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dimanche 4 décembre 2016

Et pourquoi donc devrions-nous payer pour l'IVG de ces dames ?

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En France, comme dans la quasi totalité des pays, la majorité s'acquiert à 18 ans. Nous avons même la chance, à la différence de quelques pays, d'avoir une  majorité dite complète et entière. A 18 ans, tu peux voter, être élu à certaines élections, être propriétaire, t'engager contractuellement, on te considère comme capable de comprendre tes actes et tu es soumis aux lois et règlements des " grands "; à la différence des mineurs, les moins de 18 ans, à qui l'on accorde peu de droits mais envers qui la justice et le droit sont plus " tolérants ", normal, ils sont ... mineurs. Donc pas entièrement responsables, pas entièrement capables de comprendre la portée de leurs actes ( pour peu que le mineur ait toutes ses facultés mentales). A 18 ans, t 'es considéré comme responsable de tes actes, tu vis, tu agis, tu votes... On est d'accord jusque là ?

Bien maintenant venons-en à l'avortement. ( Aïe bon Dieu !... ).

En France toute nana quelque soit son âge a le droit, fondamental pour certains, législatif pour d'autres, peu importe ici, d'avorter. Et nul personne douée de raison, a fortiori les politiciens, n'aurait l'idée saugrenue de revenir là-dessus. Pas même moi. Mieux encore, on a le droit de dire qu'on est pour mais pas la folie de dire qu'on est contre pour telle ou telle raison ( liberté d'expression chérie...). Bref, qui veut avorter, avorte. C'est vachement bien, nous dit-on depuis des années. " Mon corps m'appartient " donc j'en fais ce que je veux. Okay.

Bien; maintenant, nous sommes dans un pays ou quiconque veut se renseigner le peut et ce sur quelque sujet que ce soit. Y a internet, la famille, les amis, l'école, etc... C'est hyper fastoche de se renseigner. Qui plus est sur l'avortement puisque aux moyens précédemment évoqués, on rajoute sur le sujet les gynécos, les médecins, le planning familial, le toubib de famille, l'infirmière du lycée, la bonne copine à qui on dit tout, la propagande gouvernementale ou associative etc... C'est un peu comme avec la loi, nul ne peut ignorer l'avortement. Comme j'imagine, pour une femme ( majeure et donc responsable ), impossible de ne pas savoir comment on " tombe " enceinte...

Se faire avorter - l'expression est vraiment très moche - est un acte important, responsable. Quand on arrive à cette extrémité - on n'osera pas parler d'avortement de confort - c'est que quelque chose a merdé: " on s'est oublié ". Y a pourtant le stérilet, le calendrier romain, les capotes, les anneaux contraceptifs, les pilules dont celle " du lendemain ", les spermicides, pourquoi pas la ligature des trompes à titre définitivement préventif, etc, etc, etc. Autant dire que la nana qui s'oublie, c'est qu'elle l'a bien voulu. Non ? Elle était bourrée ce soir là, elle n'a pas fait attention, elle ne s'est pas " gérée ". Bref, vous en conviendrez, elle n'a pas été " responsable ". Elle n'a pas assumé.

Alors que l'on m'explique pourquoi il faudrait que tous les actes liés à l'avortement , pour des personnes majeures et donc considérées comme responsables, soient payés par la collectivité, par nos impôts ?

Donc, hormis pour les cas de viols avérés, pour les personnes mineures ou dans des cas d'urgence médicale ( préserver la mère ), je ne vois pas ce qui justifie le remboursement de tous les frais liés à une interruption volontaire de grossesse. Je n'ose pas imaginer que cela soit par pur clientélisme électoral...

Quelqu'un pour m'éclairer sur le sujet ?

" Avorter si je veux & quand je veux " Ok, mais...  avec le pognon des autres, c'est ça ?

Sur les 15 dernières années, en moyenne: 205 000 avortements ont été pratiqués en France dont 90% sur des femmes âgées de plus de 18 ans ( source INED ). Le coût d'une IVG chirurgicale est en moyenne de 563 euros, celui d'une IVG médicamenteuse est de 280 euros; non compris, pour l'une comme pour l'autre les frais de consultations ( pré et post intervention ), les analyses médicales et autre échographies ( sces: Ameli et Service Public.fr ). Depuis le 1er juillet de cette année, l'intégralité de tous les frais liés à une IVG sont intégralement pris en charge par vos impôts ce qui représente, à la louche, la bagatelle de 100 millions d'euros.

Addendum: Quelqu'un sait-il si l'Etat perçoit de la TVA sur les interventions IVG ?

Folie passagère 3379.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 9 novembre 2013

L'avortement n'a rien d'une banalité, n'en déplaise à Belkacem...

Préalable à ce billet: Ne cherchez pas dans ce billet une quelconque intention de remettre en cause le droit à l'avortement, il n'y en a aucune.

(14 ème semaine...)
Après avoir déconstruit ou tout au moins enclenché le mouvement de destruction de la famille traditionnelle française avec le mariage zinzin, et cela sous couvert d'un progressisme aussi forcené qu'irresponsable, nos dirigeants, sous la houlette de Najat Vallaud Belkacem, s'apprêtent à passer à une autre étape: la banalisation de l'avortement. A la demande de cette dernière, le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, créé par Pépère en janvier 2013, a remis hier l'un de ses premiers rapports: 34 propositions pour faire de l'avortement un droit ordinaire (sic). Un droit... ordinaire; comme si le fait d'avorter pouvait être quelque chose d'ordinaire.

Alors on peut penser ce que l'on veut de l'avortement, être contre ou pour, ce qui est sûr et certain, point sur lequel au moins tout le monde s'accordait, un avortement c'est abréger une vie qui commence, cela n'a donc rien d'ordinaire, rien de banal;  c'est à mon sens tout le contraire. Imaginer qu'une femme responsable puisse sortir totalement indemne psychologiquement de cette intervention (médicamenteuse ou chirurgicale) me paraît extravagant. C'est pourtant ce que propose le HCefh: faire du droit à l'avortement un droit ordinaire, exactement comme le droit de voter ou de payer ses impôts.

Parmi toutes les propositions, 4 sont spécifiquement dédiées à cette banalisation car après tout, le Haut Conseil, en préambule de son rapport, indique que l'avortement n'est: "qu' un événement assez courant de la vie sexuelle et reproductive d’une femme", autant "faciliter" cet événement, n'est-ce pas...

La première est de modifier le texte de la loi Veil. Dans celui-ci, et c'est bien ce qui à l'époque rendit possible l'adoption de la dite loi, apparaissait la notion de détresse. "La femme enceinte que son état de grossesse place en situation de détresse peut demander à son médecin l'interruption. " Le nouveau texte serait: "La femme qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse peut demander à un médecin de l'interrompre." De la détresse, on passe au souhait..." L'IVG n'est plus un problème", pas besoin d'être une femme pour savoir que l'avortement, l'acte en lui-même, reste et restera un problème à assumer au moins psychologiquement.

La deuxième mesure serait la suppression du délai obligatoire de 7 jours de réflexion entre les deux visites pré-avortement. Le médecin dérogeant à cette obligation est, pour l'instant et jusqu'à modification, passible de poursuites judiciaires. Ce délai était censé permettre à la femme voulant avorter de prendre sa décision en toute connaissance de cause. Sa suppression ne justifierait plus de deuxième visite puisque à l'issu de la première, la femme souhaitant avorter pourrait valider son choix; plus besoin de réfléchir...

La troisième mesure viserait à faire disparaître toutes mentions se rapportant à l'IVG sur les actes de remboursements de l'assurance maladie par souci de confidentialité. A terme, l'objectif est de faire disparaître du dossier médical de la patiente toutes traces d'avortement.

Quatrième proposition et non la moindre, je vous le donne en mille... la suppression de la clause de conscience du médecin pourtant inscrite (autre condition au vote de la loi Veil) dans le code de santé publique: "Un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG". Comment mieux banaliser quelque chose si celle-ci ne peut plus être l'objet d'un éventuel cas de conscience...

L'objectif de nos progressistes est donc clair: La banalisation de l'avortement et à terme en faire un moyen de contraception comme un autre, remboursable à 100% à partir de janvier 2013, y compris pour les bénéficiaires de l'AME.

Reste à savoir si mettre un terme à une future vie peut, quoiqu'en pense nos progressistes, être un acte banal. personnellement, j'en doute. Et ce n'est pas moi qui le dit: "L’IVG, même aujourd’hui n’est pas un acte anodin. Médicalement et psychologiquement, l’interruption volontaire de la grossesse comporte des risques qui peuvent apparaître rapidement ou avec le temps." (page d'accueil de SOS IVG)


Nb: qui n'a rien à voir avec le sujet, encore que, une des commissions de ce Haut Conseil participera au Forum des initiatives contre les stéréotypes sexués (FICSS) dont l'un des buts, je cite, "sera de valoriser les innovations existantes en matière de déconstruction du genre et des stéréotypes".

Folie passagère 1987.
Premier ministre
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 17 septembre 2013

Avortement: La clause de conscience protégeant les médecins remise en cause

Parce que chaque jour, on découvre quelque chose, on devient moins idiot...


Et bien, non, je ne le savais pas, je découvre que les médecins ont le droit de refuser de pratiquer un avortement si leur conscience le leur impose. C'est ce qu'on appelle la clause de conscience. L' article L. 2212-8 du Code de la santé publique consacre expressément la clause de conscience du médecin en précisant qu'« un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse ». Cependant, la faculté offerte au médecin d'opposer la clause de conscience ne doit pas constituer une entrave à la pratique de l'IVG. La loi impose donc au praticien qui refuse d'exécuter un tel acte d'informer sans délai la femme de sa décision et de lui communiquer immédiatement le nom des « praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ». 

Tout cela me paraît normal et logique, pour une fois la loi est bien faite. Compte-tenu de la spécificité toute particulière de cet acte médical, le médecin opposé à l'avortement pour des raisons éthiques ou religieuses est protégé par la loi, loi qui lui impose cependant "d'aider" une demanderesse à trouver le bon chemin pour se faire avorter.

Et bien non, si la loi semble ici bien faite, elle ne satisfait pas nos gauchistes. Une partie de la gauche souhaite supprimer purement et simplement la clause de conscience des médecins. Eva Joly, du temps où elle était candidate des Verts à la présidentielle, l'avait annoncé: " Supprimons la clause de conscience ", évoquant le fait que comme l'acte médical en lui-même n'était pas assez rentable, beaucoup de médecins, selon Joly, mettraient la clause de conscience en avant pour refuser de pratiquer. Combien de médecins? Ou ? On ne le sait pas mais tant pis. l'IVG étant un droit pour les femmes, on ne saurait le sacrifier pour des raisons pécuniaires.Soit.

Nouvelle attaque le 13 septembre dernier, en catimini, dans le cadre de la lecture du projet de loi Egalité-Hommes-Femmes de Belkacem, des sénateurs communistes ont déposé un amendement (N°146 rectifié) visant à abroger l'article L.2212-8: "cet amendement vise à supprimer la clause de conscience des médecins, qui est un obstacle majeur à l'accès des femmes à une IVG dans des délais raisonnables"

Pas moyen de savoir pour le moment si cet amendement a été adopté ou rejeté - J'attends, sans trop d'illusions, la réponse de Belkacem que j'ai interrogé via twitter - , toujours est-il que je ne comprends pas ce qui peut motiver des sénateurs communistes à déposer ce genre de texte.

Ont-ils dans l'esprit d'obliger tous les médecins à pratiquer l'IVG ? N'ont-ils aucune conscience pour vouloir à ce point limiter celle d'autrui ?

Folie passagère 1906.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 5 novembre 2012

Moi pas tout comprendre: IVG et contraception vs HTA


L'avortement est dorénavant remboursé à 100% quelque soit l'âge ou la condition de la personne concernée. Coût de la mesure pour la sécu: environ 17 millions d'euros.

La contraception est désormais gratuite pour les mineures de 15 à 18 ans. Coût de la mesure: environ 5 millions d'euros.

Le traitement de l'hypertension artérielle qui concerne 11 millions de personnes en France, dont 4,5 millions traitées en affection de longue durée, ne sera désormais plus remboursée à 100% mais, en moyenne, à 70%. Économie prévue pour la sécu: environ 20 millions d'euros.

Ce monde qui bouge n'en finit pas de m'interpeller...

Folie passagère 1424.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 8 octobre 2012

Remboursement de l'IVG: Youpi ! C'est ( bientôt ) gratos !


Enfin il m'est donné de féliciter un ministre de cette république. J'ai entendu l'info à la télé et Sarkofrance confirme, c'est dire ! Marisol Touraine l'a annoncé, l'IVG sera remboursé à 100% . Il s'agissait de répondre à une promesse de campagne de l'hollande.

Jusque lors l'IVG n'était remboursé qu'à 70% ou 80% sauf pour les bénéficiaires de la CMU ou de l'AME qui étaient intégralement pris en charge avec un remboursement à 100%.

Bon vous me direz, en ces temps de disette économique, on aurait pu mettre tout le monde sur le même pied d'égalité: 70% ou 80% pour tous ! Histoire de faire des économies, mais non.

Ne boudons pas les petits plaisirs dispendieux; encore une inégalité flagrante supprimée. C'est chouette la vie en Socialie !

Folie passagère 1376.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.