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mardi 28 août 2012

Quand Libé se prend pour Le Figaro !

C'est enfin fait. Je trainais, trainais encore. Mais voyez-vous, devoir renoncer à mes vieilles lunettes, c'était comme un déchirement. On en avait vu tellement ensemble, des vertes et des pas mûres. J'y étais attaché, un peu comme à un vieux jean que l'on ne veut pas jeter. Tant pis, c'est fait. Toutes belles, toutes neuves, toutes chères, les nouvelles. 

Si seulement, bien plus tôt, on m'avait dit qu'en changeant de binocles, je pourrais confondre Libération avec Le Figaro, effectivement, j'aurais opéré la mutation depuis longtemps...

" Difficile rentrée pour le gouvernement et la majorité rose-verte qui enchaînent couacs, tensions et confusions. Sur le carburant, le renoncement pur et simple à une promesse de campagne - bloquer les prix à la pompe - n’est évité que par une baisse cosmétique de quelques tout petits centimes par litre. Dissipation du volontarisme politique en cent jours, alors que tant de Français ne peuvent se passer de la voiture. Mais c’est sur le nucléaire, sujet ultrasensible depuis Fukushima, que le moteur à explosion de la majorité s’est remis en marche. Une «filière d’avenir», comme le pense Arnaud Montebourg ? Zizanie garantie. Déjà au PS, où il doit y avoir autant de réponses à cette question que de militants, d’éléphants et d’élus locaux. Surtout si ceux-ci ont, dans leur fief, des implantations et des salariés du secteur. Quant aux Verts, les dirigeants de l’extérieur s’indignent nettement plus que les ministres écolos, obligés de la boucler au nom de la cohésion gouvernementale. Qui en est dupe ? Normalement, ces querelles se tranchent très en amont, via un accord entre partis politiques. Le problème de celui qui fut négocié par Cécile Duflot et Martine Aubry est simple : François Hollande ne s’y est jamais reconnu, ce texte lui collant aux doigts comme un sparadrap vert pendant toute la présidentielle. Sur l’énergie, comme sur d’autres dossiers, impossible de saisir la logique de l’action gouvernementale. Demeurent une impatience, un malaise grandissant. Pour ne pas dire un sentiment d’amateurisme. "

Nicolas Demorand, édito de Libération du 27 août.

Étonnant, non ? Pour un peu, on dirait presque du Thréard.

Folie passagère 1319.
 
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 4 août 2012

Haro sur les 35 heures !


Et voilà que deci delà,  la polémique rebondit. Encore une fois.  Oserons-nous un jour revenir sur ce qui est à mon avis la plus grande aberration socio-économique de ces 30 dernières années ? 35 heures payées 39 ! Votre avis m’intéresse ...

" La gauche a ses totems, elle a aussi ses tabous. Les 35 heures sont de ceux-là. Entre les deux tours de la présidentielle, François Hollande lançait cet avertissement dans son discours du 1er Mai : « Je ne laisserai pas les 35 heures une nouvelle fois attaquer. Parce que ça a été, à un moment, une conquête, les 35 heures. Ça a permis à beaucoup de travailleurs de respirer. »

N’en déplaise au président de la République, la droite a raison de revenir à la charge aujourd’hui pour demander leur suppression. Et il est bien dommage que Nicolas Sarkozy n’ait pas voulu en débarrasser la France pendant son quinquennat.

Les fameuses RTT (réductions du temps de travail) ne sont pas un progrès, mais une horreur économique. Elles ont désorganisé certains services publics, comme celui des hôpitaux. Elles ont freiné l’augmentation des salaires. Elles n’ont jamais résolu le problème du chômage dans notre pays : le partage des tâches ne libère pas d’emplois. Elles plombent notre compétitivité depuis plus dix ans alors que la mondialisation est impitoyable. Enfin, elles coûtent une fortune à l’État, plus de 20 milliards d’euros, qui seraient mieux utilisés à réduire nos déficits abyssaux.

Si la croissance crée l’emploi, c’est aussi le travail qui crée la croissance... "

Yves Thréard pour le Figaro.

Folie passagère 1288.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.