vendredi 10 février 2017

" Bamboula ", " va donc, enculé " !

C'était hier sur France 5 et c'est devenu la polémique du jour. Parce que dans ce pays, pays qui comme chacun sait n'a pas vraiment de problème plus sérieux à résoudre, il nous faut chaque jour une polémique.

Les intervenants évoquent l'affaire Théo; une jeune fille témoigne et dit que les policiers la traitent de " Bamboula " quand elle se fait contrôler. Le policier syndicaliste répond: " bamboula, ça ne doit pas se dire mais c'est convenable ", voulant dire que dans l'échelle des insultes " bamboula " c'est moins pire que, par exemple " sale nègre ". La journaliste dit " non " et le policier de répliquer que eux se font traiter de " enculés de flics, c'est pas convenable " et d'établir que c'est à cela que se résume le dialogue qu'il y a entre les d'jeuns des quartiers difficiles et la police. Ce que j'imagine volontiers !

" Bamboula ", le mot a été lâché, le lynchage peut là aussi commencer. La police n'a pas le droit d'être raciste car ils sont forcément racistes, rendez-vous compte ils seraient près de 50% à voter pour MLP et si on vote our MLP c'est qu'on est raciste, et que être raciste, cépabien surtout quand on est flic. La messe est dite, le syndicaliste doit s'excuser, ce qu'il fera, puis le syndicaliste doit démissionner, puis le syndicaliste doit être rayé des cadres, puis SOS Racisme monte au créneau, le ministre doit le démissionner " ah oui, mais le ministre, il a la trouille de se mettre à dos la police ", etc, etc, etc... La suite, on la connaît.

Et ce matin sur RMC, ça continue: " qu'un policier s'exprime ainsi c'est inadmissible mais quoi d'étonnant quand depuis des années un Zemmour répète inlassablement que les arabes et les noirs sont une plaie et que seul les Français de souche sont bons ! " (ce que Zemmour n'a jamais dit, mais peu importe, n'est-ce pas).

Que les flics se fassent cramés dans leur voiture de service, insulter en permanence, caillassés, qu'un ministre de l'intérieur qualifient les incendiaires de sauvageons, etc, etc, tec, tout cela n'a pas à être pris en compte, ils n'ont qu'à faire leur travail en " respectant l'autre, l'humain, quelque soit sa couleur " et tant pis si cet " autre " n'a qu'une chose en tête: " nique la police, enculés de flics, faut les buter ".

Alors c'est vrai traiter un " black " de " bamboula ", c'est pas bien mais comment ne pas comprendre ce genre de dérapage ?

Et puis, hein, une petite polémique pointant le racisme des flics par dessus l'affaire Théo, c'est-y pas qu'il y en aurait pour faire monter la mayonnaise ?

On marche sur la tête dans ce pays. Voilà où nous en sommes: il y a des endroits où le dialogue se résume à " Bamboula ", " va donc enculé " !

Comme dirait Marguerite: " l'avenir n'est pas serein  ! " et bonjour chez vous !

Folie passagère 3449.
Résultat de recherche d'images pour "nique la police" Résultat de recherche d'images pour "nique la police"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 9 février 2017

François Bayrou, le joker d'Emmanuel Macron

Résultat de recherche d'images pour "Bayrou macron"

Le lynchage médiatique déclenché par le Canard semblant ne pas suffire pour flinguer François Fillon, nos médias, globalement acquis à la gauche macronesque, ont décidé de dégainer ce qu'ils pensent sans doute être l'arme fatale: François Bayrou. Vous le voyez et l'entendez partout en ce moment avec une mention spéciale à RMC et BFM, toutes deux propriétés du magnat des médias et soutien affiché d'Emmanuel Macron, Patrick Drahi.

Mais que peut-on attendre de François Bayrou ? Qu'a donc la France à gagner avec cet olibrius ? Que représente-t-il ? Qui représente-t-il ? Est-il si puissant pour qu'on lui donne une telle audience ? Le Modem est-il encore un parti avec lequel il faut compter ? Que nenni si on se fie aux chiffres. Le Modem, actuellement, c'est 1 député sur 577, 6 sénateurs sur 348, 4 députés européens sur 74, 0 Présidents de Conseils Régionaux, seuls 51 conseillers régionaux sur 1 722, 1 Présidence de conseil départemental sur 101 et à peine 48 conseillers départementaux sur 4 108 ! Moins de députés nationaux ou européens que le FN ! Un FN qui représente pourtant entre 25 et 30% de l'électorat.

Bayrou, c'était le troisième homme lors de la présidentielle de 2007 avec près de 7 millions d'électeurs et le soutien de Rocard, de Kouchner et de Cohn-Bendit. Il refusera de soutenir Sarkozy pour le second tour ! Bayrou n'est plus que le cinquième homme de la présidentielle de 2012 avec tout juste 3,2 millions de votants (9%), il annonce publiquement qu'il votera pour François Hollande. Quitte à renier les fondamentaux de sa foi catholique.

Bayrou, c'est tout le même le gars qui a raté la réforme du financement de l’enseignement libre en 1994, mettant 1 million de défenseurs de l'école laïque dans la rue. Echec qui lui vaudra de perdre une partie de ses responsabilités ministérielles. Bayrou, c'est le gars qui, malgré 30 ans de vie politique, n'a aucune vraie réforme ou avancée législative à mettre à son actif si ce n'est sa méthode conciliante de négocier... avec les syndicats de gauche. On ne compte plus, par contre, dans son parcours, les coups de gueule et les coups tordus qu'il n'aura de cesse de fomenter contre la droite classique et Nicolas Sarkozy. Il ira même jusqu'à co-signer une motion de censure déposée par le parti socialiste contre le gouvernement Villepin !

Bayrou, c'est aussi le gars qui réussira la performance d'échouer dans son propre fief des Pyrénées aux législatives de 2012 et qui ne devra son élection à la mairie de Pau que grâce au soutien actif d'Alain Juppé à qui il renverra l’ascenseur en le soutenant lors de la primaire de la droite et du centre contre Sarkozy.

Bayrou, c'est le gars qui n'hésitera pas à faire alliance avec le PS aux municipales de 2008 à Dijon avec Rebsamen, à Marseille avec... Jean-Luc Bennhamias, autre looser et girouette politique s'il en est !

Bayrou, c'est non seulement une succession d'échecs mais c'est aussi toute une série d'alliances ponctuelles avec le parti socialiste. Bref, Bayrou, c'est quasiment plus rien aujourd'hui, si ce n'est, peut-être, une candidature ouvertement anti-Fillon pour la présidentielle et tout juste 5% d'intentions de vote pour le moment.

Mais Bayrou, c'est aussi l'être ou le néant. Quand bien même il ne représente plus personne, il a besoin d'exister, besoin de montrer qu'il bouge encore, "un illuminé " dira de lui Simone Weil ! Mais un illuminé qui pour gagner sa vie, fort bien au demeurant, élève des chevaux de course, des pur-sang uniquement, sur lesquels des dizaines de milliers de dingos des hippodromes miseront chaque semaine des dizaines ou des centaines d'euros. Bayrou n'aime pas l'argent, il le fait courir !

Meilleur allié des socialistes en 2012, c'est à lui qu'on fait appel lorsque la droite est en passe de réussir l'alternance. Parce que quand il s'agit de taper sur la droite, sur Sarkozy, aujourd'hui sur Fillon, il sait ne pas se ménager, il sait porter les coups, il cogne même si souvent il raconte n'importe quoi. Comme dimanche dernier où il réclamait le retrait immédiat de Fillon de la course à la présidence.

Comme hier... N'a-t-il pas déclaré avec hargne et visant Fillon, sans que ni Bourdin ni Elkrief ne le reprennent: " Jamais, dans l'histoire de la République, un candidat au plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n'a été ainsi sous influence des puissance d'argent ". A mourir de rire si l'on a connaissance des soutiens dont bénéficie l'autre coqueluche des médias, Emmanuel Macron: Patrick Drahi, Alexandre Bompard (on ne choisit pas sa famille...), Alain Minc, Pierre Bergé (Le Monde, l'Obs, Rue 89), Mathieu Pigasse (Le Monde, les Inrocks, l'Obs) Rothschild, Xavier Niel (Free, l'Obs, Le Monde) Hermand (décédé en novembre), Euro-RSCG qui s'est mis à son service, Pierre Gattaz et le Medef, Bernard Arnault (LVMH), Vincent Bolloré, De Castries (Axa), le trait libéral Institut Montaigne dont le président hébergera le premier QG de Macron, Simonccini (Meetic), Patrick Drahi (RMC, BFM, SFR, Libération, l'Express), Boujnah (Euronext), etc, etc, etc...

Bayrou a annoncé qu'il se prononcerait entre le 15 et le 20 février sur son éventuelle candidature. Il le sait, nous le savons, les médias le savent, il n' a aucune chance de l'emporter. Sa candidature, si elle devait être, ne peut même plus apparaître comme une classique candidature de témoignage tant son discours est connu, si peu de gens il représente (moins de 15 000 adhérents à jour de leur cotisation selon le JDD). Elle est donc purement stratégique et parfaitement cohérente avec le bonhomme: faire échouer la droite et le centre et, par, ricochet permettre à Emmanuel Macron de parvenir au second tour de la présidentielle. Aura-t-il, entre son éventuelle déclaration de candidature et le 17 mars, les 500 parrainages nécessaires ? Rien n'est moins sûr. Peu importe, si il ne les a pas, on peut parier qu'il apportera son soutien à Emmanuel Macron. Si il les a, son score de 5 à 6% sera suffisant pour empêcher Fillon de parvenir au second tour.

Ainsi, en 2017, Bayrou jouera dans l'élection à venir, le même rôle qu'en 2012, celui de joker de la gauche social-démocrate, mondialiste et inféodée aux puissances de l'argent. Étonnant pour un gars qui se dit de la France profonde, non ? Non, rien d’étonnant, c'est du Bayrou, l'incohérence incarnée, la loose en plus

Folie passagère 3448.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 8 février 2017

Ah l'Amour, l'Amour !

C'est la journée du Peut-on rire de tout ?

Peut-on rire de l'amour ? Comment se moquer de ces instants touchants de romantisme et de sincérité évidents entre un réfugié, a priori nigérian, et une brave Allemande en pleine force de l'âge ?

C'est émotionnant, non ?


Non, contrairement à ce que je pensais, on ne peut pas rire de tout. On ne peut ironiser sur l'amour. Oui, assurément, aimer est plus fort que tout !

Bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 3447.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Peut-on rire de tout ? Aujourd'hui: la charte d'éthique professionnelle des journalistes ...



Peut-on rire de tout ? On se pose souvent la question. Je ne sais pas, je n'en suis pas si sûr mais au regard du texte qui suit, on a envie de répondre oui ! Oui, on peut rire de tout ! Ci-dessous, vous trouverez la charte d'éthique professionnelle des journalistes telle que publiée par le Syndicat National des journalistes. Bonne lecture et grosse marrade assurée  !

" Charte d’éthique professionnelle des journalistes, charte de déontologie 1918/38/2011:

Le droit du public à une information de qualité, complète, libre, indépendante et pluraliste, rappelé dans la Déclaration des droits de l’homme et la Constitution française, guide le journaliste dans l’exercice de sa mission. Cette responsabilité vis-à-vis du citoyen prime sur toute autre.

Ces principes et les règles éthiques ci-après engagent chaque journaliste, quelles que soient sa fonction, sa responsabilité au sein de la chaîne éditoriale et la forme de presse dans laquelle il exerce.

Cependant, la responsabilité du journaliste ne peut être confondue avec celle de l’éditeur, ni dispenser ce dernier de ses propres obligations.

Le journalisme consiste à rechercher, vérifier, situer dans son contexte, hiérarchiser, mettre en forme, commenter et publier une information de qualité ; il ne peut se confondre avec la communication. Son exercice demande du temps et des moyens, quel que soit le support. Il ne peut y avoir de respect des règles déontologiques sans mise en œuvre des conditions d’exercice qu’elles nécessitent.

La notion d’urgence dans la diffusion d’une information ou d’exclusivité ne doit pas l’emporter sur le sérieux de l’enquête et la vérification des sources.

La sécurité matérielle et morale est la base de l’indépendance du journaliste. Elle doit être assurée, quel que soit le contrat de travail qui le lie à l’entreprise.

L’exercice du métier à la pige bénéficie des mêmes garanties que celles dont disposent les journalistes mensualisés.

Le journaliste ne peut être contraint à accomplir un acte ou exprimer une opinion contraire à sa conviction ou sa conscience professionnelle, ni aux principes et règles de cette charte.

Le journaliste accomplit tous les actes de sa profession (enquête, investigations, prise d’images et de sons, etc…) librement, a accès à toutes les sources d’information concernant les faits qui conditionnent la vie publique et voit la protection du secret de ses sources garantie.

C’est dans ces conditions qu’un journaliste digne de ce nom :

• Prend la responsabilité de toutes ses productions professionnelles, mêmes anonymes ;

• Respecte la dignité des personnes et la présomption d’innocence ;

• Tient l’esprit critique, la véracité, l’exactitude, l’intégrité, l’équité, l’impartialité, pour les piliers de l’action journalistique ; tient l’accusation sans preuve, l’intention de nuire, l’altération des documents, la déformation des faits, le détournement d’images, le mensonge, la manipulation, la censure et l’autocensure, la non vérification des faits, pour les plus graves dérives professionnelles ;

• Exerce la plus grande vigilance avant de diffuser des informations d’où qu’elles viennent ;

• Dispose d’un droit de suite, qui est aussi un devoir, sur les informations qu’il diffuse et fait en sorte de rectifier rapidement toute information diffusée qui se révèlerait inexacte ;

• N’accepte en matière de déontologie et d’honneur professionnel que la juridiction de ses pairs ; répond devant la justice des délits prévus par la loi ;

• Défend la liberté d’expression, d’opinion, de l’information, du commentaire et de la critique 

• Proscrit tout moyen déloyal et vénal pour obtenir une information. Dans le cas où sa sécurité, celle de ses sources ou la gravité des faits l’obligent à taire sa qualité de journaliste, il prévient sa hiérarchie et en donne dès que possible explication au public

• Ne touche pas d’argent dans un service public, une institution ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées

• N’use pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée ;

• Refuse et combat, comme contraire à son éthique professionnelle, toute confusion entre journalisme et communication ;

• Cite les confrères dont il utilise le travail, ne commet aucun plagiat ;

• Ne sollicite pas la place d’un confrère en offrant de travailler à des conditions inférieures ;

• Garde le secret professionnel et protège les sources de ses informations ;

• Ne confond pas son rôle avec celui du policier ou du juge."

Ne me remerciez pas, une bonne rigolade matinale, y a que ça de vrai ! Bonne jounrée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 3446.
Résultat de recherche d'images pour "journalistes"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 7 février 2017

François et Théo...

On a retrouvé François Hollande !


Le président de la cinquième puissance mondiale, plutôt discret depuis l'annonce de son renoncement à assumer son bilan devant les électeurs, entre un déjeuner avec son premier sinistre et un entretien avec Mahmoud Habbas, s'est rendu au chevet d'un anus déchiré, oups, pardon, au chevet du jeune homme bien sous tous rapports (re-Oups !) qui, lors d'une interpellation musclée, à Aulnay, a reçu fort malencontreusement une matraque dans le fondement. Voilà une saine occupation pour un homme dont on imagine l'agenda surchargé.

N'y voyez aucune intention politicienne ni aucune tentative de récupération de la part du grand homme. Cette visite est somme toute logique: Il sait, lui, ce que cela fait de sodomiser dans les grandes largeurs les Français, ça fait 5 ans qu'il pratique. Il a juste voulu voir de près à quoi pouvait bien ressembler les dégâts collatéraux de ses propres mensonges et des espoirs déçus d'un pays, ici d'un quartier, qui avait cru en cette " France apaisée " qu'il avait promis à tous. 

Les esprits chafouins souligneront peut-être que d'aller exprimer ainsi sa solidarité à une victime de son inaction et de ses échecs est un brin osé; que nenni, révisez vos classiques les amis, les cons, ça ose tout... 

Les forces de l'ordre apprécieront sans doute la démarche: se faire mettre de cette façon par Président - cette visite ne jettera-t-elle pas un peu plus, dans ces quartiers, l'opprobre sur la police - fallait oser ! Il a osé ! Il ose tout !

Mais revenons à cet entretien. Président a déclaré: " Je tenais à venir voir Théo ainsi que sa famille. Il a réagi avec dignité et responsabilité. La justice est saisie et va aller jusqu’au bout. J’ai une pensée pour Théo qui a un comportement exemplaire. " C'est beau... beau comme du Hollande. Brave Théo, braves jeunes de cités qu'on fait rien que de les stigmatiser et de déprécier leur juste valeur... C'est vrai quoi, l'enquête a à peine commencé que les enquêteurs auront compris le message: Théo, c'est un gentil, comme tous les autres, comme Adama. Ils étaient là, au mauvais endroit, au mauvais moment.

Théo dit avoir été très remué par cette visite présidentielle - ce qui vu son état devrait être mis au passif (encore !) de Président - et a déclaré: " J’entends tout ce qui se passe. Ma ville, je l’aime et en rentrant je veux la retrouver telle que je l’ai quittée. Donc, les gars, stop à la guerre. Priez pour moi." Hein ! quand je vous disais que c'était un gentil ce Théo ! il veut qu'on prie pour lui; c'set donc qu'il est sensible à la prière des autres. C'est bien. Peut-être même qu'au plus profond (oups!) de lui-même, il est croyant, Théo. Moi, j'aime bien les jeunes qui prient. Surtout ceux qui prient avec Jésus. Bon, on va quand même le rassurer Théo, ne pas le laisser dans l'angoisse, sa ville et son quartier pourri, il va les retrouver bien vite, c'est pas comme si il était à l'article de la mort dans un hôpital de campagne au fin fond de l’Afghanistan !

Faut qu'il y retourne vite, qu'il puisse raconter son aventure, faire partager son expérience avec ses p'tits et ses grands frères et comme il est d'ores et déjà, là-bas, un héros, nul doute qu'il sera écouté. Les caméras iront le voir raconter, au bas de l'immeuble, devant le hall, à ses potes: Voyez les gars, déconnez pas avec la police, elle rigole pas elle, n'allez pas l'affronter sinon, voyez de quoi elle est capable; une matraque dans le cul, ça vous défonce un mec. Et puis si d'aventure, il fallait aller au contact, soyez pas cons, munissez-vous de gel, ça passera mieux. Les gentils, c'est nous ! La preuve ? Omar Sy, la personnalité préférée des Français est venu à sa rescousse et a lancé le hashtag #JesuisThéo, si ça, c'est pas une absolution sans confession, je m'y connais pas !


La nuit dernière, à Aulnay, 26 personnes ont été interpellées, 10 voitures incendiés, deux magasins partiellement incendiés, 6 (pas 7 !) poubelles ont été cramées, des véhicules (combien, on ne sait pas) de secours et de police ont été endommagées, curieusement aucun policier ne semble avoir été blessé selon la préfecture, quelques policiers de la BAC (combien ?) complètement encerclés par une cinquantaine d'individus ont du faire usage de leur arme en tirant en l'air... La France apaisée...

NB: on notera que cette visite s'est faite en toute discrétion, tout juste quelques journalistes et photographes présents pour immortaliser l'instant, instant qui sera moins d'une heure après la rencontre entre Président et Théo en Une du site de l'Elysée...

Folie passagère 3445.
Des policiers près du commissariat d’Aulnay-sous-Bois, au nord de Paris, le 6 février 2017.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 6 février 2017

François Fillon a été bon, très bon. Et Ruth Elkrief, nulle, très nulle.

Résultat de recherche d'images pour "françois fillon conference de presse"

A chaud...

Bon et bien j'ai écouté Fillon et mon avis, je ne doute pas qu'il y en aura de contraires, est qu'il a été très bon. Alors certes, comme beaucoup nous aurions aimé que cette explication vienne plus tôt, peu importe, elle a eu lieu.

Il s'est excusé - je ne suis pas sûr que je l'aurais fait à sa place - auprès des Français parce qu'il a compris que ces pratiques, acceptées par tous pendant très longtemps et totalement légales, n'étaient plus de mises aujourd'hui. Comme il l'avait annoncé, il a mis sur la table tout ce qui pouvait l'être. L'enquête suivra sans doute son cours mais pour moi, en l'état actuel des choses, l'affaire est close.

J'ai apprécié ses explications, elles me suffisent. J'ai apprécié comment il a su remettre en place la journalope de Merdapart et, d'une manière générale, les médias, juges et procs à la fois qui, dans cette affaire, n'ont pas ménagé leurs efforts pour le conduire sur l'échafaud médiatique, sans retenue, sans recul, sans discernement.

J'ai apprécié sa façon de remettre à leur juste place, c'est à dire au fond de la classe, ceux qui, dans son propre camp (Fenech, du balai !), ont trop vite douté de lui. J'ai apprécié sa façon de se repositionner comme seul chef de la droite et du centre.

J'ai apprécié comment il a su remettre en cause ceux qui faisaient fuiter les pièces du dossier et ceux qui en profitaient (l'Im-Monde, aux chiottes) pour en faire leur choux gras et alimenter odieusement le tribunal populaire.

J'ai aimé comment il a su se remettre au centre du jeu politique en appuyant sur le fait que, et d'une il ne pouvait pas y avoir de plan B et de deux, qu'on ne saurait laisser les Français se faire déposséder d'une véritable campagne présidentielle en ne leur laissant que le choix entre Macron et Marine Le Pen. N'était-ce pas le but de cette cabale dans laquelle, bien dressés, les médias ont plongé ?

J'ai adoré la mine déconfite de Ruth Elkrief, juste après la conférence de presse. Coincée qu'elle était par la justesse du propos de Fillon et n'ayant pas d'autres choses à dire que " ah, mais il n'a pas répondu à toutes les questions " et surtout à celles qu'on ne lui avait pas posé. La conne ! Continuer à la voir ramer pour trouver des défauts au personnage Fillon est un plaisir de gourmet. La voilà regretter que trop de temps a passé sur cette affaire et pas assez sur le débat d'idées, elle qui, avec ses confrères, depuis 10 jours ne se repaît que de cette affaire. Des baffes !

J'ai adoré Laurent Neumann, obligé de dire publiquement que sur le plan politique, Fillon avait été très bon, s'enferrant par la suite sur des questions de détail. Cherchant la petite bête là où Fillon avait été très clair (les salaires de ses enfants).

Je me marre en écoutant le député PS, Olivier Faure, qui dit que Fillon aurait pu amener plus de preuves du travail effectué par son épouse, des emails, par exemple, et oublier de nous dire que jusqu'en 2012, les collaborateurs-assistants parlementaires n'avaient pas d'adresse email à leur nom et ne pouvaient qu'écrire en lieu et place de leur député.

Alors je ne sais pas si cette conférence de presse suffira à calmer les esprits et les cacas nerveux médiatiques mais il est grand temps qu'on laisse maintenant la justice faire son travail, rapidement,  et que la campagne présidentielle et les débats d'idées reprennent le dessus.

Folie passagère 3444.
Résultat de recherche d'images pour "ruth elkrief"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.