Que la droite et les gens dits de droite soient mécontents de ce qui nous sert de président, ça se conçoit, c'est logique, c'est de bonne guerre. Là où cela devient nettement plus drôle, si l'on peut dire, c'est de voir à quel point le mécontentement gagne les degauches. A croire qu'un sale matin de remaniement ministériel, ils se sont réveillés pour réaliser tout d'un coup que Président les avait enflé dans les grandes largeurs et ce depuis au moins, soyons indulgents, le discours du Bourget. Hollande déçoit.
J’entendais hier soir sur LCP la députée (PS) Lienemann oser enfin dire que l'élection de Hollande était ambiguë, je cite de mémoire: "On sait comment elle a été obtenue, 51%, pensez, autant là dedans d'anti-sarkozysme que de gens bernés par des promesses démagogiques. Hollande est pris au piège d'une majorité qu'il n'a jamais vraiment eu". Et toujours autant de mal pour moi à comprendre comment des gens, présentés comme intelligents, ont pu croire à toutes les sornettes du bon François... Mais revenons à cette sinistrose qui semble avoir gagné les rangs de nos degauches. Est-elle réelle cette désaffection ? Le désamour pour l'incarnation du changement qu'ils chérissaient ? Les cocus du Bourget trouveraient-ils les cornes un peu lourdes à porter; dépités de ne pouvoir les couper ? Dans les médias, on sent bien que quelque chose se passe, les langues se délient dans les couloirs feutrés de l'AN ou du Sénat; on comprend que le vote de confiance de la semaine prochaine est loin d'être acquis à Valls et Président... J'ai voulu vérifier si dans les blogs des gauchistes, il en allait de même, et en particulier chez ceux qui furent des supporters de la première heure de Hollande. C'est, comment dire...c'est... je compatis (smiley, de vrais tocards en fait). Petits florilèges et morceaux piochés dans une gauchosphère désappointée (un euphémisme):
- "La gauche, avec une sorte de fascination morbide, est en train de se découper en morceaux par lambeaux et entreprend dans la ferveur une agonie qui va encore durer trois ans"
- "Je serai particulièrement vigilant sur les résultats du nouveau gouvernement. En cas d’échec, ma sanction se fera par les urnes. Cette sanction sera alors contre le président Hollande. Contre mon président. Celui en qui pourtant , j’avais, plein d’espoir soutenu et contribué à mettre à cette fonction.Jamais je n’aurais imaginé devoir dire cela un jour." (Grandludo)
- " Dans l'opposition désormais!" (sarkofrance).
- "Alors que le niveau de pauvreté est à peine moins élevé que le salaire minimum,(...), nos têtes pensantes proches du pouvoir préparent gentiment l'opinion à la baisse des salaires".(SebMusset)
- "Ex-blogueur de gouvernement, très actif dans la cellule numérique #FH2012 pour la présidentielle 2012, e-militant, désormais SDF depuis l'arrivée de la gauche décomplexée à Matignon ce 1er avril, je cherche une nouvelle domiciliation politique (...). Je suis en quête de nouveaux challenges conformes à l'esprit du Discours du Bourget de pépère (sic)".(Bembelly)
- " Bref, une semaine après avoir contribué à faire rétrécir le Parti Socialiste, François Hollande a réussi le nouvel exploit de rétrécir la Gauche!". (L. Comparot)
- "Il est notoire que le PS est lâché par sa gauche et voilà que le Président hollande, ex-chef du PS, choisit le candidat le plus à droite qu'il soit possible. Il n'y a pas de doute ! Les classes moyennes vont morfler pendant encore 3 ans au moins. (...) Je me demande si le Parti Socialiste ne devrait pas changer de nom. Parce que sinon, Jean Jaurès va se retourner dans sa tombe." ( ICI)
- "Ce quinquennat tourne au burlesque.(...) Je suis comme d'autres, écoeuré. Au lendemain d'une tarte électorale pour le gouvernement la nomination de Valls à Matignon entérine que le changement ce sera ni maintenant ni jamais. On n'arrête pas une politique économique qui merde de la cave au grenier".(Là)
- "Je suis consterné", un gauchiste commentant la débâcle du PS aux municipales.
- "On a du mal à comprendre comment un grand espoir, un grand parti se suicident ainsi." Gérard Filoche à propos du PS.
Vous en voulez encore ? Non, désolé, la gourmandise est un vilain défaut. sachez seulement que des comme ça se ramassent à la pelle. Au propre comme au figuré.
Qu'espéraient-ils ? Que Président respecte au pied de la lettre toutes lesconneries promesses sur lesquelles il s'était engagé ? Comment tous ces gens ont-il pu croire qu'un président sorti de nulle part pourrait jouer les cadors face à la finance, à l'Europe, à Merkel et aux salauds de patrons ?
Comprendre le désarroi des gauchistes c'est admettre que tout ce qu'a fait Hollande depuis 22 mois était parfaitement prévisible: le matraquage fiscal, la rigueur (toute relative), les promesses non tenues, les "pactes" à gogos, les 60 000 promesses d'embauches dans l'EN; etc... Oui tout cela était prévisible (on passera sur l'amateurisme) pour la simple et bonne raison que, renonçant, et pour cause, à la renégociation du traité européen, Hollande a par la force des choses accepté de pérenniser la mise sous contrôle de la France par l'UE et donc d'être assujetti aux règles et règlements que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, ont voulu puis entériné. La politique économique et sociale du pays ne se fait plus à Paris, elle se fait à Bruxelles. Il n'y a plus de politique économique de gauche ou de droite, il y a la politique économique décidée à Bruxelles; elle-même inspirée par tous ceux qui nous ont gouverné, de Giscard à Hollande en passant par Mitterrand et Sarkozy (pour ne parler que des dirigeants français).
Hollande s'est présenté devant ses électeurs avec un discours socialiste périmé; lui le savait sans doute et trompait ainsi sciemment son monde, la gauche dépitée qu'il nous est donnée de voir ou de lire aura mis un peu plus de 22 mois à s'en rendre compte. 22 mois pour comprendre des évidences, c'est dire si nous sommes mal barrés...
Le Parti Socialiste et Président se prendront une nouvelle magistrale déculottée aux prochaines élections européennes parce que ce n'est pas en moins de deux mois que l'on peut mettre sur pied une nouvelle usine à rêves.
- "La gauche, avec une sorte de fascination morbide, est en train de se découper en morceaux par lambeaux et entreprend dans la ferveur une agonie qui va encore durer trois ans"
- "Je serai particulièrement vigilant sur les résultats du nouveau gouvernement. En cas d’échec, ma sanction se fera par les urnes. Cette sanction sera alors contre le président Hollande. Contre mon président. Celui en qui pourtant , j’avais, plein d’espoir soutenu et contribué à mettre à cette fonction.Jamais je n’aurais imaginé devoir dire cela un jour." (Grandludo)
- " Dans l'opposition désormais!" (sarkofrance).
- "Alors que le niveau de pauvreté est à peine moins élevé que le salaire minimum,(...), nos têtes pensantes proches du pouvoir préparent gentiment l'opinion à la baisse des salaires".(SebMusset)
- "Ex-blogueur de gouvernement, très actif dans la cellule numérique #FH2012 pour la présidentielle 2012, e-militant, désormais SDF depuis l'arrivée de la gauche décomplexée à Matignon ce 1er avril, je cherche une nouvelle domiciliation politique (...). Je suis en quête de nouveaux challenges conformes à l'esprit du Discours du Bourget de pépère (sic)".(Bembelly)
- " Bref, une semaine après avoir contribué à faire rétrécir le Parti Socialiste, François Hollande a réussi le nouvel exploit de rétrécir la Gauche!". (L. Comparot)
- "Il est notoire que le PS est lâché par sa gauche et voilà que le Président hollande, ex-chef du PS, choisit le candidat le plus à droite qu'il soit possible. Il n'y a pas de doute ! Les classes moyennes vont morfler pendant encore 3 ans au moins. (...) Je me demande si le Parti Socialiste ne devrait pas changer de nom. Parce que sinon, Jean Jaurès va se retourner dans sa tombe." ( ICI)
- "Ce quinquennat tourne au burlesque.(...) Je suis comme d'autres, écoeuré. Au lendemain d'une tarte électorale pour le gouvernement la nomination de Valls à Matignon entérine que le changement ce sera ni maintenant ni jamais. On n'arrête pas une politique économique qui merde de la cave au grenier".(Là)
- "Je suis consterné", un gauchiste commentant la débâcle du PS aux municipales.
- "On a du mal à comprendre comment un grand espoir, un grand parti se suicident ainsi." Gérard Filoche à propos du PS.
Vous en voulez encore ? Non, désolé, la gourmandise est un vilain défaut. sachez seulement que des comme ça se ramassent à la pelle. Au propre comme au figuré.
Qu'espéraient-ils ? Que Président respecte au pied de la lettre toutes les
Comprendre le désarroi des gauchistes c'est admettre que tout ce qu'a fait Hollande depuis 22 mois était parfaitement prévisible: le matraquage fiscal, la rigueur (toute relative), les promesses non tenues, les "pactes" à gogos, les 60 000 promesses d'embauches dans l'EN; etc... Oui tout cela était prévisible (on passera sur l'amateurisme) pour la simple et bonne raison que, renonçant, et pour cause, à la renégociation du traité européen, Hollande a par la force des choses accepté de pérenniser la mise sous contrôle de la France par l'UE et donc d'être assujetti aux règles et règlements que tous ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, ont voulu puis entériné. La politique économique et sociale du pays ne se fait plus à Paris, elle se fait à Bruxelles. Il n'y a plus de politique économique de gauche ou de droite, il y a la politique économique décidée à Bruxelles; elle-même inspirée par tous ceux qui nous ont gouverné, de Giscard à Hollande en passant par Mitterrand et Sarkozy (pour ne parler que des dirigeants français).
Hollande s'est présenté devant ses électeurs avec un discours socialiste périmé; lui le savait sans doute et trompait ainsi sciemment son monde, la gauche dépitée qu'il nous est donnée de voir ou de lire aura mis un peu plus de 22 mois à s'en rendre compte. 22 mois pour comprendre des évidences, c'est dire si nous sommes mal barrés...
Le Parti Socialiste et Président se prendront une nouvelle magistrale déculottée aux prochaines élections européennes parce que ce n'est pas en moins de deux mois que l'on peut mettre sur pied une nouvelle usine à rêves.
Folie passagère 2215.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr



