Affichage des articles dont le libellé est l'Europe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est l'Europe. Afficher tous les articles

dimanche 22 janvier 2017

L'Europe, ce n'est pas Lampedusa... (Message de l'Institut Iliade)

Message de l'Institut Iliade:




L’Europe, ce n’est pas Lampedusa, c’est notre civilisation.
L’Europe ce n’est pas l’organisation de Bruxelles, pas davantage une monnaie ou une banque centrale.
L’Europe, ce n’est pas un espace mondialisé et sans frontière.
L’Europe, ce n’est pas le monde africain, ce n’est pas non plus une terre d’Islam.
L’Europe ce n’est ni la laideur ni le non-art.
L’Europe, c’est le continent des Européens.
L’Europe, ce sont des millénaires d’histoire, 700 millions d’Européens.
L’Europe c’est une identité : la civilisation européenne et chrétienne.
L’Europe, ce sont les temples grecs, les aqueducs et les théâtres romains, les chapelles romanes, les cathédrales gothiques, les palais Renaissance, les grandes places, les béguinages, les églises baroques, les châteaux classiques, les édifices Art nouveau.
L’Europe ce sont des rivages sauvages, des montagnes majestueuses, des fleuves paisibles. 
L’Europe, c’est le sentiment de la nature. 
L’Europe, ce sont des paysages jardinés par l’homme : des bocages aux polders, des prairies aux cultures en terrasses. 
L’Europe c’est le terroir du pommier et de l’olivier, de la vigne et du houblon.
L’Europe, ce n’est pas l’univers de la bouffe industrielle, c’est la gastronomie de l’huile et du beurre, du vin et de la bière, du pain et du fromage, du saucisson et du jambon.
L’Europe, ce n’est pas le monde de l’abstraction, c’est l’art de la représentation, de Praxitèle à Rodin, des fresques de Pompéi à la Sécession de Vienne. 
L’Europe, c’est l’imaginaire celte et le mystère chrétien. 
L’Europe, c’est la civilisation qui change la pierre en dentelle.
L’Europe, c’est le refus de l’ahurissement, c’est la culture qui a inventé le chant polyphonique et l’orchestre symphonique.
L’Europe, ce n’est pas le monde de Belphégor, c’est la civilisation qui honore la femme : déesse, mère ou guerrière. 
L’Europe, c’est la culture de la chevalerie et de l’amour courtois.
L’Europe, ce n’est pas le monde de la surveillance, c’est la patrie de la liberté : la citoyenneté grecque, le forum romain, la grande charte anglaise de 1215, les villes et les universités libres du Moyen Âge, le réveil des peuples au XIXe siècle.
L’Europe, c’est un patrimoine littéraire et mythologique : Homère, Virgile, Hésiode, les Eddas, le chant des Nibelungen et le cycle arthurien. C’est aussi Shakespeare, Perrault et Grimm.
L’Europe, c’est l’esprit d’invention et de conquête : c’est Léonard de Vinci et Gutenberg ; ce sont les caravelles, les montgolfières, les débuts de l’aviation et Ariane, ce sont les ponts jetés sur les mers. 
L’Europe, ce sont les héros qui l’ont défendue au cours des siècles : c’est Léonidas et ses 300 Spartiates sauvant la Grèce de l’Asie ; c’est Scipion l’Africain préservant Rome de Carthage, c’est Charles Martel repoussant l’invasion arabe, c’est Godefroy de Bouillon délivrant les lieux saints et fondant le royaume franc de Jérusalem, c’est Ferdinand d’Aragon et Isabelle la Catholique libérant Grenade, c’est Ivan le Terrible éloignant les Mongols de la sainte Russie, c’est don Juan d’Autriche victorieux des Turcs à Lépante.
L’Europe, ce sont des hauts lieux : c’est le Parthénon, la place Saint Marc, Saint-Pierre de Rome, la tour de Belém, Saint-Jacques de Compostelle, le mont Saint-Michel, la tour de Londres, la porte de Brandebourg, les tours du Kremlin.
Tel est notre récit civilisationnel !
Aujourd’hui, l’Europe est l’homme malade du monde. Elle est culpabilisée, colonisée, affaiblie. Ce n’est ni fatal, ni durable. Arrêtons la repentance ! Retrouvons le fil de la longue mémoire. Écoutons le message d’espoir de Dominique Venner :

« Je crois aux qualités spécifiques des Européens qui sont provisoirement en dormition. Je crois à leur individualité agissante, à leur inventivité et au réveil de leur énergie. Le réveil viendra. Quand ? Je l’ignore mais de ce réveil je ne doute pas. »


Message de l'Institut Illiade
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 20 novembre 2013

Robinson vs Vendredi, Finkielkraut vs Badiou


Je n'avais jamais rien lu de Finkielkraut. Voici une erreur corrigée. Il n'y a aucun doute, pour moi, cet homme est parfaitement lucide et clairvoyant et les gens comme Alain Badiou, progressistes auto-proclamés, lumières du monde, concourent à la destruction de notre Histoire

" Car la France est à l'image de l'Europe et l'Europe a cessé de croire en sa vocation passée, présente ou future à guider l'humanité vers l'accomplissement de son essence. Il ne s'agit plus pour elle de convertir qui que ce soit (...), mais de reconnaître l'autre à travers la reconnaissance des torts qu'elle a commis à son endroit. Il lui incombe plus généralement d'accueillir ce qui n'est pas elle en cessant de s'identifier à ce qu'elle est. Ses clercs, au sortir du XXème siècle, ne prennent pas le pari de l'Aufklärung contre le romantisme, ils préconisent ce remède de cheval contre tous les hubris: le romantisme pour autrui. Si l'Europe doit se dénationaliser et renoncer dans la foulée, à tout prédicat identitaire, c'est pour que puissent se déployer librement les identités que son histoire a mises à mal.

Et ajoute Alain Badiou, cette oblation est sa délivrance; cette apostasie, sa sortie des ténèbres: " Que les étrangers nous apprennent au moins à devenir étrangers à nous-mêmes, à nous projeter hors de nous-mêmes, assez pour ne plus être captifs de cette longue histoire occidentale et blanche qui s'achève, et dont nous n'avons plus rien à attendre que la stérilité et la mort. Contre cette attente catastrophique, sécuritaire et nihiliste saluons l'étrangeté du matin. " Pour que le jour se lève, il faudrait donc cesser de considérer l’immigration de peuplement comme une menace, un défi ou un problème, mais voir en elle la chance d'une rédemption et supprimer toute les lois qui la contraignent. La France, l'Europe, l'Occident ont beaucoup péché en voulant mettre l'Autre à la raison: l'occasion leur est maintenant offerte d'être purifiés par l'Autre d'eux-mêmes et de leur passé coupable. Robinson, suggère ici Badiou, n'est plus maître du monde ni même souverain en son royaume. Il n'est plus condamné à la domination: Vendredi le destitue et, ce faisant, le sauve.

Aux pensées et aux passions xénophobes, Badiou oppose l’exercice de ce que le philosophe anglais Roger Scruton appelle l'oikophobie: la haine de la maison natale, et la volonté de se défaire de tout le mobilier qu'elle a accumulé au cours des siècles. Et ce rejet n'est pas une lubie de philosophe. La bureaucratie fait chorus. Les gardiens de la maison eux-mêmes sont oikophobes. En 2011, un agenda est distribué dans tous les établissements scolaires de l'Union européenne: toutes les fêtes religieuses y figuraient, à la remarquable exception des fêtes chrétiennes. Ses responsables se sont engagés à réparer l'oubli. Mais le jour se rapproche où pour n'offenser personne, les fêtes de Noël deviendront, dans le discours officiel, les fêtes de fin d'année ou, plus poétiquement,  les fêtes d'entrée dans l'hiver ."

Alain Finkielkraut, L'identité malheureuse (p.103-105), Stock.

A écouter en complément, l'interview d'Alain Finkielkraut par Philippe Bilger, ICI.

Folie passagère 2007.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


France, 2019.