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vendredi 1 juin 2018

Loi anti Fake News, je la sens mal, ça pue. Comme un parfum de Pravda...

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La loi anti-fake news, je la sens mal surtout depuis qu'elle a été rebaptisée hier loi " contre la manipulation de l'information". Ça a comme un parfum de Pravda, comme un parfum de légalisation d'une censure d'Etat. Je n'aime pas, pis, je trouve que cela a quelque chose d'effrayant, un p'tite touche supplémentaire de Big Brother à la sauce Farenheit 451. J'ai beau avoir lu des dizaines d'articles sur le sujet, je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi si ce n'est cette odeur sulfureuse d'une sorte de totalitarisme étatique qui se mettrait en place... Une impression, un sentiment, une inquiétude qu'aucun groniqueur, journaliste ou expert appointé n'a pu encore levé

On nous dit qu'échaudé par les fausses infos et les rumeurs qui avaient été colportées sur lui pendant la campagne, Jupiter s'était juré de construire un arsenal juridique visant à contrôler tout ce qui serait publié sur les plateformes internet, à la télévision, sur les radios et autres organismes de presse. Et qui dit contrôles, dit potentiellement répression, interdictions de publication, retraits de certaines informations déjà publiées, amendes et éventuelles peines de prison.

Comme il se doit, tout travail législatif et toute élaboration des textes de loi sont suffisamment compliquées, complexité augmentée par le vocabulaire juridique employé, pour que le lambda moyen ne puisse s'y retrouver, voire s'en désintéresse, laissant le soin... aux législateurs et autres commentateurs de nous expliquer les tenants et les aboutissants du machin en gestation. J'ai beau avoir lu des dizaines d'articles sur le sujet, je ne suis pas sûr d'avoir tout saisi si ce n'est cette odeur sulfureuse d'une sorte de totalitarisme étatique qui se mettrait en place... Une impression, un sentiment...

Un juge aura 48h pour se prononcer et ordonner le retrait de ce qui lui aura été présenté comme une fake news ou une tentative de manipulation de l'information.  Un juge rouge ? Un juge du syndicat de la magistrature ? Et quels moyens seront donnés à la Justice pour s'atteler à pareille charge supplémentaire ?

Le CSA dont le président est nommé par le Président pourra empêcher, suspendre ou mettre fin à la diffusion de services de télévision contrôlés « par un État étranger ou sous l'influence de cet État », et qui portent atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation (Citées nommément par Macron devant Poutine, on imagine que Sputnik ou Russia Today, mais pas qu'eux seulement, ont du souci à se faire.

Pendant les 3 mois précédents une élection, des obligations de transparence renforcées seront imposées aux plateformes numériques... et la Justice, par référé, pourra faire cesser la diffusion de ce qui aura été jugé comme une fausse information ou une manipulation de l'information... Les plateformes numériques (dont celles hébergeant les blogs) deviendront-elles ainsi, par procuration, des censeurs d'opinion, des garde-chiourmes de la pensée jupitérienne ?

Seuls les organes d'information " officiels " (journaux dont 90% sont subventionnés par l'Etat, télévisions,...) seront-ils les garants de la diffusion des "vraies" informations ? L'Humanité ou Libé pourront-ils continuer à grimer Sarko en Pétain ou en Adolf quand un blogueur ou un facebooker sera interdit de publication et/ou condamné pour avoir caricaturé Macron en Ceaucescu ? Et si tel était le cas comme cela semble se présenter, est-ce à dire que nous ne pourrons plus critiquer, démonter voire juger ces organes dans la mesure où elles détiendraient la vérité ?

Le problème de cette loi, c'est, qu'à l'initiative de Macron, elle est montée de toutes pièces par des "idéologues", des gens, comme notre Président, qui considèrent que globalement le monde est satisfaisant et que ceux qui s'attaquent au système ne peuvent être que des extrémistes délirants. Les peurs de ces derniers ne s'expliquent que par leur démence, et tout doit être fait pour les empêcher de sévir (1). Il y aurait donc la "vraie" information détenue et véhiculée par ces gens raisonnables et tout le reste ne serait qu'issu d'un camp manipulateur, extrémiste, populiste. Un arsenal juridique dévolu au camp du Bien contre le camp du Mal, comme toujours, les progressistes à la sauce Macron contre les réactionnaires, la gauche contre la droite, le Nouveau monde contre l'Ancien...

Tout cela reste flou pour le non juriste que je suis, techniquement ardu à comprendre mais j'ai une certitude, ça pue. Ça pue la censure institutionnalisée. Il y a du liberticide dans l'air et chaque citoyen ayant la démocratie chevillée au cœur devrait s'inquiéter de ce qui n'est pour l'instant qu'un projet de loi plutôt que de se soucier de Zidane ou du temps qu'il fera demain. Après, il sera trop tard.

Je me souviens qu'il y a un an ou deux un haut fonctionnaire me disait que nous, blogueurs "nauséabonds", aurions grand intérêt à nous regrouper au sein d'une association qui défendrait notre liberté d'expression, il semblerait qu'il n'avait sans doute pas tort, juste un peu d'avance...




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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 6 janvier 2018

Au palmarès du nombre de morts, la gauche gagnante!... et autres considérations sur la liberté d'expression



J'aime bien et j'adhère à ce qu'écrit l'ami Koltchack, suffisamment pour lui laisser la place le jour où ce blog va franchir le cap des 8 millions de pages vues !:

" C'est quand même étonnant tous ces gens qui se baladent en permanence avec les ciseaux de la censure dans la poche, mais qui ne cessent de vanter les mérites de la liberté d'expression qu'il faudrait préserver à tout prix. Cette hystérie collective, si j'en crois certains, n'aurait d'autre but que de préserver la démocratie, qui serait irrémédiablement en péril si tout le monde pouvait librement exprimer ses opinions.

Seulement voilà, dès lors que l'on a affaire à un public qui lit autre chose que Pif Gadget, et qui a un minimum de culture politique et historique, l'affaire ne prend pas. Parce que la liberté d'expression ne peut exister qu'à condition que, tous autant que nous sommes, sans la moindre exception, nous acceptions d'avoir à entendre des choses qui nous déplaisent souverainement, voire qui nous choquent.

Dans un pays normal, c'est à dire où le pouvoir n'a pas été accaparé au moyen de la violence, du meurtre de masse, du mensonge, de la spoliation, où l'on ne considère pas que les droits naturels et les libertés individuelles doivent être bornés par la loi, c'est à dire par l'arbitraire du pouvoir, toutes les opinions, y compris les plus moralement choquantes, devraient pouvoir être publiquement et librement exprimées sans encourir d'autre sanction que la tenue d'un débat public par médias interposés. Dans un pays normal, seul l'appel au passage à l'acte, c'est à dire à la violence ou au meurtre, envers une personne, ou une catégorie de personnes, devrait être pénalement punissable.

Pour ma part, ce qui me choque véritablement, c'est de voir la collusion objective qui existe entre le pouvoir, quelle que soit sa coloration politique, et le monde des médias, celui des artistes, celui des intellectuels, pour dire pis que pendre d'une supposée droite qui serait extrême, pendant que les communistes et autres salopards d'extrême gauche ont micros ouverts en permanence. Pourtant, lorsqu'on y regarde de plus près, il est patent que la gauche remporte haut la main en termes le trophée toutes catégories du nombre de morts. Mais ça ne choque personne.

J'entends déjà le chœur des outragés qui va nous réciter la grande tirade convenue sur le mode " Mais la gauche en France n'a pas de sang sur les mains ! " Ah bon ? Et les presque 9 000 personnes sommairement exécutées par les maquis communistes à la libération ? Et nos soldats morts en Indochine parce qu'ils ont eu des munitions trafiquées, des armes sabotées, par les séides de la CGT ? Et nos soldats, nos civils, morts en Algérie via les valises de billets portées au FLN pour que ce dernier puisse acheter armes et explosifs qui servirent lors d'embuscades ou d'attentats ?

Certains m'objecteront que c'est de l'histoire ancienne, mais que depuis la gauche s'est amendée et qu'elle adhère au projet de la social-démocratie. Là encore, je vais tiquer. Parce que bon, quand on est censé aduler la déesse démocratie, pourquoi voler des armes de guerre et leurs munitions, les cacher dans un dépôt de feue la NMPP, si on n'a pas derrière la tête quelque envie de coup d'Etat ? Et ce n'est pas si vieux que cela, ça date de 1991 !

Et ce sont ces mêmes personnes qui viennent ensuite nous parler de liberté d'expression !

Je sais que je vais choquer un certain nombre de personnes, mais honnêtement je me suis toujours fichu de l'opinion des personnes qui ne me sont pas chères aussi ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer, mais j'ai toujours considéré que les lois sur la presse, les lois dites mémorielles, et autres saloperies de textes du même ordre ne sont jamais que des outils permettant au pouvoir en place de verrouiller le débat public. dans un pays normal, tout un chacun devrait pouvoir exprimer sa détestation qui des juifs, des noirs, des arabes, des blancs, des jaunes, des rouges, des communistes, des libéraux, des conservateurs, des catholiques, des musulmans, des bouddhistes, etc., sans encourir autre chose que la réprobation plus ou moins partagée du public. Dans un pays où la liberté d'expression est respectée, il ne devrait pas y avoir de délit d'outrage au chef de l'Etat.

Maintenant, je vais être clair. Je ne suis pas républicain, je ne suis que très moyennement démocrate. Je ne crois donc pas un seul instant à tout ce que je viens de dire, mais c'est très exactement le discours qui devrait être tenu par toutes ces belles âmes qui prétendent chérir la démocratie, mais qui ne font que l'utiliser à leur seul et unique profit. C'est le propos qui devrait être celui de tous ces amoureux de la liberté d'expression mais qui dans les faits s'emploient année après année à la museler, n'acceptant d'entendre que ce qui va dans leur sens.

Le système n'est qu'un immense enchevêtrement d'hypocrisies, un mensonge qui tente de se donner les apparences de la vertu."

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mardi 29 novembre 2016

Délit d'entrave à la liberté d'expression


De manière assez discrète, le gouvernement a fait validé, en première lecture à l'Assemblée, un élargissement du délit d'entrave à l'IVG, avant de se faire jeter, sur ce point précis, au Sénat. Nul doute, si le temps démocratique leur permet, que les socialistes arriveront à faire adopter cette modification.

De quoi s'agit-il ? Depuis 1993 (élargi en 2014), il existe ce que l'on appelle le délit d'entrave à l'IVG: toute personne tentant d'empêcher un avortement en exerçant des pressions physiques ou morales sur des équipes médicales ou des patientes est passible d'une amende de 30 000 euros et jusqu'à deux ans de prison ferme. Cette menace et la banalisation de l'IVG ont fait que jusqu’à aujourd'hui quasiment personne n'a été condamné. 

Mais comme bien souvent, avec les socialistes, le bien n'est jamais assez, zou, une petit article de loi ( porté par la ministre DES familles, Laurence Rossignol ) qui permettra de condamner toute personne qui, sur un site internet ( blogs, sites de partis politiques, associatifs ou confessionnels ), tiendra un discours pouvant infléchir la volonté d'une femme d'avorter. Ce qui en langage gauchiste s'énonce ainsi: " Être hostile à l'IVG est une opinion que chacun peut exprimer librement et par tout moyen dans notre pays. En revanche, attirer les femmes sur des sites présentés comme des sites d'information, qui affichent un vocabulaire, une posture jeune, moderne, pour donner des informations fausses, biaisées, dans le but de dissuader des femmes de recourir à l'IVG, de les culpabiliser, ça n'est pas acceptable. C'est de la manipulation. ". Ce qui en langage législatif s'appelle Délit d'entrave numérique à l'IVG ( Ce qui à l'heure de l'internet mondialisé est tout à fait stupide ).

J'ai, ou vous, quiconque, avons donc le droit d'être hostile à l'avortement, de le dire ou de l'écrire mais à condition de le faire de manière grossière, suffisamment grossière pour que toute femme en quête d'information sur le sujet atterrissant un de ces sites hostiles comprenne immédiatement qu' elle n'est pas au bon endroit si elle cherche un point de chute qui l'aiderait à conforter son souhait d'avorter. Prière donc de ne pas avoir un site qui présente trop bien, veillez ne pas apparaître comme informatif, soignez modérément votre orthographe, n'ayez pas un graphisme trop moderne, trop trendy , assurez-vous de ne pas commettre le moindre impair qui pourrait apparaître comme une fausse information et surtout, surtout, aucun discours " moralisateur ", ne culpabilisez pas votre visiteuse, n'écrivez rien qui puisse la décourager d'y aller; bref, abstenez-vous d'écrire ce que vous pensez et fermez boutique, ce sera aussi simple,... avant qu'on vous la ferme d'office avec possibilité d'un détour par la case prison. 

Consécutivement, il va de soi que seul les sites officiels ou recommandés par les instances gouvernementales ( donc politiques ) auront le droit de décider et de juger ce qui est " biaisé " ou pas, ce qui relève de la manipulation ou d'un discours militant et qui peut " informer " ou pas sur le sujet, de mettre éventuellement la Fondation Lejeune, La Manif pour Tous ou AllianceVita sur le même pied d'égalité que le plus ultra des sites effectivement manipulateurs. 

Aujourd'hui un délit d'entrave renforcé à l'IVG, la censure de toutes informations qui ne seraient pas officielles; quoi demain ? Contre les Identitaires, contre tous ceux qui de près ou de très loin pourraient être assimilés à Civitas, contre les un peu trop patriotes, contre ceux qui n'ont jamais accepté l'abrogation de la peine de mort, contre ceux qui n'admettront jamais la dépénalisation des drogues douces devenues entre temps autorisées, contre les défenseurs de la légitime défense, etc... Contre ceux qui ne sauraient plier face à un ordre moral qui ne serait pas le leur ? Contre ceux qui défendraient une autre idéologie que la dominante progressiste ? Contre qui ? Contre quoi ? 

Les sénateurs ne s'y sont pas trompés en rejetant cet amendement, les évêques de France non plus en montant au créneau comme on les a rarement vu faire ces derniers temps. Ce projet de loi n'est ni plus ni moins qu'un délit d'entrave à la liberté d'expression. Cocasse et scandaleux de voir ce pouvoir socialiste, au premier rang lorsqu'il s'agissait de lever au ciel des crayons de couleurs pour défendre la liberté d'expression, poser aujourd'hui la première pierre d'un édifice destiné à emmurer un peu plus cette même liberté d'expression !

Folie passagère 3374.
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jeudi 19 mai 2016

Le Parti Communiste ukrainien interdit dans l'indifférence générale...



Un bon communiste est un communiste mort, c'est à peu près ce que nous répétait régulièrement notre sergent instructeur quand je faisais mes classes. Et depuis, j'ai toujours eu tendance à penser comme lui, les communistes, j'aime pas, moins il y en a et mieux je me porte.

Ceci dit, c'est en lisant le blog d'Olivier Berruyer que j'en ai appris une bien bonne: En décembre 2015, le gouvernement ukrainien a interdit le parti communiste. Zou, terminé, plus de parti communiste au pays !

C'est tout de même assez cocasse, ceux qui actuellement détiennent le pouvoir à Kiev s'amusent à contrevenir ouvertement avec les beaux principes qui justifièrent leur accession au pouvoir, le renversement puis la destitution de Ianoukovitch. Souvenez-vous, sur Maîdan, tous ces braves gens prêchaient pour la liberté d'expression, disaient non au fascisme du régime en place, etc... Bref, avant Maïdan, c'était les libertés fondamentales qu'on défendait, la corruption qu'on condamnait, etc...

Et cette révolution était défendue, encouragée même, par toutes nos élites occidentales. Ils y sont tous allés nos beaux penseurs sur Maïdan, au premier rang desquels John Mc Cain, BHL, Moscovici, John Kerry, Laurent Fabius et quelques autres politiciens français et européens dont j'ai oublié le nom. Oui, tout y sont allés soutenir ce changement de régime pour d'évidentes raisons économiques mais aussi politiques. Et tous ont prôné que l'Ukraine devait devenir un pays libre, un pays où toutes les libertés fondamentales, les droits de l'homme et toussa seraient respectés...

Et voilà que ces gens que quasiment toutes nos élites ont soutenu, moins de deux ans après leur arrivée au pouvoir bafouent la liberté d'expression en interdisant un parti politique ! Cocasse, non ?

On passera sur toutes les dérives, y compris fascistes ( et là, le mot est utilisé à bon escient), commises par l'équipe au pouvoir depuis deux ans, mais on se plaira à souligner ici le silence assourdissant de toutes ces personnes qui soutenaient la révolution de Maïdan et qui laissent, depuis, toujours en silence, ce pays s'enfoncer de plus en plus dans le totalitarisme .

J'ai tapé sur Google: " Ukraine, interdiction du parti communiste " et rien de la part du Figaro, de Libé, du Monde, de l'Obs, du Point, de l'Express,...Seuls quelques officines communistes comme l'Humanité évoquent cette interdiction. Il faut aller à la 8ème page de résultats pour apercevoir un timide " L'Ukraine interdit le parti communiste " signé BFM.

Essayez d'imaginer ne serait-ce qu'un instant si des pays comme la Hongrie, la Roumanie ou la Grèce, par exemple, interdisaient un parti politique, le tollé que cela soulèverait... Avec l' Ukraine, c'est différent, nos élites jouent les 3 singes: on ne voit rien, on n'entend rien, on ne dit rien... On se contente juste de voter pour elle à l'Eurovision...

Liberté d'expression chérie...

Folie passagère 3180.
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jeudi 9 janvier 2014

Ce soir, on m'a confisqué ma liberté


Un petit juge, du côté de Nantes, a dit qu'il n'y avait pas de risque de troubles à l'ordre public et encore moins d'atteinte à la dignité de la personne. Un grand juge du Conseil d'Etat - rien que le nom, déjà...- a dit tout le contraire et a même affirmé que le petit juge avait été limite incompétent. Okay. Résultat des courses, le spectacle de Dieudonné est interdit à Nantes et il le sera partout ailleurs, la décision du CE fera, pour le plus grand bonheur de Herr Valls, jurisprudence.

J'avais parié 20 euros sur l'autorisation par le juge de Nantes, je les ai gagnés. Je n'aurai pas mis un kopeck sur la décision du juge parisien.

Je n'aime pas Dieudonné; même à l'époque de Elie & Dieudonné, il ne me faisait pas rire. Je n'aime pas les antisémites, je n'aime pas les racistes, je n'aime pas les cons - je le dis des fois qu'un censeur con passe par ici, mais en plus, je le pense, c'est fou, non ? - je n'aime pas les gauchiards, je n'aime pas les censeurs, je n'aime pas les antisionistes, je n'aime pas les fafs et les antifas, je n'aime pas... Mais j'aime pouvoir me dire: Tiens, si ce soir, j'allais voir un spectacle de Dieudonné, de Bedos ou de Guillon, ou Luchini lire Céline, ou voir un porno; oui, si ce soir, j'avais envie d'aller écouter Wagner, Soral, Camus, Mélenchon ou une conférence de Tariq Ramadan. J'aime pouvoir me dire que, en France, tout est possible, je peux aller là où je veux. Je peux aller écouter qui je veux parce que je suis grand, majeur, vacciné, que je paye mes impôts (trop d'ailleurs), que j'ai mon libre arbitre, parce que je sais faire la part des chose et que j'habite un pays libre où tout le monde peut exprimer ses idées même si ces idées ne sont pas du goût de tous, même si ces idées ne sont pas mainstream, mieux encore si elles ne sont pas politiquement correct.

Mais ça, c'était avant. Aujourd'hui, je ne sais plus quel est mon espace de liberté.

Il y a quelques mois, un comble, la gauche m'a traité d'homophobe parce que j'étais contre le mariage zinzin (en vérité, j'étais surtout opposé à l'adoption par des couples homosexuels, à la PMA, à la GPA et à la destruction de la famille traditionnelle). Il y a peu, on m'a traité de facho parce que j'avais osé écrire qu'il y avait beaucoup d'allogènes gare du nord à Paris. Et pourtant, il suffit d'y aller pour  constater que je ne mentais pas. En clair, tais-toi, si tu veux être peinard.

Oui,ce soir, le gouvernement a fait interdire Dieudonné et je ne sais plus ce que j'ai le droit de faire, de lire, de penser, de dire ou d'écouter. Je n'ai plus la liberté de m'exprimer librement et ma liberté de penser puisque parler c'est penser. Sauf chez les cons. Elle s'est envolée cette liberté puisque depuis ce soir, c'est l'Etat, l'Etat socialiste, qui décide ce qu'il est bon d'écouter ou d'aller voir en spectacle. C'est parce qu'un ministre ambitieux a décidé d'attaquer un polémiste ou un humoriste (c'est selon) que je n'ai plus le droit - comme les 5 600 de Nantes - d'aller écouter Dieudonné si d'aventure l'idée... Depuis aujourd'hui, c'est un ministricule et un petit juge qui décideront de ce que j'ai le droit d'entendre ou de ne pas entendre.

Le petit Manu, il a dit que la République avait gagné, que les valeurs de cette même république étaient sauves. Mais qu'est-ce qu'un pays où c'est l'Etat qui décide de ce qui est bon ou mauvais ? Un Etat qui décide et définit ce que sont ces mêmes valeurs. Il y a aura toujours des méchants, des cons, des odieux et des factieux; est-ce en les interdisant de parole qu'on les fera disparaître ou bien est-ce en discutant et débattant ? Est-ce en rayant le mot racisme de la Constitution qu'on éradiquera le racisme ?

En 1968, je me souviens vaguement qu'à tour de rôle mon père nous amenait près des barricades "prendre le pouls du peuple" qui alors criait qu'il est interdit d'interdire... C'est loin 1968, ils sont oubliés les beaux principes. Aujourd'hui, tu es prié d'écouter ce que l'Etat n'aura pas interdit.

Dieudonné est un monstre, un antisémite, un factieux, parait-il, sans doute puisqu'on nous le dit et qu'on nous le rabâche; est-ce en l'interdisant qu'il aura moins d'audience ? Non. Bien au contraire. En l'interdisant, Valls aura concouru  à ruiner la société de Dieudonné M'bala tout en assurant SA victoire, peu importe, Dieudonné renaîtra sur internet ou ailleurs. Tant mieux pour lui et à vrai dire, je m'en fous. Mais je suis colère ce soir car moi, j'ai perdu bien plus précieux: Je crains de ne plus vivre dans un pays de liberté. En décidant à ma place, Manuel Valls m'a confisqué ma liberté de jugement.

Petit, je devenais méchant quand on me piquait mes affaires. J'espère avoir grandi.

Folie passagère 2079.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 13 novembre 2013

Derrière Minute: La censure de retour en Socialie.

Le journal Minute a sorti une Une qui fait sensation.



Je ne porterai pas de jugement sur celle-ci, Minute est un journal, il fait les Unes qu'il veut. Comme Charlie Hebdo, comme Libération, comme Valeurs Actuelles, comme le Point, comme Marianne. Celle de Minute serait selon les uns raciste, un appel à la haine raciale pour d'autres, un trait d'humour maladroit pour d'autres encore. Peu importe, Minute est un journal, il fait parti de la presse papier et à ma connaissance, il ne touche pas de subventions de l'Etat, à la différence de tous les autres précités.

Que cette Une ne plaise pas. Soit. Qu'on la trouve rigolote ou abjecte, oui. Qu'on la trouve raciste et scandaleuse, pourquoi pas, oui, chacun peut en penser ce qu'il veut et le dire. Personnellement, elle ne m'a pas choqué, on a vu pire; non, ce n'est pas elle qui m'a choqué, ulcéré et scandalisé, mais bien plutôt de voir, d'entendre et lire nos socialos, nos bons donneurs de leçons, les hérauts de la liberté d'expression et les défenseurs de la liberté de la presse en appeler à la censure. Entendre un ministre de la République affirmer qu'il allait étudier tous les moyens disponibles pour empêcher la diffusion du journal et qu'il ne pouvait pas laisser passer cela, vous me l'auriez dit, je n'y aurai pas cru. Lire le bien pensant de service écrire: " Il faut les arrêter. Et si on pouvait arrêter le mauvais humour en une de la presse de droite, on ferait immédiatement un grand pas." Ou celle-ci encore, une gauchiste éprise de liberté, je suppose, écrire: "Le gouvernement devrait achever le journal Minute , l'écraser , le détruire complètement" Tout cela donne une idée assez précise de ce que ces gens-là ont une façon toute particulière de penser liberté d'expression, liberté de la presse, liberté tout court.

Car voilà où nous en sommes, aujourd'hui en Socialie, à censurer un journal et à tenter de déployer tous les moyens disponibles pour empêcher sa diffusion. Démocratie ?

Que tous ces offusqués portent plainte s'ils le souhaitent  et s'ils osent ( Notons que la seule intelligente dans cette histoire, c'est pour une fois Taubira elle même qui ne souhaite pas porter plainte ce qui serait selon elle un excellent moyen de faire de la pub au canard en question), qu'ils s'offusquent, qu'ils hurlent à l'ignominie, soit mais à condition de ne pas avoir l'indignation sélective et la mémoire courte. Qu'ils repensent aux Unes de Charlie Hebdo ou de Marianne ou à celles de l'Humanité. La justice répondra. Mais vouloir interdire de diffusion, ou ne serait-ce qu'en émettre l'idée, un journal, non ! Jamais. Pas en France. Pas en 2013. Pas avec les socialistes au pouvoir. Si ?

Je n'ai jamais lu Minute, je crois même ne l'avoir jamais tenu en main; mais il ne faudrait pas me pousser de trop si d'aventure le geste de l'acheter ou de le lire devait être le seul moyen que j'ai d'exprimer ma volonté de défendre la presse et la liberté de celle-ci. Quelle qu'elle soit.

Folie passagère 1994.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 2 août 2011

Martine Aubry passe à l'attaque; tremblez blogueurs


Il y a quelques temps, Cheftaine Martine avait prévenu. Toute personne qui favoriserait le colportage et la diffusion de rumeurs sur elle et son mari serait poursuivie en justice, traînée devant les tribunaux. Clouée au pilori ?

Mais de quelles rumeurs s'agissait-il donc, puisque jusqu'à son cri du cœur d'ex-vierge effarouchée le grand public ignorait tout d'éventuels bruits de chiottes sur son compte. Ne comptez pas sur moi pour les relayer, j'ai trop peur. Et à vrai dire, on s'en fout, nous savons que toute personne qui a choisi la vie publique s'expose de facto à prêter le flanc à la critique, aux rumeurs ou à la presse people. Il me semble que face à cela, il n'y a que 2 solutions: ignorer ou démentir. L'histoire nous a montré à maintes reprises qu'un jour ou l'autre, la vérité éclate ou que la fumée se dissipe à jamais. Cheftaine Martine a choisi une autre voie: l'attaque, la poursuite en justice. Libre à  elle.

Libre à nous de chercher à savoir si l'éventuelle future cheffesse de l'Etat est vierge de tout soupçon, irréprochable, propre sur elle et dans sa tête, évoluant dans une sphère privée saine. Bref, il semble naturel que nous souhaitions nous assurer qu'elle est nickel-chrome en quelque sorte. Il n' y a pas si longtemps, on nous vendait un mec carré-propret, on a vu;  chat échaudé craint l'eau froide...

Bon, ceci dit, une peut-être future chef de l'Etat qui tient ses promesses, c'est déjà un bon point. Elle avait promis de s'attaquer à tout esprit malin, de poursuivre en justice tout colporteur de rumeurs cra-cra ou supposées comme telles, elle a tenu promesse.

Martine Aubry et son tendre assignent en justice Francis Néri, blogueur, retraité de 71 ans vivant en HLM du côté de Strasbourg.

Folie passagère 771.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.