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lundi 26 décembre 2016

Edwy Plenel, pauvre biquet !

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Edwy Plenel n'est pas content et il le fait savoir en écrivant au bureau de l'Assemblée Nationale. Rendez-vous compte, il a été " insulté " sur LCP. Sa lettre est un modèle du genre, c'est pour cela (et parce que je suis trop fourbu pour composer un billet) que j'ai choisi de vous la copier-coller:


" Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée nationale,

En tant que simple citoyen et journaliste professionnel, directeur de publication du journal en ligne Mediapart, je vous saisis en vertu de l’article 45-2 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication. Il énonce en effet que La Chaîne Parlementaire (LCP) ne relève pas de l’autorité du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) que, ignorant cette disposition, j’avais d’abord saisi des faits ici relatés. Son président, Olivier Schrameck, m’a donc fait savoir que je devais me tourner vers vous, la même loi énonçant que le bureau de l’Assemblée nationale « fixe et contrôle » les conditions d’application de la réglementation audiovisuelle à la chaîne LCP.

Samedi 17 décembre 2016, sur la chaîne d’information publique de l’Assemblée nationale, La Chaîne Parlementaire (LCP), dans l’émission « Entre les lignes » diffusée à 12 heures, puis rediffusée à 19 heures, j’ai été qualifié d’ « ennemi de la nation » par l’un des invités, Frédéric Encel, avec l’approbation de l’animateur, Frédéric Haziza, lequel a même suggéré cette formulation en évoquant, dans sa question, des « ennemis de l’intérieur ».

Cette incitation à la haine visait aussi deux universitaires renommés, le philosophe Alain Badiou et le géopolitologue Pascal Boniface.

Elle a été, de plus, diffusée largement sur les réseaux sociaux sur le compte Twitter officiel de la chaîne @LCP, sous forme de teaser de l’émission, à 8h52 le même samedi 17 décembre, soit trois heures avant sa diffusion, dans la formulation suivante, accompagnée d’un extrait vidéo : « - @FredericEncel : “@edwyplenel, Alain Badiou et @PascalBoniface sont des ennemis de la nation” #ELL ».

Dans l’époque troublée que traverse notre pays, ce propos, proféré sans aucune contestation sur la chaîne de la représentation nationale, n’est pas une simple opinion, mais un appel à la violence, sinon au meurtre. Par définition, l’ennemi, c’est celui contre lequel on est en guerre et qu’il faut donc annihiler, soumettre ou vaincre. Qualifier un citoyen français d’ « ennemi de la nation », c’est aussi réclamer son exclusion de la communauté nationale.

Vous n’êtes pas sans savoir que ces formules – « ennemi de la nation », « ennemi de l’intérieur » – ont toujours été le refrain des forces les plus obscures de notre histoire nationale, lors de toutes les grandes crises morales qui ont ébranlé la République, que ce soit pendant l’affaire Dreyfus, l’entre-deux guerres ou la guerre d’Algérie.

Ce fut notamment le langage tenu par l’Action Française et son chef, Charles Maurras, et, plus généralement, par l’extrême droite xénophobe et raciste, à l’adresse de diverses personnalités politiques, parlementaires et ministres.

Je ne m’abaisserai pas à répondre à de telles infamies qui, jamais, ne m’empêcheront de continuer à servir les idéaux d’une République démocratique et sociale, défendant l’égalité des droits pour toutes et tous, sans distinction d’origine, d’apparence, de croyance, de sexe, etc. Ma requête n’est donc en rien personnelle. Elle concerne la déontologie du débat public audiovisuel, notamment sur la chaîne de télévision qui devrait refléter l’éthique de discussion et de délibération propre à la représentation nationale.

Une récente campagne électorale américaine a montré, s’il en était besoin, le désastre démocratique du déchaînement médiatique de la violence verbale et des discours haineux, dans le dénigrement de toute vérité des faits. A l’orée de la campagne présidentielle française, je suis stupéfait de constater que cet abaissement de la vie publique a droit de cité sur la chaîne télévisuelle supposée incarner l’Assemblée nationale et son pouvoir législatif.

Dans l’attente des suites que vous donnerez à ce courrier, je vous prie de croire, Mesdames et Messieurs les membres du bureau de l’Assemblée nationale, à l’expression de mes salutations républicaines,

Edwy Plenel, le 21 décembre 2016 "

En bonus, 2 petits tweets de Plenel que j'ai retrouvés, depuis il m'a bloqué:


Ce type est vraiment un ennemi du pays, dommage qu'il ne le sache pas...

Folie passagère 3400
Résultat de recherche d'images pour "edwy plenel tariq ramadan"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 18 décembre 2012

Allez, viens danser sur des airs de repentance


Hier, j'ai balancé sur twitter le message suivant: " Dans 36 heures, l'hollande sera en Algérie, surveillez ses déclarations, ça va swinguer. " En fait, par " ça va swinguer ", je voulais dire qu'à l'occasion de ce voyage, tout ce que la France compte de repentants compassionnels à sens unique devrait se manifester via des médias bien asservis à la cause.

Et bien cela n'a pas tardé..., et je vous le donne en mille, c'est Merdapart qui s'y colle ! Logique.

" Au Nom de la Mémoire et Mediapart vous invitent à fêter, mardi 18 décembre au Cabaret sauvage (Paris), la reconnaissance par la France de la « sanglante répression » des manifestants du 17 octobre 1961 et plus largement la fraternité franco-algérienne. À la veille du voyage officiel en Algérie du président François Hollande, il nous a semblé important de marquer par un grand rassemblement citoyen et festif la reconnaissance par l'État français de la tragédie du 17 octobre 1961... " ( la suite ici ).

Il y aura des tas d'invités prestigieux et mêmes des personnalités inconnues: " Des artistes dont Idir, Amazigh Kateb, Fredo (des Ogres de Barback), HK, Tighri Uzar (chants kabbiles), Akli D… ont déjà confirmés leur présence. " et, cerise sur le gâteau, la crème de la crème de la cause palestinienne, de la cause de tout et de la repentance obligée: " Stéphane Hessel, Soad Baba Aïssa, porte parole de la campagne 20 ans barakat, Rayana, metteure en scène et comédienne,   Benjamin Stora, Daniel Mermet, Gilles Manceron, Jean-Luc Einaudi, Didier Daeninckx et des responsables politiques viendront dialoguer avec Edwy Plenel et Mehdi Lallaoui au cours de cette soirée, afin de partager ces valeurs qui nous ont rassemblés et de prolonger notre combat pour la fraternité et la réconciliation franco-algérienne. "

Cela va être une super soirée, le truc où il faudra être, l'évènement mondain de l'Avent, le raout d'enfer, la sôterie hype. D'ailleurs, l'ambiance devrait être bonne, c'est Beur FM, Radio Nova, Respect Magazine et... TV5 Monde qui feront l'animation et qui sponsorisent la bringue mémorielle. C'est dire si l'on est sûr de pouvoir prendre son pied !

Alors si vous avez 5 euros à foutre en l'air, vous gênez pas... ça va swinguer sur des airs FLN, Repentance et tortures à gogo.

Bonne soirée !

Folie passagère 1500.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


mercredi 11 mai 2011

L'assistanat, parlons-en


Que n'aura-t-on pas lu sur les déclarations du soldat Wauquiez ! Bronca à gauche et dans une partie de la droite ! Mon Dieu, Laurent a émis 2 ou 3 idées pour lutter contre l'assistanat institutionnalisé !

Alors on en fait des tonnes quitte à désinformer ou à dire des conneries.

Prenons, par exemple, 2 lignes publiées par Merdapart ( le faiseur de Pschiiiit! ): " En dénonçant le «cancer» des «dérives de l'assistanat», et en annonçant une série de mesures sur le RSA, Laurent Wauquiez a fait chavirer sa Droite sociale ". Notez, la perfidie de l'expression en annonçant une série de mesures. Faire croire que les propositions sont actées, alors qu'il ne s'agit que d'idées et éventuellement du dépôt d'un projet de proposition de loi. L'art, mais non la manière, de transformer un ballon d'essai en tentative de restauration de l'esclavage.

Autre exemple, une petite note lue chez un blogueur que j'aurai la décence de ne pas citer: Laurent Wauquier ou la refondation du STO ! Carrément !

Laurent Wauquiez s'est exprimé au nom du groupe qu'il représente La Droite Sociale et a donc émis, avec maladresse certes, 3 idées pour tenter de juguler les dérives de l'assistanat. En fait c'est bien là, la chose intéressante: les dérives de l'assistanat ! Enfin, un groupe politique ose annoncer clairement qu'il y a de sérieuses dérives dans l'assistanat. N'est-ce pas cela finalement qui fait peur aux vierges effarouchées par ces projets de propositions de lois.

Oui, des dérives qui coûtent à la collectivité un maximum de pognon mais dont il ne faudrait pas parler. Oui, il y a des gens, en nombre, qui usent et abusent des différentes prestations qu'offre gracieusement l'Etat providence, ne faut-il rien dire ? Oui, il y a des gens qui chaque mois, sans rien foutre, passent à la caisse. Continuons à nous voiler la face.

Nous le savons d'avance les propositions de La droite Sociale n'ont aucune chance d'être entérinné. J'aimerai seulement qu'on en retienne l'idée qu'il faudra bien un jour ou l'autre remettre à plat le système et trouver les moyens de lutter contre ces dérives que tout le monde connait mais que personne n'ose admettre.

L'assistanat et l'Etat Providence, c'est un truc de riches, non?

Folie passagère 658.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


France, 2019.