Affichage des articles dont le libellé est morale laïque. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est morale laïque. Afficher tous les articles

samedi 27 avril 2013

De Vincent Peillon à Robespierre en passant par la Théorie du Genre




La théorie du genre, c'est le truc à la mode chez nos socialistes. C'est quoi au juste la théorie du genre ? C'est pour faire simple le fait de nier que le petit garçon est un petit garçon avec kiki et nier que la petite fille est une petite fille avec foufoune, seule la vie qui passe et les expériences feront que le petit garçon, s'il le souhaite, devienne un homme, que la petite fille devienne une femme. Avec cette théorie, ce n'est donc pas la morphologie et les attributs qui font le devenir et la sexualité des êtres humains; c'est à chacun, en fonction de ses choix, de ses goûts et de son histoire de décider s'il veut s'assumer en tant que femme ou homme.



La chose peut paraître complètement débile à certains mais elle est considérée comme fondamentale chez nos socialistes. Pourquoi ? Parce que grâce à cette théorie, nos idéologues pensent ainsi gagner une nouvelle lutte: Parvenir, au nom de l'égalité, à une société sans classe de sexe. Nous avions la lutte des classes entre prolos et bourgeois que le communisme et le socialisme souhaitaient abolir: tous égaux, égale répartition du travail et du capital, etc... La théorie du genre est donc censé porter le fer dans un autre bastion des ( supposées ) inégalités: les différences entre les sexes. En clair la sexualité ne doit pas être un critère de différenciation entre les hommes et les femmes. L'altérité sexuelle disparaîtrait ainsi.

Nous le voyons, la théorie du genre relève totalement d'une démarche idéologique, charge à nos politiques de gauche de la mettre en oeuvre: Egalité pour tous, y compris en matière de sexualité, par delà les différences morphologiques et biologiques. Egalité pour tous... cela ne vous fait penser à rien ?... Mariage pour tous. A terme, une société uniformisée. Avec pour base la transformation de l'enfant-roi ( voulu et choyé par un papa et une maman ) en être à élever et éduquer.

Comment ça je délire ? Il suffit pour s'en convaincre de lire la Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif. Cette convention rédigée à l'initiative de divers ministères ( droit des femmes, Education nationale, Agriculture... ) est pilotée par Vincent Peillon et Najat Vallaud Belkacem. Il s'agit ni plus ni moins d'assurer la promotion à tous les niveaux de la vie éducative, scolaire et universitaire de l'égalité - la négation ? - sexuelle et, accessoirement, de bannir toutes discriminations à l'égard des femmes et ce " dès le plus jeune âge " ( cf admission des enfants dès 2 ans prévue par la loi Peillon ).

A tous les chapitres de cette convention, la théorie du genre apparaît; petit aperçu:

- L’éducation à la sexualité, dans toutes ses dimensions, soit assurée pour les filles et les garçons. Les savoirs scientifiques issus des recherches sur le genre, les inégalités et les stéréotypes doivent nourrir les politiques publiques mises en place pour assurer l’égalité effective entre filles et garçons, femmes et hommes.


- L’école porte à tous niveaux le message de l’Égalité entre les filles et les garçons et participe à modifier la division sexuée des rôles dans la société.

- Préjugés et stéréotypes sexistes, ancrés dans l’inconscient collectif, sont la source directe de discriminations et, à ce titre, doivent être combattus dès le plus jeune âge.

-  Engager une réflexion avec les éditeurs pour éviter les stéréotypes sexistes dans les manuels et ouvrages scolaires.

-  Donner aux élèves, étudiants et étudiantes les outils nécessaires pour mieux  appréhender le traitement du genre.

En lisant ce texte  on s'aperçoit que tout a été prévu à quelques niveaux que ce soit ( éducation sportive, histoire, médias, littérature, manuels scolaires, corps enseignants, etc... ) pour imprimer à toutes et à tous, dès le plus jeune âge ( la circulaire insiste plusieurs fois sur ce point ), le bien fondé et l'utilité de cette théorie.

Théorie dont la mise en oeuvre n'a, à mon sens, qu'un but unique: nier les différences sexuelles et remettre en cause tous les fondements de la famille traditionnelle et le modèle de société hétérosexuelle dans lequel nous vivons.

A quelles fins ? L'uniformisation, la modélisation des générations futures, la négation de l'altérité. En clair, un socialisme républicain supposé d'un nouveau genre dont l'être suprême ( l'être humain dégenré ) serait l'étalon. Etre Suprême, cela ne vous rappelle rien... Robespierre et compagnie... Le Genre Humain etc...

Robespierre n'imaginait-il pas que le culte de l'Etre Suprême était le meilleur moyen de " développer le civisme et la morale républicaine " ? Civisme, morale républicaine... tiens, tiens... tout serait donc lié !

Bienvenue en Socialie !

Folie passagère 1684
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 2 septembre 2012

Morale laïque à l'école: Attention danger !

Vincent Peillon a décidé que les profs qui n'avaient rien de mieux à faire devraient en plus dispenser un enseignement de la morale laïque. Sur le fond, je ne suis pas contre apprendre ce qu'est la morale aux chiards puisque force est de constater que les parents ne prennent plus le temps de le faire eux-même. Sauf qu'à le lire le Peillon, on peut tout de même frémir un peu:

" Je n’ai pas dit instruction civique mais bien morale laïque. C’est plus large, cela comporte une construction du citoyen avec certes une connaissance des règles de la société, de droit, du fonctionnement de la démocratie, mais aussi toutes les questions que l’on se pose sur le sens de l’existence humaine, sur le rapport à soi, aux autres, à ce qui fait une vie heureuse ou une vie bonne. Si ces questions ne sont pas posées, réfléchies, enseignées à l’école, elles le sont ailleurs par les marchands et par les intégristes de toutes sortes. Si la république ne dit pas quelle est sa vision de ce que sont les vertus et les vices, le bien et le mal, le juste et l’injuste, d’autres le font à sa place. "

Notez ce délicieux " si ce n'est pas fait à l'école, ce sera fait par les marchands "... Le catholique traditionaliste, tout à fait respectable en soi, sera-t-il considéré comme un intégriste ? A partir de quoi ou de quand le muzz sera-t-il considéré comme un islamiste ?

Tout le problème est donc de savoir quel sera le contenu de cet enseignement. Parce que moi, quand un ministre socialiste dit: " Si la république ne dit pas quelle est sa vision de ce que sont les vertus et les vices, le bien et le mal, le juste et l’injuste ", j'ai un peu peur. Qui plus est quand c'est un gauchiste, agrégé de philosophie. Qui a défini, qui définira la vision de ce que sont les vertus (quelles vertus),  les valeurs (quelles valeurs), les vices (quelles vices) ? Les vices et les vertus des uns sont-ils les mêmes pour tous ?  Le bien et le mal ont-ils les mêmes contenus pour tous ? Assurément s'il s'agit du vol, du viol, du respect du aux aînés ou de la politesse. Mais, cette unanimité sera-t-elle aussi évidente si l'on commence à disserter sur l'égalité, le mérite, la théorie du genre, les droits et les devoirs ? Vouloir, par exemple, gagner beaucoup d'argent sera-t-il vice ou vertu ?

Et puis ce mot " laïque " que sous-entend-il ? La négation des religions, le fait d'évacuer de la notion de morale tout apport religieux ?

 " Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience " dit Peillon. Est-ce une manière de dire que l'on donnera à l'élève les moyens de s'émanciper d'un éventuel enseignement religieux dispensé par les parents ou par un quelconque catéchisme ? N'est-ce pas l'envie ministérielle, celle d'un idéologue gauchiste, d'éloigner l'enfant d'une " foi "  familiale (et donc d'une histoire familiale) en donnant à celui-ci les moyens de contrarier (voire de remplacer) les valeurs défendues par les parents ?

Posant tout ceci, on peut se demander si Peillon ne s'est pas seulement lancé dans une croisade visant à enseigner aux enfants ce qui est bien ou mal, avec une définition toute socialiste de ces deux opposés, mais s'il n'engage pas plutôt une démarche visant à formater, selon une idéologie bien particulière, les esprits des enfants de demain, des adultes d'après demain.

Morale laïque à l'école: Attention danger !

Folie passagère 1329.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.