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jeudi 12 décembre 2013

Déconjugaliser l'impôt sur le revenu. Nouvelle lubie fiscale socialiste.


Je ne pensais pas qu'en montrant hier Belkacem recevoir une fessée, cette dernière nous donnerait de quoi lui en remettre une autre, encore plus sévère, ce matin.

Et oui, parce que figurez-vous que Belkacem a été séduite... par l'idée lumineuse d'une économiste inconnue à qui elle avait demandé un rapport sur l'emploi des femmes. Comment stimuler l'emploi des femmes, comment encourager celles-ci à travailler et accessoirement , par voie de conséquence, comment détruire un peu plus la famille traditionnelle.

Détruire la famille traditionnelle; vous ne voyez pas en quoi le travail des femmes détruit la famille traditionnelle ? C'est pourtant assez simple: Plus les femmes travaillent, plus de femmes travaillent et moins elles sont présentes à la maison et moins elles ont le temps de faire des enfants et de s'en occuper. C'est un constat. Ce n'est pas un hasard si les taux de natalité sont les plus élevées dans les catégories de population où la femme ne travaille pas. Suivez mon regard... Bref détruire le tradi, en soi, rien de nouveau en Socialie.

Dans ce rapport, ce qui a surtout séduit la Belkacem, c'est cette proposition géniale de "déconjugaliser" l'impôt sur le revenu des ménages français. Actuellement, un ménage marié (ou pacsé) additionne ses revenus, les divise par deux, puis paie ses impôts selon le barème qui s'applique à ce résultat. Une méthode qui permet de payer beaucoup moins d'impôts. L'astuce donc, pour soi-disant encourager les femmes à bosser, serait de ne plus faire jouer ce système. Chacun paierait ses impôts en fonction de ses revenus propres. Généralement, dans un couple où tout le monde bosse, la femme gagne moins. Il s'agirait donc de "moduler le quotient pour favoriser les couples biactifs ou au contraire pour réduire les avantages des couples monoactifs, à défaut d'une réelle individualisation de l'impôt" (sce Les Echos).

On résume, actuellement: Si monsieur et madame travaillent, ça fait 2 parts et donc moins d'impôts; avec ce nouveau système, s'il était mis en place, monsieur travaille, 1 part, madame travaille, 1 part et donc, au final, en toute logique, plus d'impôts. Ou comment célibatairiser le couple sous couvert de favoriser l'emploi des femmes ! 

Belkacem résume très bien la chose (en nous prenant pour des abrutis): "L'emploi des femmes est encore vécu comme un travail et un salaire d'appoint, et le système fiscal renforce cet état de fait car il repose sur le principe de la conjugalisation. Il est donc très coûteux de travailler pour le deuxième apporteur de ressources du ménage qui est souvent la femme. l'individualisation de l'impôt favorise, à l'inverse, l'emploi des femmes". 

Vous avez tout compris ? 1) Il faut aider les femmes à trouver un emploi:égalité, parité etc... les traditionnels mantras socialo-féministes.  2) Plus les femmes bosseront et plus elles rapporteront d'argent à l'Etat car, ainsi, même devant l'impôt, elles y auront gagné en égalité... de droits. Imparable! 

Simple, il suffisait d'y penser. Y a plus qu'à... et la grande réforme fiscale, si tant est qu'elle ait véritablement lieu, pourrait très bien être l'occasion de placer ce nouveau tour de passe-passe. 

Folie passagère 2044.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneurr@voila.fr

mardi 19 novembre 2013

Ayrault annonce une remise à plat de la fiscalité. On s'en fout.


Oyez, oyez ! Jean-Marc Ayrault a annoncé une grande réforme fiscale: " Le temps est venu d'une remise à plat de notre fiscalité " ! Crénom, la voilà la solution face à la grogne fiscale, le voilà le médicament qui résoudra le mécontentement de la population, le truc imparable pour désamorcer le non consentement à l'impôt qui se manifeste comme jamais !

Nous prendrait-il pour des quiches ? On peut se demander ce qui lui a pris de déclarer cela. N'était-ce pas à Pépère de le faire, après tout, c'était l'une de ses promesses phares ? Que Ayrault use de l'absence de Pépère pour faire cette déclaration est assez surprenant puisqu'en la faisant, il occulte, en partie et si j'en juge par son retentissement, la portée éventuelle du déplacement de son boss en Israël. Allez comprendre ...

Ceci dit, sa déclaration me laisse perplexe. Ayrault a-t-il entendu la grogne qui partout se répand en France ? Le problème actuellement n'est pas d'avoir une fiscalité aussi fouillis et complexe mais bien de payer trop d'impôts et taxes. Ayrault nous dit qu'il va organiser une grande concertation, encore une, avec les partenaires sociaux (on ne se posera même pas la question de savoir si ce sont les bons interlocuteurs) et que, dans le meilleur des cas, cette réforme, si elle voit le jour, pourrait entrer en vigueur en 2015 pour s'exprimer totalement en 2017. Et en attendant, on fait quoi ? On avance et on recule ? Le même nous dit que les Français ne comprennent pas l'effort fiscal qu'on leur demande. Mensonge, ils comprennent parfaitement qu'en période de crise, de dettes et de déficits, il faille se serrer la ceinture. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est les un coup je te taxe et un coup je te détaxe, ce sont les reculades, le trop plein, l'abus d'impôts. Ce qu'ils comprennent parfaitement, c'est qu'avec des clampins comme lui, il suffit de gueuler, de démonter quelques portiques, de brûler quelques radars et d'enfoncer le portail d'une préfecture pour que le gouvernement cède et recule. Ce qu'ils comprennent parfaitement, c'est que lorsque la pression fiscale est trop forte, elle pénalise et les ménages et les entreprises et donc les emplois.

Il nous dit, Ayrault, qu'il a confiance dans l'avenir. La preuve: " Nous sommes, en Europe et en France, au début d’une reprise économique, lente mais réelle. La perspective de croissance est de 0,4% au 4e trimestre, de l’ordre de 1% l’an prochain et autour de 1,7% en 2015." Désolé, moi je n'ai pas confiance dans un gars qui oublie qu'il y a à peine plus d'un an, Ayrault cautionnait un programme qui nous promettait 1,7% de croissance pour 2013 et 2% pour 2014 et 2 à 2,5% pour 2015. Faut-il qu'il ait la mémoire courte, les Français, eux, l'ont de moins en moins. 

Se fout-il de nous Ayrault lorsque à la question "Vos reculs, en matière de fiscalité notamment, n’ont-ils pas affaibli l’autorité de l’Etat ?" Il répond:" A chaque fois, nous parvenons à une solution qui permet d’avancer. " Je ne savais pas que reculer devant la fronde, le désordre et les groupes de pression, c'était avancer; drôle de façon de conduire un pays!

Il nous dit, le bougre, "qu'il faut réformer la fiscalité et qu'au terme de la concertation, le gouvernement prendra ses responsabilités comme il l'a fait pour les retraites et fera des propositions au parlement". Comme pour les retraites ? Quelqu'un lui a dit que la réforme des retraites avait été entièrement retoquée, à l'unanimité, au Sénat ? Comme le PLFSS.

Hier, à Mots Croisés, un sociologue disait que ces gens qui nous gouvernent, en gros les mêmes depuis 30 ans, vivaient dans un entre-soi, qu'ils étaient déconnectés du terrain, qu'ils ne voyaient plus la France, la vraie. Ayrault est l'archétype de ces élites hors-sol. La France, la vraie, celle qui trime ou qui pleure, celle qui n'en peut plus, se fout royalement, extraordinairement, de cette réforme fiscale aujourd'hui annoncée. Elle veut bouffer et travailler en paix. Elle veut voir et comprendre de quoi demain sera fait, pour eux et pour leurs enfants, et ce pas uniquement sur le plan économqiue. De la fiscalité, elle ne veut entendre qu'un discours: La vérité sur la justesse des efforts demandés, la justice entre une imposition devenue confiscatoire et des économies de dépenses que d'aucun n'est capable de voir où elles sont réalisées. Les Français n'ont que deux souhaits: Avoir la certitude que tout est fait pour diminuer le chômage et que l'on préserve (je ne parle même pas pour l'instant de l'augmenter) leur pouvoir d'achat. Maintenant.

Le reste, ils s'en foutent.

Folie passagère 2005.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 20 septembre 2013

Je n'en peux plus de ce grand bazar !

Vous voulez que je vous dise ? Je n'en peux plus. C'est usant. Je ne suis pas un forçat du clavier. Ma patience a des limites, mes forces aussi ! Comment, voulez-vous, nom de Dieu, que le blogueur (de droite) opposé au pouvoir en place s'en sorte. Pas un jour, sans une connerie, une incohérence, une bévue, un couac, une cacophonie: Je n'arrive plus à suivre. Même les professionnels n'y arrivent plus, c'est dire:



Les hausses d'impôts, les (rares) baisses de taxes, les vraies-fausses pauses fiscales, les contributions-qui-ne-sont-pas-des-impôts, les exonérations qui ne sont plus exonérées, les refiscalisations, les défiscalisations, le gel et le dégel des indices, les coups de pouce au pouvoir d'achat qui n'en sont pas vraiment, le CICE pour les entreprises mais pas pour toutes les entreprises, les économies qu'il faut faire sans jamais vraiment préciser où l'on coupera le robinet (pas chez les fonctionnaires, apparemment , municipales en ligne de mire) et les dépenses massives qu'on s'impose pour faire plaisir aux écolocons (2% des suffrages exprimées) ou à une quelconque clientèle électorale, etc... ne me dites pas que vous arrivez à suivre, ce n'est pas beau de mentir ! 

Tenez, l'autre, celui qui nous sert maintenant de président, pendant sa campagne, il avait dit: "Je veux engager une grande réforme fiscale", c'était bien ça, on comprenait, enfin on allait clarifier le mille-feuille: Nada, nibe ! "La contribution de chacun sera rendue plus équitable, et je maintiendrais toutes les ressources affectées à la politique familiale" (engagements 14 et 16), cela avait le mérite d'être clair. Queue-de-chie, on a droit au concours Lépine de la création d'impôts et de taxes en tous genres: on empile ! Les classes moyennes sont matraquées et le quotient familial raboté. Vous arrivez à suivre ? Et si seulement, il n'y avait qu'avec la fiscalité qu'on nous enfume, p'tre bien qu'on pourrait s'en sortir; comprendre où on va. 

Mais non; prenez la politique étrangère, on va faire la guerre au Mali pour zigouiller les salafistes et autres islamistes en tous genres et on veut armer les mêmes en Syrie. Il y a 3 semaines, la France, seule s'il le faut, allait frapper Bachar et hier, on nous dit que rien ne sera fait sans l'aval de l'ONU, ONU dont on se foutait royalement... 3 semaines avant. Pépère se prenait pour Rambo mais n'était même pas présent à Genève, même sur un strapontin, entre les Russes et les Américains. 

Les gars, ils avaient voté Pépère pour que les choses soient mieux, pour le changement, pour qu'enfin la lumière revienne et ils avaient fait confiance car celui-ci l'avait écrit et signé*:
 "Cinq ans de plus [avec Sarkozy] seraient cinq ans en pire: hausse de la TVA, démantèlement du contrat de travail, austérité pour tous, explosion du chômage, amputation du pouvoir d'achat, sacrifice pour tous, montées des violences et oubli de la morale publique ".
Pas mal, non ? Non seulement, il fait exactement ce qu'il reprochait à son prédécesseur mais en plus, on a brouillard et enfumages à tous les étages, brouillard que même les ministres, entre eux, n'arrivent pas à dissiper. Le Grand Bazar comme mode de gouvernance ? Comment voulez-vous que moi simple blogueur d'opposition, plutôt ordonné, je m'y retrouve, hein ? C'est terrible ! Y a trop à dire et trop à critiquer. 

Si vous voulez mon avis, il n'y a qu'une solution: un grand coup de balai, un vote massif aux municipales et aux européennes contre cette bande de branquignols, qu'on retrouve un peu de calme et de sérénité. Un pays apaisé, en somme. 

C'est beau de rêver, non ?... P'tain, encore 3 ans et 8 mois ! 


( *Profession de foi de François Hollande d'entre deux-tours, mai 2012)

Folie passagère 1912.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.