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mardi 10 juillet 2018

Macron promet le droit de vote pour les handicapés mentaux. On se marre !


Sacré Macron ! Hier il nous a fait un discours qui n'a servi à rien mais il aime ça: causer et causer encore, toujours. Et puis dans ce cadre merveilleux du château de Versailles, comment ne pas mieux asseoir sa Majesté. C'était creux, c'était soporifique (la preuve, il m'a endormi), c'était sans saveur; en tout cas bien loin d'un Discours à la Nation à la mode US qu'il tente d'imprimer. Et le pire, c'est qu'il a annoncé vouloir remettre le couvert (à 300 000 euros fourchette basse, 600 000 selon le Canard) chaque année. Rien n'est trop beau pour Jupiter.

La seule chose qui m'a fait sourire, preuve s'il en était de son amateurisme, c'est la promesse qu'il a faite d'accorder le droit de vote à tous les handicapés mentaux ou psychiques de France et de Navarre: " C'est aussi une politique de retour vers la citoyenneté pleine et entière que nous assumerons et celles également pour ces personnes, y compris celles sous tutelle, d'un retour au droit de vote".

Oh voilà une idée qu'elle est bonne: égalité pour tous, les amis ! Pas de rupture de citoyenneté sous prétexte d'une déficience mentale ! Ses équipes ne s'y sont pas trompées si j'en crois leurs déclarations satisfaites: "C'est une excellente nouvelle, se réjouit-on dans l'entourage de la secrétaire d'Etat. On remet les personnes handicapées dans leur vrai droit de citoyen – c’est une mesure forte sur la place de ces personnes en France".

Gros Mouarf ! ou Super Lol, si vous préférez. Pourquoi ? Parce que ce droit, il existe déjà et ce depuis 2005 ! Je suis bien placé pour le savoir puisque mon petit frère est concerné et que tout " débile" qu'il soit, un juge des tutelles (toute personne majeure handicapée est "supervisée" par un juge des tutelles) le lui a accordé ce droit de vote en 2008. Il le lui a accordé après l'avoir convoqué spécialement pour cela, en présence de mes parents, ses tuteurs légaux, et après lui avoir posé seulement deux questions. La première fut: " tout va bien " et mon frangin de répondre: " ben oui, pourquoi ?". La deuxième fut: " qui est l'actuel président de la République ? " et lui de répondre: "Ben Sarkozy, pourquoi ? " ( faut dire que chez nous, on était 100% Sarko à l'époque. Tampon, droit de vote accordé, on en rigole encore dans la famille !

Ça lui a fait une belle jambe au gamin; lui qui n'a aucune idée de ce que peut être un parti politique, une réforme des retraites ou un PIB, le voilà ayant le droit de voter !

Inutile de vous dire que mon petit frère ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter et totalement incapable de comprendre les enjeux du monde actuel puisqu'il ne vit que dans son monde à lui, n'a jamais voté depuis.

Alors où est la nouveauté selon Macron ? Désormais, il n'y aura même plus besoin d'une validation par un juge des tutelles. Toute personne handicapée mentale, et ce quelque soit son niveau de handicap, pourra voter ! Et là encore on se marre, histoire de ne pas se mettre en colère: Tous ceux qui, de près ou de loin, sont confrontés aux personnes handicapées mentales savent bien que celles-ci n'iront jamais voter ou que si elles y allaient ce serait pour voter pour ce que les parents, ou entourage, leur auront demandé de voter !

Bref de l'enfumage démagogique, as usual ! Un enfumage démagogique qui plaira aux dingos de l'égalité pour tous !

Ceci dit, dans notre système démocratique que le monde entier nous envie, on donne bien le droit de vote à tout le monde et à n'importe qui sous réserve de la majorité (que certains voudraient abaisser à 16 ans), pourquoi ne pas le donner aux personnes en situation de handicap mental (c'est comme ça qu'il faut dire aujourd'hui, novlangue oblige) ?

La non rupture de citoyenneté n'a pas de prix, si ce n'est celui de la démagogie.


D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 25 septembre 2013

Bertinotti veut donner le droit de vote aux jeunes de 16 ans et plus !


"La démocratie est le pire des régimes à l'exception de tous les autres déjà essayés par le passé." et " le meilleur argument contre la démocratie est fourni par une conversation de cinq minutes avec l'électeur moyen." Voila ce que pensait Churchill de la démocratie voulant dire ainsi, que oui ce régime politique est bien mais qu'il porte en lui deux incohérences: faire voter des personnes pas forcément capables de comprendre pour qui ou pour quoi elles votent et donner force de loi ou raison au plus grand nombre.

L'une de nos ministres, Dame Bertinotti, a émis l'idée qu'il serait bon d'ouvrir le droit de vote aux jeunes de 16 ans et plus pour les élections locales. Elle se propose d'en débattre et d'éventuellement de l'inclure dans le projet de loi sur la famille qui doit être étudiée puis adoptée en principe à la fin de l'année. Que c'est beau ! Donner le droit de vote aux jeunes de plus de 16 ans, les imaginer voter aux élections municipales, les voir devenir des grands et beaux citoyens, les supposer comprendre puis juger de la pertinence des propositions d'un candidat sur les budgets communaux à venir, croire que ces bouts d'hommes soient capables de séparer le bon grain de l'ivraie parmi les candidats, penser qu'ils puissent être capables de ne pas se faire gruger par des promesses électorales démagogiques alors que les adultes confirmés en sont, eux, pour la plupart, incapables ! Ça se mange tout cru tant la proposition est appétissante; et pourquoi pas, par la suite, leur donner en plus le droit d'être élu, de voter les budgets, de valider des emprunts de quelques milliers d'euros à quelques millions, d'approuver ou de rejeter un POS, un Cos ou les décisions d'un CCAS ?

Elle a pensé à tout la Dame Bertinotti; on leur donnerait le droit de vote aux jeunes, histoire de leur accorder de nouveaux droits et de nouveaux devoirs et de les initier un peu plus tôt à la citoyenneté mais sans que ces nouvelles dispositions n'impactent, par exemple, sur les questions judiciaires. En gros, la voilà penser que oui, nos p'tits gars sont suffisamment responsables (et intelligents) pour voter comme des grands, mais pas tout à fait responsables face à la loi ! Ben voyons ! Fi, elle balaye tout d'un revers de main la ministre: "Cette réflexion sur la pré-majorité à 16 ans ne se résume pas du tout à l’âge du droit de vote. C’est beaucoup plus le constat qu’aujourd’hui, nous avons des jeunes et des adolescents qui peuvent commencer à travailler à 16 ans, dont la majorité sexuelle est à 15 ans, avec des droits dans certains cas, mais aussi des incapacités dans d’autres ". Oui, et alors ? Alors rien, leur donner le droit de vote, si possible et surtout avant les prochaines élections municipales, pour leur donner le droit de vote, en espérant forcément qu'ils votent bien, c'est à dire, à gauche !

Et puis, ne serait-elle pas entrain de nous prendre pour des quiches, la ministre ? Je la vois venir avec ses gros sabots. Parce que dès lors que l'on aurait fait de ces gamins des électeurs, pourquoi ne pas accorder le même droit aux étrangers qui travaillent, qui ont certains droits comme celui de payer des impôts mais des incapacités dans d'autres?

Sur ce bonne journée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 1918.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 28 novembre 2011

Non au droit de vote pour les étrangers

 
A propos du vote des étrangers, il paraîtrait que 61% des Français y seraient favorables. Oui madame, je vous le dis, faut l'adopter puisque les Français n'ont plus rien contre !

Si il y a bien un sujet clivant et sur lequel mes concitoyens sont versatiles, c'est bien celui-là: le vote des étrangers aux élections locales. Mettez-leur, à mes frères de passeport, un bon drame genre une bande de 3 cailleras basanés estampillés banlieues-quartiers violent, en réunion, une gentille blonde-bien-de-chez-nous, et hop, 61% des Français contre le vote des étrangers !

Mais admettons que la Socialie nous vende la sauce correctement (Mitterrand s'y était engagé en 1981 sans jamais faire voter le truc, La Martine aussi, lors de la primaire, le nouveau Sénat de gauche idem à peine élu et le François itou depuis qu'il a été choisi): question d'équité, d'égalité devant l'impôt, nous sommes tous frères et blablabla, et que la chose soit adoptée. On  célèbrera cela comme une grande victoire de la démocratie sur les forces du mal et l'égoïsme de droite. Okay, mais pourquoi se contenter alors de ne donner le droit de vote qu'aux élections locales, c'est pas juste qu'il dira le Caliméro de gauche, puisqu'ils sont si bien intégrés, nos frères payant leurs impôts et toussa. Pourquoi ne pas jouer le jeu jusqu'au bout de l'équité, de l'égalité et de la fraternité, oui, accordons le droit de vote complet, total, inaliénable aux étrangers. Pourquoi jouer petits bras:  Qu'est-ce qui motive cette soudaine timidité ? Si les étrangers-qui-paient-des-impôts participent à la fameuse “vie de la cité”, il me semble que, du même coup, ils participent aussi à celle de l'État, non ? Et vous leur interdiriez de choisir leur député ? Leur président ? Xénophobes, va ! Et au nom de quel distinguo qui m'échappe prétendez-vous leur barrer l'accès de la mairie de leur commune (où leurs enfants vont à l'école publique) ? Du Conseil général de leur département (où ils paient des impôts comme vous et moi) ? De l'Assemblée nationale ? De l'Élysée ? Didier Goux a parfaitement raison, pourquoi se contenter de si peu...

Parce que c'est bien de cela dont il s'agit: donner le droit de vote aux étrangers aux élections locales ( municipales, cantonales, régionales ), juste une première étape. On leur donne, dans un premier temps, la possibilité de participer au processus de désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle lors de la fameuse primaire, on leur accorde dans un deuxième temps le droit de vote pour les municipales... Comment imaginer s'arrêter là ( en supposant qu'ils ne le réclament pas eux-mêmes )? Comment justifier avec cohérence de leur refuser le menu complet ? Comment imaginer qu'un groupe municipal  composé d'étrangers ayant 6, 7 ou 8 conseillers municipaux élus se prive d'exiger le droit d'avoir un siège de maire-adjoint, puis...un maire, un député...etc...

C'est bien continuons les conneries, faisons en sorte que les étrangers puissent voter, allons-y ! Oui, et bien NON, s'ils sont si bien intégrés, s'ils se plaisent si bien en France, s'ils aiment cette terre d'accueil, ils n'ont qu'une chose à faire, c'est facile et ça ne mange pas de pain, il suffit de demander la naturalisation.

Quoi, on me dit que bien des étrangers ne voudraient pas la demander la nationalité et pourquoi donc ? C'est vrai ça, si on faisait un sondage auprès des étrangers vivant en France depuis des années et qu'on leur demandait (mais uniquement après leur avoir bien expliqué la chose): dites-moi les gusses, vous la voulez, ou pas, la nationalité française ? Pourquoi depuis le temps ne l'avez-vous pas demandé ?

Et si à ce sondage la réponse était que 61% des étrangers implantés en France et payant leurs impôts et tout et tout n'en veulent pas de la nationalité française !

On fait quoi dans ce cas, on leur file tout de même le droit de vote ?

Folie passagère 935
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 24 novembre 2011

Droit de vote des étrangers: une vieille lune socialiste


Encore une vieille lune socialiste qui revient comme à chaque période électorale: le droit de vote à accorder aux étrangers extra-communautaires pour les élections locales comme les municipales. La gauche globalement dit oui, la droite, traditionnellement, s'y oppose. Et Hollande, Aubry, comme le nouveau sénat de gauche, nous ont assuré que dès qu'ils arriveront au pouvoir, ce sera chose faite. Nous verrons, on verra !

Et le sujet rebondit aujourd'hui car Sarkozy, hier devant les maires de France, a assuré y être opposé. D'aucuns bondissent alors pour, vidéo socialistée à l'appui, dire que Sarko n'y a pas toujours été opposé. C'est vrai, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis et comme Sarko est tout sauf un idiot, n'aurait-il pas le droit de changer d'avis ? A priori si, sauf à essayer de vouloir grâce à cela souligner opportunément l'inconstance supposée du bonhomme...

A Sarko donc, l'inconstance, à la gauche en général et aux socialistes en particulier,... la persistance dans l'indécision ! Car rappelons tout de même que cette idée saugrenue de vouloir accorder le droit de vote aux étrangers figurait dans le programme de François Mitterrand, proposition n° 80. Étonnamment et malgré les nombreuses années de pouvoir socialiste, elle ne fut jamais votée ! Profitons au passage pour rappeler aussi que la proposition n° 81, adoptée, sous-tendait la mise en place par l'Etat de quotas à l'immigration et le renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine...

Quant à moi, j'y suis bien sûr, comme Gabale, totalement opposé. Réciprocité ou pas.

Si un étranger ( extra-communautaire ) veut voter, qu'il demande la naturalisation, c'est aussi simple que cela !

Folie passagère 929.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.