Vous vous souvenez tous de l'affaire Agnès Saal, la nana qui, en à peine un an, avait dépensé pas moins de 40 000 euros de frais de taxi (dont près de 7 000 euros par son fils à qui elle avait remis son code d'abonnement à la cie de taxis) du temps où elle était patronne de l'INA et 38 000 du temps où elle était patronne du Centre Georges Pompidou alors qu'elle disposait d'une voiture de fonction avec chauffeur ! Pour ces faits, elle a été démise de ses fonctions, encore heureux, recasée dans un placard doré du ministère de la Culture, puis, scandale oblige, suspendue de la fonction publique pour deux ans dont 6 mois " fermes ". Ainsi, pendant 6 mois, elle ne touchera pas une thune puis, après, elle sera recasée avec tous les droits et rémunération dus à son rang de haute fonctionnaire !
Pour quoi je vous en parle ? A cause de l'ITW qu'elle a donné au Monde et parce que 98 personnes ont écrit à Président pour exprimer leur mécontentement quant à la peine infligée à la dame ! Et ce qu'il y a d’intéressant dans cette ITW et cette lettre, c'est qu'on y trouve la plus belle preuve, éclatante, de la déconnexion totale de ces " élites " par rapport aux gens " normaux ", vous et moi, déconnexion d'une part et, d'autre part, la manifestation de l'entre-soi dans lequel vivent ces gens-là. Hors-sol.
Que dit la dame auX taxiS pour s'excuser, se dédouaner et s'expliquer ? " Qu'elle a trébuché " et que si elle se décide à parler: " c’est parce que j’aimerais, si c’est possible, remettre un peu de sens et d’humanité dans cette histoire " ! Suite au scandale et à son éviction, elle dit que " Tout l’univers d’engagement passionné au service de la politique culturelle que j’avais patiemment édifié s’est effondré du jour au lendemain. C’est une forme de traumatisme personnel et professionnel qui est sidérante, devant laquelle je suis restée incrédule (i.e.: elle ne comprend pas ce qui lui arrive), sans comprendre comment ma vie s’était trouvée mise en miettes ". Pauvre biche qui vit une histoire sans humanité, un scandale ( qu'elle a elle même provoqué ) qui la dépasse, la traumatise et que sa connerie ( qu'elle reconnait ), elle la regrette " à l'infini ", mais bon..., elle est tout de même, dit-elle, " un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites, alors que je suis à l’opposé de cette image de haut fonctionnaire cupide qui dilapide les fonds publics ". Z'avez compris ? Elle regrette mais elle s'estimebouc chèvre émissaire... Misère ! Se rend-elle compte un instant de ce qu'elle dit. J'aurai fait dans le privé le quart du dixième de ce qu'elle a fait que j'aurais été viré pour faute lourde ! Pauvre biquette !
Que dit la dame auX taxiS pour s'excuser, se dédouaner et s'expliquer ? " Qu'elle a trébuché " et que si elle se décide à parler: " c’est parce que j’aimerais, si c’est possible, remettre un peu de sens et d’humanité dans cette histoire " ! Suite au scandale et à son éviction, elle dit que " Tout l’univers d’engagement passionné au service de la politique culturelle que j’avais patiemment édifié s’est effondré du jour au lendemain. C’est une forme de traumatisme personnel et professionnel qui est sidérante, devant laquelle je suis restée incrédule (i.e.: elle ne comprend pas ce qui lui arrive), sans comprendre comment ma vie s’était trouvée mise en miettes ". Pauvre biche qui vit une histoire sans humanité, un scandale ( qu'elle a elle même provoqué ) qui la dépasse, la traumatise et que sa connerie ( qu'elle reconnait ), elle la regrette " à l'infini ", mais bon..., elle est tout de même, dit-elle, " un dérivatif, un symbole, l’incarnation d’une trahison des élites, alors que je suis à l’opposé de cette image de haut fonctionnaire cupide qui dilapide les fonds publics ". Z'avez compris ? Elle regrette mais elle s'estime
Venons en maintenant aux 98 personnes qui lui viennent en aide et qui protestent auprès de Président pour la sévérité de la sanction qui accable Agnès. A l'origine de la lettre, un inspecteur général de l’administration ( coucou, Maxime... ), Monsieur Bonhomme. Que reprochent-ils à Président ? " une sanction en réalité sans aucune proportion aux faits reprochés". Selon eux, Agnès Saal serait ( ne vous marrez pas ) " une victime expiatoire des dérèglements de l'administration " ! Oui, oui, une victime expiatoire ! Sa faute se limiterait à avoir donné (imprudemment) son code d'abonnement à son fils ( 7 000 euros sur 78 000) sans en contrôler l'usage. Mieux encore, les dépenses de taxis de madame ne seraient rien comparativement aux économies qu'elle aurait réalisées en tant que patronne du bousin ! En clair, la faute et ses abus vaudraient peau de balle par rapport aux efforts de rationalisation qu'elle aurait imposés à ses entreprises !! On croit rêver ! Et les mecs écrivent cette lettre avec tout le sérieux que leur donne leur statut de " hauts " fonctionnaires " ! En gros, les dépenses de taxis de madame ne seraient qu'une goutte d'eau par rapport aux efforts qu'elle aurait, grâce à ses talents de gestionnaire, imposés à ses administrés !
Et les mecs, ils écrivent ça le plus sérieusement du monde, sans rire... On est là, il me semble, dans un autre monde, celui du c'est pas cher, c'est l'Etat qui paie, celui du t'inquiète pas chérie, c'est pas ton pognon ! Le plus étrange dans cette histoire, c'est que d'habitude pour ce genre de " courrier " les signataires signent et, ce faisant, donnent leur identité. Curieusement, sur ce coup, on ne connait que le nom de l'initiateur et aucun journaliste n'a cherché (ou voulu) à dévoiler le nom des 97 autres charlots !
Même pas mal, que ce soit pour l'une, biquette, ou pour les 98 confrères-hauts-fonctionnaires, on a compris la chanson, touchez pas aux copains-copines, on est de la haute, et le reste, on le conchie ! Okay ?
Folie passagère 3036.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr


