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jeudi 30 mars 2017

Citations de campagne: Le déni...

En attendant le billet du jour, deux citations de campagne...

" Nous proposons avec Jean-Luc Mélenchon une révolution copernicienne du langage.Nous sommes pour qu'on refuse désormais d'employer des termes à connotation religieuse pour parler de terrorisme. Il faut arrêter de parler de djihad et d'islamisme, de salafisme et de guerre. Ce n'est sûrement pas une guerre. Nous sommes dans une société où beaucoup de groupes humains se radicalisent, il est inutile d'en stigmatiser un en particulier. "

François Pirenne, haut fonctionnaire, spécialiste du renseignement et de l'antiterrorisme, membre de l'équipe de campagne de Jean Luc Mélenchon

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Ces gens sont fadas !

Et bonjour chez vous !

Folie passagère 3493.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 22 février 2017

Bayrou, Macron, l'alliance de la carpe et du lapin

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Ainsi Bayrou a décidé de se rallier, oups, pardon, de s'allier avec " le candidat des forces de l'argent " puisque c'est ainsi qu'il désignait il y a peu Macron. C'est tout Bayrou, se rallier ou soutenir ce qui est à l'exact opposé de ce qu'il est, de ce qu'il veut paraître, de ce qu'il nous dit être !

J'ai écouté son allocution et les réponses aux questions des journalistes et, au fur et à mesure, j'ai pris peur. Oui, peur pour Bayrou. Je voyais son ego boursoufler de plus en plus le bonhomme. Allait-il exploser telle une baudruche trop gonflée. Hélas, non.

Ce type dont le parcours politique, plus de 30 ans, n'a été qu'une succession d'échecs s'est présenté à la fois comme le zorro qu'il fallait à la France, le grand moralisateur, le chevalier blanc, l'homme qui serait le garant de la moralisation de la vie politique française. Faut-il avoir un ego démesuré pour ainsi nous présenter ce qui n'est finalement qu'un nouvel échec: ne pas pouvoir se présenter.

Voilà donc le gars qui, en 2012, a soutenu Hollande puis, qui n'a eu de cesse de le critiquer , soutenir aujourd'hui l'inspirateur de la politique économique d'un quinquennat calamiteux. C'est dire la constance du bonhomme !

Alors, il nous a dit que cette " alliance " était sous conditions: que Macron rajoute à son programme - programme que Bayrou a reconnu ne connaître que les grandes lignes - 3 ou 4 " bricoles " dont un projet de loi de moralisation de la vie politique et l'instauration de la proportionnelle (intégrale ou relative, on ne sait pas). 

A vrai dire ce ralliement ne me surprends pas. Que pouvait-il faire d'autre à part cela ou disparaître ? Le Modem ne pèse plus rien et ne représente quasiment plus personne, Fillon ne veut pas de lui et réciproquement, la gauche idem, ne lui restait plus que Macron.

On nous dit qu'au QG de Macron ça a été l'euphorie et que des cris de joie ont retenti. C'est bien, tant mieux pour eux mais qu'ils n'oublient pas néanmoins que Bayrou a toujours tout foiré, le genre de soutien dont on doit se méfier, donc. Et qui nous dit que ce qu'il reste d'électorat Modem se satisfera de cette alliance ? Rien, tant il est à l'opposé de ce que représente pour lui Macron. Macron prendra sans doute acte de cette proposition d'alliance et ne la rejettera pas, tous les soutiens même les plus bizarroïdes sont bons à prendre. Osera-t-il inscrire dans son programme la proportionnelle intégrale ? Ça, c'est une autre histoire...

Il faudra attendre la fin de la conférence de presse pour qu'un journaliste pose enfin la question: Et si Macron n'accepte pas toutes vos conditions ? Bayrou de répondre: Je vous ré-inviterai. Oui, sauf que d'ici là, la concrétisation d'une alliance qui ne pourra se faire en deux coups de cuillère à pot, de l'eau aura coulé sous les ponts et il sera techniquement impossible au looser de Pau de revenir dans le jeu !  Une vraie bourriche ce Bayrou !

A cette annonce, la joie de Ruth Elkrief, sur BFMacron, faisait plaisir à voir, c'était limite orgasmique...

Moins d'une heure après cette annonce, Macron acceptait la proposition.

En tout cas, les bonnes nouvelles s'enchaînent: après l'annonce du retrait de la vie politique d'Ayrault, de Cazeneuve et de Bartolone, Bayrou a décidé de ne pas se représenter !

Folie passagère 3460.
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Et n'oubliez pas d'apporter votre contribution... Cinq ans d'Hollande, ça se fête !

jeudi 8 septembre 2016

Le discours de Wagram

François Hollande lors du discours de Wagram, le 8 septembre 2016

Alors je vais vous dire: J'ai écouté Président. Comme toujours, normal c'est not' Président tout de même et si pour une fois il avait eu quelque chose d’intéressant à nous dire, j'eus été embêté de ne pas saisir cet instant en direct. Bon, pour être tout à fait honnête, je l'ai écouté distraitement, légèrement, pendant que nous prenions l'apéro, pardon, l’apéritif.  

Il ne s'embête tout de même pas le bougre, à moins d'un an de la présidentielle, le voilà qui débarque sur nos écrans, pas moins de 4 chaînes pour diffuser son intervention, pendant près d'une heure. Et certains de s'étonner qu'il ne se soit pas encore déclaré officiellement candidat... Tant qu'il ne l'est pas, il peut s'incruster autant qu'il le veut, quand il le veut, ce ne sera pas pris en compte dans son temps de parole. Alors autant dire qu'il ne va pas se gêner, de la même manière qu'il ne s'est pas gêné pour faire voter une loi réduisant de 1 an à 6 mois la prise en compte des dépenses de campagne: Plus il se déclare tard, moins ça lui coûte. A lui, pas à nous. Enfin bref...

Pour revenir à ce discours qui, nous disait-on, devait être " grand " et " puissant ", rien de très génial en fait, comme d'hab. Un bonhomme très content de lui, du " je " en veux-tu, en voilà, anaphores et auto-satisfecit à foison mais indubitablement un discours de campagne. On nous avais annoncé un discours sur " La démocratie contre le terrorisme ", il en aura profité pour parler un peu de tout, sauf de l'emploi et du chômage, mais surtout pour dézinguer autant que faire se peut Sarkozy et, mais dans une moindre mesure, La Marine. A se demander quelle était la menace imminente, le danger: Le terrorisme musulman ou son adversaire rêvé pour 2017 ? Il a même été roublard puisqu'en fait, il a en permanence assimilé La Marine à Sarko. Pour un peu, et certains commentateurs ne s'y sont pas trompés: Dans sa bouche, Sarko et le FN c'est kif-kif. Pas une phrase de son discours sans qu'il s'en prenne, sans jamais le désigner nommément, à Sarko. Pas à Juppé, pas à Fillon, pas à Le Maire, ni même encore à ses extrêmes à lui, celles de gauche, non juste à Sarko.

Sarko veut changer la constitution pour revenir sur le regroupement familial et éventuellement le droit du sol, c'est sans compter sur Président qui affirme que : " Non, la Constitution n'est pas un texte flexible et la Déclaration des droits de l'homme n'est pas un vieux parchemin. C'est le pilier de notre vie commune ", marrant pour un gars qui l'a pourtant modifié, mis en place deux groupes de travail pour la modifier à nouveau ( déontologie de la vie publique et avenir des institutions ) avant de se prendre un bouillon avec sa déchéance de nationalité !

Le danger, mes amis, c'est la droite ! Voilà le message qu'il nous adressé en même temps qu'il l'adressait à la gauche, à toute la gauche qu'il se doit absolument de rassembler, vite et bien, s'il veut atteindre le score qui lui permettra d'aller au second tour.

Oh, bien sur, il a parlé aussi du terrorisme que nous vaincrons, un jour, si nous sommes rassemblés ( derrière lui ) et d'Islam, de cet " Islam de France " qui devait se prendre en main, avec l'aide de l'Etat: " Aux Français de confession musulmane de prendre leurs responsabilités de citoyens, de faire reculer l'islam radical et l'obscurantisme. Ce n'est pas une affaire religieuse, c'est un combat républicain ". Quant aux nauséabonds qui seraient tentés par le racisme et l'islamophobie, méfi les gars, " Chaque Français, quelles que soient les conditions d'obtention de la nationalité française, est ici chez lui ou chez elle. La République ne distingue pas entre ses enfants. " Tenez-le vous pour dit: Il ne changera rien au droit du sol, au regroupement familial et à toutes ces petites facilités qui font que pour la diversité d'ici ou d'ailleurs, avec Président, " L'accueil, c'est oui ! ". 

Notre identité ? L'identité française ? Que tous les conservateurs et autres réacs se la ferment: " notre identité, elle n'est pas figée, elle n'est pas une contemplation du passé, pas une recherche obstinée de nos racines. L'identité est en perpétuel mouvement. C'est pour ça que la France est bien plus qu'une identité, c'est une idée, une ambition ". Autrement dit, on ne change rien, on continue la dilution. Quant à " l'idée, l'ambition ", faudra sans doute attendre le prochain discours pour qu'ils nous éclaire sur ce qu'il veut. L'identité nationale, c'est du concret, un passé, une histoire, des monuments, pour Président, la France, c'est " une idée ", autrement dit quelque chose d'encore fumeux, de brumeux, une " idée " qu'il va vouloir nous vendre. Nous verrons.

Comme nous verrons sûrement se repointer les ABCD de l'égalité, un petit coup de gender, et autres délires progressistes, c'est cousu de fil blanc: " La lutte pour l'égalité entre les sexes dès le plus jeune âge était une question première sur laquelle nous ne devons rien lâcher. L'école publique, c'est l'égalité entre les filles et les garçons ".

Et c'est à peu près tout de notable. Un grand discours ? Le discours de Wagram comme se plaisent déjà à le qualifier les thuriféraires présidentiels... Ouais, bof, un discours de campagne ni plus, ni moins, pour quiconque doutait de son éventuelle candidature, le début d'une longue série. Le discours de Wagram prononcé devant un parterre acquis mais un discours finalement bien creux, sans grand intérêt si ce n'est, pour Président, la nécessité de ( tenter de ) rassembler la gauche et de taper sur Sarko, cet ex-président qu'il aimerait tant voir gagner cette fichue primaire de la droite et du centre.

Comment cela, vous n'avez pas écouté Président ce matin ? Rassurez-vous, vous n'avez rien perdu.

Folie passagère 3287.
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France, 2019.