lundi 11 janvier 2016

Agnès Saal, ses amis, la France d'en haut et... nous !

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Vous vous souvenez tous de l'affaire Agnès Saal, la nana qui, en à peine un an, avait dépensé pas moins de 40 000 euros de frais de taxi (dont près de 7 000 euros par son fils à qui elle avait remis son code d'abonnement à la cie de taxis) du temps où elle était patronne de l'INA et 38 000 du temps où elle était patronne du Centre Georges Pompidou alors qu'elle disposait d'une voiture de fonction avec chauffeur ! Pour ces faits, elle a été démise de ses fonctions, encore heureux, recasée dans un placard doré du ministère de la Culture, puis, scandale oblige, suspendue de la fonction publique pour deux ans dont 6 mois " fermes ". Ainsi, pendant 6 mois, elle ne touchera pas une thune puis, après, elle sera recasée avec tous les droits et rémunération dus à son rang de haute fonctionnaire ! 

Pour quoi je vous en parle ? A cause de l'ITW qu'elle a donné au Monde et parce que 98 personnes ont écrit à Président pour exprimer leur mécontentement quant à la peine infligée à la dame ! Et ce qu'il y a d’intéressant dans cette ITW et cette lettre, c'est qu'on y trouve la plus belle preuve, éclatante, de la déconnexion totale de ces " élites " par rapport aux gens " normaux ", vous et moi, déconnexion d'une part et, d'autre part, la manifestation de l'entre-soi dans lequel vivent ces gens-là. Hors-sol. 

Que dit la dame auX taxiS pour s'excuser, se dédouaner et s'expliquer ? " Qu'elle a trébuché " et que si elle se décide à parler: " c’est parce que j’aimerais, si c’est possible, remettre un peu de sens et d’humanité dans cette histoire " ! Suite au scandale et à son éviction, elle dit que " Tout l’univers d’engagement passionné au service de la politique culturelle que j’avais patiemment édifié s’est effondré du jour au lendemain. C’est une forme de traumatisme personnel et professionnel qui est sidérante, devant laquelle je suis restée incrédule (i.e.: elle ne comprend pas ce qui lui arrive), sans comprendre comment ma vie s’était trouvée mise en miettes ". Pauvre biche qui vit une histoire sans humanité, un scandale ( qu'elle a elle même provoqué ) qui la dépasse, la traumatise et que sa connerie ( qu'elle reconnait ), elle la regrette " à l'infini ", mais bon..., elle est tout de même, dit-elle, " un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites, alors que je suis à l’opposé de cette image de haut fonctionnaire cupide qui dilapide les fonds publics ". Z'avez compris ? Elle regrette mais elle s'estime bouc chèvre émissaire... Misère ! Se rend-elle compte un instant de ce qu'elle dit. J'aurai fait dans le privé le quart du dixième de ce qu'elle a fait que j'aurais été viré pour faute lourde ! Pauvre biquette !


Venons en maintenant aux 98 personnes qui lui viennent en aide et qui protestent auprès de Président pour la sévérité de la sanction qui accable Agnès. A l'origine de la lettre, un inspecteur général de l’administration ( coucou, Maxime... ), Monsieur Bonhomme. Que reprochent-ils à Président ? " une sanction en réalité sans aucune proportion aux faits reprochés". Selon eux, Agnès Saal serait ( ne vous marrez pas ) " une victime expiatoire des dérèglements de l'administration " ! Oui, oui, une victime expiatoire ! Sa faute se limiterait à avoir donné (imprudemment) son code d'abonnement à son fils ( 7 000 euros sur 78 000) sans en contrôler l'usage. Mieux encore, les dépenses de taxis de madame ne seraient rien comparativement aux économies qu'elle aurait  réalisées en tant que patronne du bousin ! En clair, la faute et ses abus vaudraient peau de balle par rapport aux efforts de rationalisation qu'elle aurait imposés à ses entreprises !! On croit rêver ! Et les mecs écrivent cette lettre avec tout le sérieux que leur donne leur statut de " hauts " fonctionnaires " ! En gros, les dépenses de taxis de madame ne seraient qu'une goutte d'eau par rapport aux efforts qu'elle aurait, grâce à ses talents de gestionnaire, imposés à ses administrés !

Et les mecs, ils écrivent ça le plus sérieusement du monde, sans rire... On est là, il me semble, dans un autre monde, celui du c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie, celui du t'inquiète pas chérie, c'est pas ton pognon ! Le plus étrange dans cette histoire, c'est que d'habitude pour ce genre de " courrier " les signataires signent et, ce faisant, donnent leur identité. Curieusement, sur ce coup, on ne connait que le nom de l'initiateur et aucun journaliste n'a cherché (ou voulu) à dévoiler le nom des 97 autres charlots !

Même pas mal, que ce soit pour l'une, biquette, ou pour les 98 confrères-hauts-fonctionnaires, on a compris la chanson, touchez pas aux copains-copines, on est de la haute, et le reste, on le conchie ! Okay ?

Folie passagère 3036.
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dimanche 10 janvier 2016

Sobres les hommages, sobres !

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Bon, ça y est nous sommes le 10 janvier après-midi et normalement la série d'hommages, de commémorations et de poses de plaques est terminée ! Ouf ! Ça me fait un peu la même impression que quand sonnaient les vacances d'été, l'école est finie... Parce que franchement, qu'est-ce qu'on aura dégusté ! Remarquez que Commémorator, lui, avait l'air d'apprécier. Il était partout cette semaine, la mine de circonstance, l'air grave; z'avez compris le message ? IL était là, le phare, le cap, le père de la Nation. Un coup à Jarnac, et puis partout dans Paris. Devant Charlie, boulevard Richard Lenoir, à l'hyper casher, à Montrouge et ce matin place de la République. Partout.

Partout... mais avec sobriété, n'est-ce pas... Vous n'aviez point remarqué ? Pourtant ce n'est pas faute d'avoir été informé par les médias qui tous ont répété en boucle que Président avait voulu toutes ces cérémonies sobres. Donc, ça a été sobre: pas de grand discours. Que de l'émotion et de la gravité. Voilà, simple mais efficace, on ne pourra pas dire qu'il a cherché à récupérer le truc. Bon, okay, les caméras étaient bien convoquées accrochées à ses basques, mais lui n'a pas causé ! Mais on l'a vu partout, sur tous les écrans. Au moins savons-nous maintenant, images à l'appui, que le bougre sait tirer sur un cordon pour dévoiler une plaque. 

Le point d'orgue de cette semaine pleine de gravité élyséenne et gouvernementale, ce fut ce matin, place de la République. Une cérémonie à la mémoire des victimes des attentats, de tous les attentats. Sobre, vous dis-je. Trente minutes montre en main. Y avait Président, la mairesse de Paris, l'hystérique de Matignon et tout plein de gens importants, des ministres, des députés et, tout de même, les victimes qui tenaient debout et toutes leurs familles. Fallait ça pour faire masse parce que franchement, il n'y avait pas grand monde. Tout au plus un millier de personnes ce qui, pour qui connait la place de la République, laissait une impression de semi désert. Z'étaient où les millions de Charlie de l'an dernier ? Envolés avec les milliers de ballons multicolores lâchés l'an passé ? Paraît que les Parisiens, c'est en cette fin d'après-midi qu'ils pourront aller sur la place de la République, ils sont appelés, par qui, je ne sais, à un allumage républicain de bougies. Mais sans Johnny ! Pour compenser, ils auront droit à l'allumage du chêne planté pour l'occasion par la mairesse. Ce sera beau.

Sobre donc. Ils ont dévoilé une nouvelle plaque puis déposé une jolie gerbe de fleurs en attendant que le pestacle commence. On nous l'avait promis, il y avait Johnny, habillé en noir et accompagné de seulement deux musicos, qui a chanté un truc très original " Un dimanche de janvier ", ça tombe bien, nous sommes dimanche. Après quoi, les chœurs de l'armée française ont chanté un truc de Brel puis Le Temps des cerises. C'était très joli même si je trouve qu'il y a du laisser-aller dans la tenue et pour les coupes de cheveux. Après quoi, on a eu droit à la lecture d'une allocution de Victor Hugo, lecture faite par une jeune fille blanche et un Hugo tout noir, voyez, quoi, le petit truc symbolique, la diversité, le métissage et toussa. Normal. Bon, le texte de Hugo, il était bien aussi, une belle ode à la République, à la citoyenneté, à la France debout qui chante et qui ne tremble pas. On fait passer les messages comme on peut, mais on les fait passer: La République, ses valeurs, la Nation, le citoyen, la fraternité, la laïcité, surtout... et tout ça sans flonflons. Sobre !

Après quoi, de rigueur, une Marseillaise solennelle - marrant comment les gauchistes ont récupéré un hymne qu'ils ont tant honni pendant des années - que tout le monde a chanté, sauf Président. Lui, il est excusé, il est au-dessus de ça: Il est la Marseillaise !

Pour finir, gros plans caméras sur notre Président à tous en train de serrer des louches et de donner des bisous à tout le monde mais il n'a pas trop tardé à partir, il avait une autre visite à faire: on l'attendait à la Grande Mosquée, c'est journée portes ouvertes, ils offrent le thé, gratos ! Partout, vous dis-je, il est partout... Laïcité quand tu nous tiens...

Folie passagère 3035
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samedi 9 janvier 2016

Les enfances de Charlemagne

Ma littérature ? En général, des bouquins sur la politique ou les faits de société, les bouquins de journalistes. J'aime bien Polony, son dernier livre surtout, et un peu Onfray. J'au lu Zemmour et quasiment tout Finkielkraut. J'apprécie Hervé Juvin. J'ai parcouru Muray mais j'ai un peu de mal. Dans un autre style, j'aime Hugo et Dumas; surtout pour son Comte de Monte Cristo que j'ai du lire une bonne demi-douzaine de fois et dont j'ai du voir toutes les adaptations cinéma ou télévisées. J'ai lu tout Clancy, Ludlum et Sulitzer ( on ne rit pas, il a écrit, lui ou son nègre, de très bons romans ). J'ai découvert de Villiers avec sa Jeanne d'Arc et j'ai poursuivi avec son dernier dans lequel il a décidé de tout dire. J'ai dévoré l'intégrale de Christian Signol et me suis régalé avec Jack London, Hemingway ou Ken Follet.... Proust, dix fois j'ai essayé mais ça ne passe pas.

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Autant vous dire qu'il m'aurait paru totalement incongru voire inimaginable d'aller me plonger dans des bouquins écrit en vieux françois, comme on dit. Des trucs à l'ancienne, avec des poésies, des chansons de gestes et des héros qui au lieu de se la raconter se la chantent... Jusqu'au jour où j'ai lu le premier ouvrage de Rémi Usseil: Berthe au grand pied. Et je me suis fait surprendre: c'était passionnant mais trop court. Alors j'ai attendu que son deuxième bouquin sorte. Il a mis un peu de temps mais ça valait le coup d'attendre Les Enfances de Charlemagne. Le problème de ce genre de bouquin, j'en fus le premier surpris, c'est que quand on commence, on a du mal à lâcher l'ouvrage. On ne sait pas trop si tout est historique et véridique, les légendes se marient si bien au réel. On y parle de vaillants chevaliers, des qui seront fidèles et d'autres qui seront félons. Il y a de l'aventure avec tout plein de gentils et de vrais salopards. On y découvre une France d'antan qui finalement m'aurait sans doute bien plue. Un temps où il y avait des gentilshommes, de l'honneur, de la droiture, un Dieu et un pays pour qui Charlemagne aurait tout donné. Enfin de compte, j'ai découvert Charlemagne ou plus exactement, les enfances de Charlemagne...


" La jeunesse de Charlemagne, telle que la racontent au Moyen Âge les chansons de geste, est un véritable roman d'aventure. Trahi par ses demi-frères adultérins bien décidés à usurper son trône, le jeune Charles doit chercher refuge en Espagne, avec une poignée de loyaux compagnons, à la cour du roi sarrasin Galafre. Il y fera glorieusement ses premières armes et y gagnera ses éperons de chevalier. Il apprendra cependant que les flèches d’Amour sont plus redoutables que les lances et les épées : tendrement épris de la belle Galienne, le prince devra, pour la conquérir, affronter le terrible géant Braimant et déjouer les manigances du cruel Marsile, le fils de Galafre, qui ourdira un jour la trahison de Roncevaux. Mais cet exil ne peut se prolonger éternellement : le royaume de France, gémissant sous la botte des félons qui se sont emparés de la couronne, attend le retour de son souverain légitime."

Le tout magnifiquement mis en page par les Editions des Belles lettres avec tout plein de superbes enluminures. Je ne saurais que trop vous conseiller d'en faire l'acquisition et de vous plonger dedans avec autant de plaisir que moi, entrez dans l'Histoire; pour un temps, vous changerez d'époque et, croyez-moi, ça fait le plus grand bien.

Voilà le genre de bouquins que l'on devrait donner à lire et à étudier aux lycéens, nettement plus passionnant que la Princesse de Clèves...

Il ne me reste plus qu'à attendre le prochain...

Folie passagère 3034.
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vendredi 8 janvier 2016

Mitterrand, Hollande, coquins qui s'accoquinent !

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Président a été rendre, encore, un hommage à Tonton dans la bonne ville de Jarnac à l'occasion des 20 ans de la mort du grand homme.  Ça , c'est un truc qui m'épate ! Comment peut-on rendre hommage à pareil personnage ? Bon okay, il avait certes de la prestance et toute la culture que Hollande ne possédera jamais, mais tout de même,  sauf à être d'une hypocrisie sans borne et doté  d'une mémoire de lilliputien, ce n'est pas une raison.

Parce que franchement, le Mitterrand, il était quand même vérolé jusqu'au trognon, non ?

Comment un gars comme notre actuel Président, un homme que l'on sait attaché aux principes de transparence, de vérité, de justice, d'humanisme et de progrès peut-il aller se montrer recueillir sur la tombe du gars qui a juré fidélité à Pétain en acceptant la Francisque, l'ami de Bousquet, l'homme qui organisa pour se faire mousser un faux attentat, le ministre de l’intérieur et de la torture institutionnalisée pendant la guerre d'Algérie, le gars qui mena grand train, double vie et régalades au Fort de Brégançon aux frais de la République, l'homme des suicides curieux et des affaires plus que troubles, l'homme de la table 83 au Fouquet's et de la gauche caviar, l'homme qui autorisa plus de 50 essais nucléaires dans le Pacifique quand la gauche critiquera ceux de son successeur, l'homme qui sans véritablement croire à l'idée européenne nous fourgua Maastricht, celui qui fit la courte échelle au Front National pour emmerder la droite tout en finançant, sur fonds secrets, la création de SOS Racisme-Touche-pas-à-mon-pote, celui qui autorisa qu'on aille faire sauter le Rainbow Warrior, l'homme qui permit la privatisation de TF1, la liquidation de la Cinq pour le plus grand profit de ses amis André Rousselet et Silvio Berlusconi, ...

J'en passe et des pires. Bon vous me direz, en 1981, le bon peuple de gauche, il ne savait pas tout ça, ou tout du moins pas grand chose, aussi peut-on l'excuser d'avoir porté au pouvoir un tel cancer. Mais le socialiste et les Français d'aujourd'hui, ils savent tout cela.

" Mitterrand était un converti au socialisme, les convertis sont les pires. Avec le plus parfait cynisme, il était capable de faire abstractions de ses propres convictions pour vaincre et convaincre ". (Philippe Alexandre)

L'homme était tout ce que Hollande devrait détester, ce que tout socialiste d'aujourd'hui devrait haïr mais non, bonhomme, il va lui rendre hommage et ce faisant donner, je suppose, un gage à la gauche que lui Hollande, nouveau père de la Nation, est encore socialiste. On se marre !

Vous me direz, l'homme nous a laissé de belles choses: la pyramide du Louvre, Jack Lang et la grande bibliothèque... L'homme a fait de belles choses, enfin, il paraît: l'abolition de la peine de mort et serrer la main d'Helmut... Oui, mais à part cela ? 14 ans de pouvoir, de magouilles, d'affaires, de politique politicienne et une génération Mitterrand semble-t-il bien désabusée aujourd'hui.

Qu'a-t-il laissé de bon à LA politique pour qu'après ses 14 ans de règne nous en soyons là où nous en sommes aujourd'hui ? Un homme d'Etat, d'aucuns disent qu'il l'était, c'est gérer le quotidien, promouvoir les compétences de demain, penser, préparer et dessiner l'avenir, enfin, je crois. Alors, non définitivement non, Mitterrand était peut-être un grand politicien, un Florentin hors-pair, un manipulateur de génie mais certainement pas un homme d'Etat quand on voit ce que sont devenus aujourd'hui ceux qui se prétendent ses héritiers.

Alors qu'allait faire à nouveau Hollande à Jarnac ? Peut-être se comparer au Maître, voir si il avait atteint le même niveau de machiavélisme ? Rendre hommage à un tel personnage, c'est revendiquer en quelque sorte une filiation, un héritage; c'est s'approprier une part du personnage et de son histoire. Personnellement, je choisirais un autre  père, pas Hollande; coquins qui s'accoquinent... C'est peut-être bien la seule chose que ces deux hommes ont en commun.

Folie passagère 3033.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Principe de précaution et vœux de bonne année

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On est jamais trop prudent et précautionneux, veuillez donc ne pas tenir compte du billet du 31 décembre dans lequel je vous souhaitais la bonne année et vous adressais mes meilleurs vœux car après consultation de mon avocat, je me suis rendu compte de l’’imprudence de ma formulation.


Vous souhaiter une bonne année, une bonne santé et la prospérité me soumet en effet au risque de poursuites...

Voici donc la version rectifiée de mes vœux qui est en conformité avec le principe de précaution inscrit dans la Constitution.

Nouvelle formulation :

> Je vous prie d’accepter, sans aucune obligation implicite ou explicite de votre part, mes vœux à l’occasion du solstice d’hiver et du premier de l’An, en adéquation avec la tradition, la religion ou les valeurs existentielles de votre choix, dans le respect de la tradition, de la religion ou des valeurs existentielles des autres, ou dans le respect de leur refus, en la circonstance, de traditions, religions ou valeurs existentielles, ou de leur droit de manifester leur indifférence aux fêtes populaires programmées.

Ces vœux concernent plus particulièrement :

> — la santé, cela ne supposant de ma part aucune connaissance particulière de votre dossier médical, ni une quelconque volonté de m’immiscer dans le dialogue confidentiel établi avec votre médecin traitant ou l'assureur avec lequel vous auriez passé une convention obsèques ;

— la prospérité, étant entendu que j’ignore tout de la somme figurant sur votre déclaration de revenus, de votre taux d’imposition et du montant des taxes et cotisations auxquelles vous êtes assujettis ;

— le bonheur, sachant que l’appréciation de cette valeur est laissée à votre libre arbitre et qu’’il n’est pas dans mon intention de vous recommander tel ou tel type de bonheur.

Nota Bene:

Le concept d’année nouvelle est ici basé, pour des raisons de commodité, sur le calendrier dit « grégorien » qui est celui le plus couramment utilisé dans la vie quotidienne de la religion à partir de laquelle ces vœux vous sont adressés. Son emploi n’implique aucun désir de prosélytisme. La légitimité des autres chronologies utilisées par d’’autres cultures n’’est absolument pas mise en cause.

> Notamment :

> — le fait de ne pas dater ces vœux du yawm as-sabt 1 Safar de l’an 1434 de l’Hégire (déplacement touristique du Prophète à Médine) ne constitue ni une manifestation d’’islamophobie, ni une prise de position dans le conflit israélo-palestinien ;

> — le fait de ne pas dater ces vœux du 2 Teveth 5773, ne constitue ni un refus du droit d’’Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues ni un délit de contestation de crime contre l’’humanité ;

> — le fait de ne pas dater ces vœux du 3e jour (du Chien de Métal) du 11e mois (Daxue, Grande Neige) de l’année du Dragon d’Eau, 78e cycle, n’implique aucune prise de position dans l’affaire dite « des frégates de Taïwan » ;

> — le fait de ne pas dater ces vœux du Quintidi de la 3e décade de Frimaire de l’an 221 de la République française, une et indivisible, ne saurait être assimilé à une contestation de la forme républicaine des institutions et des valeurs de la République.

Enfin, l’emploi de la langue française ne sous-entend aucun jugement de valeur. Son choix tient au fait qu’elle est la seule couramment pratiquée par l’expéditeur. Tout autre idiome a droit au respect tout comme ses locuteurs.

Clause de non-responsabilité légale :

> En acceptant ces vœux, vous renoncez à toute contestation postérieure. Ces vœux ne sont pas susceptibles de rectification ou de retrait. Ils sont librement transférables à quiconque, sans indemnités ni royalties. Leur reproduction est autorisée.

Ils n’ont fait l’objet d’aucun dépôt légal. Ils sont valables pour une durée d’une année, à la condition d’’être employés selon les règles habituelles et à l’usage personnel du destinataire.

A l’issue de cette période, leur renouvellement n’a aucun caractère obligatoire et reste soumis à la libre décision de l’expéditeur

Ils sont adressés sans limitation préalable liée aux notions d’âge, de genre, d’’aptitude physique ou mentale, de race, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, d’’appartenance syndicale, susceptibles de caractériser les destinataires.

Leurs résultats ne sont, en aucun cas, garantis et l’absence totale comme partielle de réalisation n’ouvre pas droit à compensation.

En cas de difficultés liées à l’interprétation des présentes, la juridiction compétente est le Tribunal habituel du domicile de l’expéditeur.

> Après ce préambule je me permets de vous ré-adresser mes vœux; à toutes et tous, je souhaite une très bonne année 2016.

PS, comme on dit : La vie est de plus en plus simple...

(Comme indiqué, aucun dépôt légal ayant été déposé, vous pouvez reprendre à votre compte, comme je l'ai fait, cette nouvelle formulation en tout point conforme au principe de précaution, à la Constitution et à l'air du temps. Petit conseil supplémentaire: Pour des raisons évidentes, vous veillerez à respecter une stricte neutralité dans le choix et les illustrations de votre carte postale ou numérique  )

Folie passagère 3032.
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jeudi 7 janvier 2016

De mieux en mieux: Charlie Hebdo au secours de vos enfants...



Ben voyons ! Charlie Hebdo, le journal miraculé, la chantre de l'insolence et de la transgression, le roi de l'impertinence, le must de l'irrespect, le vomisseur de religions, de toutes les religions et surtout du catholicisme, le journal qui aime le sexe dans dans tous ses états, j'en passe et des pires, arrive dans les écoles avec l'autorisation du ministère de l'Education Nationale. 

Oui, m'sieurs, dames, vous avez bien lu, après Djamel Debbouze pour défendre la laïcité, c'est aux " journalistes " de Charlie Hebdo en partenariat avec SOS Racisme et la FIDL, que Belkacem a pensé pour parler de terrorisme et de la liberté d'expression. Les dits-journalistes ont donc préparé des " kits pédagogiques à destination des salles de classes " pour apprendre aux élèves à " poser toutes les questions, aucune ne sera interdite "! Ces kits prévoient des activités « artistiques » avec les élèves, leur permettant de s’exprimer par le dessin tout en insistant sur la « liberté d’expression » à la française. Le ministère de l’éducation explique que ces fiches représentent l’occasion d’aborder la question des libertés de presse et d’expression en soulignant les événements de janvier 2015. 

Remarquez qu'ils ont pensé à tout, ces kits seront regroupés sous un magnifique titre: " Dessinez, créez, Liberté ", titre qui avec le charisme de nos caricaturistes pourraient bien se transformer en " Dessine, créez, enculés " ! Ce serait bien dans le genre... Imagine la tête des parents contemplant les  "créations " du gamin de retour de son stage Charlie ...

Ainsi c'est à ces caricaturistes de tout et de rien que l'on va demander de participer à l'éducation des enfants, faisant ainsi de ces journaleux une sorte de modèle. On croit rêver ! Non, nous ne rêvons pas, il parait que cette opération de sensibilisation "vient au secours des enseignants qui se sentaient bien désarmés" (sic) pour parler de ces choses-là aux enfants... 

Alors comment faire, comment parler de liberté d'expression et de terrorisme aux enfants ? Les réponses ont manqué cruellement aux professeurs, confrontés en janvier puis en novembre aux incompréhensions de leurs élèves... Rien de plus simple : recourir à Charlie Hebdo, SOS Racisme et toute la joyeuse bande du réseau Canopé ! Tu parles d'une équipe de pédagogues !

Au programme, je cite:
- La liberté d'expression, un droit chèrement acquis, toujours à défendre.
- Les limites démocratiques à la liberté d'expression (article de référence: Charlie, Dieudonné, quelles limites à la liberté d'expression. Le Monde. Site de référence: Reporters sans frontières )
- Débattre de la mort et du meurtre. Le meurtre tabou de notre société.
- Quand donner la mort est légitimé par les sociétés (kit anti-peine de mort. Auteurs de référence: Robert Badinter, Victor Hugo )
- Que dire de la mort infligée aux terroristes ?
- Radicalisation, complotisme et réseaux sociaux.
- Le traitement médiatiques des événements phares.
- Quelles valeurs pour la République ? Réfléchir aux valeurs qui permettent le Vivre Ensemble. (Sites internet de référence: l'Observatoire de la laïcité, Les valeurs de la République. Filmographie: "Photos de classe, et si la diversité était une chance pour l'école ?" )

- La caricature et le dessin de presse: Un dossier pour analyser une forme d’expression qui s’inscrit dans une longue tradition républicaine. De l'interdiction de Hara Kiri à la création de Charlie Hebdo. ( Bibliographie: les œuvres de Cavana, Beruyer, l'intégrale de Charlie Hebdo )...

Voilà, c'est avec tous ces dossiers, fiches et kits abondamment illustrés par les Charlie que les enseignants vont pouvoir éduquer vos enfants au terrorisme, à la liberté d'expression et tutti... C'est-y pas formidable ?

On est bien loin de l'école que j'aimais, de celle dont on ne demandait rien d'autre que de nous instruire... mais si c'est pour le bien des chérubins et des futurs citoyens républicains,solidaires et irresponsables..., n'est-ce pas, on aurait tort de les en priver.

(nb: les deux dessins de ce billet apparaissent dans le " manuel " d'instruction des fameux kits)

Folie passagère 3031.
Une de Charlie Hebdo, n° 1058
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.