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jeudi 5 septembre 2013

Il est libre Max !


Nous l’appellerons Max !

Max est un gars connu des services de police. On ne sait pas trop comment, les journalistes ne nous ont encore rien dit, mais Max s'est pris quelques balles dans le buffet ou ailleurs. Toujours est-il qu'il est soigné à l’hôpital et que ses jours ne sont pas en danger. Sorti de réanimation, il se remet doucement dans un autre service. On apprend que dans la nuit du 12 au 13 août, comme quoi l'info a du mal à sortir parfois, Max a eu un coup de sang. Muni d'un revolver que lui aurait fourni un copain, il déambule dans les couloirs, sème la panique avec son pétard et prend quelques infirmières en otage. 

" Il interdisait à quiconque d’entrer ou de sortir de l’unité, menaçant de buter le premier qui désobéirait ou qui donnerait l’alerte", racontera le professeur Pascal Thomas. 

La police intervient. Max est maîtrisé et explique aux policiers son geste par une peur subite que des méchants viennent achever le travail, se venger. Se venger de quoi ? On ne sait pas. Peu importe. Le personnel médical est sous le choc, il y a de quoi, les autres malades aussi. On a eu peur. Par peur avouée des représailles, personne ne portera plainte. 

L'affaire a donc été passée sous silence, enterrée, oubliée. La seule chose dont on soit sûr, la police confirme, c'est qu'aujourd'hui, il est libre Max. 

Ça se passe comme ça à Marseille, à l’hôpital Nord.

Folie passagère 1886.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.