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vendredi 5 octobre 2018

Les blancs, ce sont vraiment des salauds !

Il y a quelques temps, c'était la RATP qui placardait des affiches montrant que les fraudeurs, c'était toujours des blancs mais qu'heureusement, la sécurité des voyageurs était assurée par des vigiles issus de la diversité:


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Aujourd'hui place à la communication gouvernementale sur le harcèlement et les violences faites aux femmes...

C'est dingue, c'est toujours le blanc qui est le méchant. Toujours le blanc qui agresse ou harcèle les jeunes filles ! Toujours le blanc qui se comporte comme un mufle ! Vous ne me croyez pas ? Vous devriez pourtant puisque c'est le gouvernement qui le dit (avec votre pognon de dingue) par le biais de 3 petits clips vidéo réunis sur le thème " Réagir peut tout changer ". Il est vrai que, sauf erreur de ma part, on n'a jamais vu un black violer une femme ni un beur siffler une nana dans la rue, encore moins ironiser sur son décolleté !

Les blacks et les beurs, ce ne sont que des gentils super bien élevés et toujours prêts à aider la jeune fille que l'on importune ! Dans le cas contraire, cela se saurait, n'est-il pas ? 

Les blancs, ce sont vraiment des salauds ! 

1er clip: Vous êtes française et vous avez un ami africain pour empêcher les méchants mâles blancs de toucher les fesses des… beurettes.




2ème clip: Vous êtes française et avez un ami africain dans les transports en commun pour empêcher ces sales mâles blancs de se tripoter devant des beurettes.


3ème clip: Vous êtes française et avez un collègue d’origine étrangère pour vous protéger des blagues salaces du sale blanc qui vous sert de patron.




Vous l'aurez compris, le vrai héros aujourd'hui, le preux chevalier, celui qui ne pose jamais de " regard appuyé ", ce n'est plus pas le blanc, c'est l'Autre !

Cette campagne de sensibilisation poignante de réalisme a été initiée par Edouard Philippe himself dans le cadre de la lutte contre le harcèlement et les violences fait.e.s aux femmes et de la grande cause du quinquennat: l'égalité homme / femme, oups, pardon, l'égalité Femme / Homme. " Sans métaphore, ni scandale, l’objectif de cette campagne est la disparition du seuil de tolérance de la société face à ces violences sexistes et sexuelles."

Si seulement, dans au moins l'un de ces trois clips, le gros dégueulasse avait pu être un black ou un beur, on aurait pu encore sauver les meubles et se dire: Voyez le harcèlement et les agressions faites aux femmes ne sont pas l'apanage d'une seule catégorie de la population... mais non...

Voilà où nous en sommes: les ravages du politiquement correct, le travestissement volontaire de la réalité, la peur des mots et des faits, un racisme anti-blanc quasi institutionnalisé ou les chocottes de passer pour de vilains racistes, la haine de ce que nous sommes, etc... Tout est là, sous vos yeux.



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

Sources: CBNews , ContreInfo , www.gouvernement.fr
Photo du bas: Sir Lancelot, nouvelle série produite par Netflix

jeudi 11 janvier 2018

Bravo Catherine, bravo les filles !



Un peu de franc-parler, une bonne claque au politiquement correct et deux baffes dans la tronche des ayatollahs du féminisme, voilà qui fait du bien !

Ci-dessous, la tribune du Monde dans laquelle un collectif de 100 femmes, dont Catherine Millet, Ingrid Caven et Catherine Deneuve, affirme son rejet d’un certain féminisme qui exprime une « haine des hommes ».


" Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste.

À la suite de l’affaire Weinstein, a eu lieu une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel où certains hommes abusent de leur pouvoir. Elle était nécessaire. Mais cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire : on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices ! Or c'est là le propre du puritanisme que d’emprunter, au nom d’un prétendu bien général, les arguments de la protection des femmes et de leur émancipation pour mieux les enchaîner à un statut d'éternelles victimes, de pauvres petites choses sous l'emprise de phallocrates démons, comme au bon vieux temps de la sorcellerie. De fait, #metoo a entraîné dans la presse et sur les réseaux sociaux une campagne de délation et de mise en accusation publique d’individus qui, sans qu’on leur laisse la possibilité ni de répondre ni de se défendre, ont été mis exactement sur le même plan que des agresseurs sexuels. Cette justice expéditive a déjà ses victimes, des hommes sanctionnés dans l’exercice de leur métier, contraints à la démission, etc., alors qu’ils n’ont eu pour seul tort que d’avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses « intimes » lors d'un dîner professionnel ou d’avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque. Cette fièvre à envoyer les « porcs » à l’abattoir, loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment, au nom d’une conception substantielle du bien et de la morale victorienne qui va avec, que les femmes sont des êtres « à part », des enfants à visage d'adulte, réclamant d’être protégées. En face, les hommes sont sommés de battre leur coulpe et de dénicher, au fin fond de leur conscience rétrospective, un « comportement déplacé » qu’ils auraient pu avoir voici dix, vingt, ou trente ans, et dont ils devraient se repentir. La confession publique, l’incursion de procureurs autoproclamés dans la sphère privée, voilà qui installe comme un climat de société totalitaire.

La vague purificatoire ne semble connaître aucune limite. Là, on censure un nu d’Egon Schiele sur une affiche ; ici, on appelle au retrait d’un tableau de Balthus d’un musée au motif qu’il serait une apologie de la pédophilie ; dans la confusion de l’homme et de l’œuvre, on demande l’interdiction de la rétrospective Roman Polanski à la Cinémathèque et on obtient le report de celle consacrée à Jean-Claude Brisseau. Une universitaire juge le film Blow Up de Michelangelo Antonioni « misogyne » et « inacceptable ». À la lumière de ce révisionnisme, John Ford (La Prisonnière du désert), et même Nicolas Poussin (L’Enlèvement des Sabines) n’en mènent pas large. Déjà, des éditeurs demandent à certaines d’entre nous de rendre nos personnages masculins moins « sexistes », de parler de sexualité et d’amour avec moins de démesure ou encore de faire en sorte que les « traumatismes subis par les personnages féminins » soient rendus plus évidents ! Au bord du ridicule, un projet de loi en Suède veut imposer un consentement explicitement notifié à tout candidat à un rapport sexuel ! Encore un effort et deux adultes qui auront envie de coucher ensemble devront au préalable cocher via une « Appli » de leur téléphone portable un document dans lequel les pratiques qu’ils acceptent et celles qu’ils refusent seront dûment listées. 

Ruwen Ogien défendait une liberté d'offenser indispensable à la création artistique. De la même manière, nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd’hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle. Surtout, nous sommes conscientes que la personne humaine n’est pas monolithe : une femme peut, dans la même journée, diriger une équipe professionnelle et jouir d’être l’objet sexuel d’un homme, sans être une « salope » ni une vile complice du patriarcat. Elle peut veiller à ce que son salaire soit égal à celui d’un homme, mais ne pas se sentir traumatisée à jamais par un frotteur dans le métro, même si cela est considéré comme un délit. Elle peut même l’envisager comme l’expression d’une grande misère sexuelle voire comme un non-événement. 

En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d’une haine des hommes et de la sexualité. Nous pensons que la liberté de dire non à une proposition sexuelle ne va pas sans la liberté d’importuner. Et nous considérons qu’il faut savoir répondre à cette liberté d'importuner autrement qu’en s’enfermant dans le rôle de la proie. Pour celles d'entre nous qui ont choisi d'avoir des enfants, nous estimons qu’il est plus judicieux d’élever nos filles de sorte qu’elles soient suffisamment informées et conscientes pour pouvoir vivre pleinement leur vie sans se laisser intimider ni culpabiliser. Les accidents qui peuvent toucher le corps d'une femme n’atteignent pas nécessairement sa dignité et ne doivent pas, si durs soient-ils parfois, nécessairement faire d’elle une victime perpétuelle. Car nous ne sommes pas réductibles à notre corps. Notre liberté intérieure est inviolable. Et cette liberté que nous chérissons ne va pas sans risques ni sans responsabilités."

Note du taulier: Catherine Deneuve m'insupporte en temps normal, mais là, pour le coup, je dis bravo !


Catherine Deneuve à Monaco, en décembre 2017.
D'accord pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 20 octobre 2017

A propos d'harcèlement et d'agressions sexuelles... Le déballage qui me fatigue !

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Vous, je ne sais pas, mais moi,ces histoires de harcèlement, ça commence à me gonfler grave. Certes le sujet est porteur et fait de l'audience, faut bien alimenter notre voyeurisme, mais tout de même... Qu'un gros dégueulasse amerloque se fasse rattraper par la patrouille des amazones en folie, soit et tant pis pour lui, fallait pas jouer avec le feu mais de là à nous passer en boucle les histoires de fesses d'Harvey, de Pierre, de Gilbert et compagnie, ça va quoi ! En plus, il n'y a que des témoignages oraux, même pas d'images bien salaces à nous montrer; priceless !

Bon okay, depuis que le monde est monde, des filles, jeunes ou moins jeunes, belles ou moins belles, se sont fait siffler dans la rue, se sont pris une main aux fesses, se sont fait peloter, agresser et violer, c'est dramatique et dégueu, nous sommes d'accord. Mais c'est le discours qui va avec - surtout celui tenu par certaines nanas bien en vue - que j'ai du mal à avaler. Et d'une, ce #balancetonporc pour le moins vulgaire et violent est un appel à la délation publique, ce qui m'est insupportable; on dénonce chez les flics, on porte plainte et que justice passe mais, dans un état de droit, on ne jette pas en pâture un homme comme cela.  On n'accuse pas sans preuve et nulle justice ne saurait se contenter uniquement de témoignages véhiculés sur les réseaux sociaux ou par les médias (la dénonciation de Pierre Joxe par la fille Besson est en soi scandaleuse). Personnellement, si je n'étais pas ce que je suis, j'aimerai pouvoir siffler une jolie fille, lui dire que sincèrement je la trouve belle sans être balancé comme un porc sur les réseaux sociaux. Vous verrez que bientôt, les hommes n'oseront plus lever les yeux sur les nanas de peur de se faire convoquer devant les tribunaux populaires. 

Et de deux, ces dénonciations qui fleurissent sur les réseaux sociaux ou ailleurs mettent sur un même pied d'égalité les différents types de " harceleurs ". Qu'on le veuille ou non, le mec qui siffle simplement une nana dans la rue n'a strictement rien à voir avec un violeur ou un Harvey Weinstein. Ce n'est pas correct, ce n'est pas policé, certes, mais je ne connais pas de nana qui ait été traumatisée par un coup de sifflet, j'en connais même qui s'en trouveraient flattée. Il en va quasi de même pour la main aux fesses. Sauf que là, on est passé du harcèlement à l'agression sexuelle. Ainsi, ce qui hier ne valait au pire qu'une réprobation est devenu aujourd'hui pénalement condamnable. Alors, de grâce, ne mélangeons pas tout comme les Schiappa et autres féministes jusqu'auboutistes aimeraient qu'on le fasse. Parce qu'à ce rythme, vous verrez que l'une des plus vieilles activités humaines, draguer, deviendra totalement impossible.

Tertio, toute cette campagne médiatisée anti-harcèlement, avec toujours en pointe les féministes, a tendance à diffuser, même pas sournoisement, l'idée que tous les hommes seraient potentiellement d'odieux harceleurs en puissance. Bref, la revanche des femmes sur les hommes. Et bien non, tous les hommes ne sont pas des Gilbert Rozon ou des petites frappes de quartiers. Cela parait évident et pourtant depuis que l'histoire Weinstein a éclaté, pas une fois je n'ai entendu dans les médias, et encore moins cette vérole de Schiappa, dire: Attention, halte au feu, tous les hommes ne sont pas des salauds ! Et bien moi, je dis que ça ne fait pas de mal de l'affirmer. Comme l'on pourrait affirmer avec le plus grand sérieux: certaines femmes sont des harceleuses, certaines reluquent le mâle qui passe avec insistance quand d'autres n'hésitent pas, au travail par exemple et parce qu'elles ont un poste dominant, à harceler un ou plusieurs de leurs subalternes. J'en ai même connu une qui n'hésitait pas à agresser sexuellement les hommes qui lui plaisait. Imagine-t-on pourtant qu'on puisse, nous les hommes, se laisser aller au #Balancetasalope ? Le premier qui ainsi libérerait la parole des hommes serait cloué au pilori et qualifié de... harceleur par celles là même qui revendiquent le droit de balancer leur porc !

Quattro, devant ces histoires de harcèlement, faudrait voir aussi à se remettre un brin en question. Depuis des années, on a banalisé autant que faire se peut tout ce qui a rapport au sexe. On a totalement désacralisé le sexe. Le porno est en libre accès sur internet, on plante un plug anal géant ou un Domestikator en plein Paris (avec l'aval bien souvent de personnages se revendiquant comme féministes), des gamines (comme j'en ai vu ce matin) sont fringuées de telle façon qu'à côté d'elles Lolita passerait pour une nonne, l'avortement est devenu une simple formalité, etc, etc, etc... Et comment ne pas penser à ce débile " Osez le clitoris " ! Bref tout a été fait pour que les femmes obtiennent le droit d'être et de paraître comme elles le souhaitent. Tout a été fait pour que l'on puisse parler de cul sans passer pour un gros pervers ou une salope. Tout a été fait pour donner envie à tout un chacun l'envie de baiser quand et où il le souhaite. Le jeu de la séduction est devenu un banal argument commercial. En cinquante ans, nous avons fait exploser toutes les barrières de la retenue. C'était oublier que la chair est faible et qu'un pouième d'hommes et de femmes n'ont et n'auront jamais aucune notion de ce que peut être le respect de l'autre. En clair, toutes celles zé tous ceux qui, pour une raison valable ou pour une autre plus obscure ont facilité, voire encouragé, la banalisation du sexe et de la séduction portent, à mon avis, une part de responsabilité dans l'augmentation, exponentielle nous dit-on, des cas de harcèlements et / ou d'agressions sexuelles.

Enfin - et voilà qui n'a aucun rapport me dira-t-on avec la choucroute - quand on fait rentrer en Europe, en moins de deux ans, près de 1,5 millions de réfugiés, mâles en pleine forme et célibataires à 95 %, il ne faudra pas s'étonner que le nombre de cas d'harcèlements ou d'agressions sexuelles ait tendance à exploser dans les mois et années à venir. Mais sans doute ces cas là sont-ils moins banckable médiatiquement, ils ne seront pas le fait de... vous m'aurez compris.

#Balancetonporc, #balancetasalope, vous verrez que si comme moi cet emballement médiatique vous fatigue, dans huit ou quinze jours, on n'en parlera plus (jusqu'au prochain scandale) et celles et ceux qui souffrent ou auront souffert de ces maux d'aujourd'hui retourneront à leur solitude.

(NB: Pas de billet demain pour cause de déjeuner entre blogueurs à la capitale )

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

France, 2019.