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mardi 6 décembre 2011

Insultes et argumentation, c'est pas pareil


Bon, c'est aussi intéressant qu'affligeant: plus l'échéance électorale approche, plus les élastiques se tendent chez nos gauchistes. De billets de blogs en éditos vis à vis de la politique du gouvernement ou de ceux qui se revendiquent de droite, on en vient peu à peu au grand n'importe quoi: au pire, aux insultes, au mieux à la condescendance: Les excités de l'Ump, les lascars de droite, les affidés, les pourris, les salauds de riches, le nain, les vendus, les sbires de Sarko, triste sire, les incompétents, j'en passe et non des moindres; oups, j'allais oublier, le must: facho, etc...

( je ne mets que 2 liens par pure flemme, faut préciser maintenant, il paraît; et mettre ici, plus de 50 liens éventuels, blogs, tweets et articles de presse compris, c'est chronophage )

Ce n'est pas ma conception des choses et du débat politique. J'ai, attention ça va vous en boucher un coin, trop de respect pour l'homme en général et pour mes adversaires politiques en particulier pour utiliser l'insulte en guise d'argumentaire. L'insulte, je ne la manie que très, très rarement, avec parcimonie, tel un avaricieux. La dernière fois, je crois, c'était pour dire que La Marine était sans doute folle. Mais "folle" ce n'est pas une insulte dans ce cas.

Alors, de deux choses l'une; ou je joue le jeu et vas-y que je t'en colle une ou deux dans chaque billet, je fais le malin, ça fait dresser les cheveux, ça asticote et avec un peu de chance, on me gratifiera d'un "beau billet" en commentaire. Ou bien je continue à faire mes billets, à dire ce que je pense, parfois avec ironie, parfois avec cynisme, parfois encore de façon sarcastique mais jamais en confondant insulte et argumentation... 

There is no alternative, c'est la deuxième solution qui l'emporte. Au moins aurais-je l'impression de faire les choses à peu près proprement. Nos politiciens, de droite ou de gauche, sont souvent si minables dans leurs propos que je n'ai vraiment pas envie de leur ressembler, laissons-leur le soin de se ridiculiser. Ne succombons pas à la facilité. Ne les imitons pas dans nos blogs; essayons.

Ah si, il y a bien une troisième solution. Arrêter de faire des billets politiques et éviter ainsi de céder à la tentation de l'invective facile, un brin " dégueu ", un brin petit. Ce n'est pas l'envie qui manque parfois, mais ce n'est pas le genre de la maison. Je la sens mal, de plus en plus mal cette campagne électorale, ça va puer à tous les étages mais ce qui est sûr c'est que quelqu'en soit l'issue, il n'y aura pas de quoi être fier.


(addendum & soupirs: c' est ici... quand je vous disais...)

Folie passagère 949.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.