Affichage des articles dont le libellé est colère. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est colère. Afficher tous les articles

lundi 31 octobre 2016

Les migrants, va falloir les aimer !

J'écoute BFM, c'est extra. Pour nous parler des migrants, pendant 15 minutes, 3 intervenants: le directeur de la très gauchiste France Terre d'Asile, Yann Brossat, le jeune communiste adjoint de la mairesse de Paris et la cheffesse de l'Office des réfugiés. Ah, c'est sûr, à les écouter, aucun doute à avoir, les migrants, faut les plaindre, sont mal accueillis, mal hébergés, mal considérés et le gouvernement, il n'a rien fait pour éviter que la situation dégénère à Stalingrad. Les migrants, faut les évacuer et les héberger, qu'ils on dit. Aussi simple à dire que difficile à faire. 

Quelle folie, il n y en a que pour les migrants. On démantèle Calais, on expédie 5 000 migrants un peu partout en France, on en laisse 2 000 se carapater dans la région et déjà les premiers migrants accueillis dans des CAO se font la malle en douce. Les trottoirs du XIXème arrondissement de Paris dégueulent ses migrants de partout; la police arrive, contrôle, fait fuir quelques migrants qui aussitôt reviennent avec tentes et matelas, aidés par les associations et des initiatives citoyennes...

Des initiatives citoyennes ? Késako ? Ils me l'ont expliqué dans le poste. Ce sont des citoyens lambdas, des Français, ou pas, qui sans être membres d'une association viennent spontanément offrir un gâteau, un matelas, une soupe chaude, un sourire, une tente, un peu d'écoute. Bref des gens qui ont le cœur sur la main, des qui aiment leur prochain et que toute cette misère migratoire attriste, peine, chagrine et révolte.

Je l'ai écouté la dame. Elle a vu les images dans sa télé, c'est insupportable ce qu'elle a vu, comment, nous sommes en 2016, en France, alors elle est descendue avec un cake qu'elle avait confectionné et pi, elle l'a coupé et en a offert aux migrants. Liquidé le cake.Elle ira en faire d'autres, elle qui n'en avait jamais fait pour le clodo du coin. C'est chouette, c'est citoyen. Et cet autre gars qui les aide à se réinstaller après que la police les ait fait fuir. Oui, franchement, c'est beau. 

La France se prendrait-elle de sympathie pour ces envahisseurs, ses valeureux guerriers qui ont fuit des pays en guerre en laissant derrière eux femmes, enfants, parents ? Vous n'y couperez pas et vos gueules, hein, si vous n'approuvez pas cet accueil, c'est que vous n'êtes rien que des fachos. La preuve, le seul qu on invite ce soir sur BFM pour se plaindre, c'est Philippot du FN. CQFD. Faut vous rentrer ça dans le mou de ce qui vous sert de cerveau de réac, raciste, facho qu'aime pas les migrants: Les migrants, va falloir les aimer, les aider, les payer, les loger, les habiller, les nourrir, les éduquer, leur donner à baiser ( ben oui, quoi, z'ont une libido tous ces vaillants gaillards ), leur donner des papiers qui leur permettront de rester autant de temps qu'ils veulent chez nous, les occuper, les ouvrir à notre société, etc, etc... Ne pensez même pas qu'on puisse les renvoyer d'où ils viennent, c'est pas possible, ça craint trop la-bas qu'il a dit France Terre d'Asile de fous. Alors, on va se les gaufrer, six mois, un an, deux ans, trois ans, ils nous feront de beaux bébés, de gré ou de force, et tout ira bien dans le meilleur de ce qu'il restera du pays. 

Pendant ce temps-là, nos SDF, la misère de chez nous, vous en avez entendu parler vous ? Non, oui ? Ben moi si, j'en ai entendu parler. Comment ? : J'ai vu la Une de l'Alsace:


La rue pour nos SDF, du répit pour les migrants !

Folie passagère 3339.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 16 avril 2011

Putain que ça fait du bien !


Oh putain que ça fait du bien !

Faut pas me chercher moi, tu me cherches, tu me trouves et quand la coupe est pleine, forcément, ça déborde.

Nom d'une pipe en bois, ça fait un moment que ça me titillait grave. Bon, parce que c'est pas le tout, l'âge, le grand âge n'est pas une excuse. Jamais.
Tu te mets en 4, en 6 , en 8. tu en prends soin, tu le bichonnes, tu fais son jardin, tu plantes ses fleurs, tu tonds sa pelouse, tu lui fais les courses et la conversation, tu lui fais à bouffer et monsieur n'est pas content !

Parce que monsieur n'est jamais content !

Plus il vieillit, plus c'est " le monde est fou, le monde est con...", seul, lui, le grand, le fort, l'héros des temps anciens a raison. Lui seul détient la vérité. " Moi de mon temps... ", " Vous  ne savez pas la chance que vous avez...", " Sarko est un con, Hollande est un con, mes gosses sont des cons, mes petits-enfants sont des cons, les gens sont des cons...", " les pédés sont des malades, les jeunes sont jeunes...", " Ah de mon temps...", " les gaz de schiste, tout le monde en parle et personne ne sait ce que c'est "...

Oh, mazette, c'est là que j'ai pété les plombs. Les pédés passent encore, les taffioles, les boîtes à caca et cie, j'ai l'habitude de la connerie ambiante et de l'intolérance. Mais là, pas de bol, l'ancien, les gaz de schiste,non seulement je sais de quoi il s'agit mais en plus je m'en bats les coucougnettes. Et toi t'es un con de croire que nous autres, on ne serait pas un brin briefé sur la vie et sur le gaz de schiste.

Ton pessimisme, ta vision grise ou noire, selon les jours me, nous, gonflent. Et toi, tu ne captes rien ?

Ben oui, vois-tu, la vie, on sait ce que c'est, celle d'aujourd'hui, pas celle d'hier. La vie, comme à toi, vieux, elle ne fait pas de cadeaux, à personne, même pas à tes fils ou à tes filles ! De la vie, vieux con, on apprend tous les jours, nous aussi. Pas les mêmes choses que toi, mais on morfle aussi, vieux, on morfle ! Ca t'épate, ça, même pas sûr que ça t'en bouche un coin!

T'as fait les guerres, deux ou trois, tu t'es battu, t'as souffert dans ta chair et dans tes tripes, t'as autant de médailles qu'un vieux russe blanc, c'est bien, c'est beau, c'est courageux ! T'as gagné ta vie, plutôt bien; t'as gagné ta retraite, plutôt confortable, non ?

Et nous, vieux, tu crois qu'on fait quoi tous les jours; tu crois qu'on enfile des perles, un passe-temps de tarlouze ? Mais non, vieux, nous aussi, tous les jours, on se bat. On est touché, blessé, parfois aussi, on douille, on souffre, différemment, vieux, différemment, crois-moi ! Et on apprend, on rebondit et on s'accroche, on met, parfois, un genou à terre, et puis, comme toi, on se relève. Incroyable, hein, t'y avais pas pensé à ça. T'as pas réalisé que les uniformes sont différents mais que les batailles sont toutes aussi difficiles à gagner.

Ah mais personne te l'avait dit, tout ça, dis-tu.  As-tu seulement écouté ce que l'on te disait ? As-tu perçu les signaux qu'on t'envoyait ou bien avais-tu trop de merde dans les yeux pour, ne serait-ce qu'un instant, t'arrêter et écouter !

Tu comprends pas ce qui t'arrives, là, d'un coup. Faut pas t'étonner, ça fait 40 ans que je, nous, la fermons. Tiens, t'es bien silencieux, d'un coup. J't'ai coupé la chique, hein, pour une fois, c'est toi qui te fait engueuler. Si tu savais comme cela fait du bien ! Bon Dieu que c'est jouissif !

Alors fais pas chier, vieux, fais pas chier. T'en as plus pour longtemps, c'est la vie, hélas, pour toi, pour nous, pour elle. Mais putain, tu accroches un sourire à ta face et tu en profites. Arrête de te faire chier, arrête de me, de nous, de la faire chier, souris à la vie, bordel ! Considères que l'on est heureux d'être ce que nous sommes et certainement pas ce que tu aurais voulu que l'on soit. T'as pas tous les pouvoirs, vieux. En tout cas plus celui de nous modeler tel que tu aurais voulu que cela soit. C'est ainsi. Tu sais quoi ? je vais t'en apprendre une bien bonne, le monde a changé, faut faire avec; que cela te plaise ou non ! Alors fais pas chier, sur ce, tu m'excuseras, vieux,  je rentre à la case; digère!

Oh putain que cela fait du bien ! Même elle n'en revenait pas; tout cela entre la salade et les gariguettes !

Folie passagère 625.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


France, 2019.