Le billet de Marianne...
" Un grand merci à madame Pascale Morinière* sans laquelle nous n'aurions jamais su que le 8 février dernier s'est tenu, dans le grand amphithéâtre de l'Ecole de médecine de Paris le colloque annuel de l'Association française de promotion de la santé scolaire et universitaire (AFPSSU).
Sept cents médecins, infirmières et psychologues scolaires étaient là, pour plancher sur le thème « Ecole, sexe et vidéo ».
A les en croire l'éducation sexuelle à l'école a évolué, et les pratiques sexuelles sont considérées comme « la nouvelle frontière des libertés individuelles ». Rien moins !
Il n'est donc plus question pour les adultes de transmettre des normes mais de rester le plus neutres possible, ce qui devrait (on se demande bien par quel miracle ?) aider les jeunes à se situer.
Il paraîtrait, d'après les orateurs, qu'il existerait une véritable « panique morale » qui saisirait les adultes devant leur incapacité à maîtriser la sexualité « débridée » des jeunes.
Et ces adultes se reconnaîtraient à cette propension à dénoncer l'hypersexualité des petites filles ou l'invasion du porno.
Or le porno a incontestablement son utilité. Et aucune étude en a prouvé la nocivité.
De même que les petits des singes s'éduquent en regardant les autres primates copuler, de même les nôtres s'éduquent en regardant des films porno qui leur montrent comment s'y prendre avec le partenaire.
Bon ! A ce stade, madame Morinière est obligée de reconnaître qu'il y a beaucoup d'adultes « moralement paniqués » dans la salle, vues les questions qui fusent.
Il y a même eu des parents particulièrement rétrogrades qui se sont plaints du site « La Ligne Azur » recommandé par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon.
D'autres tout aussi ringards qui ont osé critiquer le document « Tomber la culotte » encore consultable sur le site du planning familial mais supprimé du site « La Ligne Azur », on se demande pourquoi ? Que diable, on est progressiste ou on ne l'est pas ?
Et que dire de la mesquinerie qui leur a fait reprocher aux intervenants que ces différents supports où on donne même aux jeunes filles le mode d'emploi du lesbianisme, soient financés sur fonds publics et dont l'AFPSSU serait un des financeurs ?
De même que l'AFPSSU, n'écoutant que sa vocation éducative, produit des vidéos comme « Puceau X ». Ou bien d'autres où on apprend aux jeunes filles à repérer leurs zones érogènes, l'activité sexuelle étant une activité scolaire comme une autre, sans doute indispensable pour réussir de bonnes études.
Or par une de ces ironies de l'histoire, s'ouvre enfin le procès du fondateur de l'association « L'Ecole en bateau » qui offrit pendant plusieurs décennies l'opportunité à des centaines de jeunes gens épanouissement éducatif, culturel et personnel.
Oui mais voilà, depuis 1994, des adultes qui estiment qu'ils ont été abusés dans leur jeunesse ont déposé des plaintes contre les dirigeants de l'association.
Dans vingt ans, si par extraordinaire – car on a tout de même du mal à y croire – certains jeunes soumis à la pédagogie sexuelle qu'on veut leur imposer aujourd'hui, voulaient se rebeller, contre qui pourraient-ils le faire ?
L'histoire ne le dit pas."
A les en croire l'éducation sexuelle à l'école a évolué, et les pratiques sexuelles sont considérées comme « la nouvelle frontière des libertés individuelles ». Rien moins !
Il n'est donc plus question pour les adultes de transmettre des normes mais de rester le plus neutres possible, ce qui devrait (on se demande bien par quel miracle ?) aider les jeunes à se situer.
Il paraîtrait, d'après les orateurs, qu'il existerait une véritable « panique morale » qui saisirait les adultes devant leur incapacité à maîtriser la sexualité « débridée » des jeunes.
Et ces adultes se reconnaîtraient à cette propension à dénoncer l'hypersexualité des petites filles ou l'invasion du porno.
Or le porno a incontestablement son utilité. Et aucune étude en a prouvé la nocivité.
De même que les petits des singes s'éduquent en regardant les autres primates copuler, de même les nôtres s'éduquent en regardant des films porno qui leur montrent comment s'y prendre avec le partenaire.
Bon ! A ce stade, madame Morinière est obligée de reconnaître qu'il y a beaucoup d'adultes « moralement paniqués » dans la salle, vues les questions qui fusent.
Il y a même eu des parents particulièrement rétrogrades qui se sont plaints du site « La Ligne Azur » recommandé par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon.
D'autres tout aussi ringards qui ont osé critiquer le document « Tomber la culotte » encore consultable sur le site du planning familial mais supprimé du site « La Ligne Azur », on se demande pourquoi ? Que diable, on est progressiste ou on ne l'est pas ?
Et que dire de la mesquinerie qui leur a fait reprocher aux intervenants que ces différents supports où on donne même aux jeunes filles le mode d'emploi du lesbianisme, soient financés sur fonds publics et dont l'AFPSSU serait un des financeurs ?
De même que l'AFPSSU, n'écoutant que sa vocation éducative, produit des vidéos comme « Puceau X ». Ou bien d'autres où on apprend aux jeunes filles à repérer leurs zones érogènes, l'activité sexuelle étant une activité scolaire comme une autre, sans doute indispensable pour réussir de bonnes études.
Or par une de ces ironies de l'histoire, s'ouvre enfin le procès du fondateur de l'association « L'Ecole en bateau » qui offrit pendant plusieurs décennies l'opportunité à des centaines de jeunes gens épanouissement éducatif, culturel et personnel.
Oui mais voilà, depuis 1994, des adultes qui estiment qu'ils ont été abusés dans leur jeunesse ont déposé des plaintes contre les dirigeants de l'association.
Dans vingt ans, si par extraordinaire – car on a tout de même du mal à y croire – certains jeunes soumis à la pédagogie sexuelle qu'on veut leur imposer aujourd'hui, voulaient se rebeller, contre qui pourraient-ils le faire ?
L'histoire ne le dit pas."
Par Marianne Arnaud.
( *note: Pascale Morinière a commenté ce colloque au travers d'un article paru dans le Figaro du 4 mars 2013 intitulé " Education sexuelle:Qu'en pensent les parents ? " )
( note 2: ce colloque était " recommandé " par le ministère de la santé et des affaires Sociales )

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

