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jeudi 14 novembre 2013

Mariage homo: François Rebsamen favorable à la clause de conscience pour les maires


Savez-vous qui est François Rebsamen ? Lisez donc sa fiche wikipédia dont vous pourrez ne retenir que quelques points (et d'autres petites choses qui n'y sont pas): Franc-maçon, juif mais amateur de barbecues halal, cumulard, maire de Dijon, homme de réseaux parfois pourris, favorable à la dépénalisation du cannabis, président du groupe socialiste au Sénat, ancien numéro 2 du Parti Socialiste du temps où qui vous savez en était le numéro 1, soutien inconditionnel de Ségolène Royal en 2007, vieux-vieux copain de Hollande qu'il soutiendra sans faille en 2012. Il se voyait ministre de l'Intérieur, on lui préféra Valls.

Lors des "débats" sur le mariage zinzin, il ne s'illustra pas spécialement mais défendit le projet de loi comme la quasi totalité des parlementaires socialistes. En tant que maire d'une grande ville, il était présent lors du fameux congrès de l'Association des Maires de France durant lequel hollande ouvrit une brèche dans la loi Taubira (pour mieux la refermer dès le lendemain) en évoquant la fameuse clause de conscience des élus qui ne souhaiteraient pas pour des questions de foi ou de croyances célébrer de mariage homosexuel. On n'entendit pas Rebsamen sur le sujet.

Alors, c'est avec un certain étonnement que j'ai découvert que François Rebsamen était favorable à cette clause de conscience estimant même, sur BFM aujourd'hui, qu'on aurait du laisser un espace de liberté aux élus et que " la clause de conscience aurait pu être votée par les parlementaires ". Il déclare aussi: "On respecte les lois quand elles sont votées, ce sont des lois qui sont les lois de la République, ce sont les lois de tous. Même si on ne les aime pas, on les applique. On pouvait à la rigueur comprendre la difficulté pour certains, en raison de leur foi, de leurs croyances, sur le mariage pour tous, on pouvait aller jusque là, jusqu'à une clause de conscience."

Et à Ruth Elkrief qui lui rétorque que cette clause de conscience a été rejetée, Rebsamen de répliquer: "Certains l'avaient évoquée. On pouvait comprendre que certains fassent appel à cela sur un sujet de cette importance."

Voilà donc un parlementaire socialiste de premier plan qui, après avoir gardé le silence depuis bientôt un an, reconnait seulement maintenant que la clause de conscience se justifiait. Pourquoi n'en a-t-il pas parlé plus tôt ? Pourquoi a-t-il voté une loi dont il reconnait aujourd'hui - Je ne crois pas aux révélations subites - qu'elle méritait d'être amendée de la fameuse clause ?

Pourquoi ce silence puis cette déclaration? Vous me direz, discipline de groupe, ne pas contrarier la reculade présidentielle sur le sujet, aller dans le sens du vent, être socialiste et progressiste... Oui, j'entends bien, je rajouterai manque de courage, girouette et sans aucun doute, maintenant, les élections municipales en ligne de mire. Ville traditionnellement conservatrice, gagner à Dijon n'a jamais été une sinécure pour Rebsamen alors de voir dans cette déclaration une tentative de se refaire la cerise vis à vis de l'électorat local, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement. Qui plus est si l'on se souvient que compte tenu du non-cumul des mandats, Rebsamen a déclaré que entre le Sénat et Dijon, il choisirait "sa ville ".

Pourquoi j'attire votre attention là-dessus ? Parce que, compte tenu d'un contexte très difficile pour les élus socialistes, les angoisses de non-réélection commencent à se manifester: Alors, prêtez attention, soigneusement, à tout ce qui va se dire et vous verrez qu'élections municipales obligeant, on va en découvrir des vertes et des pas mures et que les élus de gauche seront légion à se démarquer de la ligne officielle sur bien des sujets. On peut prédire sans crainte que nombreux seront les socialistes qui feront campagne sans oser se réclamer d'un changement qui n'en finit plus de se faire attendre.

Vous me direz, c'est le jeu à chaque élection. Oui, possible, je vous répondrai: Les Municipales, chez les socialistes, ça va être un festival de révélations et de reniements de première bourre: Contorsionnistes et funambules à l'affiche ! On parie ?

Folie passagère 1997.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 9 novembre 2013

L'avortement n'a rien d'une banalité, n'en déplaise à Belkacem...

Préalable à ce billet: Ne cherchez pas dans ce billet une quelconque intention de remettre en cause le droit à l'avortement, il n'y en a aucune.

(14 ème semaine...)
Après avoir déconstruit ou tout au moins enclenché le mouvement de destruction de la famille traditionnelle française avec le mariage zinzin, et cela sous couvert d'un progressisme aussi forcené qu'irresponsable, nos dirigeants, sous la houlette de Najat Vallaud Belkacem, s'apprêtent à passer à une autre étape: la banalisation de l'avortement. A la demande de cette dernière, le Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes, créé par Pépère en janvier 2013, a remis hier l'un de ses premiers rapports: 34 propositions pour faire de l'avortement un droit ordinaire (sic). Un droit... ordinaire; comme si le fait d'avorter pouvait être quelque chose d'ordinaire.

Alors on peut penser ce que l'on veut de l'avortement, être contre ou pour, ce qui est sûr et certain, point sur lequel au moins tout le monde s'accordait, un avortement c'est abréger une vie qui commence, cela n'a donc rien d'ordinaire, rien de banal;  c'est à mon sens tout le contraire. Imaginer qu'une femme responsable puisse sortir totalement indemne psychologiquement de cette intervention (médicamenteuse ou chirurgicale) me paraît extravagant. C'est pourtant ce que propose le HCefh: faire du droit à l'avortement un droit ordinaire, exactement comme le droit de voter ou de payer ses impôts.

Parmi toutes les propositions, 4 sont spécifiquement dédiées à cette banalisation car après tout, le Haut Conseil, en préambule de son rapport, indique que l'avortement n'est: "qu' un événement assez courant de la vie sexuelle et reproductive d’une femme", autant "faciliter" cet événement, n'est-ce pas...

La première est de modifier le texte de la loi Veil. Dans celui-ci, et c'est bien ce qui à l'époque rendit possible l'adoption de la dite loi, apparaissait la notion de détresse. "La femme enceinte que son état de grossesse place en situation de détresse peut demander à son médecin l'interruption. " Le nouveau texte serait: "La femme qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse peut demander à un médecin de l'interrompre." De la détresse, on passe au souhait..." L'IVG n'est plus un problème", pas besoin d'être une femme pour savoir que l'avortement, l'acte en lui-même, reste et restera un problème à assumer au moins psychologiquement.

La deuxième mesure serait la suppression du délai obligatoire de 7 jours de réflexion entre les deux visites pré-avortement. Le médecin dérogeant à cette obligation est, pour l'instant et jusqu'à modification, passible de poursuites judiciaires. Ce délai était censé permettre à la femme voulant avorter de prendre sa décision en toute connaissance de cause. Sa suppression ne justifierait plus de deuxième visite puisque à l'issu de la première, la femme souhaitant avorter pourrait valider son choix; plus besoin de réfléchir...

La troisième mesure viserait à faire disparaître toutes mentions se rapportant à l'IVG sur les actes de remboursements de l'assurance maladie par souci de confidentialité. A terme, l'objectif est de faire disparaître du dossier médical de la patiente toutes traces d'avortement.

Quatrième proposition et non la moindre, je vous le donne en mille... la suppression de la clause de conscience du médecin pourtant inscrite (autre condition au vote de la loi Veil) dans le code de santé publique: "Un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG". Comment mieux banaliser quelque chose si celle-ci ne peut plus être l'objet d'un éventuel cas de conscience...

L'objectif de nos progressistes est donc clair: La banalisation de l'avortement et à terme en faire un moyen de contraception comme un autre, remboursable à 100% à partir de janvier 2013, y compris pour les bénéficiaires de l'AME.

Reste à savoir si mettre un terme à une future vie peut, quoiqu'en pense nos progressistes, être un acte banal. personnellement, j'en doute. Et ce n'est pas moi qui le dit: "L’IVG, même aujourd’hui n’est pas un acte anodin. Médicalement et psychologiquement, l’interruption volontaire de la grossesse comporte des risques qui peuvent apparaître rapidement ou avec le temps." (page d'accueil de SOS IVG)


Nb: qui n'a rien à voir avec le sujet, encore que, une des commissions de ce Haut Conseil participera au Forum des initiatives contre les stéréotypes sexués (FICSS) dont l'un des buts, je cite, "sera de valoriser les innovations existantes en matière de déconstruction du genre et des stéréotypes".

Folie passagère 1987.
Premier ministre
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 17 septembre 2013

Avortement: La clause de conscience protégeant les médecins remise en cause

Parce que chaque jour, on découvre quelque chose, on devient moins idiot...


Et bien, non, je ne le savais pas, je découvre que les médecins ont le droit de refuser de pratiquer un avortement si leur conscience le leur impose. C'est ce qu'on appelle la clause de conscience. L' article L. 2212-8 du Code de la santé publique consacre expressément la clause de conscience du médecin en précisant qu'« un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse ». Cependant, la faculté offerte au médecin d'opposer la clause de conscience ne doit pas constituer une entrave à la pratique de l'IVG. La loi impose donc au praticien qui refuse d'exécuter un tel acte d'informer sans délai la femme de sa décision et de lui communiquer immédiatement le nom des « praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ». 

Tout cela me paraît normal et logique, pour une fois la loi est bien faite. Compte-tenu de la spécificité toute particulière de cet acte médical, le médecin opposé à l'avortement pour des raisons éthiques ou religieuses est protégé par la loi, loi qui lui impose cependant "d'aider" une demanderesse à trouver le bon chemin pour se faire avorter.

Et bien non, si la loi semble ici bien faite, elle ne satisfait pas nos gauchistes. Une partie de la gauche souhaite supprimer purement et simplement la clause de conscience des médecins. Eva Joly, du temps où elle était candidate des Verts à la présidentielle, l'avait annoncé: " Supprimons la clause de conscience ", évoquant le fait que comme l'acte médical en lui-même n'était pas assez rentable, beaucoup de médecins, selon Joly, mettraient la clause de conscience en avant pour refuser de pratiquer. Combien de médecins? Ou ? On ne le sait pas mais tant pis. l'IVG étant un droit pour les femmes, on ne saurait le sacrifier pour des raisons pécuniaires.Soit.

Nouvelle attaque le 13 septembre dernier, en catimini, dans le cadre de la lecture du projet de loi Egalité-Hommes-Femmes de Belkacem, des sénateurs communistes ont déposé un amendement (N°146 rectifié) visant à abroger l'article L.2212-8: "cet amendement vise à supprimer la clause de conscience des médecins, qui est un obstacle majeur à l'accès des femmes à une IVG dans des délais raisonnables"

Pas moyen de savoir pour le moment si cet amendement a été adopté ou rejeté - J'attends, sans trop d'illusions, la réponse de Belkacem que j'ai interrogé via twitter - , toujours est-il que je ne comprends pas ce qui peut motiver des sénateurs communistes à déposer ce genre de texte.

Ont-ils dans l'esprit d'obliger tous les médecins à pratiquer l'IVG ? N'ont-ils aucune conscience pour vouloir à ce point limiter celle d'autrui ?

Folie passagère 1906.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.