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dimanche 8 juillet 2018

Révision de la Constitution: du sur mesure pour un Macron qui se rêve Jupiter


A propos de la réforme de la Constitution et à la veille de la nouvelle allocution de Macron devant le Congrès réuni à Versailles (rappelons que la première n'a servi à rien même si elle coûta autant, soit près de 300 000 euros), telle était la tribune publiée ce jour par 78 députés Les Républicains (sur les 98 inscrits).

" Le président de la République aime tellement s'écouter parler au château de Versailles que, pour la deuxième fois de son mandat, il y invite lundi le Parlement réuni en Congrès. Et il espère le convoquer à nouveau, dans quelques mois, afin que soit adoptée une vingt-cinquième révision de la Constitution. Soixante ans après la fondation de la Ve République, le Président veut une Constitution Macron. Mais la France en sera-t-elle renforcée et les Français en seront-ils plus heureux? Rien, dans les trois projets de loi présentés, ne répond directement aux attentes de nos compatriotes : ni la diminution de l’immigration, ni la sécurité nationale, ni les questions économiques et financières ne sont abordées.

Pire encore : sous l'apparence de mots sucrés (responsabilité, modernité, efficacité), la pseudo-transformation vantée par Emmanuel Macron est, en réalité, une régression antidémocratique. Pour la première fois depuis 1958, un président de la République propose de triturer les institutions afin de diminuer les libertés de nos concitoyens. Parce qu’elle a pour mission de faire entendre la voix des Français, l'Assemblée nationale est attaquée au bazooka. 
Pendant que les députés macronistes passent des nuits à babiller pour savoir si le mot "climat" doit désormais être mentionné à tel ou tel article de la Constitution (ce qui ne servira à peu près à rien), le vrai sujet est ailleurs. La domestication, la décomposition et la démolition de l'Assemblée nationale sont en marche. Le Président veut, tout simplement, un Parlement encore moins puissant, encore plus obéissant. Et il souhaite y parvenir en inventant une combine : la création de deux catégories de députés, selon un mode de scrutin bizarre concocté à l'Élysée.
Rappelons que le principe du scrutin majoritaire consiste à élire le candidat qui a le plus de voix ; celui du scrutin proportionnel permet, au contraire, d'élire des candidats qui, par définition, n'ont pas le plus de voix et qui, par conséquent, auraient dû être battus puisqu'ils n'ont pas su convaincre une majorité des Français. Un système mixte - un scrutin majoritaire complété par une dose de proportionnelle - est typique de la logique macronienne du "en même temps". Quel que soit le volume de la dose (que M. Macron envisage à au moins 15% des 404 futurs députés), c'est son principe même qui est contestable.
Si l'on suit cette logique, en effet, il y aurait demain, en France, deux types de députés. La première catégorie serait celle de professionnels de l'expression médiatique, actifs dans les états-majors des partis politiques, sans lien nécessaire avec les Français ; la seconde catégorie serait celle de députés qui auraient plus de difficulté qu'aujourd'hui à entretenir un vrai lien avec les Français, puisque leur territoire d'élection serait immense. Est-ce ainsi que M. Macron imagine recréer de la confiance?
La coexistence de ces deux catégories affaiblirait nécessairement l'Assemblée nationale. Car si elle représente aujourd'hui la nation assemblée, c'est parce que ses membres ont tous subi la même épreuve du suffrage universel direct et que, dans une circonscription, ils ont recueilli le plus grand nombre de suffrages de Français. Avec la combine proposée par M. Macron, des candidats battus seront quand même élus. Et il est possible que cette mauvaise cuisine électorale débouche sur un scénario à l'italienne, avec une Assemblée nationale aussi faible qu'instable.
Si une diminution du nombre des membres du Parlement peut être légitimement envisagée, la combinaison d'une réduction d'un tiers et de l'introduction d'un mode de scrutin mixte est de nature à affaiblir profondément la mission constitutionnelle de l'Assemblée nationale et sa légitimité à incarner, par délégation de la nation, un pouvoir de l'État. Ce serait le triomphe de la technocratie et la défaite de la démocratie.
C'est précisément ce que souhaite M. Macron : concentrer tous les pouvoirs, dans ses mains et dans celles des techniciens qui composent sa cour. Parce que nous défendons les libertés des Français, nous avons le devoir de sauvegarder la Ve République et de refuser la Constitution Macron."
Si elle paraît séduisante, la mesure phare - réduire le nombre de parlementaires - est on ne peut plus démagogique. Dans un premier temps, la majorité précédente vota le non cumul des mandats (on ne peut plus, par exemple, être à la fois maire et député). Dans un deuxième temps, la nouvelle majorité se propose de réduire d'un tiers le nombre de députés et de sénateurs et d'instaurer une dose de proportionnelle. La réduction d'un tiers du nombre de parlementaires n'engendrera qu'une chose (en dehors d'une économie ridicule d'à peine 56 centimes d'euros par Français pour les députés): l'éloignement encore plus prégnant des députés des réalités du terrain. En clair, les futurs députés, de par l'élargissement de leur circonscription, n'auront quasiment plus aucun contact avec leurs électeurs, des technocrates en devenir à la botte de l'exécutif. Quant à la proportionnelle qui ne concernerait que 15% des députés, elle sera insuffisante pour être véritablement représentative mais suffisante pour perturber l'exercice législatif et l'équilibre des pouvoirs tout en renforçant celui du président de la République. Ça vous tente ?
Cerise sur le gâteau, réduire le nombre de parlementaires permettrait mathématiquement au  futur Président, celui de 2022, d'abaisser cette fameuse règle des 3/5ème autorisant de nouvelles modifications de la Constitution. Ça vous tente aussi ?
On a connu par le passé des présidents qui ne rêvaient que d'étendre leur pouvoir, pourtant étendu; il semblerait que Macron ne puisse se contenter de celui que lui accorde l'actuelle Constitution... Jupiter en action !

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 31 mai 2018

Jupiter, reviens sur Terre !

Excellent billet de Marie-Hélène Verdier paru sur Causeur sous le titre "Pour Macron, la France ne suffit pas"


" Il est une fois un roi. Dans son discours à la Sorbonne, le président Macron avait esquissé le tableau d’une super France dans une super Europe dont il serait le super président. Les élites applaudirent ce super discours. Coup d’œil oblique outre-Rhin de la chancelière tandis que les bulletins de mauvaise conduite continuaient de pleuvoir, comme à Gravelotte, sur les mauvais élèves : les populistes, les illibéraux, les anti système. Le roi a poursuivi son rêve : Sorbonne rime avec Lisbonne.

Regarde qui je fréquente et je te dirai qui je suis

Le roi a fait le tour des royaumes étrangers. Comme il se sent bien en tête-à-tête avec les puissants de ce monde ! En face d’eux, il tient le globe terrestre dans ses mains. A Versailles, il avait reçu les princes du royaume des Gafa. Ces tournées impériales le rassurent sur sa puissance politique.

Pendant ce temps, les Français pensent et disent : la start-up France n’est pas notre code. On veut du travail pas sa flexibilité. Ni d’un « enracinement mobile » comme dit Benjamin Griveaux. Marcher, c’est bien mais pour aller où ? Où elle en est, la courbe du chômage ? Où en est la lutte contre le terrorisme ? Le contrôle des flux migratoires ? On veut… on veut… « Tout ça, ce sont des états d’âme », pense le roi qui n’en a cure. Lui, il a foi en la fée Electricité. Il croit dans la révolution numérique, dans le brassage des peuples, des races et des nations. En même temps, il aime la littérature. C’est cela, la modernité : le mélange des genres.

La France, c’est beaucoup mieux que ce qu’on dit

En un an de règne, le président a fait trois fois le tour du monde en avion mais pas de la France. S’il le faisait, il verrait que, les soirs des quatre saisons, les cafés de la rue Soufflot sont vides et que les machines à laver essorent, dans les rues, les rêves dominicaux comme il y a trente ans. S’il le faisait, il aurait senti que, le 1er mai 2018, les coins de rue ne fleuraient pas le muguet. S’il le faisait, il verrait que les vaches ne broutent pas l’herbe de nos prairies et que leurs propriétaires peinent à les nourrir. S’il le faisait, il entendrait Marianne lui dire : « France, que fais-tu d’une de tes plus belles mamelles : l’agriculture ? »

Le 25 mai, le président a accordé, depuis Saint-Pétersbourg, un entretien à Ruth El Krief, à BFM TV. Il a dit combien il était satisfait de lui sur le plan diplomatique : d’avoir remis la France dans le concert des nations, de l’Europe et du monde. La France est, grâce à lui, devenue plus souveraine, plus unie, plus démocratique. On est heureux de l’apprendre d’une bouche si auguste. Le ton est assuré, le visage plus dur. L’aigle a sorti ses serres. Lui, il n’a pas d’états d’âme parce que dire, c’est faire.

Aussi, peu de réponses concrètes tombent-elles de sa bouche sur les sujets sensibles. Il les fait donner par personnes interposées : le lendemain, François Molins, nous a-t-il « rassurés » sur l’avenir du djihadisme. On évite ainsi de prononcer jamais le mot islamisme. En revanche, le président a mis à son actif anticipé « la réforme sans précédent de l’Education nationale entreprise pour casser un système reproductif ».Certes, les bambini pourront entrer à trois ans en Maternelle. Mais supprimer des heures de philosophie, en Terminale, est-ce bien raisonnable ?

En marche impériale

Il est une fois un roi dont le rêve impérial est désormais hors sol. L’empire Europe est en miettes. La Pologne, l’Autriche, la Hongrie, la Slovaquie, la République tchèque ont secoué le joug bruxellois et revendiqué leur identité. Le Royaume-Uni a choisi de sortir de l’U.E. Bruxelles a beau lancer ses anathèmes sur les mauvais sujets, ils restent sans effet. Le jour où le président s’entretenait avec Ruth Elkrief, l’Italie venait de secouer le joug de cette Europe-là. Il est vrai qu’elle était, le lendemain, recadrée pour illibéralisme par le président italien. Le Financial Times a appelé ces mauvais sujets : « les Nouveaux Barbares ». On ne saurait mieux dire.

Le président avance envoûté et envoûtant par son verbe. On dit qu’il est disruptif. Partout où il passe – et il est partout – il fait éclater, perturbe, casse. Son moteur, c’est l’électricité. Macron, c’est Mercure à l’état pur. Il a dit : « On n’a pas fait les choses tant qu’on n’a pas transformé le réel. » Il y a un an qu’il est au pouvoir. C’est peu mais assez pour voir se dessiner quelque chose : l’Europe tout entière qui disjoncte.

Jupiter, reviens sur Terre !

Le président serait comme un Don Quichotte au milieu d’une plaine de moulins à vent. L’Europe c’est feu le Saint empire romain germanique : un regroupement de multiples principautés qui regimbent sous la férule autocratique de Bruxelles. Le projet européen des pères fondateurs est en miettes. Tout comme le rêve technocratique et multiculturaliste de nos élites. L’Europe, c’est, aujourd’hui, Waterloo morne plaine.

Il est temps de retrouver le plancher des vaches. Il est temps de faire la tournée des popotes : fermes, écoles, petites entreprises agricoles. Que le président retrouve le réel et mette de côté ses rêves de grandeur. Il a reçu, il y a peu, le prix Charlemagne. Qu’il soit un nouveau Charlemagne. Et Henri IV tant qu’à faire, avec la poule au pot. Inutile de courir en tout sens sur la planète comme l’inoubliable Podalydès dans Le Révizor criant « Je suis partout ! Je suis partout ! »

Charlemagne et Henri IV : what else ? "


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 3 janvier 2018

Une policière tabassée... Et alors ?

L’image contient peut-être : océan, nuage, ciel, plein air, nature et eau

Les vacances, ça passe toujours trop vite. Le Cotentin est toujours aussi chouette même avec vent, tempête et copains déchaînés. Bref la fête et un parfait réveillon de fin d'année. Pas de télé, quasi pas de réseaux sociaux, pas de radio (hormis RFM sur laquelle je reste coincé depuis 1981), reposant ! Huit jours d’absence sur ce blog et hop, déjà faut-il s'y remettre... Avec un peu de flemme, je dois l'avouer...

Bon, je rentre de vacances, je tente de me mettre au parfum de ce qui a bien pu se passer ces quelques jours et m'aperçois rapidement que bien évidemment... rien n'a changé.

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Quoi ? Une policière (qui dès lors qu'elle est en uniforme et en service n'est autre qu'un policier) s'est fait tabasser (pris à partie dans le langage BFM) par des racailles dont on ne voudrait même pas pour faire du compost, il suffit d'avoir vu les vidéos pour s'en convaincre. Toute la classe politique qui monte au créneau pour s'en horrifier et nous jurer ses grands dieux que les coupables seront sévèrement punis et que justice passera. Les syndicats de police qui se répandent sur les plateaux télés pour crier leur ras le bol. Une féministe ou deux pour s'insurger qu'on s'en prenne à une femme... ben quoi ? Rien de nouveau en fait, as usual et blablabla.

Délinquance devenue ordinaire.

On va en parler quelques jours à peine et puis on passera à autre chose parce qu'il ne faudrait pas en plus stigmatiser de trop cette jeunesse vérolée en perdition: trop les chocottes que ça dégénère à nouveau, trop la fouette que les quartiers s'enflamment, trop la trouille de nouvelles violences policières; c'est bien connu, c'est toujours la police qu'est la méchante et ces p'tains de gentils d'jeuns qu'on a délaissé ... à coup de milliards d'euros injectés dans les banlieues et le tissu associatif subversif qui sont à plaindre. Crénom, refermons vitement le couvercle sur la cocotte et laissons siffler lentement la soupape. Ne dégoisons pas sur ces parents qui finalement ne valent pas plus chers que leurs rejetons. Ne nous offusquons pas des propos d'un maître de conférence à Science-Po qui ose comparer ces barbares de banlieue violentant des policiers à Serge Dassault, Claude Guéant ou Sarkozy. Laissons, sans moufter, ce sociologue reconnu nous expliquer que quand plus de mille voitures (chiffre en hausse) sont incendiées pendant la nuit de la Saint Sylvestre, c'est " par tradition.. et que cela n'a pas de dimension politique puisque c'est avant tout ludique ". Laissons sans gueuler Gérard Collomb nous dire sans rire que " Les festivités se sont bien passées (...) Dans l’ensemble, les gens ont pu jouir de la nuit de la Saint-Sylvestre de manière pacifiée ". Laissons passivement Edouard Philippe nous dire qu'il fera sanctionner la diffusion des vidéos de celles du genre de Champigny afin de lutter... contre les violences policières, laissons faire...

Laissons passer le coup de vent... en attendant le prochain qui sera traité de la même façon.

Laissons encore une fois le souffle du boulet passer jusqu'au jour ou Soumission et Guérilla ne seront plus des œuvres de fiction. Mais ce jour-là, il sera trop tard, la poudre parlera et nous n'aurons plus que les yeux pour pleurer sur ce pays qu'on aimait tant...


What'else ?

Hidalgo, bien sûr ! Voilà que la bignole parisienne nous organise dans ses locaux une exposition à la gloire du Che, un boucher sanguinaire pseudo révolutionnaire qu'elle ose nous présenter comme un héros romantique... On croît rêver ! Cette femme est folle, perverse, idiote et / ou totalement inculte... sans doute tout cela à la fois.

Macron, bien sûr ! Lequel, ses sbires avec, nous annoncer  que les impôts vont diminuer et que le pouvoir d'achat s'en trouvera renforcé mais qui oublie de nous lister toutes les augmentations de taxes et autres à venir: + 13% pour les frais bancaires, + 12% pour les carburants, + 3 à 5% pour les tarifs des assurances, + 10% pour le tabac, + 23% pour le contrôle technique des véhicules, + 7% pour le gaz, + 22% pour la CSG, + 15% pour le forfait hospitalier, + 36% pour le fuel domestique, + 15% pour les cartes grises,... Aucun lézard, les amis, qu'advienne votre pouvoir d'achat et vos difficultés pour boucler les fins de mois puisque " n'oubliez jamais que nous sommes la Nation française " ! 

France Culture, radio du service public, bien sûr ! Qui nous enjoint de croire que la culture française ne serait rien sans l'immigration et le métissage.

Trump, bien sûr ! Dont nos médias snobent les excellents résultats mais qui nous rabâchent depuis ce matin qu'il en aurait une plus grosse que Kim Jong Machin.

Les conditions météorologiques, bien sûr ! Il est vrai que nous sommes en hiver et qu'il semble tout à fait étonnant qu'il y ait une tempête ou deux...

Et une bonne nouvelle tout de même: 97,5 % des Français n'auront pas regardé ni écouté BFM en 2017.

Bon ben, vous l'aurez compris, les p'tits loups, tout va bien chez nous en ce début 2018, soit comme en 2017. La vie est belle en Macronie comme elle fut belle en Hollandie, les mêmes s'en sortiront, les mêmes continueront à galérer ou à s'en prendre plein la tronche, c'est ainsi puisque nous laissons faire...


Nonobstant ce qui précède et parce que je suis d'humeur joviale et toujours plein d'optimisme, j'en profite pour vous souhaiter à tous ainsi qu'à vos proches et à moi-même tout plein de bonnes choses pour cette nouvelle année: Santé, amour(s), prospérité et du soleil dans vos foyers respectifs. Vous verrez, ça va aller, Jupiter veille sur nous.

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

jeudi 2 novembre 2017

Nul ne saurait être plus grand que Jupiter !

Rions, parce que mieux vaut en rire qu'en pleurer, avec Macron

Ça, la première photo ci-dessous, c'est le 22 septembre dernier, Macron tel un Trump, face caméra, signe les ordonnances réformant le code du travail. On notera que si Pénicaud est sensiblement plus petite que Macron, celui-ci est aussi sensiblement plus petit que son amoureux Castaner:

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Quoi ? Macron plus petit que Castaner ? Et oui; et on peut le prouver, deux photo suffisent:

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Le 30 octobre, soit un mois après la signature des ordonnances, Macron signe (photo ci-dessous) la loi antiterroriste. Et à quel miracle assistons-nous ? Macron est devenu nettement plus grand que Castaner et, conséquemment, Castaner est devenu plus petit que son patron. 

Double miracle ! En effet, si Gérard Collomb mesure 1m72, Emmanuel Macron mesure 1m73, or, on voit très nettement sur cette photo que Jupiter paraît mesurer au moins 10 cm de plus que son ministre de l'Intérieur !

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Trop fort Jupiter ! 

La com', toujours.

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mercredi 9 août 2017

Les 6 raisons qui ont fait le succès de la pétition contre Brigitte Macron

                                              
Je fus assez surpris il y a quelques jours lorsque j'entendis, sur LCI, le journaliste faire, en quelque sorte, de la pub pour la pétition demandant qu'il n'y ait pas de statut officiel pour Brigitte. Quoi, quoi, me dis-je, un journaleux qui fait de l'anti-macron même pas voilé? Un signe que les lignes bougent et que, enfin, quelques journaleux aient pris la mesure de l'arnaque dont ont été victimes les Français avec l'élection du gamin ? Mais ma surprise fut encore plus grande lorsque la même scène se reproduisit sur... BFM !

J'avais bien noté que depuis quelques temps certains journalopes semblaient ouvrir les yeux mais là franchement, même sur BFM, on s'en prenait à Macron ouvertement en promotionnant cette pétition et donc en allant contre la promesse qu'avait fait le gars pendant sa campagne, promesse qu'avait soutenu la rédaction de la chaîne, Ruth Elkrief en tête.

Et quasiment tous les journaux de s'extasier sur " l'immense succès " de cette pétition, de ce  " triomphe démocratique " qui aura fait reculer Jupiter, celui-ci se contentant, pour sa bourgeoise, d'une simple charte de transparence.

Mais de qui se moque-t-on ? Un immense succès ? Tout juste 300 000 " signatures " à date. Des signatures qui ne sont en fait que de simples clics sur un clavier d’ordinateur, le tout en moins de une minute (je le sais, je l'ai signé avant que LCI en parle). Tous ces journalistes auraient-il oublié les plus de 2 millions de clics contre la loi Travail, pétition initiée par l'affreuse féministe Caroline de Haas ? Auraient-ils oublié les 700 000 vraies signatures (il fallait soi même rédiger le courrier l'affranchir et le poster) contre le mariage zinzin ? Ça, c'étaient de véritables succès pétitionnaires. Alors pensez-vous 300 000, ridicule !

Ridicule de par le nombre, certes, sauf que là où 2 millions de clics ne firent pas broncher le gouvernement d'alors sur la loi El Connerie, sauf que là où 700 000 vraies signatures furent jetées à la poubelle par les pros mariage zinzin, deux vrais échecs démocratiques, avec à peine 300 000 clics, Macron a été obligé de réviser sa copie !

Qu'est-ce qui a donc fait la différence ? Il y a, à mon sens 6 raisons à ce relatif succès numérique qui, contrairement à ce que déclarait Castaner, " ne racontait pas n'importe quoi ".

Son succès médiatique n'aurait sans doute pas été tel si les médias ne l'avaient pas relayé. Il y a donc bien une  p'tite fronde médiatique anti-Macron qui émerge (Suffit d'écouter LCI en ce moment, c'est flagrant), fronde médiatique alimentée par ailleurs par le régime sec auquel Jupiter a mis les journalistes.

Deuxième raison, elle confirme tous les derniers sondages: le Président à peine élu est devenu, c'était prévisible, impopulaire, plus impopulaire qu'un Trump chez lui !

Troisième raison, elle a permis aux 306 000 cliqueurs d'exprimer leur mécontentement: Macron, c'est non ! Alors que pourtant, avec cette promesse d'établissement d'un véritable statut pour la première dame, Macron était dans l'air du temps et dans le move de cette exigence populaire de transparence.

Quatrième raison, sons succès montre sans doute là aussi que la Brigitte n'est sans doute pas aussi populaire que l'on voudrait nous le faire croire. Les Français n'ont pas toujours la mémoire courte et les épisodes Trierweiller ou Gayet ont laissé des traces. Quant à Brigitte, sa surexposition médiatique, voulue par l'Elysée, et ses inélégances ont rapidement fatigué la populace.

Cinquième raison, les cliqueurs sont peut-être moins contre ce statut que dans l'attente exaspérante de la résolution des problèmes bien plus importants auxquels ils sont confrontés: chômage, immigration, précarité, etc... Bref, ils ont cliqué en réaction.

Sixième raison. A tort ou à raison et bien plus souvent à raison qu'à tort, d'une manière générale, le peuple se sent dépossédé de son expression démocratique - il suffit de reprendre les résultats des dernières élections, il semble donc s'être laisser contaminer par la pétitionite, un moyen comme un autre de faire entendre sa voix. Non sans succès comme on le voit ici.

Des pétitions à cliquer, j'en reçois trois ou quatre chaque jour, sur tout et sur n'importe quoi. Certaines atteignent à peine les 500 signatures mais nombreuses sont ceux qui dépassent allègrement les 300 000 signatures sans que personne ni aucun média n'en fassent l'écho. Celle-ci, malgré ce nombre de signatures relativement peu élevée - 300 000 à l'ère du numérique et d'internet, c'est rien - a été un réel succès: Elle a fait reculer Jupiter.

Quant à l'utilité de mettre au point un véritable statut pour la première dame, à vrai dire, je n'en sais rien. Je ne vois pas l'utilité de statuer sur un  lien familial et jusqu'ici, sans statut pour la première Dame (en attendant la seconde ?), ça a très bien fonctionné, quoiqu'on en dise. Et puis franchement, n'y a-t-il pas d'autres priorités ?

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Photo published for Une pétition vent debout contre le statut de Première dame
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lundi 26 juin 2017

Quand France Info, chaîne publique, fait la promotion de Jupiter... avec vos sous

L'article ci-dessous a été publié par le site " Le Bon Sens " sous la plume de Antoine Léaument (Responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon) le 25 juin 2017 ou comment la chaîne publique France Info utilise vos impôts pour faire la promotion de Jupiter:

macron propagande clip

«France info plus» réalise un clip de propagande pour Macron (avec nos impôts)
" Décidément, il y a un problème sérieux avec les médias concernant le traitement du président de la République. Vous vous souvenez, peut-être, de l’article du Point titré : « Comment Macron est devenu leader du monde libre » ou encore de celui du JDDaffichant en une : « Comment Macron séduit le monde ».
macron séduit le monde
Mais désormais, cela va plus loin. « France info plus » a carrément réalisé un clip de propagande pour Emmanuel Macron. Il n’y a pas d’autre mot pour qualifier ce petit film d’un peu plus d’une minute, où l’on voit le président de la République tout sourire avec en fond sonore une petite musique épique – genre cinéma américain.
Il n’y a dans ce clip aucune information. Aucune. Pourtant, sur Twitter, le compte de « France info plus » indique sa « mission » dans sa description : « Enquêtes, décryptages et infographies… Toutes les clés pour comprendre l’actualité ». On en est loin. Ici, il s’agit simplement d’un petit film à la gloire d’Emmanuel Macron. Une voix off débite des propos hallucinants. Jugez plutôt:
À Bruxelles, la macronmania est en marche. Emmanuel Macron est arrivé au Conseil européen auréolé de sa victoire surprise à la présidentielle et aux législatives. Il est considéré par ses homologues comme le sauveur, celui qui a fait barrage au Front national et au populisme.
Est ensuite diffusé un extrait d’Emmanuel Macron qui ne dit rien mais qui est ravi :
Je suis ravi, en tout cas très… très heureux, honoré, de pouvoir participer à ce premier Conseil européen, vous le savez : l’Europe n’est pas à mes yeux simplement une idée. C’est un projet, une ambition.
Puis reprise de la voix off :
Les chefs d’État et de gouvernement sont sous le charme du nouveau président français. Ils lui ont même donné un surnom : le « new boy ». Dans ce bain de jouvence collectif, Emmanuel Macron et ses partenaires européens veulent croire que l’Europe des 27 pourra surmonter les crises ».
On résume. Dans ce clip, Emmanuel Macron, auréolé de sa victoire, est considéré par ses homologues comme le sauveur. Les chefs d’État et de gouvernement sont sous le charme et lui ont même donné un surnom. Ils ont pris avec lui un bain de jouvence collectif.
Où est, là-dedans, le « décryptage » ? Où est l’« enquête » promise par la description du compte Twitter ? Nulle part. Il s’agit purement et simplement d’un clip de propagande à la gloire du grand leader qui guide la France, l’Europe et le monde libre. Payé par nos impôts, qui plus est, puisque « France info plus » fait partie du service public de l’« information » !
Qu’ils ne s’étonnent pas si la confiance dans les médias ne cesse de baisser. Ils créent eux-mêmes les conditions de leur rejet. Nous voulons de l’information, pas de la propagande ! "
Journalopes un jour, ...

(NB: C'est sous l’impulsion de François Hollande que France Info:, chaîne d'info en continu, a été créée. Confiée à Delphine Ernotte, le projet, conformément au souhait de l'ex-président, fut concrétisé avec l'ouverture de l'antenne le 1er septembre 2016...)

Folie passagère 3368
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France, 2019.