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mardi 5 mars 2013

Ecole, sexe et vidéo...

Le billet de Marianne...

 

" Un grand merci à madame Pascale Morinière* sans laquelle nous n'aurions jamais su que le 8 février dernier s'est tenu, dans le grand amphithéâtre de l'Ecole de médecine de Paris le colloque annuel de l'Association française de promotion de la santé scolaire et universitaire (AFPSSU). 

 Sept cents médecins, infirmières et psychologues scolaires étaient là, pour plancher sur le thème « Ecole, sexe et vidéo ».

A les en croire l'éducation sexuelle à l'école a évolué, et les pratiques sexuelles sont considérées comme « la nouvelle frontière des libertés individuelles ». Rien moins !

Il n'est donc plus question pour les adultes de transmettre des normes mais de rester le plus neutres possible, ce qui devrait (on se demande bien par quel miracle ?) aider les jeunes à se situer.

Il paraîtrait, d'après les orateurs, qu'il existerait une véritable « panique morale » qui saisirait les adultes devant leur incapacité à maîtriser la sexualité « débridée » des jeunes.

Et ces adultes se reconnaîtraient à cette propension à dénoncer l'hypersexualité des petites filles ou l'invasion du porno.

Or le porno a incontestablement son utilité. Et aucune étude en a prouvé la nocivité.

De même que les petits des singes s'éduquent en regardant les autres primates copuler, de même les nôtres s'éduquent en regardant des films porno qui leur montrent comment s'y prendre avec le partenaire.

Bon ! A ce stade, madame Morinière est obligée de reconnaître qu'il y a beaucoup d'adultes « moralement paniqués » dans la salle, vues les questions qui fusent.

Il y a même eu des parents particulièrement rétrogrades qui se sont plaints du site « La Ligne Azur » recommandé par le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon.

D'autres tout aussi ringards qui ont osé critiquer le document « Tomber la culotte » encore consultable sur le site du planning familial mais supprimé du site « La Ligne Azur », on se demande pourquoi ? Que diable, on est progressiste ou on ne l'est pas ?

Et que dire de la mesquinerie qui leur a fait reprocher aux intervenants que ces différents supports où on donne même aux jeunes filles le mode d'emploi du lesbianisme, soient financés sur fonds publics et dont l'AFPSSU serait un des financeurs ?

De même que l'AFPSSU, n'écoutant que sa vocation éducative, produit des vidéos comme « Puceau X ». Ou bien d'autres où on apprend aux jeunes filles à repérer leurs zones érogènes, l'activité sexuelle étant une activité scolaire comme une autre, sans doute indispensable pour réussir de bonnes études.

Or par une de ces ironies de l'histoire, s'ouvre enfin le procès du fondateur de l'association « L'Ecole en bateau » qui offrit pendant plusieurs décennies l'opportunité à des centaines de jeunes gens épanouissement éducatif, culturel et personnel.

Oui mais voilà, depuis 1994, des adultes qui estiment qu'ils ont été abusés dans leur jeunesse ont déposé des plaintes contre les dirigeants de l'association.

Dans vingt ans, si par extraordinaire – car on a tout de même du mal à y croire – certains jeunes soumis à la pédagogie sexuelle qu'on veut leur imposer aujourd'hui, voulaient se rebeller, contre qui pourraient-ils le faire ?

L'histoire ne le dit pas."
  
Par Marianne Arnaud.

( *note: Pascale Morinière a commenté ce colloque au travers d'un article paru dans le Figaro du 4 mars 2013 intitulé " Education sexuelle:Qu'en pensent les parents ? " )  
 
( note 2: ce colloque était " recommandé " par le ministère de la santé et des affaires Sociales )

 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 30 juillet 2012

Peillon joue avec le feu et l'âme de vos enfants


Je vous ai parlé dernièrement de ce mal étrange dont semble atteint notre gouvernement et le président à savoir la commissionnïte aiguë. La 10ème commission vient de voir le jour à l'initiative de Peillon. Le brave homme met sur pied un groupe de travail: Inculquer la morale laïque à l'école. Késako que c'te bête là ? Il s'agit selon le ministre de réfléchir à, je cite, " La conception de la laïcité que nous devons diffuser ". La laïcité n'étant selon lui: " jamais la simple tolérance, l'indifférence, la neutralité; elle comporte des valeurs qui doivent être inculquées ".

Il s'agit bien donc de " morale laïque " et non d'une nouvelle tentative de réintroduire l'instruction civile et la morale à l'école.

Ça fait un peu peur tout de même, non ?  Parce qu' à bien l'écouter, lorsqu'il dit: " La conception de la laïcité que nous devons diffuser ". Ne sous-entend-il pas qu'il pourrait y avoir plusieurs conceptions, et l'une, celle qui serait diffusée, prévaudrait sur les autres ? Il est à craindre dans ce cas que cette " conception " soit bien teintée d'idéaux socialisant et progressistes du genre: toutes les religions se valent... Parce que diffuser au sein des écoles ( toutes ? ) une conception de la laïcité entraine obligatoirement l'évocation de la question religieuse. Et comment imaginer une seule seconde que sous la férule de l’État, d'un état socialiste, l'on puisse inculquer à nos têtes blondes une vision objective des différentes religions et à fortiori de la laïcité ?  N'y-a-t-il pas dès lors que l'on s'applique à évoquer les religions à l'école atteinte justement à la laïcité ? Enfin, comment concilier les éventuelles aspirations religieuses des parents et la " conception " de la laïcité qui serait imposée aux enfants par l'école de la République ?

Sans présager des conclusions des travaux de cette énième commission, il est à craindre que de sérieuses oppositions se manifestent. Inculquer la laïcité à l'école ( par un collège d'enseignants globalement de gauche ), c'est obligatoirement parler de façon nécessairement orientée de religion. Est-ce bien le rôle de l'école ? Est-ce le rôle de l’État d'influer sur le salut des âmes des enfants de la république ? Assurément non !

Que Peillon souhaite jouer avec le feu, c'est son problème, souhaitons qu'il se brûle; qu'il joue avec l'intime des enfants, non!

Folie passagère 1278.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 29 février 2012

Ecole: l'intégralité du discours de Sarkozy à Montpellier

Serez-vous étonné si je vous dit que j'ai apprécié à sa juste valeur le discours de Nicolas Sarkozy sur l'école ? Un discours qui visiblement n'avait rien de démagogique; si par démagogie, on s'attendait à ce que Sarko caresse le corps professoral dans le sens du poil.


Alors, tandis que la gauchosphère et la Socialie ironisent sur l'idée d'augmenter le salaire des profs qui voudraient travailler plus, ce qui en soi n'est pas si débile que cela, de son discours, c'est surtout cette phrase que j'ai retenu:

" L’éducation, c’est aussi la transgression. Mais le jour où il n’y a plus de règles parce qu’on n’a pas le courage d’en fixer, il n’y a plus de possibilités de transgresser donc de s’éduquer. Pour que l’élève puisse un jour dépasser le maître, il faut d’abord qu’il ait été capable de recueillir tout le savoir que le maître pouvait lui transmettre. On a eu tort d’abaisser l’autorité du maître, l’autorité du professeur. On a eu tort de laisser penser à l’enfant qu’il avait tous les droits. Ce n’est pas rendre service aux enfants que de laisser penser cela. On a eu tort de faire croire à l’enfant qu’il était, en quelque sorte, l’égal du professeur. Jadis, on ne tenait pas assez compte des besoins de l’enfant, de ses rythmes, de ses centres d’intérêt. Eh bien je pense qu’on est passé d’un extrême à l’autre. La parole du maître et celle de l’enfant ne se valent pas. Le savoir du maître et celui de l’enfant ne se valent pas. Tout ne se vaut pas. Il y a une hiérarchie – une hiérarchie des valeurs, une hiérarchie des savoirs. C’est cela l’école de la République."

C'est à peu près cette école que j'ai connu, c'est celle que j'ai aimé et que j'ai vu peu à peu disparaître à partir des années 80.

Alors maintenant, je ne suis pas dupe non plus, il faudra faire des efforts colossaux pour redonner à l'école les vertus d'autrefois ci-dessus rappelées. Reste à savoir si la corporation sera prête à y consentir. Et là, j'ai comme qui dirait un doute.

( Le texte intégral du discours, c'est ici )

Folie passagère 1070.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.