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jeudi 10 janvier 2019

Dans ma tête, c'est le grand chamboule tout.



Si je ne suis pas contre un petit peu de bordel de temps en temps, j'ai toujours - enfin, disons, depuis très longtemps - été un fan de la police et de la gendarmerie;  j'aime que l'ordre règne et que l'autorité soit respectée. Que l'ordre règne, c'est à dire que personne ne m'emmerde quand je sors en ville, que je puisse aller et venir, quelque soit l'heure, en me sentant en sécurité, bref que ma liberté n'empiète sur celle de personne et que personne ne vienne empiéter sur ma liberté de me promener (ou de penser). Que l'ordre règne, c'est à dire que le fonctionnement de la vie de tous les jours ne soit pas altérée par des blocages, des grèves qui s'éternisent ou par une poignée de syndicalistes ringards (pléonasme) semant le chaos dans les transports en commun. Que l'autorité soit respectée, c'est à dire que quelque soit le détenteur légitime d'une autorité légitime, celle-ci ne puisse être discutée ou pis, remise en cause. Ainsi, l'élève turbulent qui ne respecte pas son prof: out !  Le gars qui fait un bras d'honneur à un flic: out ! Quant à celui, quelque soit son âge, qui brave l'autorité légitime tout en foutant le bordel en ville et en cassant du flic: au gnouf, direct !

C'est pour toutes ces raisons et quelques autres que, par exemple, je n'ai pas aimé les manifestations contre la loi Travail, que je n'ai pas aimé les zadistes de NDDL, que je n'aime pas les antifas, les pouilleux de Sud Rail, les blacks blocs, la France Insoumise et autres perturbateurs "endocriniens" de notre vie quotidienne. En clair, je soutiens la police, force doit rester à la loi, ordre républicain et respect de la légitimité acquise par le suffrage universel.

Et puis sont arrivés Emmanuel Macron et les gilets jaunes. Autant (ou si peu) pour me chambouler la tête.

Comment accepter et respecter un gars sorti de nulle part, aussi mal élu, arrogant, suffisant, hors-sol, inexpérimenté et supposé incarner l'autorité suprême ? Comment respecter une autorité dont on a du mal à croire qu'il puisse ramener l'ordre (sans parler du reste) ? Too much, trop difficile. Impossible. Et comment respecter ses sous-fifres dès lors que l'on ne respecte pas celui qui les a nommé.  Là aussi, impossible. Le premier pilier de mes convictions s'effritait. 

Les gilets jaunes auraient du m'énerver. Qu'ont-ils apporté depuis qu'ils se sont mis en branle ? Des perturbations à tous les niveaux de notre vie quotidienne, des violences, des destructions, une occupation médiatique quasi permanente; des perturbations qui feraient passer celles des grèves dures d'Air France ou des cheminots pour des chicailleries de cours d'école. L'ordre ne règne plus les samedis, l'ordre ne régnera pas samedi prochain. Et pourtant, je n'arrive pas à leur en vouloir puisque je les comprends ( les gilets jaunes, pas les casseurs) et que faute de participer, je les soutiens totalement. Et parce que j'ai vu la totalité de la scène en vidéo, je n'arrive pas à en vouloir vraiment à Christophe Dettinger.  Me voici soutenir "la chienlit". Le deuxième pilier de mes convictions, lui aussi, s'effrite.

Soutenir les forces de l'ordre, la police et la gendarmerie, cela devrait être. Mais là aussi l'effort est difficile. Comment les soutenir lorsque l'on constate, de visu, de quelle manière elles répriment le mouvement des gilets jaunes. Depuis quand n'avions nous pas vu lors d'un mouvement social une si sévère répression, autant de morts (12), autant de blessés et autant d'arrestations pour la plupart arbitraires ? Vous me direz, ils ne font qu'obéir aux ordres, certes, mais quelque autorité aurait ordonné expressément de viser à la tête ? Non, aucune. Réprimer ferme, certes, mais je n'ose pas croire que la chaîne de commandement ait pu ordonner de tirer au flashball, en tir tendu, délibérément, dans la tronche des gars d'en face. Je ne veux pas croire que les autorités ait pu permettre que les goldoraks de la police se déchaînent, sans ménagement, à coup de tonfas, de coups de poing,  de grenades de désencerclement et de gaz lacrymo sur des milliers de manifestants pour la plupart pacifiques (et non pacifistes comme on l'entend si souvent ces jours-ci). Les forces de l'ordre que je vois à l'oeuvre dans cette histoire de gilets jaunes ne me plaisent pas,  ce ne sont pas les forces républicaines que je chéris d'habitude, ce n'est pas la police que j'aime. Le troisième pilier, à son tour se lézarde.

Avouez que tout cela à de quoi tournebouler. Dans ma tête, c'est le grand chamboule tout.

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mercredi 17 juillet 2013

Pauvre flic !

Oui, sincèrement, pauvre flic...


On ne lâche rien, Veilleurs Debouts, le Tour pour tous, la Manif Pour tous, le mouvement ne semble pas trop faiblir malgré les vacances d'été. La répression, elle aussi, continue.

Folie passagère 1807.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 11 juin 2013

La Turquie d'Erdogan soutenue par Bruxelles ?


A l'aune de ce qui se passe en Turquie, doit-on poursuivre le processus d'intégration de celle-ci dans l'Union Européenne ?

Ben quoi, la question mérite d'être posée; parce que, que vous le sachiez ou pas, que vous ayez ou pas zappé l'info, la Turquie, superbe pays à très large majorité musulmane, sera un jour intégrée à l'Union. Le processus a été lancé, il y a quelques années. Sarkozy, plutôt hostile, avait freiné des quatre fers. Puis vint Pépère, le processus se trouve relancé. Chaque année, l'Europe, verse environ 100 millions d'euros à la Turquie pour l'aider à rentrer dans les cadres.

Dans la terminologie technocratique en cours à Bruxelles, pour qu'un nouveau pays adhère, il lui faut franchir un parcours d'obstacle composé de 35 chapitres. Ces chapitres concernent tous les aspects allant des infrastructures aux problèmes des particularismes régionaux. 13 de ces chapitres ont déjà été ouverts, le 14ème, sur les fonds régionaux, doit être ouvert, après déblocage de Pépère, fin juin.

Et bien même si comme moi vous êtes sidérés parce que qui  se passe là-bas: répression policière féroce, 4 ou 5 morts au compteur, islamisation rampante imposée par Erdogan, ... ressaisissons-nous et ne nous mettons pas la rate au court-bouillon, tout est normal...

A ce point normal que je vous mets au défi de trouver un quelconque responsable européen de premier plan ayant condamné fermement - appeler à la retenue n'est pas une condamnation - les méthodes d'Erdogan. Ce dernier a affirmé aujourd'hui qu'il ferait preuve de la plus grande fermeté vis à vis des manifestants et de ses opposants.

C'est assez curieux de voir comment cette Europe de Bruxelles est si prompte à défendre la démocratie et si silencieuse quand les principes mêmes de la démocratie sont foulés au pied soit par l'autoritarisme de dirigeants d'Etats membres, comme en Hongrie, soit par celui de postulants comme en Turquie.

Folie passagère 1751.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 19 décembre 2011

Pouvoir et répression, c'est si bon, si bon

C'est chouette les printemps arabes... Pour un peu, on pourrait croire qu'ils ne se sont jamais mis autant sur la tronche que depuis qu'ils ont viré les affreux jojos...


C'est sûr, ça donne envie de gerber.  C'est si bon le pouvoir que lorsque l'on le détient, on fait tout, absolument tout et n'importe quoi pour le conserver.



Et comme de toute façon, Egypte ou Syrie, tout le monde s'en fout ou  presque, pourquoi se priver...

C'est si bon, si bon...

Folie passagère 974.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.