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dimanche 29 septembre 2013

Liberté ! Libérons le travail !


Malgré les accords d'entreprise signés entre salariés et direction, Sephora-Champs-Elysées est condamné à fermer sa boutique dès 21h00. Pour tous les volontaires qui travaillaient sur ce créneau horaire, la perte de salaire sera d'environ 300 euros nets chaque mois et le nombre total de poste sera de fait réduit. Un petit peu de chômage en plus... 

Nos médias nous gavent avec cela depuis hier, la quinzaine de Castorama et de Leroy-Merlin de région parisienne seront ouverts aujourd'hui malgré l'interdiction qui leur a été signifiée, interdiction assortie d'un risque d'amende de 120 000 euros par magasin et par dimanche ouvert. Là aussi, tous les employés sont volontaires et ont signé avec la direction un accord en ce sens. Bricorama, enseigne concurrente, a baissé le rideau dominical par obligation, son envergure ne lui permettant pas d'assumer l'amende éventuelle.

Les duty-free de Roissy ou d'Orly ont le droit d'ouvrir le dimanche quand les relais H de nos gares sont contraints à la fermeture. Leroy tenu de fermer quand sur le même parking les Jardineries Clauses font chaque dimanche le plein de clients. Ma boulangerie a été contrainte par arrêté préfectoral de fermer au moins un jour par semaine alors que 7/7 des gens y travaillaient ravis et que les clients s'y bousculaient. Sur les Champs, Sephora a le droit d'ouvrir le dimanche mais pas les Galeries Lafayette Montparnasse, elle est où la cohérence ?

Les socialistes, par le biais d'un communiqué officiel (et stupide) du parti, s'insurgent contre ses ouvertures dominicales. Mélenchon fait écho à Benoit Hamon: c'est illégal, c'est inadmissible, c'est odieux, etc... Les antis en appellent au respect de la vie de famille, du jour de repos obligatoire; pour un peu, bientôt, on entendra Besancenot prendre la défense de la messe dominicale. Les noeud-noeuds conseillent aux adeptes des courses le dimanche de préférer une promenade sylvestre en famille ou Vivement Dimanche à la télé...

Quelle bande de oufs, de cons, d'has-been, de ringards, de don quichotte ou de privilégiés ! 

Liberté, je dis liberté !

Laissons les gens libres de faire les courses quand ils veulent ou quand ils le peuvent. Laissons les gens - ceusses qui ont la chance d'avoir un boulot - travailler quand ils le souhaitent, quand ils le peuvent. Laissons les étudiants qui saisissent ce type d'opportunités mettre un peu de beurre dans les épinards. Donnons au bricolage autant de chances qu'au jardinage. Rafraîchissons notre archaïque code du droit du travail. Laissons les patrons s'accorder avec leur salariés, magasin par magasin, entreprise par entreprise.  Envoyons paître ces syndicats qui ne défendent plus qu'eux-mêmes. Libérons la responsabilité et laissons à chacun la possibilité de travailler, s'il le souhaite, la nuit ou le dimanche. La loi empêche ceux qui le souhaitent de travailler le dimanche ou la nuit, changeons la loi.

Sommes-nous dans une situation qui autoriserait ceux qui ont un boulot à refuser à ceux qui en n'ont pas de travailler quand bon leur semble ou quand un poste se crée le dimanche, le soir ou la nuit au Casto du coin ou chez Sephora ? Non ! Sommes-nous dans une situation qui autoriserait les syndicats qui ne représentent plus que 6% de la population active d'emmerder ceux qui souhaitent bosser là où un poste est disponible ? Non ! Sommes-nous si couillons qu'il nous faille attendre que le gouvernement décide si oui ou non quelqu'un a le droit de bosser quand un employeur ouvre un poste, fut-il dominical ou vespéral ? N'est-ce pas plus jouissif de bosser que de toucher le RSA ou une quelconque autre aide ? Vaut-il mieux signer un contrat d'avenir bidon et subventionné ou vaut-il mieux accepter un vrai contrat de travail vecteur de croissance réciproque, pour l'employeur comme pour le salarié ?

Sommes-nous bien le pays qui compte plus de 5 millions de chômeurs, toutes catégories confondues ? Oui !

Et bien alors bossons, donnons envie de bosser, prenons les boulots qui s'offrent, aidons à la création de postes le dimanche, le soir et les jours de fêtes s'il le faut, envoyons bouler les empêcheurs de bosser, mettons au régime le code du travail. Libérons le travail, liberté de travailler !


Sur le même sujet:

Folie passagère 1924.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 1 novembre 2012

Oui au travail le dimanche ! Trois fois oui !


Ulcéré par la lecture du jugement contraignant l'enseigne Bricorama à une amende de 18 millions d'euros pour avoir ouvert quelques uns de ces magasins le dimanche sans dérogation, je voulais me fendre d'un billet rageur.

Je suis refait quelqu'un l'a déjà fait et parfaitement bien fait:

" Oui il faut mourir le dimanche. 

Mourir d’ennui, mourir d’inactivité, mourir du dimanche, mourir du non-travail. Voilà pourquoi Bricorama va peut-être payer 18 millions d’euros d’amendes à l’Etat pour avoir embauché des salariés – plutôt volontaires – le jour du seigneur
Au pays de la marinière qui s’achète français, au pays du volontarisme économique pour sortir de la crise, au pays du débat impossible sur le temps de travail (même le Premier Ministre n’a pas le droit d’en parler et comme dans Z, il doit dire qu’il l’a pas dit sinon il est enfermé), le syndicat ouvrier FO traque les erreurs juridiques des entreprises qui veulent ouvrir le dimanche pour obtenir leur fermeture. C’est son truc. En cela F.O. pense exactement comme le pape et Dieu qui veulent qu’on se repose le dimanche  – encore que le pape et ses collègues bossent, eux, le dimanche.

3 millions de chômeurs.... "

La suite est à lire chez David Abiker,ici:  " La France qui bricorame

Ne pas travailler le dimanche, est-ce un luxe que l'on peut encore se payer dans un pays qui compte plus de 4, 5 millions de chômeurs, toutes catégories confondues ? 

Oui, au travail le dimanche, trois fois oui ! La possibilité doit être offerte à tous ceux qui le veulent sous réserve d'entente préalable au niveau de l'entreprise. L'Etat n'a pas à légiférer sur ce point.

Dixit !



Folie passagère 1418.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.