pour sauver la planète. Je ne le dis qu’à vous, et j’espère vraiment que les socialistes ne m'écouteront pas, m'écoutent-ils encore ?, mais l’égalité réelle, c’est de l’égalité triple épaisseur ajustée spécialement pour eux.

GP : A propos des socialistes, que pensez-vous de cette idée de primaire à gauche qui commence à émerger ? A vous entendre, ils semblent faciles à manoeuvrer, et pourtant vous avez dû affronter les députés frondeurs sur à peu près toutes vos réformes économiques. Votre projet de déchéance de la nationalité pour les terroristes a écartelé votre camp encore un peu plus. Maintenant, c’est votre statut de candidat naturel qui est remis en cause.

FH : Comme je vous le disais, je n’ai pour l’instant qu’une seule mission : diriger le pays et montrer aux Français qu’il est tenu. Si vous analysez les résultats du vote des députés sur la déchéance de la nationalité, vous constaterez que ce texte a non seulement été voté par 3/5ème des députés, mais qu’il en a été ainsi aussi bien à gauche qu’à droite. Je considère qu’aujourd’hui je suis le seul à pouvoir rassembler une telle majorité sur ma gauche comme sur ma droite.

Je vais encore lancer des réformes, celle du marché du travail par exemple. Il y aura de la souplesse, les entreprises et la droite vont aimer. Mais il y aura aussi de la sécurité car je vais initier le compte personnalisé d’activité qui inclura aussi bien la formation que la pénibilité, et là les syndicats vont aimer car ils raffolent de tout ce qui complique la vie des entreprises. Vous verrez que sous peu ma candidature sera inéluctable aux yeux de tous. Je me demande même si les autres partis jugeront utile de présenter des candidats contre moi.

DB : Vous semblez très sûr de vous. Pourtant les résultats économiques se font attendre et l’environnement international est très incertain.

FH : Ce qui me motive, c’est l’intérêt du pays et l’intérêt des Français que j’ai le devoir de protéger coûte que coûte. Oui, il y a encore trop de chômage, et j’aimerais que l’on avance beaucoup plus vite sur ce sujet. Mais il y a des règles à respecter, des règles démocratiques. Que dirait-on si tout allait trop vite et si je passais outre nos lois et nos textes constitutionnels ? Personne n’est plus attaché aux principes démocratiques que moi. La preuve, c’est que je m’efforce au contraire de tout inscrire dans la Constitution, afin de toujours me trouver en règle avec tout, quoi que je fasse. Laurent Fabius ne m’a pas demandé la Présidence du Conseil constitutionnel pour rien. Il savait que dorénavant son rôle de contrôle serait de pure forme. Un comité Théodule de plus, en quelque sorte, et ce sont les moins dangereux.

GP : Votre premier ministre Manuel Valls a succédé à Jean-marc Ayrault après la défaite de la gauche aux Municipales de 2014. Or il a essuyé une défaite aux élections européennes de juin 2014, une autre aux Départementales de 2015 et une dernière aux Régionales de décembre 2015 alors que vous jouissiez d’un regain de popularité après les attentats de novembre. Comment se fait-il que vous l’ayez reconduit dans ses fonctions ?

FH : Rien ne m’est plus étranger que les petits calculs politiciens. Les résultats aux élections sont une chose, le travail des ministres en est une autre. Il serait quand même terriblement injuste de ma part de remercier les ministres loyaux parce que les résultats ne sont pas au rendez-vous. Or Manuel Valls fait partie de ceux qui pensent que je suis le candidat naturel de la gauche. C’est une qualité qui vaut mille réussites. De plus, il se distingue par son exigence sans concession à l’égard de l’égalité réelle. Il n’a de cesse de pourfendre le Front national et de s’attaquer au racisme partout où il se trouve, c’est-à-dire partout. Avec Jean-Marc en position de second, j’ai là un tandem particulièrement efficace, mi-dinosaure, mi-dynamite, qui va me permettre de réaliser le changement de décor idéal pour me mettre en valeur à la fin de mon mandat : « Entre ceux qui ne veulent rien faire (les dinosaures) et ceux qui veulent tout défaire (la dynamite), moi, Meilleur Ouvrier de France spécialisé en flan politique, je vais bien faire. » C’est le nouveau slogan de ma Présidence.

DB : Merci M. le Président. Je suis certain que les téléspectateurs auront apprécié cette interview-vérité et que votre politique est devenue parfaitement limpide à leurs yeux.

Et Vive la politique !


( Billet très, très, largement inspiré de celui-ci publié sur le blog de Nathalie MP, nouvellement intégrée dans la blogroll ci-contre )
Folie passagère 3061.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

27 commentaires:

  1. Excellent ! Je l'avais d'ailleurs lu chez Nathalie MP et j'avais bien ri !
    J'adore le "rien ne m'est plus étranger que les petits calculs politiciens" ! C'est d'ailleurs tout à fait ce qu'il a voulu faire passer dans l'interview ( la vraie ). Mais il semblerait que ça ne marche plus aussi bien ! Les Français commenceraient-ils à réaliser qui ils ont élu ? Un peu long à la détente, non ?

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    1. @nana: c'était LA phrase à ne pas prononcer et celle qui a mis hors d eux des tas de gens comme, par exemple, gauchiste s'il en est, Françoise Degois

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    2. "Les résultats aux élections sont une chose, le travail des ministres en est une autre": Comment ne pas dire ce que sous-tend cette phrase dramatique et pathétique si l'on décide de faire du comique avec la réalité du moment où elle lui est prêtée, pas seulement dans le texte, donc, moment où il est mis en face de cette négation qui est la cause même des conséquences que l'on connait qui choquent légitimement tout le monde sans que pourtant le lien de cause à effet entre ce mépris affiché et assumé ne pose question. Comment cela serait-il possible s'il n'avait pas déjà profondément détruit le peu de dignité et de tenue nécessaires au respect que devrait inspirer sa fonction. Sur quelles bases de mépris déjà existant s'appuie-t-il pour encore réussir à susciter un tel ricanement. La nostalgie des guignols? Cette connivence si subtile et si partagée...sur la connerie quasi innée à laquelle cette "élite" aurait échappé? Compte-il alors sur l'éthique qui consiste à ne pas rentrer dans des explications personnelles à un tel mépris comme son éducation par exemple, dont il est pourtant donc le seul à avoir les moyens et le pouvoir d'imposer, par la force, son besoin de distinction qui ne l'empêche alors pas, en dernier recours, de nier pour tous les autres ce qu'il défend pour lui-même quand il aura fini de ridiculiser la notion d'égalité grâce à cet humour honteux dont il sait par contre bien sur quelles bases d'humiliation il se fonde, ce qui est en effet le mieux partagé quand tout le monde a peur et a été conditionné pendant si longtemps a chercher à désigner des coupables parmi ceux qui subissent le plus cet humour dont la base est que celui qui chercherait à s'en distinguer est exclu de "cette joyeuse connivence" qui appelle pourtant les instincts les plus primaires et vulgaires. Il prétend être ailleurs quand il invite à la foire et au jeu de massacre et en effet, lui a les moyens de laisser les autres se bouffer entre eux, ce qui ne l'empêche pas de parler d'égalité.

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    3. Peut-être que c'est parce que ceux qui gouvernent ont un compte en banque comme tout le monde? Ils seraient donc à ce compte là susceptibles de comprendre l'humiliation subie par ceux qui sont tenus de parler de leur vie privée à leur banquier pour justifier chaque ligne de compte légitimant aux banques leur pompage pour alimenter les intérêts de ceux qui ont les moyens de ne pas avoir à justifier ni leurs revenus, ni leur vie même? Est-ce de cette égalité là dont il s'agit, cette égalité réelle? La transparence n'est pourtant pas la même pour tous; il y a ceux qui peuvent se permettre de dire qu'ils n'ont rien à cacher et ceux invités à la fermer pour le bien des premiers, sur la base du principe que la fin est la même pour tous. Certes... cette égalité là alors, utilisée pour faire taire en toute bonne conscience, en toute amitié et bien sûr, on ne parle pas de récupération, comme si d'autre, jamais, n'avait justifié cette prétention à "se mettre à la place de ceux qui souffrent" sans avoir à leur demander la moindre autorisation, le moindre accord pour ce que l'on se dispense d'appeler un braquage, un piratage du peuple, au nom de cette fausse compassion condescendante alors appelée émotion, surtout quand il s'agit de populisme.

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  2. Merci Corto , je viens de passer un bon moment ! :-)

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  3. Merci Corto pour ce billet "remonte moral", vous devriez être remboursé par la sécu. Bon week-end en socialie...

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    1. @Dame Ginette: un bon week end en Socialie, est-ce possible ?

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  4. François Hollande est impénétrable, non il est alexithymique. Voilà qui les Français ont élu :
    J'avance une hypothèse médicale sur la personnalité de François Hollande : il est alexithymique. Tous les qualificatifs qui lui sont donnés par les journalistes, ministres, anciennes femmes qui l'ont approché la confirme :

    - manque d'affects, d'empathie,
    - manque d'humanité,
    - lisse, imperméable,
    - goujat avec les femmes,
    - gauche, maladroit,
    - discours ennuyeux, dépourvus de sensibilité.

    Recopié il y a quelques mois dans la presse :
    "Oh, ça suffit maintenant, arrête ça !" s'agace Rebsamen quand Hollande prétend de nouveau "l'embrasser".Un tic de langage qui traduit un rare moment de trouble chez un président qui masque si bien ses émotions. "Il n'a pas d'affect, soupire Rebsamen. Ce type est un galet, je n'en ai jamais vu comme ça..."

    FH ne masque pas ses émotions : il ne sait pas les exprimer et quand il tente de le faire c'est maladroitement et/ou excès. Confer récemment l'embrassade, l'étreinte même, avec Nicolas Hulot.

    Il sait mal communiquer ses sentiments avec les femmes ; c'est ainsi que le terme goujat revient souvent.

    On le dit "gauche" également car il n'est pas en phase émotionnelle avec autrui. Et quand il tente de l'être, il est maladroit. Ses blagues répétées, souvent déplacées, révèlent qu'il n'est pas sur le même terrain sensible que son entourage.

    Il copie -mal- les preuves d'intérêt habituellement manifestées à autrui. Il est ainsi perçu comme non-authentique. Mais il reste étranger, sa personnalité possède un aspect autistique. Ces personnes font progressivement le vide autour d'elles. Ce sont des "monstres" avec une humanité inachevée, un "illettré émotionnel" (Peter E. Sifneos)

    Ce diagnostic, uniquement basé sur des signes extérieurs, reste une présomption de trouble de la personnalité, sans valeur tant qu'une autorité médicale ne l'aura pas confirmé par des entretiens (échelle d'alexithymie par exemple). Mais rassurons-nous, ces personnes se perçoivent tout à fait normales et sont d'un optimisme béat, rien n'altère leur joie de vivre !

    Jacqueline, psychiatre amateur

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    1. @Jacqueline: j ai une vision bien plus simple du bonhomme, même si je prends volontiers vos arguments: Ce type, Hollande est complètement hors-sol, complètement à coté de ses pompes et totalement déconnecté du réel.

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  5. quelle subtilité, bravo.

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  6. Bravo,Corto,pour ce billet d'anthologie,sauf que ce n'est pas très bien de l'avoir plagié sur ta consœur Nathalie MP sans nous le dire!

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  7. combien d'années d'études? quel envol... quelle sensibilité, mais calmez-vous, vous n'avez pas perdu votre temps, voyez, notez, comptez, je vous comprends si bien. Comme je souffre aussi de ce dont vous parlez avec tant de justesse. Vous me libérez d'un poids, j'osais à peine en parler. Je pense que j'aurais été vulgaire mais là, vraiment, le tableau est parfait, idéal. Ou sont vos menottes, j'en rougis d'avance. Ah, 68, 69, 70..., l'herbe tendre, la joie. C'est bien fini tout ça. On rigole plus nous autres...
    Bêêêê

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    1. non non Jacques-Paul, je ne vous passerai pas les menottes j'ai bientôt 69 ans !

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    2. D'où l'idée de le faire faire par d'autres...Ayé j'ai compris. Intéressante éthique...tac. La technique du miroir, c'est ça? Je me demande si je ne préfère pas les rois du shopping à la tv. Les garçons y sont plus gentils que les filles. Hein, c'est vrai.

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  8. Désolé pour l'accusation de plagiat:je n'avais pas lu la dernière ligne!

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    1. @jean-marc: comme quoi, avant de proférer n importe quoi, il vaut mieux s y prendre à deux fois et lire ce qui vous est offert à lire jusqu'au bout.

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  9. En effet, ce diagnostic, c'est bien un lynchage médiatique. Prétendument décalé ou pas, c'est pareil. Elle cautionne le principe pour tous en faisant volontairement le contraire de "la critique responsable" qu'elle prétend faire. Ignoble.

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    1. une critique n'a pas forcément a etre "responsable ", d'ailleurs ce terme a force d'etre galvaudé ne veut strictement plus rien dire sauf a vouloir museler toute parole " déviante ", le meme mécanisme qui est a l'oeuvre avec la prétendue islamophobie qui sert a empecher toute critique de l'islam sauf a ce qu'elle soit bien entendue "responsable " et encore, avec toutes les précautions oratoires d'usages... alors les critiques responsables, non merçi, on donne depuis trop longtemps, il y une chose en France que nous adorons et pour laquelle nous avons une longue tradition, ce sont les sarcasmes, l'ironie, la caricature, l'humour bete et méchant, ce texte en est l'illustration rien de plus, quand a etre ignoble, nos élites se débrouillent parfaitement toutes seules pour nous en donner des exemples tous les jours, elles récoltent ce qu'elle sèment, le mépris.

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  10. Putain un an!
    Encore un an à devoir supporter les ultimes pitreries de notre hybride Corrézo-Normand....
    Dans ce nouveau gouvernement qui mélange un vieux pneu de secours grossièrement rechapé comme Ayrault et des sinécuristes choisis sur recommandation de la maîtresse,Thévenoud et Cahuzac auraient eu toutes leurs chances,s'ils avaient seulement fait un petit effort de chirurgie esthétique et de changement de nom à l'Etat-civil.

    Je suis content pour Placé: Depuis le temps qu'il voulait faire plaisir à sa mère,il sera sur la photo d'un gouvernement pour la postérité:"Je suis là,c'est moi avec la poule dans les bras".

    En réalité,les plus comiques,comme toujours,dans ce genre d'exercice,ce sont les deux duconneau de service(fonctionnent aussi très bien en duo mixte,parité oblige),aimablement fournis à Mossieu Le Président par leurs rédactions respectives...

    Vendémiaire.

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    1. Géo

      Le volatile est anxieux,il est stressé,il respire mal,il a détecté le faux ami des animaux et comprend que le gros type qui l a kidnappé n a rien à foutre de lui,sauf à le mettre au four ou le faire tourner à la broche.
      Il sait qu avec ce genre d écolo,il peut courir vite pour avoir un peu d herbe et quelques grains mangeables.
      Il est plus finaud que nombre d électeurs.
      Je propose de donner le droit de vote aux animaux et de nous régler sur leur choix.
      (Note:des singes ont été préposés à sélectionner des valeurs bancaires en cliquant au hasard sur des touches de sélection
      Ils ont battu les traders traditionnels au suivi des rendements affichés par lesdites valeurs.

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  11. Rassurez-vous, à ce rythme, c'est bien la dernière année viable. A moins de savoir recycler la merde et d'aimer ça.

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    1. @Jérôme: Plaise au ciel que les Français vous lisent mais... je me méfies toujours des Français, animaux à la mémoire si souvent défaillante...

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  12. Plagiat ou pas,merci pour ce moment de détente ,le pire est que c'est plus vrai que vrai....

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  13. @gridou: "un pauvre fossoyeur": guillemets ou pas, le votre est un plagiat.

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