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vendredi 24 août 2018

Quand il nous prend pour des cons, Macron est magistral !

On peut reprocher ce que l'on veut à Macron, il est tout de même magistral quand il s'agit de nous prendre pour des cons !

Une vidéo d'il y a 3 semaines, un mois et qui m'avait échappé...

" Y a pas d'avantages... On a rien caché, jamais... tout le monde doit garder son calme... les gens ont perdu la raison... Chez moi, y a des règles ceux qui ne les respectent pas sont sanctionnés [on va en causer à Kohler, Nyssen, Pénicaud, Bayrou, etc]... Pas de prébendes... L'Elysée n'a pas commis d'erreur... "



Vous aurez noté qu'il dit que chez lui, à l'Elysée, quand une erreur est commise, l'auteur doit être sanctionné et qu'en même temps, il reconnait avoir fait lui-même une erreur en embauchant Benalla. S'est-il sanctionné ? Pensez-vous...

Il finirait presque par nous faire regretter Hollande, non ?

Un Président qui se fout ouvertement, quasi en permanence, de ses concitoyens, logiquement, ça devrait mal se finir.


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lundi 30 juillet 2018

Macron: L'enfant-roi couronné

" Tout cela finira en farce " (Nicolas Sarkozy)


Un peu long mais excellent texte de Michel Onfray, on se régale à le lire:

" Le candidat Macron avait promis une présidence de rupture avec l’ancien monde, ce fut d’ailleurs son principal argument publicitaire - c’était sans surprise puisque tout aspirant à la fonction effectue ce genre de promesse… De meeting en meeting, il annonçait les qualités de cette présidence d’un nouvel âge. Elle serait, nous disait-il, intègre, jupitérienne, économe d’apparitions, avare de paroles, véritablement républicaine, en un mot : gaullienne.

Dans la réalité, elle s’avère aujourd’hui mafieuse, naine, verbeuse, exhibitionniste, monarchique et narcissique : c’est celle d’un enfant-roi couronné. En fait, ce jeune homme consacré par le suffrage dans les conditions branlantes que l’on sait est un mélange de Chirac pour les affaires et de Sarkozy pour la brutalité, de Mitterrand pour la filouterie et de Séguéla pour le cynisme, ou bien, remontons plus loin encore dans l’histoire, puisqu’elle semble être le modeste horizon qu’il se propose, de Louis XIV pour la mégalomanie – on ne fait pas plus vieux monde...

Macron effectue très vite le chemin qui conduit du capitole à la roche tarpéienne. Le voilà au bord du précipice où la presse, qui l’a porté jadis, semble prête aujourd’hui à le précipiter. La loi fameuse qui donne le mode d’emploi des journalistes - « lécher, lâcher, lyncher » - n’a jamais semblé autant d’actualité…

Notre président soupe-au-lait semble la découvrir, ce qui le fait très vite se mettre en colère ; il est vrai qu’il a pour lui l’excuse de l’extrême jeunesse et de la naïveté, du manque d’expérience et de la candeur juvénile, sinon d’une testostérone bien de son âge.

Mais la colère ne fait pas Jupiter : elle le défait bien plutôt quand elle surgit mal à propos, autrement dit quand le président ne la possède pas, mais qu’il est possédé par elle. Jupiter ne saurait fonctionner avec l’âme d’un enfant, fut-elle celle d’un roi.

Les faits sont connus. Mais dans notre monde devenu orwellien, ils ne sont plus qu’une variable d’ajustement. La perversion va même jusqu’à ce que les producteurs de ce qu’il convient désormais d’appeler des « fake news », autrement dit des « fausses nouvelles », soient ceux-là même qui prétendent affirmer dire vrai au moment même où ils disent faux. Les journaux qui se sont fait une spécialité d’intoxiquer disposent désormais d’une rubrique désintox dans laquelle ils s’évertuent à intoxiquer plus massivement encore.

C’est donc dans ce monde-là que le président Macron fait merveille : celui de la production d’intox. La preuve c’est qu’il envisage, en même temps qu’une loi qui prévoit de réduire le pouvoir du parlement, un texte pour lutter contre les « fausses nouvelles » en temps de campagne électorale ! On mesure combien la vérité n’a plus rien à faire dans ce nouveau monde et combien les éléments de langage des conseillers en communication des politiques s’y substituent nullement pour le meilleur mais certainement pour le pire.

Dès lors, les informations d’abord données par les journalistes sur Alexandre Benalla sont ensuite contredites par les conseillers en communication de l’Elysée qui envoient leurs petits soldats inonder les médias avec des éléments de langage destinés à riposter afin de déstabiliser puis de reconstruire l’opinion publique.

Mais ces nouvelles vérités médiatiques concernant Monsieur Benalla qui semblent de nouveaux mensonges macroniens avancent masqués et sans preuves : sur le nombre de mètres carrés de son logement revus à la baisse, sur le montant minoré de sa fiche de paie, sur ses attributions policières et les noms de ceux qui en sont à l’origine, sur ce que permettent ou non ces accréditations sur le terrain, sur les obscures raisons d’une mission d’observation (observer quoi ? et pour le compte de qui ?), sur la mise à pied pendant laquelle il continue de travailler, sur la nature de la retenue de salaire présentée comme prélevée sur des heures effectuées dans le passé mais non créditées sur un compte, sur sa présence dans le bus des bleus mais, nous dit-on le plus sérieusement du monde, pour s’occuper des bagages des footballeurs, et sur tant d’autres choses, nous ne disposons que d’une seule et même parole présidentielle diversement modifiée. Or chacun sait ce que vaut la parole de ces gens-là – de Celui qui la profère et de ses perroquets…

Si d’aventure une commission d’enquête n’a pas pu être évitée par le roi, sa présidente (qui est député du parti présidentiel, ce qui n’a pas été jugé déontologiquement impossible, c’est dire la moralité…), sa présidente, donc, se montre, comme c’était prévisible, juge et partie. On sent en effet à chaque minute de la retransmission publique de cet interrogatoire parodique la main de fer de l’Elysée dans ce bas de soie – au point que le co-rapporteur de la commission d’enquête quitte son poste, écœuré par ce qu’il y découvre…

L’Elysée a donc mobilisé le ban et l’arrière-ban des communicants, des habitués de cabinet de crise, des personnes habilitées à faire courir les bruits et à créer les rumeurs dans Paris, donc en France, à les lancer aux bons lieux, en présence des bonnes personnes, là où l’on sait que la propagande se répandra en métastases médiatiques. Quelques journalistes qui soutiennent éhontément le président en temps normal activent leurs réseaux et l’intoxication n’a jamais été autant avérée.

Le porte-parole de la présidence, le journaliste Bruno-Roger Petit, qui n’a jamais autant mérité que maintenant son patronyme, intervient, c’est son heure de gloire, mais pas pour longtemps car elle est suivie par une heure de honte qui suffira à en faire toute une vie sous le même signe : tout son laïus se trouve mis à mal par les informations qui suivent et s’enchaînent en cascade – même celles qui proviennent de l’Elysée, c’est dire l’état de panique. A Rome, dans ces cas-là, Monsieur Petit, on cherche de quoi être un peu grand et, pour ce faire, on recours à un poignard ou à du poison – j’entend : pour en user contre soi car, avec cette engeance, on doit toujours préciser… 

Alexandre Benalla, que tout le monde a vu en majesté musclée dans ses actes, apparaît à la télévision, sur TF1, dans « Le Monde », puis dans « Le journal du dimanche » - il manque « Le jour du seigneur » et « France-Inter», mais ne désespérons pas, tout viendra en son heure.

L’homme qu’on a vu sur des vidéos casqué, déambulant comme un animal qui titube, ivre de sang, et qui chercher à empoigner, secouer, taper, cogner, mettre à terre, mais pour le bien de la République et en offrande à son président bien aimé, semble tout droit sorti de l’ENA ou de Science Po, sinon de l’Ecole Normale supérieure : bien peigné, rasé court chez un barbier de l’Elysée peut-être, il porte des lunettes, c’est mieux que la visière, un costume, c’est plus seyant que la tenue sport du milicien, il parle de façon posée en récitant la leçon écrite par les communicants et apprise par cœur, c’est mieux que les vociférations et les hurlements dans lesquels il paraît tellement à l’aise. L’homme qui fait son Joë Starr pour la bonne cause républicaine semble habillé avec un costume du vieux monde qui rappelle ceux de feu François Fillon.

Dans ce qui est présenté par le journal comme un « Entretien exclusif », Le Monde titre : « Alexandre Benalla livre ses (sic) vérités » - tout est dit ! La vérité ayant cessé d’être une, puisqu’on en affiche de multiples, la preuve est enfin apportée que la vérité est morte, qu’elle n’existe plus et que, selon les cas, il y aura un jour les vérités du bourreau, le lendemain les vérités des victimes, ensuite les vérités des amis du bourreau puis, pour faire bonne mesure, et prétendre à l’équité, les vérités des amis de la victime. Voilà pourquoi, dans sa rubrique désintox, après avoir tant donné de place aux vérités multiples, « Le Monde » donnera ses vérités qui seront celles qui permettent à ses actionnaires de se réjouir de faire partie d’une si belle aventure journalistique. 

Mais, comme toujours, ce que l’on apprend n’est pas dans ce que le journal montre et qui est destiné à mieux cacher ce qu’il faut taire mais dans ses coulisses. Dans cet appartement prêté par « un journaliste reconverti dans les affaires », comme le précise sans y voir malice le quotidien du soir, se trouvait alors une certaine Michèle Marchand, dite « Mimi Marchand ». Il n’est pas dit dans l’article mondain, si je puis me permettre un néologisme, que cet homme a été convaincu d’escroquerie aux ASSEDIC (L’Express, 26.VIII.2018).

Cette femme a commencé sa carrière dans la casse de voitures, elle a eu deux maris qui ont fait de la prison, elle a régné sur des établissements bien connus des nuits parisiennes, elle a travaillé pour une revue d’amateurs d’armes, elle a été journaliste à Voici, elle a fourni nombre d’informations people à la presse du même nom, elle a été mise en détention provisoire pour une affaire de fausses factures qui impliquaient des célébrités, elle est aujourd’hui mariée avec un homme qui travaille pour les renseignements généraux. On ne sache pas qu’elle soit chargée de mission à l’Elysée, encore que, mais on sait qu’elle est une amie du couple Macron et qu’elle se trouvait avec Alexandre Benalla dans cet appartement où Le Monde avait été convoqué pour relayer la riposte élyséenne. Il est dit que ladite Mimi est responsable de la communication élyséenne de madame Macron. Du beau monde pour et avec du beau monde…

A la question posée par L’Express : que faisiez-vous dans cet endroit où se trouvait Alexandre Benalla préparant une riposte médiatique dans l’appartement de ce monsieur, elle répond : « A 19h30, j’étais de passage chez Marc Francelet, un ami de quarante ans, pour lui déposer les clés d’une location de vacances à Biarritz. Et j’ai vu le photographe du Monde qui attendait Alexandre Benalla. Je suis tombée du ciel. Je n’ai rien à voir avec tout ça. J’étais là par pur hasard. Et je suis repartie sans assister à rien ! »

Autrement dit : Mimi Marchand était aux côtés d’Alexandre Benalla chez ce journaliste recasé dans les « affaires » qui accueillait, probablement par hasard lui aussi, un journal qui recueillait la riposte médiatique ourdie par le cabinet de l’Elysée, mais tout cela, bien sûr, à l’insu de son plein gré… Qui cela abusera-t-il ?

Mais le plus intéressant dans cette affaire n’est pas qu’il s’agisse de la banale histoire d’un jeune roi qui protège et couvre son favori en l’ensevelissant de cadeaux aux frais de la République, c’est vieux comme le monde et les Mémoires de Saint-Simon regorgent de ces puérilités, c’est ce que tout cela trahit du caractère du petit roi. Faveurs, coucheries, alcôves, prébendes, complaisances, cadeaux, privilèges, avantages, largesses, voilà qui se trouve chez tous les mémorialistes du pouvoir de tous les temps et de toutes les époques.

Ce qui se dessine actuellement c’est, pour l’Histoire dont il semble si friand, la trace et la marque qu’Emanuel Macron risque d’y déposer. Il était écrit qu’il ne la laisserait pas sur le terrain politique : depuis l’abandon de la souveraineté de la France lors du traité de Maastricht en 1992, le président de la République n’est plus que l’un des ministres de l’Etat Maastrichien. Il en est l’homme lige, l’obligé, le serviteur et le domestique. Parfois, pour croire qu’il n’en est pas le valet, il feint d’avoir écrit la feuille de route que Bruxelles lui a donné. La seule façon qu’aurait désormais un homme politique français d’entrer dans l’Histoire, ce serait de faire sortir son pays de cet Etat maastrichien qui l’a dépossédé de tous ses biens et de tous ses attributs. Mais le molosse, on le voit, dispose des armes d’un Etat non démocratique qui, depuis des années, jette au feu les volontés sécessionnistes du peuple stigmatisées comme populistes. Nous n’avons plus le choix qu’entre populistes et populicides. 

Politiquement, Macron sera l’un des hommes de main de l’Etat maastrichien ; historiquement, un jeune roi trop tôt couronné auquel le pouvoir aura monté à la tête, c’était à prévoir dans notre régime de monarchie présidentielle. Lui qui prétend aimer le théâtre, il n’a jamais dû lire Shakespeare ou, s’il l’a lu, ne jamais le comprendre. Il semble plus doué pour Labiche et le théâtre de boulevard. Loin du Roi Lear du premier il joue plutôt dans Deux profonds scélérats du second. 

Car ce qui restera de cette affaire Benalla qu’un crétin de communicant anonyme a résumé en un jeu de mot foireux à la Libé : « Une affaire d’été plus qu’une affaire d’Etat » en estimant que ça suffirait pour calmer le bon peuple, c’est cette sidérante phrase proférée par Emmanuel Macron devant ses affidés, et non devant la commission ou lors d’une communication de son choix à destination des français, ses sujets : « Le seul responsable c’est moi et moi seul » dit-il. (Le Point, 25 juillet 2018).

Quelles conséquences tire-t-il de cet aveu ? Aucune. Bravache, hâbleur, matamore, suffisant, prétentieux, insolent, méprisant, si peu président de la République et tellement Enfant-Roi couronné, il ajoute : « S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher ». Or il sait pertinemment que son statut juridique l’immunise : il demande qu’on vienne le chercher alors qu’il sait que l’on ne le peut pas. Courageux mais pas téméraire. Les raisins de ce jeune homme sont trop verts…

S’il avait un peu d’honneur, de bravoure et de vertu, de courage humain et politique, de valeur, mais c’est beaucoup demander à un enfant-roi qui ne connait que son caprice, il se rendrait seul et de son plein gré là où tout le monde l’attend : à la commission qu’il s’honorerait de faire présider par tout autre qu’un élu de son propre camp et il y répondrait aux questions qu’on lui poserait. 

Pour l’heure, ce fanfaron en rajoute. Car, dans le même lieu, la Maison de l’Amérique latine, devant les mêmes élus godillots, il croit bon d’ajouter : « Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant » (Le Parisien, 25 juillet 2018). Pour quelle étrange raison s’est-il crû obligé de préciser une pareille chose alors qu’il semble qu’aucun autre président de la Cinquième République n’a eu besoin de préciser ce genre de chose ? Pourquoi, en effet ? « Parce que » répond l’enfant-roi…"

Michel Onfray, 30/07/2018.

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mercredi 25 juillet 2018

Affaire Benalla: Emmanuel Macron a-t-il menti hier soir ?

Hier soir, au débotté, Macron est venu prendre la parole devant ses troupes. Je reviendrais sans doute ultérieurement sur ce discours si la chaleur ne finit pas par me bouffer totalement les neurones.

Sa deuxième phrase est la suivante: " Monsieur Alexandre Benalla n'a jamais occupé un logement de 300 m² à l'Alma [i.e. quai Branly]".

Moi, je veux bien croire Macron, après tout il est Président et on imagine mal un Président de la République mentir au peuple. Mais que penser d'un gars qui n'aurait jamais eu de logement de 300 m² quai Branly et qui, pourtant, s'y ferait domicilier fiscalement ? Hein ? Y a un truc, non ?

(source: Le Canard)

Précédente adresse fiscale : Issy les Moulineaux jusqu'au 31/12/2017
Nouvelle adresse fiscale à compter du 9/07/2018: 11, quai Branly, 75007 Paris.

Quelqu'un pour m'expliquer ?

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samedi 21 juillet 2018

L'affaire Benalla, une scandale d'Etat. Indubitablement !





L'affaire Benalla, c'est quoi finalement ? C'est çà, tout ça:

Une affaire qui médiatiquement n'a démarré qu'il y a à peine soixante douze heures !

C'est l'histoire d'un gars sorti de nulle part si ce n'est d'une banlieue pourrie d'Evreux qui à 19 ans se retrouve garde du corps de Martine Aubry, garde du corps de Hollande à 20 ans, chauffeur de ministre, brièvement certes, à 21 ans, puis imposé par Manuel Valls pour un stage dans une école d'officiers de gendarmerie à 22 ans et nommé lieutenant-colonel de réserve à 25 ans ! 

Un gars qui malgré ses intenses occupations réussit à obtenir un master en droit,

Un gars qui devient un des plus proches collaborateurs du Président de la République, nommé conseiller spécial et n'apparaissant sur aucun organigramme de l'Elysée. Un gars qui devient donc à 25 ans garde du corps du président alors que ce dernier a déjà une garde rapprochée officielle de 70 bonhommes. Un gars qui s'attribue indûment la fonction et les insignes de policier et qui tabasse des manifestants au su du premier ministre, du directeur de cabinet de la présidence et du Président
Un gars qui est sanctionné pour  ces faits par une mise à pied de seulement quinze jours.

Un gars que le Président réintègre soi-disant pour ne plus s'occuper que de taches administratives mais qui, photos et vidéos à l'appui, continue de s'occuper de sécurité et que l'on retrouve même à Roissy le jour de l'arrivée des Bleus tentant de se substituer aux forces de gendarmerie présentes.

Un gars dont on apprend qu'il  devait s'occuper des Macron lors de leur prochain séjour à Brégançon.

Un gars qui a une carte officielle  de l'Elysée, une superbe voiture de police que même un directeur départemental de police n'aurait pas, voiture avec gyrophare amovible et feux dans la calandre. Un gars qui malgré avoir été sanctionné touche 10 000 euros de salaire et à qui l'Elysée fournit un logement de fonction dans une dépendance de la présidence alors qu'il en possède déjà un dans les Hauts de Seine.

Un gars dont on apprend aussi que l'Elysée voulait lui attribuer le rang de sous-préfet alors que l'âge requis minimum est de 36 ans.

Quoi d'autre ?

Un porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, qui ment.

Une procédure de licenciement imposée à l'Elysée sous la pression médiatique et politique,

la perquisition de son domicile personnel mais pas de l'appartement de fonction, la mise en garde à vue du dit gars,

la  mise en garde à vue d'un autre "faux" policier, réserviste de la gendarmerie, qui était aux côtés de Benalla pour casser du manifestant le 1er mai, 

la mise en garde à vue de 3 hauts gradés de la police nationale qui fournirent au bonhomme des vidéos auxquelles légalement il n'avait pas accès le jour même où Le Monde divulgue l'affaire,

3 enquêtes ouvertes dont une enquête parlementaire, première étape, théoriquement, pour enclencher une éventuelle destitution du Président de la République,

une assemblée nationale paralysée et qui ne veut plus travailler tant que l'affaire ne sera pas éclaircie,

une majorité parlementaire dans le plus grand des embarras, une opposition vent debout,

un premier ministre convoqué par l'Assemblée,

Un président de la République, un premier ministre, un ministre de l'intérieur et une ribambelle de fonctionnaires de police qui, théoriquement là aussi, risquent une mise en examen pour non dénonciation de délit (art.40),

Un Président de la République, garant de la Constitution, aux abonnés absents...

Quoi d'autre  ?  Et bien je crois que c'est à peu près tout pour le moment.

C'est proprement hallucinant ! Mieux ou pire que l'affaire Cahuzac, au choix... Un scandale d'Etat, indubitablement.

Déliquescence...

Qui sera le fusible ? Parce qu'il en faudra forcément un...

Et personne pour se poser la question de la relation qui lie ce Benalla à Macron parce que, forcément, il y a un truc pour que Jupiter ait tant offert à ce trouble personnage. Une journaliste a bien essayé, hier soir sur BFM, elle a été vite recadrée et prié de ne s'en tenir qu'aux faits...

A suivre...

Addendum: et voilà qu'on apprend que Benalla avait depuis un an un badge d'accès à toute l'Assemblée Nationale avec la plus haute accréditation. Ingérence de la présidence dans le législatif, atteinte à la séparation des pouvoirs ?


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vendredi 20 juillet 2018

Scandale Benalla - Macron: Le Nouveau Monde a du plomb dans l'aile...



Il aura fallu près de trois mois pour que le scandale éclate et à peine 48 heurs pour que l'on sache à peu près tout de cette affaire Benalla. 

Même la clique de BFM se met à taper (pas trop fort mais tout de même) sur Jupiter et l'exécutif, c'est dire si l'affaire est grave... Et elle l'est, tant c'est énorme.

Les deux choses que l'on ne sache pas encore c'est pourquoi Macron s'est laissé parasiter par ce Benalla (au point de l'amener en vacances) et que sait, sur Macron, ce Benalla, depuis deux ans environ qu'il  est à son service, pour avoir été à ce point protégé...

Cela fait un moment que j'écris que l'immaturité et l'arrogance de Macron, ainsi que cette impression de toute puissance dont il s'affuble, l'amèneront à commettre une p'tain de bourde et celle-ci en est une de première ...

Réseau de sécurité parallèle, usurpation d'identité et de fonction, privilèges indus, violence, impunité, passe-droits, police politique, manipulation, non dénonciation de délits, détention illégale d'arme, abus d'autorité, etc... tout y est !

Suis curieux de voir comment Macron va s'en sortir... qui, tout à son arrogance habituelle, n'aura eu, pour le moment, comme seul commentaire que: "la République est inaltérable !". Sous-entendu: " Je suis inaltérable " ?

Inaltérable ? Vraiment ? A suivre...

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France, 2019.