jeudi 10 janvier 2013

Réforme du marché du travail: Y a un truc qui déconne, non ?


On nous dit que patronat et syndicats sont sur le fil pour négocier les nouvelles règles du marché du travail: flexibilité, aménagement des CDI et des CDD, taxation éventuelle des CDD, sécurisation de l'emploi,  modulation du temps de travail (et donc de la rémunération ) en fonction de l'activité économique des entreprises, etc... Du changement donc, de vrais changements qui modifieront profondément les rapports entre les employeurs et les salariés.

En clair, vous avez d'un côté de la table la CDFT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC et de l'autre, le Medef, la CGPME et l'UPA et tout ce beau monde est chargé d'organiser les conditions qui régiront le monde du travail de demain.

Demain justement, ce serait le jour du jour de la dernière chance pour parvenir à un accord. Et si pas d'accords conclus, l'hollande se fâche et légifèrera d'office. Soit, c'était la règle du jeu.

Mais crénom, il n'y a personne que cela choque ou personne pour oser le dire: Ce sont les syndicats qui, comme chacun le sait, ne représentent que 8% de la population active, et qui par la voix de leurs représentants, élus avec en moyenne un taux de participation de 30% aux élections professionnelles, sont chargés de négocier cette réforme " historique " du marché du travail !!

Une réforme qui devrait concerner, au bas mot, 16 millions de salariés ! Une réforme négociée par des gens qui ne représentent quasiment personne !

Il y a vraiment un truc qui déconne dans notre système paritaire.

Folie passagère 1528.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

29 commentaires:

  1. Et le medef,quel pourcentage de la population active??????

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    1. @nigloo: encore une fois à côté de la plaque ! tu le fais exprès ?

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    2. C'est une marque de fabrique.

      Il me semble pourtant clair que le pourcentage important quant au MEDEF se rapporte au nombre d'entreprises adhérentes. Ah les ravages de l'éducation massifiée...

      Accessoirement, il aurait peut-être été intéressant que le hérisson se demande quel pourcentage de la population active les adhérents du MEDEF font vire. Mais bon, il ne faut pas rêver.

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    3. D'accord avec votre commentaire au hérisson, car j'imagine qu'il faut bien lire "quel pourcentage.....du MEDEF font VIVRE" et non pas font VIRER.

      Pour Corto : Il me semble avoir entendu récemment que la population active syndiquée n'est plus que de 7 %. Il est vrai que c'est beaucoup trop peu pour représenter valablement la diversité des travailleurs.

      Par contre si le patronat ne négocie pas avec les syndicats, qui va défendre les intérêts des salariés ?

      Sans négociations salariales, ce sont les patrons seuls qui décideront ou l'état par voie législative (c'est la menace que fait planer Normal 1er).

      En fin de compte aucune de ces 3 solutions n'est satisfaisante.

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    4. Et sur ces 7% il serait intéressant de connaître aussi le pourcentage de fonctionnaires ?
      Pas la peine d'être grand clerc pour deviner que les fonctionnaires sont largement représentés ce qui cause un déséquilibre de plus en plus inquiétant dans notre système paritaire qui n'a plus de paritaire que le nom.

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    5. Tout ce que je sais c'est que la Madame du medef,c'est pas en respirant les colles utilisées pour fabriquer les meubles en novopan qui ont fait la fortune de sa famille en haute-saône qu'elle est là où elle se trouve actuellement, c'est juste par "héritage"....
      Alors évidemment,on retrouve toutes les carricatures en quelques commentaires.....les fonctionnaires,les ouvriers qui doivent dire merci aux patrons,les syndicats de merde....
      Mais qu'attendez vous pour créer un état entreprise où tout le monde s'étripe,où seule la concurrence est LA LOI,sans aucune aide publique (ah celles-là,pour renflouer,vous les aimez...) Universités privées,santé privée,routes privées....
      L'amour est précaire,la santé est précaire,pourquoi le travail ne le serait pas (j'économise les guillemets tellement cette citation ne mérite pas d'être mise en avant....)
      En fait,vous ne voyez qu'une chose de bonne,le retour aux esclaves enchainés et à leurs marchands bien gras!!
      Pour en revenir à mon hors sujet, c'est un jeune et néanmoins agréable attaché parlementaire de droite qui m'a dit un jour qu'il ne fallait jamais analyser un élément hors de son contexte et moi,je privilégie le contexte!!

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    6. @Nigloo, quand on est simplet, on voit le monde de facon simpliste mais on n'oublie jamais les aides publiques!

      Ceci dit, le Medef represente surtout les rentiers de l'etat monopole donc sa representativite est aussi plus que suspecte. Le dindon de la farce, c'est certainement le salarie.

      monoi

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    7. C'est difficile de supporter des idiots pareils sans s'énerver ! aucune mesure , tout dans l'exces et la caricature et en plus il ne comprend rien .
      Bon courage , moi ça me fatigue .

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    8. Entre nous, je pense que le Medef joue un rôle bien plus important et efficace que les syndicats. Si les syndicats servaient à quelque chose, depuis le temps qu'ils existent, comme les socialos d'ailleurs, on n'en serait pas là aujourd'hui.
      35 heures, retraite à 60 ans, cdi... je pense que le syndicaliste nuit gravement à la santé du pays.

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  2. Votent aux élections (2ème tour) des délégués du personnel et des membres des comités d'entreprise dans les entreprises privées, entre 50 et 60% des effectifs.
    En revanche, les syndiqués sont très peu nombreux (bien moins de 8% dans le privé)car ça coûte et ne rapporte rien (mais les non syndiqués savent faire appel aux syndicats quand ils sont en difficulté).
    Et puis il faut dire que la chasse aux syndicats est un sport très prisé de certains chefs d'entreprise...

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  3. Les dernières élections que j'ai fait en tant que président de bureau vote pour des prud’homales étaient d'une longueur sans fin et pourtant il s' agissait d'entreprises privées et il y a eu un taux d’abstention de près 80%.

    Mes assesseurs qui étaient des syndicalistes CGT du livre ne fanfaronnaient pas et constataient la débâcle.

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  4. @cyrielle, marianne, monoi, pierre, grandpas, estelle: je n ai pas la solution bien évidemment, je fais juste un constat. Quelle légitimité accorder à une telle négociation, importante pour 16 millions de salariés, quand celle-ci est menée par des gens qui ne représentent, en gros, que 7% des mêmes salariés.

    Tout le problème est donc de savoir comment améliorer le système.

    Les syndicats ont leur utilité qui plus est si ils représentent bien les salariés.

    Admettons, par exemple, que la flexibilité du travail soit le facteur primordial pour relancer l emploi et la compétitivité des entreprises ( ce qui fut le cas en Allemagne ) , on a l 'assurance qu en France les négociateurs syndicalistes refuseront tout accord là dessus. Alors on fait quoi ? On passe outre les syndicats ( comme l ont fait les socialistes espagnols et au Portugal ), ou on abandonne toute flexibilité quitte a s'enfoncer un peu plus ?

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    1. Ce n'est pas la flexibilité qui a fait baisser le chômage en Allemagne mais les mini jobs à 400@.

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  5. Je ne le dirais jamais assez, il faut bazarder ce fichu modèle à la con de syndicalisme à la française fondé sur le principe irréfragable de représentativité pour aller vers le modèle qui a cours un peu partout : le syndicalisme d'adhésion. Un seul syndicat par branche professionnelle, si tu n'es pas syndiqué les accords signés ne te seront pas appliqués. En contrepartie, le syndicat, en cas de grève te paie 70% de ton salaire le temps qu'elle dure. En Allemagne, certains syndicats peuvent tenir 1 an et demi, ça pousse obligatoirement les patrons à la négociation. D'un autre côté, les syndicats dans ces pays sont raisonnables et pas pourris par une nuée de cocos tous justes bons à être pendus au réverbère.

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    1. @koltchack: je reconnais que le système allemand est sans doute pas loin de ce qui se fait de mieux mais pour pouvoir le faire appliquer en France, encore faudrait-il pouvoir faire admettre aux syndicalistes et à nos socialos que le modèle allemand peut être bon. Autant pisser dans un violon !

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    2. N'oublions as que Liberté, Egalité, Choucroute.

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  6. plus des 2/3 des emplois prive en france sont dans des entreprises de moins de 10 salaries, dont quasiment aucune n adhere a un syndicat patronale ou salarial pour leurs salaries. les negociations actuelles sont une rigolade entre gens qui vivent de subventions et de l argent des autres.
    le code du travail en france c est plusieurs milliers de pages, en suisse 20 pages, ca marche moins bien en suisse?
    une feuille de paye en france c est 30 lignes de charges diverses et varies, en allemagne 5 lignes, chercher l erreur.
    on parle de taxer les CDD, mais ils le sont deja 10% de prime de precarite, taxer plus encore n a jamais creer d emploi au contraire meme.
    quand on arretera de dire que le patron est un esclavagiste avide d argent, spoliant ses salaries, peut etre que les choses commenceront a changer.

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    1. @kelevra: comme tu dis 2/3 des emplois privés sont dans les PME...qui n ont pas de représentation syndicale et c'est les syndicats qui vont leur " apprendre à vivre " . C'est bien ce que disais: y a un truc qui déconne

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  7. d'autant que la plupart des représentants syndicaux assis à la table des négociations n'ont pas vraiment bossés en entreprises depuis bien longtemps, voir jamais pour certains, en Allemagne tout se passe entreprises par entreprises et les représentants des salariés sont DANS l'entreprise et savent de quoi ils parlent ! ils ne sont pas salariés par la centrale , ils sont rémunérés come un salariés lambda et perçoivent une prime de représentation au temps passés à cette activité, c'est quand même plus sain, c'est comme pour les C.E cette affaire, le gateau est juteux !

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    1. @boutfil: oui mais l Allemagne c'est l Allemagne! On va pas prendre modèle sur ces gens-là tout de même :)

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  8. Mais bien sûr que cela choque beaucoup de monde! Mais bien sûr aussi que peu de gens osent le dire. Critiquer les syndicats français n'est pas politiquement correct. C'est aller contre un dogme indiscutable. Quant à la représentativité du MEDEF, je m'interroge. Est-elle égale à celle des syndicats de salariés?

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    1. @pangloss: faut pas toucher à la bête immonde, oups, pardon, faut pas toucher à notre modèle ! mais on en crèvera de notre modèle.

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    2. @pangloss: quant au Medef, il navigue comme il peut et ne s'en sort pas si mal. Note tout de même que le hollande ne cesse de le caresser dans le sens du poil depuis quelques temps.

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  9. Mes Respects,

    Quand un syndicat défend un ouvrier, ça me fait penser à un curé qui parle de famille à un jeune couple : gestion de l'argent, éducation des enfants, etc... Comme le dit si bien BOUTFIL, la plupart ne savent pas, ou n'ont jamais travaillé comme le fait chaque jour l'employé que ces syndicats sont censés représenter...

    Et entre nous, si l'employé n'est pas content, qu'est-ce qui l'interdit de monter sa propre affaire et de devenir son propre patron ?.. C'est ce que j'ai fait et je m'en porte très bien...

    Pour relancer l'économie et diminuer le chômage, au lieu d'investir dans des entreprises qui coulent (florange, Renault, Peugeot et consorts), pourquoi ne pas investir dans des chômeurs, ou des ouvriers peu qualifiés, qui veulent devenir patron ?.. Suppressions de toutes charges durant 2 ans et indexation de l'impôt sur le chiffre d'affaire annuel inciteraient à ces créations de PME "de proximité"...

    Non, le gouvernement veut faire payer les plus riches pour engraisser les syndicats, une véritable secte contre la compétitivité et la sauvegarde des emplois...

    Acceptez mes respects quantiques...

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    1. @Richard: le système des autoentrepreneurs était une ébauche de ce que tu proposes mais qui hélas n a pas été assez loin pour motiver les gens désireux d entreprendre. Le nouveau pouvoir menace les autoentrepreneurs et les artisans leur font la guerre, dommage.

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    2. Entièrement d'accord avec Richard , de mon retour d'allemagne où j'ai bossé avec le syndicat du batiment pendant quelques années ( toujours à l'écoute et m'apportant parfois des conseils ) j'ai retrouvé ma douce france avec la cgt qui n'a pas mieux fait que de faire une grève surprise .La seul solution replacer tous mes ouvriers dans différentes entreprises et sans aucun mal et recommencer ma nouvelle vie de travaileur indépendant.Je sais qu'il n'est pas évident pour tout le monde d'être son propre patron mais alorsssssss arrêtez de leur taper sur la tête , eux font rarement 35h par semaine , parfois dorment très mal et si ils ferment n'ont pas le droit au chômage, c'est propos je les tenu sur un autre blog et j'aurais du imprimer toutes les insultes par quelques syndicats moyennageux

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  11. Pour parler des réformes rien ne pourra être fait pour relancer le marché du travail si on ne revoit pas le coût excessif des taxes patronales et salariales, sans revoir la crédibilité des syndicats , et en indiquant que le mot travail , se lever tôt , rentrer le soir et avoir la fierté de son boulot n'est pas dévalorisant .
    J'aimerais savoir combien d 'entreprises ont été sauvés par les syndicats?
    J'aimerais savoir combien d'emplois ont été sauvés par les syndicats ?
    J'aimerais voir les fiches de paye des responsable syndicaux .
    il y a beaucoup de questions qui pourraient être posées.

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    1. @claude henri: t aimerai savoir plein de trucs. Curieux, comme bon nombre d'entre nous;;; sauf que quand il s agit des syndicats, tout le monde la ferme, droite et gauche réunies. Il suffit de se rappeler comment le rapport Perruchot a été enterré par nos députés.

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