lundi 30 juillet 2018

Macron: L'enfant-roi couronné

" Tout cela finira en farce " (Nicolas Sarkozy)


Un peu long mais excellent texte de Michel Onfray, on se régale à le lire:

" Le candidat Macron avait promis une présidence de rupture avec l’ancien monde, ce fut d’ailleurs son principal argument publicitaire - c’était sans surprise puisque tout aspirant à la fonction effectue ce genre de promesse… De meeting en meeting, il annonçait les qualités de cette présidence d’un nouvel âge. Elle serait, nous disait-il, intègre, jupitérienne, économe d’apparitions, avare de paroles, véritablement républicaine, en un mot : gaullienne.

Dans la réalité, elle s’avère aujourd’hui mafieuse, naine, verbeuse, exhibitionniste, monarchique et narcissique : c’est celle d’un enfant-roi couronné. En fait, ce jeune homme consacré par le suffrage dans les conditions branlantes que l’on sait est un mélange de Chirac pour les affaires et de Sarkozy pour la brutalité, de Mitterrand pour la filouterie et de Séguéla pour le cynisme, ou bien, remontons plus loin encore dans l’histoire, puisqu’elle semble être le modeste horizon qu’il se propose, de Louis XIV pour la mégalomanie – on ne fait pas plus vieux monde...

Macron effectue très vite le chemin qui conduit du capitole à la roche tarpéienne. Le voilà au bord du précipice où la presse, qui l’a porté jadis, semble prête aujourd’hui à le précipiter. La loi fameuse qui donne le mode d’emploi des journalistes - « lécher, lâcher, lyncher » - n’a jamais semblé autant d’actualité…

Notre président soupe-au-lait semble la découvrir, ce qui le fait très vite se mettre en colère ; il est vrai qu’il a pour lui l’excuse de l’extrême jeunesse et de la naïveté, du manque d’expérience et de la candeur juvénile, sinon d’une testostérone bien de son âge.

Mais la colère ne fait pas Jupiter : elle le défait bien plutôt quand elle surgit mal à propos, autrement dit quand le président ne la possède pas, mais qu’il est possédé par elle. Jupiter ne saurait fonctionner avec l’âme d’un enfant, fut-elle celle d’un roi.

Les faits sont connus. Mais dans notre monde devenu orwellien, ils ne sont plus qu’une variable d’ajustement. La perversion va même jusqu’à ce que les producteurs de ce qu’il convient désormais d’appeler des « fake news », autrement dit des « fausses nouvelles », soient ceux-là même qui prétendent affirmer dire vrai au moment même où ils disent faux. Les journaux qui se sont fait une spécialité d’intoxiquer disposent désormais d’une rubrique désintox dans laquelle ils s’évertuent à intoxiquer plus massivement encore.

C’est donc dans ce monde-là que le président Macron fait merveille : celui de la production d’intox. La preuve c’est qu’il envisage, en même temps qu’une loi qui prévoit de réduire le pouvoir du parlement, un texte pour lutter contre les « fausses nouvelles » en temps de campagne électorale ! On mesure combien la vérité n’a plus rien à faire dans ce nouveau monde et combien les éléments de langage des conseillers en communication des politiques s’y substituent nullement pour le meilleur mais certainement pour le pire.

Dès lors, les informations d’abord données par les journalistes sur Alexandre Benalla sont ensuite contredites par les conseillers en communication de l’Elysée qui envoient leurs petits soldats inonder les médias avec des éléments de langage destinés à riposter afin de déstabiliser puis de reconstruire l’opinion publique.

Mais ces nouvelles vérités médiatiques concernant Monsieur Benalla qui semblent de nouveaux mensonges macroniens avancent masqués et sans preuves : sur le nombre de mètres carrés de son logement revus à la baisse, sur le montant minoré de sa fiche de paie, sur ses attributions policières et les noms de ceux qui en sont à l’origine, sur ce que permettent ou non ces accréditations sur le terrain, sur les obscures raisons d’une mission d’observation (observer quoi ? et pour le compte de qui ?), sur la mise à pied pendant laquelle il continue de travailler, sur la nature de la retenue de salaire présentée comme prélevée sur des heures effectuées dans le passé mais non créditées sur un compte, sur sa présence dans le bus des bleus mais, nous dit-on le plus sérieusement du monde, pour s’occuper des bagages des footballeurs, et sur tant d’autres choses, nous ne disposons que d’une seule et même parole présidentielle diversement modifiée. Or chacun sait ce que vaut la parole de ces gens-là – de Celui qui la profère et de ses perroquets…

Si d’aventure une commission d’enquête n’a pas pu être évitée par le roi, sa présidente (qui est député du parti présidentiel, ce qui n’a pas été jugé déontologiquement impossible, c’est dire la moralité…), sa présidente, donc, se montre, comme c’était prévisible, juge et partie. On sent en effet à chaque minute de la retransmission publique de cet interrogatoire parodique la main de fer de l’Elysée dans ce bas de soie – au point que le co-rapporteur de la commission d’enquête quitte son poste, écœuré par ce qu’il y découvre…

L’Elysée a donc mobilisé le ban et l’arrière-ban des communicants, des habitués de cabinet de crise, des personnes habilitées à faire courir les bruits et à créer les rumeurs dans Paris, donc en France, à les lancer aux bons lieux, en présence des bonnes personnes, là où l’on sait que la propagande se répandra en métastases médiatiques. Quelques journalistes qui soutiennent éhontément le président en temps normal activent leurs réseaux et l’intoxication n’a jamais été autant avérée.

Le porte-parole de la présidence, le journaliste Bruno-Roger Petit, qui n’a jamais autant mérité que maintenant son patronyme, intervient, c’est son heure de gloire, mais pas pour longtemps car elle est suivie par une heure de honte qui suffira à en faire toute une vie sous le même signe : tout son laïus se trouve mis à mal par les informations qui suivent et s’enchaînent en cascade – même celles qui proviennent de l’Elysée, c’est dire l’état de panique. A Rome, dans ces cas-là, Monsieur Petit, on cherche de quoi être un peu grand et, pour ce faire, on recours à un poignard ou à du poison – j’entend : pour en user contre soi car, avec cette engeance, on doit toujours préciser… 

Alexandre Benalla, que tout le monde a vu en majesté musclée dans ses actes, apparaît à la télévision, sur TF1, dans « Le Monde », puis dans « Le journal du dimanche » - il manque « Le jour du seigneur » et « France-Inter», mais ne désespérons pas, tout viendra en son heure.

L’homme qu’on a vu sur des vidéos casqué, déambulant comme un animal qui titube, ivre de sang, et qui chercher à empoigner, secouer, taper, cogner, mettre à terre, mais pour le bien de la République et en offrande à son président bien aimé, semble tout droit sorti de l’ENA ou de Science Po, sinon de l’Ecole Normale supérieure : bien peigné, rasé court chez un barbier de l’Elysée peut-être, il porte des lunettes, c’est mieux que la visière, un costume, c’est plus seyant que la tenue sport du milicien, il parle de façon posée en récitant la leçon écrite par les communicants et apprise par cœur, c’est mieux que les vociférations et les hurlements dans lesquels il paraît tellement à l’aise. L’homme qui fait son Joë Starr pour la bonne cause républicaine semble habillé avec un costume du vieux monde qui rappelle ceux de feu François Fillon.

Dans ce qui est présenté par le journal comme un « Entretien exclusif », Le Monde titre : « Alexandre Benalla livre ses (sic) vérités » - tout est dit ! La vérité ayant cessé d’être une, puisqu’on en affiche de multiples, la preuve est enfin apportée que la vérité est morte, qu’elle n’existe plus et que, selon les cas, il y aura un jour les vérités du bourreau, le lendemain les vérités des victimes, ensuite les vérités des amis du bourreau puis, pour faire bonne mesure, et prétendre à l’équité, les vérités des amis de la victime. Voilà pourquoi, dans sa rubrique désintox, après avoir tant donné de place aux vérités multiples, « Le Monde » donnera ses vérités qui seront celles qui permettent à ses actionnaires de se réjouir de faire partie d’une si belle aventure journalistique. 

Mais, comme toujours, ce que l’on apprend n’est pas dans ce que le journal montre et qui est destiné à mieux cacher ce qu’il faut taire mais dans ses coulisses. Dans cet appartement prêté par « un journaliste reconverti dans les affaires », comme le précise sans y voir malice le quotidien du soir, se trouvait alors une certaine Michèle Marchand, dite « Mimi Marchand ». Il n’est pas dit dans l’article mondain, si je puis me permettre un néologisme, que cet homme a été convaincu d’escroquerie aux ASSEDIC (L’Express, 26.VIII.2018).

Cette femme a commencé sa carrière dans la casse de voitures, elle a eu deux maris qui ont fait de la prison, elle a régné sur des établissements bien connus des nuits parisiennes, elle a travaillé pour une revue d’amateurs d’armes, elle a été journaliste à Voici, elle a fourni nombre d’informations people à la presse du même nom, elle a été mise en détention provisoire pour une affaire de fausses factures qui impliquaient des célébrités, elle est aujourd’hui mariée avec un homme qui travaille pour les renseignements généraux. On ne sache pas qu’elle soit chargée de mission à l’Elysée, encore que, mais on sait qu’elle est une amie du couple Macron et qu’elle se trouvait avec Alexandre Benalla dans cet appartement où Le Monde avait été convoqué pour relayer la riposte élyséenne. Il est dit que ladite Mimi est responsable de la communication élyséenne de madame Macron. Du beau monde pour et avec du beau monde…

A la question posée par L’Express : que faisiez-vous dans cet endroit où se trouvait Alexandre Benalla préparant une riposte médiatique dans l’appartement de ce monsieur, elle répond : « A 19h30, j’étais de passage chez Marc Francelet, un ami de quarante ans, pour lui déposer les clés d’une location de vacances à Biarritz. Et j’ai vu le photographe du Monde qui attendait Alexandre Benalla. Je suis tombée du ciel. Je n’ai rien à voir avec tout ça. J’étais là par pur hasard. Et je suis repartie sans assister à rien ! »

Autrement dit : Mimi Marchand était aux côtés d’Alexandre Benalla chez ce journaliste recasé dans les « affaires » qui accueillait, probablement par hasard lui aussi, un journal qui recueillait la riposte médiatique ourdie par le cabinet de l’Elysée, mais tout cela, bien sûr, à l’insu de son plein gré… Qui cela abusera-t-il ?

Mais le plus intéressant dans cette affaire n’est pas qu’il s’agisse de la banale histoire d’un jeune roi qui protège et couvre son favori en l’ensevelissant de cadeaux aux frais de la République, c’est vieux comme le monde et les Mémoires de Saint-Simon regorgent de ces puérilités, c’est ce que tout cela trahit du caractère du petit roi. Faveurs, coucheries, alcôves, prébendes, complaisances, cadeaux, privilèges, avantages, largesses, voilà qui se trouve chez tous les mémorialistes du pouvoir de tous les temps et de toutes les époques.

Ce qui se dessine actuellement c’est, pour l’Histoire dont il semble si friand, la trace et la marque qu’Emanuel Macron risque d’y déposer. Il était écrit qu’il ne la laisserait pas sur le terrain politique : depuis l’abandon de la souveraineté de la France lors du traité de Maastricht en 1992, le président de la République n’est plus que l’un des ministres de l’Etat Maastrichien. Il en est l’homme lige, l’obligé, le serviteur et le domestique. Parfois, pour croire qu’il n’en est pas le valet, il feint d’avoir écrit la feuille de route que Bruxelles lui a donné. La seule façon qu’aurait désormais un homme politique français d’entrer dans l’Histoire, ce serait de faire sortir son pays de cet Etat maastrichien qui l’a dépossédé de tous ses biens et de tous ses attributs. Mais le molosse, on le voit, dispose des armes d’un Etat non démocratique qui, depuis des années, jette au feu les volontés sécessionnistes du peuple stigmatisées comme populistes. Nous n’avons plus le choix qu’entre populistes et populicides. 

Politiquement, Macron sera l’un des hommes de main de l’Etat maastrichien ; historiquement, un jeune roi trop tôt couronné auquel le pouvoir aura monté à la tête, c’était à prévoir dans notre régime de monarchie présidentielle. Lui qui prétend aimer le théâtre, il n’a jamais dû lire Shakespeare ou, s’il l’a lu, ne jamais le comprendre. Il semble plus doué pour Labiche et le théâtre de boulevard. Loin du Roi Lear du premier il joue plutôt dans Deux profonds scélérats du second. 

Car ce qui restera de cette affaire Benalla qu’un crétin de communicant anonyme a résumé en un jeu de mot foireux à la Libé : « Une affaire d’été plus qu’une affaire d’Etat » en estimant que ça suffirait pour calmer le bon peuple, c’est cette sidérante phrase proférée par Emmanuel Macron devant ses affidés, et non devant la commission ou lors d’une communication de son choix à destination des français, ses sujets : « Le seul responsable c’est moi et moi seul » dit-il. (Le Point, 25 juillet 2018).

Quelles conséquences tire-t-il de cet aveu ? Aucune. Bravache, hâbleur, matamore, suffisant, prétentieux, insolent, méprisant, si peu président de la République et tellement Enfant-Roi couronné, il ajoute : « S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher ». Or il sait pertinemment que son statut juridique l’immunise : il demande qu’on vienne le chercher alors qu’il sait que l’on ne le peut pas. Courageux mais pas téméraire. Les raisins de ce jeune homme sont trop verts…

S’il avait un peu d’honneur, de bravoure et de vertu, de courage humain et politique, de valeur, mais c’est beaucoup demander à un enfant-roi qui ne connait que son caprice, il se rendrait seul et de son plein gré là où tout le monde l’attend : à la commission qu’il s’honorerait de faire présider par tout autre qu’un élu de son propre camp et il y répondrait aux questions qu’on lui poserait. 

Pour l’heure, ce fanfaron en rajoute. Car, dans le même lieu, la Maison de l’Amérique latine, devant les mêmes élus godillots, il croit bon d’ajouter : « Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant » (Le Parisien, 25 juillet 2018). Pour quelle étrange raison s’est-il crû obligé de préciser une pareille chose alors qu’il semble qu’aucun autre président de la Cinquième République n’a eu besoin de préciser ce genre de chose ? Pourquoi, en effet ? « Parce que » répond l’enfant-roi…"

Michel Onfray, 30/07/2018.

Résultat de recherche d'images pour "michel Onfray"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

47 commentaires:

  1. Bravo à Michel Onfray! Et merci d'avoir relayé ce texte.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pangloss: pas ma tasse de thé d'habitude mais de temps en temps une bonne dose d'Onfray !

      Supprimer
    2. pareil, cher Corto - il est inégal - et souvent provocant par principe - mais là, très bien.
      Il parait que l'ado a besoin de vacances - je sais bien qu'il ne faut pas avoir de " mauvaises pensées " mais si elles n'étaient pas ... optimum - je ne pleurerais pas.

      On n'en peut plus, du stagiaire et de sa clique.
      Dit Madame Chocolat

      Supprimer
    3. De plus benhala la était dangereux. C'est peut-être pour cela qu'il a été lâché ?
      Il n'avait pas de mesure, pas de limites.
      Madame Chocolat

      Supprimer
    4. Benalla fait partie de la pègre. Macron, comme tout dictateur en devenir, a besoin de ce genre d'humanité pour faire exécuter ses basses oeuvres...d'où l'intérêt de les fréquenter : qui se ressemble s'assemble. Le Benalla devrait relire son histoire : il fera peut-être partie du nettoyage : côté balai ou côté saleté ? Mais les meilleurs balais finissent, déplumés, à la casse. Quand il deviendra indésirable, il se fera jarter s'il est idiot ou sera exfiltré par d'autres "amis".

      Hitler s'était débarrassé de ses SA (intérimaires sortis de prison) par ses SS qui sortaient du tout nouveau élevage de fidèles collaborateurs.

      Supprimer
  2. Excellent ! Il est grand temps que le peuple français manifeste qu'il existe encore et a son mot à dire, car déjà les media nous expliquent que ces motions de censure présentées par l'opposition, sont une maladresse politique, un cadeau fait à Macron, qui auront pour résultat de faire dégonfler l'affaire tout en ridiculisant les élus de l'opposition, puisque ces motions n'ont aucune chance d'être votées !
    Il existe sûrement un moyen de faire entendre le profond désaccord du peuple qui a été grugé par les instigateurs, les organisateurs et le bénéficiaire de ce qu'ils appellent eux-mêmes "Le Casse du Siècle".
    A vous, mon cher Corto, de trouver une idée, une action, pour essayer de sortir tous ceux qui vous suivent depuis tant d'années, de ce marasme mortifère dans lequel ce pouvoir les a plongés et a décidé de les tenir captifs !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. marianne: je vois a quoi vous faîtes allusion mais ça va pas être possible

      Supprimer
  3. Malheur à toi, pays dont le roi est un enfant dit l'Ecclésiaste.

    Le Nain

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. La Nain: Sacrée référence ! qui sied parfaitement

      Supprimer
    2. Géo

      L exactitude est la politesse des Rois.
      Et l autre eh bien:deux heures de retard en Espagne pour rencontrer un chef de gouvernement.Il parait que c est coutumier chez notre Manu.
      Le maître des horloges deglinguées.Quoi d étonnant?Saturne part en vrille.En réalité tout part en vrille.Quelle confiance accorder à un zèbre excentrique pas même capable de respecter les horaires et se comportant il faut bien le dire,comme une cocotte de luxe qui aurait ses vapeurs?

      Supprimer
  4. Géo

    Tout est dit sauf que je ne vois pas de roi en la circonstance mais plutôt,pour ce qui regarde la présente situation,notre Manu la caille-canaille incarnant merveilleusement ici "Nono" le cabaretier de "Querelle de Brest".
    Et qui sera le prochain matelot Querelle?
    En clair,histoires de lupanars avec les habituels truands et tapineurs.L Élysée n'est qu'un bordel.
    Rien de royal là dedans mais un nabot porté par des ânes et qui gesticule sur un pont qui s effondre.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Géo: On ne dit pas de mal de Querelle et donc de Fassbinder !

      Supprimer
    2. Géo

      "Pas de mal de Fassbinder"
      Ou de Jean Genet.

      Celà dit l ambiance est plutôt glauque non?

      Alors Benallala=Gil?
      La feria= l Élysée(là c est sûr)

      Sylviane?(sauf erreur):Brigitte?

      Et plus encore

      Supprimer
    3. Bonsoir Geo
      Jamais lu Genêt !
      Lui en tous cas nous a fait comprendre ses options avec son choix de livres.
      Un intervenant a rédigé un post très éclairant là dessus.
      Se souvenir de la soirée de la fête de la musique !
      Amitiés
      Madame Chocolat

      Supprimer
    4. Géo

      Oui madame Chocolat,plus exactement le choix de la peureuse caille est pornographique comme celui des lgbt .ouilles et .uls parce que ces gens ne se référent pas aux créations artistiques,littéraires ou autres des homosexuels par exemple.Leurs affaires se passent au dessous de la ceinture.Ils ne considèrent qu'une fraction de l être humain,qui ne se limite pas à ses caractéristiques sexuelles.En outre on n entend pas ces gens ou des dégénérées féministes actuelles lutter contre la pornographie car trop liés au grand capital.ils l encouragent en réalité.
      Quand une Hidalgo badigeonne des trottoirs avec des bandes colorées,en fait,mine de rien,ne fait-elle pas de la vulgaire pornographie en voulant établir les frontières d un vrai pornoland?(=Homosexuels pris en otages sous prétexte de les représenter.)
      Hidalgo est une pornographe.
      Schiappa est une pornocrate et une pornophile(ratée par ailleurs,puis sévèrement névrosée quand même.Refus complet d assumer sa féminité).
      De même les transgenres:
      La normalisation de cette anomalie n est elle pas voulue et téléguidée par des multinationales mortifères type Monsanto pour accoutumer les populations à une anomalie génétique qui ne pourra que se multiplier avec les semences OGM,dont on sait qu'elles génèrent ces anomalies parmi d autres?(de même la féminisation croissante des poissons par exemple du fait de rejets d oestrogènes massifs).
      Cela en plus de vouloir détruire les repères familiaux,moraux,sociaux.

      À mon sens notre caille élyséenne est un parfait représentant du traumatisé psychique qui a gardé des structures mentales infantiles et perverses.

      La différence entre un V.Poutine et notre caille en tant que chefs d État?
      Idem celle entre Pierre 1er de Russie et...Pierre 3 de Russie,par exemple.
      Le premier mit sa violence au service de son pays et avait des indéniables qualités,le second était un être immature qui ne sut qu'exercer sa violence pour satisfaire ses lubies et perversions,introduisant une garde prussienne à la place de la garde russe,renversé finalement par sa femme la future Catherine 2.
      Clair à mon sens que la pseudo-présidence de notre caille finira mal parce qu'il n a pas les capacités.Être dictateur n est pas offert à tout le monde.

      Note:une femen s est suicidée laissant un message avouant que tout est faux dans leur démarche.

      Voilà dans quoi le pays se trouve plongé.

      Supprimer
    5. Bonsoir Géo -
      Quelle situation en effet - dont nous ne pouvons connaitre les recoins et les dessous. Et dire que nous avions cru échapper au pire porno - avec le départ de dsk !

      Par contre, je me dis qu'il va tout faire pour qu'il n'y ait pas d'action terroriste - car c'est là qu'il serait fichu, complètement.

      La France est à vif, au bord des nerfs, et ce n'est pas en s'entassant sur les routes et les plages que cela s'arrangera. Spectacle consternant.

      Je suis en colère quand je pense aux sages vacances du Général de Gaulle qui prévoyait pour ses petits - enfants un grand bassin en caoutchouc tout simple démontable dans les jardins de la Boisserie.
      Là, j'entends nos sous qui valsent !!

      amitiés
      Madame Chocolat

      Supprimer
    6. Géo

      Bonsoir madame Chocolat

      Disons que la perte des valeurs solaires,combinée à la promotion subventionnée de la psychanalyse freudienne,ont créé une brèche par laquelle les égouts de l astral se sont déversés dans le monde de la conscience,sans que les gens,dans leur majorité,puissent disposer des éléments pour garder l église au milieu du village,en fait sans qu'un travail de transformation de ces énergies basses puisse s effectuer de sorte que les instincts soient mis au service de buts constructifs.
      Faute de règles éthiques,ces énergies circulent comme des eaux polluées qui ne seraient pas recyclées.Ce sont les mondes inférieurs,qui ont en eux-mêmes leur raison d être,qui jaillissent,sous forme de pulsions incontrôlées à tous niveaux.
      Et notre Manu la caille,lui parmi d autres,est un exemple de ces passions incontrôlées qui poussent ce type d individu déstructuré à vouloir bouleverser l ordre naturel des choses sans avoir la capacité à remplacer cet ordre par quelque chose de constructif.Lui et ses clones sont choisis d'ailleurs pour semer le chaos,le satanisme auquel sont affiliés les sectateurs dont il fait partie n est en fait que la célébration de forces dissolvantes invoquées par ces gens qui sont sous leur emprise.
      Les panthéons classiques avaient hiérarchisé ces mondes.Les abrutis de service,FM et assimilés,ont inversé ces strates quand ils ont voulu remplacer la divinité qui est hors du temps par le règne de l humain limité.Et nous avons la négation des sexes,des races,de la famille,l apparition du transhumanisme dans le but de l Homme-dieu et autres aberrations,là où l on croit l'illusion que tout nous est possible.
      En attendant nos sociétés sont sous l emprise de ces énergies dissolvantes et se désagrègent en conséquence.
      La seule issue possible est de restaurer l ordre naturel des choses,c est à dire de restaurer le panthéon originel qui assure l équilibre des plans existant dans la création:c est à dire l humain à la base jusqu'à l Inconnaissable au sommet,dans l'ordre initial de ses strates.Ce qui demande de reconnaitre à nouveau que le monde physique n est que la conséquence de l existence des autres plans et non pas continuer à faire l inverse.
      C est à dire il faut remettre la divinité à sa vraie place et consacrer tout gouvernement sous la sauvegarde de cette divinité c était d ailleurs cette alliance qui existait entre Elle et la Royauté en France par exemple.
      À la limite qu'importe royauté ou république pourvu que le régime en place soit sous la régence de plans supérieurs c est à dire que tout gouvernant reconnaisse cette sujétion.
      C était le rôle des prêtres d assurer que cela soit effectif.Ils ont failli eux-aussi,ouvrant la voie à des forces de dissolution.

      Supprimer
    7. Il y aura des attentats (vu le carnet d'adresse, ça ne doit pas être bien difficile)quand ça l'arrangera... genre, "malgré nos dissensions, la France sait restée unie quand cela s'impose...etousssatousssa". Les mauvais coucheurs seront nommés "ennemis de la République", voire taxés de complaisance ou même de complicité et la populace débile ira agiter son petit drapeau dans la rue en signe de soutien à ceux-là mêmes, qui comme, par hasard, ne sont jamais touchés par les attentats.

      Supprimer
    8. @Géo Effectivement, au moment de rendre l'âme, Le Roi de France faisait venir auprès de lui le Dauphin pour un tête à tête privé. Le premier valet du Roi veillait devant la porte fermée à ce que personne n'approchât. Il y avait transmission de révélations dont la teneur demeurait secrète. N'oublions pas non plus la fameuse scène où Jeanne d'Arc s'enferme avec le Dauphin pour lui révéler des "choses" qui le convaincront du bien-fondé de son identité et de sa mission pour la sauvegarde du Royaume de France.

      Mais tous ces rites et protocoles cultuels, connus et acceptés par tous, ont commencé à se perdre avec Louis XV que cela "gavait", trop dépressif ou trop ignorant du savoir de son arrière-grand-père...Le peuple, plus sensitif, s'offusqua d'un portrait de la Reine de France, se présentant à son peuple habillée comme n'importe qui...dernier avertissement du bon sens populaire signifiant que chacun devait savoir tenir son rang et remplir son devoir...le reste suivit comme une sarabande de diablotins.

      Quand on voit la Macrouille fureter en permanence dans les couloirs de Versailles avec son grand échalat dans son sillage, on se demande bien ce qu'il y cherche...je n'ose comprendre...Dommage que Louis XIV soit mort d'une gangrène de la jambe...il aurait pu la cocotte à grands coups de pompe dans le fondement.

      Supprimer
  5. Tu vois bien que Michel Onfray ne dit pas que des conneries(il en écrit aussi...),surtout quand il veut expliquer des versets du Coran qu'il a compris de travers et oublié de citer dans leur intégralité,pour essayer de démontrer que l'islam est potentiellement tolérant si,lui,Michel Onfray l'y aide un peu...

    Là,il me ferait presque de la peine,surtout qu'il a dû étudier de longues années et qu'il sait beaucoup plus de choses que moi.
    En revanche,sur Macron,rien à reprendre: Michel Onfray l'avait cadré dès le début et il savait à quoi s'en tenir sur ce personnage mégalomane et dangereux pour la France-je persiste à le penser,sauf pour les valets et le reste des imbéciles qui continuent de porter Macron au pinacle...

    Vendémiaire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Vendemiaire: d'Onfray, je ne connais pas grand chose, des textes de lui que je choppe au hasard, il me semble même en avoir publié un autre il y a quelques mois.

      Pour ma part le constat est le même: mégalo et dangereux parce qu'immature

      Supprimer
    2. J'ai entendu une fois Onfray parler d'anti-spécisme sur France Culture. Il a rapporté quelques bonnes vérités sur les animaux qui peuplent le quotidien de l'homme depuis des millénaires. Il n'a pas dû se faire beaucoup d'amis parmi ces gros connards de vegans/végétariens.

      Supprimer
    3. @Théo2toulouse...Nous restons cois devant la qualité de votre argumentaire.
      Celui qui ne pense pas comme vous est un gros connard.

      Supprimer
    4. Pas content le Canasson, c'est normal
      Homo Orcus

      Supprimer
  6. On se doutait qu'Onfray m'aimait pas vraiment Macron; maintenant, on en est sur. Il faut dire que le gommeux fait tout pour se render detestable aupres des honnetes gens. Le probleme est que si la resistance a Marcon ne s'organise pas (et on ne voit pas qui pourrait aujourd'hui l'incarner), on l'aura encore sur les bretelles pour longtemps.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. 2026, voire plus si rien n'est fait pour arreter la machine. Macron a pour lui une Assemblee Nationale qu'il tient a sa botte pour une bonne raison: son pire ennemi, c'est la force centrifuge qui ferait repartir peu a peu ses troupes (et leurs electeurs avec) vers la gauche et vers la droite. Mais comme le PS comme LR sont pour l'instant inaudibles, il joue sur du velours.

      Supprimer
    2. J'aurais bien vu Nicolas Dupont-Aignan dans ce rôle,seulement NDA,combien de divisions?

      Vendémiaire.

      Supprimer
  7. Tout est dit, avec talent et lucidité.
    Cette époque est formidable : il n'est pas donné à tout le monde d'assister en direct à la décadence précipitée d'une nation plus que millénaire : "De cette année date une ère nouvelle de l’histoire du monde et vous pourrez dire : j’y étais." comme disait l'autre.
    Alors, savourons, pendant qu'il est encore temps, car je sens le climat devenir pesant, et ce n'est pas uniquement météorologique ...

    RépondreSupprimer
  8. Certes , Macronet se prend pour Louis XIV mais si le pouvoir de celui ci était absolu avec toutes les dérives que cela entraine , il possédait un sens aigu de l'état et défendait la grandeur de la France en s'entourant de gens de grande compétence pour le seconder .......Aux antipodes de l'état macronien qui s'apparente à une mafia.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. dieter : aux antipodes des macroniens qui ne sont, à 90%, que des mateurs

      Supprimer
    2. @ Corto, mateurs, ou amateurs ? Lapsus, ou coup manqué, quoiqu'il en soit, joli. Pour ma part, je dirais les deux mon capitaine !

      Supprimer
    3. Al West: Oups, amateurs bien sur mais tu as raison, mateurs eut pu correspondre quand on les voit regarder, les yeux plein d'amour et d’admiration , Jupiter

      Supprimer
    4. Géo

      Lorsque l'on regarde une séquence de la pornocaille de l Élysée devant quelques adeptes dans les Pyrénées,on a davantage l impression d un gourou secoué et drogué qui vient reprendre des forces devant des gens de sa secte aux yeux vides(ils ont tous le même regard inexpressif et les commissures des lèvres idiotes ils sont bizarres ces gens!)que de Jupiter sur l Olympe.
      Maintenant,sont-ils venus,les gens de sa secte,pour lui ou pour eux?
      Parce que dés lors que l on se pointe avec son portable pour faire des photos du gourou voire se prendre en photo avec lui,n est ce pas davantage pour soi-même que pour le gourou que nous sommes là?
      Histoire de dire:"j y étais!C est moi,là,oui,là,avec Lui.Tous Bo comme des lavabos"
      Et puis les sectateurs,ayant abdiqué toute personnalité dans leur besoin de vivre par leur gourou,enverront les photos à leurs proches ou les contempleront béatement.On peut dire que l être humain dégénère quand même.Il fut un temps on saisissait des parties symboliques de l animal ou l ennemi tués pour avoir sa force.Puis il y a eu la manie de se faire prendre en photo avec le gros poisson pêché ou autre animal,
      maintenant on fait photo avec des petites cailles souffreteuses peu endurantes.Il est loin le temps où l on exposait les défenses du mammouth tué devant toute sa tribu pour montrer sa vaillance.
      Plus foutus de se nourrir seuls en cas de coup dur.

      Et pour les EM c est bien aussi une secte dont il s agit.

      Supprimer
  9. Excellent article sur l'Enfant-Roi dommage qu'il n'est pas fait un pamphlet sur la Reine-Mère qui en sous main dirige son garnement .

    RépondreSupprimer
  10. "Tout cela finira en farce" ou en force ? Je pense FORCE parce que le type qui s'interroge s'est toujours trompé. Je n'ai pas dit "sale type" pour éviter de heurter certaine personne.
    Homo Orcus

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Homo Orcus: " en force " possible si on en croit les dernières décalarations d'Alain Minc, pourtant soutien de Macron, et qui prédit une explosion sociale et un soulèvement populaire si le gvt ne s'occupe pas un peu plus des défavorisés et des classes populaires et moyennes

      Supprimer
    2. Homo Orcus: le terme exact employé par Minc : " insurrection "

      Supprimer
    3. Bonsoir Corto, il est à craindre que les rancoeurs ne s'estompent avec l 'été, phénomène bien connu.
      Le staff compte là dessus, sur la résignation.
      Car tout de même, les perturbations ferroviaires -conjuguées avec les complications atmosphériques pouvaient susciter de vives réactions - mais rien.
      Et pendant ce temps, les autres acquièrent un minimum d'expérience, si on peut dire.
      Amitiés
      Madame Chocolat

      Supprimer
  11. Entièrement d'accord avec ce texte, surtout que
    par ces chaleurs lire Onfray fait du bien......

    RépondreSupprimer
  12. Réponses
    1. "La France m'épuise "disait Jean Louis Curtis, courageux ecrivain qui n 'a jamais partagé la moindre cuillerée à l'Élysée au temps des 14 années terribles pour la France.
      Madame Chocolat

      Supprimer
  13. Le voyou de l'Elysée continue de se traîner Benalla-et maintenant l'autre cow-boy,Vincent Crase-,comme un caillou dans sa chaussure,malgré ses tentatives de diversion...

    Vendémiaire.

    RépondreSupprimer
  14. Tout cela finira en farce: bien vu! La convergence des luttes entre la France insoumise et LR pour la motion de censure est en effet désopilante, on n'avait pas autant ri depuis la chute en vrille de Fillon il y a un peu plus d'un an. Et Wauquiez, où est il? En vacances? Olivier

    RépondreSupprimer

Les commentaires " anonyme " seront systématiquement rejetés. La modération des commentaires étant activée, leur parution peut prendre quelques temps. Les commentaires hors-sujet ne seront pas validés.

Europe, ton soleil revient