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mercredi 11 janvier 2017

Atlantic Resolve: Les USA se préparent-ils à faire la guerre à la Russie ?

Débarquement de chars américains, vendredi dernier, à Bremerhaven, Allemagne
Peut-être ne le savez-vous pas mais en France, en gros, près de 60% des infos que reçoivent les gens passent par la télévision, les JT, et la radio, le reste, c'est internet, la presse, le bouche à oreille et les comptoirs de bistrots. Télévisions, radios et journaux ont d'énormes moyens pour récupérer les informations (agence de presse, reporters, correspondants,...) et normalement nous les retransmettre. Alors quand j'apprends un truc important que nul média n'a daigné nous transmettre, je me dis que c'est tout de même curieux mais et sans aucun doute volontaire.

Voyez, et c'est tout de même incroyable...

Alors que l'on nous bassine avec le méchant Trump, les primaires des gauchistes, le mondial de handball, les bijoux de la Castashian ou bien encore l'épidémie de grippe que Marisol semble découvrir, j'apprends que l'armée américaine, encore sous la responsabilité de Barack Obama, est entrain de procéder au plus grand déploiement de forces en Europe depuis la chute du mur de Berlin. 

Plus de 2 500 véhicules de combats et de soutien logistique (chars d'assaut, jeeps, obusiers, canons, porte-chars, porte-containers, remorques) ont été livrés en Allemagne tout début janvier avant d'être acheminés dans différents pays de l'est. Plus de 4 000 hommes pour la plupart issus de la 3e Brigade de la 4e Division d’infanterie américaine accompagnent ce mouvement de matériels. A terme, d'ici 9 mois, selon le journal allemand, Kieler Nachrichten, non démenti par les autorités allemande et le Pentagone, ce sont 2 000 chars d'assaut et plus de 100 hélicoptères qui se masseront sur le front de l'est, canons tournés vers Moscou, la Russie et, naturellement la Crimée. Si officiellement il s'agit d'un simple exercice, une manœuvre de l'Otan et de ses alliés, baptisée Atlantic Resolve en Europe comme il s'en fait régulièrement, et d'une on a jamais vu un tel déploiement depuis 1990 et de deux, les déclarations du colonel Todd Bertulis, directeur adjoint de la logistique du Commandement américain en Europe (EUCOM) à Stuttgart ne laissent aucun doute sur le véritable objectif de cette opération puisqu'il s'agit, selon lui d'installer "la puissance de combat nécessaire au bon endroit en Europe au bon moment, une force tournée vers l'est". Quant au Général Hobes, commandant en chef des forces américaines en Europe, il annonce la couleur: " Trois ans après que les derniers chars américains aient quitté le continent, nous devons les y remettre en réponse à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à l’annexion illégale de la Crimée". Une réponse tardive dans ce cas puisque la Crimée a été réinvestie par la Russie, il y a bientôt deux ans ! Le Général Hobbes, lors de la visite d'une école de logistique de la Bundeswehr a même conseillé à son auditoire: " [face à notre déploiement] les Russes se prépareront en conséquence; mobilisez-vous ! ". Et l'Allemagne de se mobiliser puisque pour la première fois depuis 1990, là aussi, l'Allemagne va augmenter les effectifs de son armée, investir 130 milliards d'euros sur 15 ans en matériels et fera passer son budget de la défense de 33,4 milliards à 39,2  d'ici 2020 (32 milliards pour la France en 2017) !

Ainsi donc, les USA sont entrain de reconstituer, tout à fait discrètement, un front à l'est et donnent tous les signes de vouloir en découdre avec les Russes à la première occasion et pas un mot de cela dans nos médias ! Pas un mot ! Les rares journaux qui en ont parlé se contentent d'évoquer une simple manœuvre militaire ! Avec 2 500 véhicules et 2 000 chars ???

Pas un mot et pourtant, même la France, junior partner, participe à ce renforcement militaire du front de l'est puisque notre armée de l'air a envoyé un escadron de Rafale en Lituanie dès le mois de septembre. Autant dire que cette soi disant manœuvre a été parfaitement orchestrée par les USA et préparée depuis un moment. Et comment ne pas être étonné du silence des médias sur cette gigantesque opération déclenchée à peine 3 semaines avant la prise de fonction de Donald Trump ? Un Donald Trump que l'on sait  et qui se dit plutôt favorable à la Russie de Poutine. 

Alors de deux choses l'une, soit les Américain jouent avec le feu, soit ils ont des informations leur permettant de croire que la Russie prépare un sale coup. Dans un cas comme dans l'autre, il devrait y avoir de quoi intéresser nos médias. Et pourtant, rien!

Quant à l'état de nos armées, je vous invite à lire le billet de Général Desportes intitulé " Un désastre militaire ". Edifiant !

Folie passagère 3418.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 13 décembre 2016

François Hollande, toujours plus ridicule sur la Syrie

Alep, cimetière des ambitions américano-sionistes en Syrie

Et dire qu'il va falloir encore supporter cela pendant 5 mois, 5 longs mois, 5 interminables mois... 

Un coup devant Angela, un coup devant des ONG, un coup devant le " responsable " de l'opposition syrienne, mais tout cela dans la même journée, voilà ce qu'a déclaré celui qui nous sert de Président, les bras m'en tombent:

" Les Russes seront responsables d'une situation qu'ils ont contribué à créer s'ils ne font rien pour permettre l'accès de l'aide humanitaire et je leur lance un ultimatum humanitaire. L'enjeu, c'est d'arrêter cette offensive (sur Alep), ces massacres et ces bombardements. La France doit être en première ligne et le sera. Si l'ultimatum n'est pas entendu, il y a des responsabilités qui devront être appelées. Il y a urgence. Nous devons agir, il faut agir, nous agirons. Le régime de Bachar al-Assad croit avoir gagné une partie alors qu'il a simplement gagné une horreur supplémentaire en reprenant la ville d'Alep. Il n'y aura pas d'impunité par rapport à ce qui se passe en Syrie. Il ne peut y avoir de solution sans cessez le feu."

On va quand même lui préciser à gros nigaud que, et d'une, ce ne sont pas les Russes qui ont commencé mais bien des opposants au régime en place. Poutine, au début, n'a  fait qu'assurer la sécurité de ses installations en Syrie, et de deux, l'enjeu n'est plus d'arrêter cette offensive, Alep-Est est quasi libérée par les forces du régime.

" Massacres et bombardements ", ben c'est pas joli-joli, c'est sûr, mais c'est la guerre et on ne fait pas la guerre en envoyant dans le ciel des ballons multicolores. Les curieusement dénommés " rebelles " ne font pas plus dans la dentelle que les forces du régime et de ses alliés. Les rebelles sont aidés par des puissances étrangères que pas grand monde ne veut nommer, le régime de Bachar est aidé par des puissances qui n'avancent pas masquées. L'horreur vient des deux camps qui ne s'épargnent pas et qui " profitent " d'une communauté internationale totalement impuissante et inopérante. L’exceptionnelle durée de ce conflit démontre, s'il le fallait encore, l'incapacité pour l'ONU de jouer l'un des rôles qui lui a été confié: le maintien de la paix dans le monde. Une énième réunion du conseil de sécurité aura lieu ce soir à 18h00, c'est bien.

Enfin, en ayant aidé et armé les " rebelles ", qu'on l'admette ou non, François Hollande a participé au massacre.

310 000 morts en 4 ans, nous répète-t-on à l'envie en oubliant de préciser le nombre de morts dans le camp des " méchants ".

On a synthétisé en nous parlant du massacre à Alep en s'efforçant de ne pas dire Alep-Est, seule une partie de la ville était assiégée, assiégée parce que les rebelles, une espèce d'agglomérat de forces syriennes rebelles au régime, de milices tribales et de djihadistes ont choisi eux-même d'en faire un camp retranché en se servant d'une bonne partie de la population civile comme otage ou bouclier.

Hollande, tout en reconnaissant " qu'ils sont les seuls à pouvoir améliorer la situation, lance un ultimatum humanitaire aux Russes et au régime afin d'obtenir l'ouverture de couloirs humanitaires ! Mais pour qui se prend-il ? Comment ose-t-il penser que Poutine et Bachar, sur le point de gagner,  puissent avoir un instant les chocottes devant ce genre de menace bidon; ils doivent se bidonner. " Des responsabilités devront être rappelées "... Président, c'est le gars qui s'est fait poisser sur un scooter et qui a été si nul pendant 4 ans au point d'abandonner, en premier, le navire en plein naufrage et il voudrait faire la leçon au tsar de toutes les Russie... On rêve ! " Il n'y aura pas d'impunité ! " Y compris pour les " rebelles " ? Guignol !

Se pourrait-il que tout ce vomi hollandais soit en fait uniquement destiné à la population française et à la communauté internationale, histoire de montrer que tout Président fini qu'il soit, il agit encore. Mais qui pour miser encore un calot sur ce looser ? Qui pour le prendre encore au sérieux, lui que même les américains n'ont pas voulu suivre en Syrie ? Personne. Guignol !

Tiens, au lieu de se ridiculiser avec la Syrie et d'émettre des vents qui puent sur la Russie, qu'il essaie donc de se rendre utile un instant, si tant est que cela soit possible: Qu'il nous explique donc, lui le chef de guerre, comment, malgré les dizaines d'avions déployés, les forces engagées sur le terrain et les satellites qui tournent sans relâche, quatre à cinq mille djihadistes ont pu reprendre sans coup férir Palmyre en Irak ? Marrant ça, non ? Mais personne n'a pu sérieusement nous l'expliquer pour le moment.

Encore cinq mois, cinq longs mois, cinq interminables mois...

Folie passagère 3387.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

mardi 29 mars 2016

Ça y est, François, Palmyre est libérée !


Le 13 mai 2015, les barbares de l'auto-proclamé Etat Islamique s'attaquaient à Palmyre; en moins de 15 jours, l'affaire fut pliée, le joyau de l'Antiquité tombait aux mains de Daesh. 

Le monde entier s'en offusqua et prit peur que Palmyre ne soit détruite. " Deux grosses larmes de crocodiles ont coulé sur les joues de Laurent Fabius et de François Hollande " et ce fut à peu près tout. Souvenez-vous, que disait-il Président à ce moment-là ?: " Nous devons agir, parce qu'il y a un péril pour des monuments qui sont inscrits au patrimoine de l'humanité et en même temps nous devons agir pour lutter contre Daech. Il s'agit aussi de trouver une solution politique en Syrie et c'est ce que fait la France et ce qu'elle fait depuis longtemps; tous les jours le groupe Daech mais aussi le régime se livrent à des combats et se livrent aussi à des pressions sur les populations civiles ". Voilà ce qu'il disait, autrement dit pas grand chose ou plutôt la même chose que ce qu'il dit sur tel ou tel sujet: " Il faut agir ".

Mais nous qui regardions cette bête à peine humaine de Daesh étendre peu à peu son emprise sur les territoires syriens et irakiens avions remarqué - il eut fallu être aveugle pour ne pas le voir - qu'aucune puissance internationale n'avait fait quoique ce soit pour empêcher l'EI de devenir le monstre que l'on connaît aujourd'hui. Washington, Londres et Paris se foutaient royalement de Palmyre. " Il faut agir " , my ass  ! Que valait Palmyre en regard d'une défaite tant espérée de cet affreux Bachar ? Rien. Nos trois mini-leaders n'avaient qu'un truc en tête: se défaire de Bachar, faire tomber Bachar. On, pardon, Président avait même fait parvenir des armes aux rebelles anti-Assad: Il fallait s'en débarrasser, le bombarder et pourquoi, j'exagère à peine, l'atomiser façon puzzle. Le monstre, depuis 4 ans, à l'époque, c'était Bachar, pas al-Baghdadi ! On allait voir ce qu'on allait voir, on allait " agir "...

Mon séant, disais-je plus haut, on n'a pas agi du tout. Et Bachar, seul pendant très longtemps, soutenu néanmoins par l'autre affreux, Poutine, s'est démerdé comme il a pu pour combattre à la fois la rébellion et l'EI. Et c'est comme ça qu'il y a un an, nous en étions déjà à plus de 150 000 morts: forces armées des divers camps opposés, civils, femmes et enfants. Autant de morts qui, finalement, n'avaient le don de nous émouvoir que le temps du passage des images dans les JT. Autant de morts qui donnaient l'opportunité à nos guignols de proclamer, régulièrement: on va se payer Assad ! 

Assad qui ne doit son salut qu'à sa détermination et aux soutiens russe, iranien et plus discrètement chinois.

Et puis l'EI, qu'à priori personne n'avait vu venir, est devenu ce qu'il est devenu. Alors, Président, il s'est fâché, un peu, s'est joint à la coalition internationale et a envoyé le grand Charles et quelques avions pour frapper, en principe, les troupes de l'EI. Oui, on a vu. Il a agi; cette même coalition qui a procédé, en deux ans, à 12 000 frappes aériennes avec les résultats que l'on connaît... Mais rien à faire Daesh continuait de progresser et Palmyre tomba. Il y a un an.

Tandis que Président et ses collègues se pignolaient pour savoir à quelle sauce ils mangeraient Assad, celui-ci se paya le luxe d'aller à Moscou voir Poutine, au moins deux fois, pour consolider les relations qui semblent lier étroitement les deux hommes. Et Poutine décida, lui, qu'il était vraiment temps d'agir contre... Daesh. Alors, il employa les grands moyens: plus de 5 000 hommes (dont 2 à 300 redoutables spetsnaz),  plus de 300 aéronefs de tous types et une douzaine de navires seront déployés en Syrie. A la russe, ils ne font pas dans le détail et tapent sur tout ce qui porte ombrage au régime de Damas. De septembre 2015 au 14 mars 2016, date de l'annonce du retrait des troupes russes de Syrie, l'aviation russe effectuera pas moins de 9 000 vols, 873 cibles "terroristes" sont détruites pour les seule journées du 1er au 3 février 2016.

Et tout ça finit par payer, Bachar reprend peu à peu les contrôle du pays et l'emprise territoriale de Daesh (et des rebelles) se réduit d'environ 20 à 40% selon les estimations.

Malgré l'annonce de son retrait, l'aviation russe continue d'effectuer une vingtaine de sorties par jour.Entre le 20 et le 23 mars, elle frappe plus de 150 fois dans la région de Palmyre quand, au sol, l'armée de Bachar el Assad, aidée du Hezbollah libanais et de spetznaz, se lance dans la reconquête de la ville.

Le 27 mars, Palmyre est délivrée de Daesh. Poutine et Assad ont agi. L'alliance syrio-russe a fonctionné et ne s'est pas embarrassée de discours bidons. Bref, ils ont fait le taf quand Président n'a guère levé plus d'un cil pour préserver du péril ces monuments qui sont inscrits au patrimoine de l'Humanité. Une victoire toute aussi stratégique que symbolique, donc. Comble du désastre pour Président et ses amis, leur inertie aura renforcé celui qu'ils s'étaient juré de pulvériser: Assad.

On ne s'étonnera donc pas du silence de Président. Deux jours après la chute de Palmyre, aucun dirigeant occidental ne s'est publiquement exprimé pour saluer le sauvetage de cette perle architecturale du Moyen Orient. Il y a un an, tous, absolument tous, s'étaient inquiétés d'une éventuelle destruction de Palmyre. Pignoufs !

Folie passagère 3115.
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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 5 octobre 2015

La Syrie, Assad, Daesh... et François Hollande qui n'a toujours rien compris...

Rappelez-vous, c'était il y a quelques jours à la tribune de l'ONU. Celui qui nous sert de Président avait déclaré à propos de la Syrie et d'Assad: " On ne peut pas faire travailler ensemble les victimes et le bourreau " puis d'ajouter " Assad est une partie du problème, il ne peut pas faire partie de la solution. Ce n'est pas parce qu'il y a un groupe terroriste qu'il y aurait une forme de pardon et d'amnistie pour le régime qui a créé cette situation ". Président affirmait ainsi haut et fort sa volonté que jamais Assad ne puisse de près ou de loin être soutenu par la coalition internationale en lutte contre Daesh. La voix de Président se devait de porter, il devait être entendu par le monde entier.

Et depuis, il a été entendu... Voyez donc avec ce petit tour d'horizon:

Le ministre espagnol des affaires étrangères, a déclaré: " Une des parties impliquées, c'est le gouvernement de Bachar al-Assad qui personnellement ne me plaît absolument pas (...) mais la paix se fait toujours avec les ennemis, il faudra négocier.

Le ministre autrichien des affaires étrangères Sebastian Kurz a également proposé que les puissances occidentales impliquent le président syrien dans la lutte contre le groupe Etat Islamique. 

L'affreux Erdogan qui tenait un meeting islamo-électoral ce week-end à Strasbourg, jusqu'ici farouche adversaire d'Assad, a déclaré que celui-ci " pourrait faire partie d'une période de transition dans le cadre d'une solution de la crise syrienne ". 

Malgré le jeu trouble de la Turquie dans le conflit civil syrien, l'Arménie a annoncé soutenir Assad.

Si Obama et David Cameron restent farouchement opposés à Bachar El Assad et ont réclamé maintes fois son départ, ils semblent avoir eux aussi évolué puisqu'ils ont, chacun de leur côté, annoncé qu'un calendrier prévoyant " éventuellement " un départ d'Assad pourrait être l'objet de négociations. Ce qui en langage commun peut être traduit par: Le départ d'Assad n'est plus une urgence.

Les ministres des affaires étrangères russe et américain ont annoncé que leurs militaires se rencontreraient pour mettre au point, non pas des opérations communes anti-Daesh, mais une organisation technique afin que dans le ciel syrien leurs avions ne se gênent pas mutuellement. La première réunion a eu lieu jeudi dernier.

L'Iran a annoncé vouloir s'engager, aux côtés des Russes, dans la lutte contre Daesh, possiblement par le biais du Hezbollah, et considère Assad comme un allié objectif pour éradiquer Daesh. Dès 2012, Le chef des unités d'élite de l'armée iranienne, Ghassem Soleimani, déclarait: " Nous soutiendrons jusqu'au bout la Syrie de Bachar El Assad".

Angela Merkel a quant à elle fait un superbe pied de nez à Président en déclarant jeudi dernier: " Il faut parler avec de nombreux acteurs, et cela implique Bachar al Assad, mais il y en a d'autres. "

Poussés par les diasporas syriennes locales, le Brésil, le Vénézuela et l'Argentine ne cachent plus aujourd'hui soutenir Assad, considéré dans ces 3 pays comme le seul rempart de protection pour les minorités religieuses.

La Chine a envoyé un porte-avion ( quand Hollande a fait rapatrier le Charles de Gaulle ) qui mouille maintenant à quelques encablures des côtes syriennes. Elle a annoncé vouloir prendre part à la lutte anti-Daesh aux côtés des Russes et confirme avoir fait parvenir des armes au régime de Damas. 

Les Russes ne font pas dans la dentelle et bombardent à tour de bras les positions de l'EI ( et sans doute aussi quelques positions rebelles ) avec, déployés en Syrie, 28 avions quand la France n'en a que 12 pour toute la région. Poutine n'a jamais caché qu'il soutenait le régime syrien et qu'une pacification de la région ne pouvait se faire " pour le moment " sans Assad. 

Etc, etc, etc... 

Bref, comme vous pouvez le constater, quoi qu'ait pu dire la semaine dernière notre Président à la tribune de l'ONU, le monde entier s'en fout royalement. Il peut continuer à rabâcher à qui souhaite encore l'entendre que Assad ne fait pas partie de la solution, Hollandouille n'est plus dans le mouv'; tous les grands dirigeants occidentaux et quelques autres semblent avoir enfin compris, parfois avec des motivations opposées, que l'éradication de Daesh comme la pacification de la Syrie ne pouvaient se faire sans Assad. 

Tous l'ont compris et l'admettent, parfois à demi-mots. Tous sauf un et il a fallu que cela soit le notre... Quelle pitié !

NB: à lire, en complément, pour ceux qui l'ont, l'excellent article d'Alexandre Adler paru dans le Figaro Magazine et intitulé: " L'inquiétant amateurisme de François Hollande. "

Folie passagère 2923.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 2 octobre 2015

Poutine au centre du jeu, claque diplomatique pour la France et les USA


Je trouve croquignolet ce qui se passe en Syrie...

L'affreux Poutine que les dirigeants du monde " libre " ont condamné puis mis à l'index à cause de l'Ukraine est entré en guerre contre Daesh en Syrie. A la demande, dit-il, de Bachar Al-Assad. 

Rappelons ici que Président avait, pour justifier l'intervention française au Mali sans mandat des Nations Unies, évoqué le même motif: C'est parce que le gouvernement malien l'avait appelé à la rescousse qu'il avait envoyé nos troupes là-bas.

La France et les USA frappent Daesh en Syrie sans mandat de l'ONU, sans qu'aucune résolution ait été adoptée et sans y avoir été invité par Assad. Ce qui techniquement, en droit international, serait illégal.

Et voilà donc Poutine se replaçant au centre du jeu. Les américains ont repris langue avec lui et ce qui nous sert de Président qui n'avait pas de mots assez sévères pour juger Poutine reçoit celui-ci aujourd'hui à l'Elysée.

Américains et Français, il y a quelques mois, annonçaient au monde entier qu'il fallait frapper Assad. Obama fit marche arrière, seul restait Président pour claironner régulièrement depuis que le régime syrien devait être anéanti.

Et puis Daesh s'est manifesté et a élargi son périmètre de nuisance malgré les 6 500 frappes aériennes de la coalition internationale en Irak, des Américains et des Français en Syrie.

Poutine, tranquillou, a avancé ses pions, renforçant peu à peu sa présence en Syrie. Aujourd'hui, il frappe Daesh quand les occidentaux nous disent qu'il en profiterait pour frapper des positions de l'Armée Syrienne Libre, rebelle au régime de Damas. Un peu comme les Turcs qui, sous couvert de frapper Daesh, bombardent allègrement et impunément les Kurdes sans que nul ne songe à les dénoncer publiquement.

Les américains et les Français ne sont donc plus ce qu'ils souhaitaient être: les maîtres du " jeu " en Syrie, les voilà obliger de faire avec celui qu'il jugeaient infréquentable il y a encore quelques jours.

C'est ce qui s'appelle prendre une claque diplomatique phénoménale, claque qui aurait pu être évitée si ils avaient accepté depuis des mois l'évidence: Lutter contre Daesh en Syrie ne peut se faire sans Poutine, et donc sans Assad.

Claque diplomatique, doublée d'une seconde: le premier ministre israélien Benjamin Nettanyahu a été reçu lundi en grande pompe par Poutine à Moscou. Au menu des discussions: la Syrie et l'Iran.

Et puisque nos Charlots sont maintenant dans l'obligation de faire avec Poutine, on imagine aisément que celui-ci négocie, et obtienne, une levée rapide de l'embargo infligé à son pays par le monde occidental suite à l'affaire Ukrainienne.

Marrant, ce matin, sur BFM, comme par hasard, un reportage nous montrait des réfugiés syriens, hébergés en France, qui disaient craindre que l'intervention russe en Syrie ne fasse que consolider Assad...

Marrant aussi de constater que quand 3 députés français de gauche se rendent à Damas, cela ne scandalise personne... on se souvient du tollé soulevé suite au voyage, à Damas, de Jacques Myard et de 2 autres parlementaires de droite...

En fait croquignolet n'est pas le bon mot, affligeant eut été plus approprié pour juger du comportement de la France et des américains vis à vis de Poutine sur les dossiers syrien et ukrainien.

Folie passagère 2920.
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mardi 29 septembre 2015

Mais que s'est-il donc passé à l'ONU hier ?


Puisque l'on nous avait dit que cette assemblée générale était importante, j'ai essayé de suivre ce qui s'y passait et je dois vous dire que je n'ai pas tout compris...

Obama a fait un beau discours, il a traité Assad de tous les noms d'oiseaux mais a quand même laissé entendre que lutter contre l'auto-proclamé Etat Islamique ne pouvait se faire sans Assad. Après, une fois le monstre terrassé - quand ? comment ? on ne sait pas - on réglerait le sort du tyran syrien. Il en a profité pour dire qu'il voulait, enfin, lever l'embargo sur Cuba; mais ça, on s'en fout.

Poutine, lui, droit dans ses bottes, a clairement dit qu'il n'y avait pas de solution là-bas sans recourir à Assad, incontournable. On sait maintenant, images à l'appui, que la Russie a déployé armes, soldats et avions en Syrie, ce qu'il n'a pu faire sans l'accord de Bachar. Les Russes devraient donc incessamment sous peu prendre part au conflit ou à la coalition internationale; mais en fait, on ne sait pas trop ce qu'il veut faire. Poutine a même ajouté qu'il n'y avait pas de lézard, l'Iran pouvait être aussi un allié de circonstance pour lutter contre l'EI.

J'ai cru comprendre que le Chinois, lui, ne voyait pas d'inconvénient à ce que Iran, Russie, Arabie Saoudite, Turquie, France et qui veut travaillent de concert pour lutter contre les méchants terroristes.

Les Anglais, je ne sais pas, sans doute suivront-ils les Ricains, comme d'habitude.

La Turquie devrait, en toute logique, continuer à prétexter la lutte contre Daesh pour bombarder les Kurdes dans l'indifférence générale. 

Quant à la France... La France... Ben, Président a parlé, sans doute encore tout émoustillé par sa rencontre, la veille sur un trottoir, avec les filles du Moulin Rouge... Il a dit qu'il fallait lutter contre le monstre, source de tous nos malheurs, mais qu'il ne fallait pas compter sur lui pour que Assad-le-bourreau de son peuple prenne part au combat et que la France combattrait Daesh (que cette andouille appelle Dache) tout en combattant Assad. Grosse marade tout de même quand il a confirmé que 6 n'avions à nous avaient bombardé un camp d'entraînement de terroristes grâce aux missions de reconnaissance qu'avaient effectuées les mêmes 6 avions, 5 Rafale et un Mirage, pendant 15 jours. 15 jours pour trouver un camp d'entrainement que les américains et les anglais, présents depuis des mois, n'auraient jamais repéré ! On se marre ! Camp d'entraînement qui, à priori, était vide... On se marre mais au moins Président a-t-il eu la satisfaction de pouvoir dire au monde entier que lui-la-France était capable de prendre part à l'éradication de Dache tout seul comme un grand. La grandeur de la France retrouvée... carrément, le gars ose tout !

Bon, ils ont tous aussi, plus ou moins, parlé du climat qui se réchauffe à cause de l'Homme et toussa mais visiblement, à part pour notre grand homme à nous, et dans une moindre mesure pour Obama, ce n'est pas le sujet qui semblait passionner les foules.  Mais Président a dit qu'il allait lâcher 5 milliards pour la cause ! Il semblerait qu'il n'y ait que lui pour savoir où il allait dénicher ces 5 milliards...

La question des réfugiés a aussi été évoquée, pas vraiment par Poutine qui s'en tape, mais par Obama et Président. Le Premier a dit qu'il allait faire des efforts pour en accueillir quelques uns et le second a dit qu'il fallait que tous les pays du monde se donnent la main pour gérer et, qui sait, solutionner le problème. Un vrai bisounours !

Et puis voilà, la journée fut bien remplie à New York, les lampions s'éteignirent et l'on se pose encore la question, ce matin, de savoir à quoi cette grande messe a servi et à quelle sauce Assad et Daesh seraient mangé demain.

Daesh qui dans son coin doit bien se marrer en constatant, comme nous nous le constatons atterrés, l'inertie de la communauté internationale...

Folie passagère 2917.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 31 juillet 2015

Une question d'honneur ! ( lettre ouverte au Président de la République )


" Monsieur le Président de la République,

Vous vous apprêtez à prendre une décision définitive sur la livraison des BPC Mistral que la Russie a commandé à la France il y a maintenant quatre ans.

Cette décision marquera votre quinquennat et engagera la réputation de notre pays. Elle aura des conséquences capitales sur notre relation multiséculaire avec la Russie, partie intégrante de la civilisation européenne, notre alliée au cours des deux guerres mondiales, aujourd’hui partenaire naturel et incontournable pour étouffer ce brasier du Proche-Orient qui nous menace.Cette décision dira au monde si la France reste ou non un grand pays, fier de ses savoir- faire, de son indépendance et fidèle à son Histoire. 

La décision russe de commander ces deux bateaux multifonctions à la France, pays pourtant membre de l'OTAN, témoignait d’une confiance particulière envers la patrie du général de Gaulle. Cette commande a permis de sauver les chantiers navals de Saint-Nazaire, des milliers d'emplois et un savoir-faire exceptionnel. C’était la démonstration de la volonté russe d’élargir la coopération à de nouveaux domaines liés aux hautes technologies. Elle donnait à la France la perspective de devenir un partenaire industriel majeur de la Russie, le seul pays industriel où nous détenions, avant les ineptes sanctions européennes, une part prépondérante de parts de marché dans les hautes technologies, l’aéronautique et le spatial. Cette commande a permis à des centaines de marins russes, à la conduite exemplaire, d’être formés pendant des mois en France et qui véhiculeront à l’avenir l'image qu'il vous appartiendra de donner de notre pays.

Ce contrat de 1,2 milliard d'euros est une remarquable réussite industrielle et a permis à des dizaines d’entreprises françaises et russes de coopérer harmonieusement et efficacement, laissant ainsi présager l'intérêt mutuel et le potentiel de la relation franco-russe. Aujourd’hui ces bateaux sont prêts, ils sont à quai, ils sont aux normes russes et portent les beaux et glorieux noms de Sébastopol et Vladivostok.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra alors expliquer aux Français pourquoi la France va perdre plus d'un milliard d'euros directement et des milliards indirectement alors que le système des sanctions européennes ne concerne pas ce contrat. Un milliard, c'est plus que le gâchis de l'écotaxe. C’est plus que la baisse des allocations familiales pour les classes moyennes mise en œuvre cette année. Un milliard à l’exportation, ce sont des milliers d'emplois hautement qualifiés,si précieux dans un contexte de chômage endémique. Certes, ce milliard pourrait, par quelques tours de passe-passe, n’apparaitre dans les comptes publics qu'après 2017. Mais dans tous les cas, c’est la France qui paiera, demain ou après-demain.

Si vous décidiez de na pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer au monde que la parole de la France peut être remise en cause en cas d’alternance, lorsque les nouveaux dirigeants sont plus sensibles aux pressions de pays qui eux ne transigent jamais sur leurs intérêts nationaux.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux Français pourquoi vous avez choisi de conditionner cette vente à un contentieux russo-ukrainien qui n'a rien à voir avec ce sujet. Ces bateaux ne changent strictement rien à l’équilibre des forces, leur livraison ou non n’a pas la moindre influence sur les positions de la diplomatie russe et tout le monde prend conscience aujourd’hui que c’est bien le gouvernement de Kiev qui bloque le volet politique de Minsk 2.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer peut être un jour aux Français pourquoi des bateaux semblables, baptisés également Sébastopol et Vladivostok sortiront des chantiers navals russes, grâce à nous mais sans que nous n’en ayons perçu le moindre bénéfice économique.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux ouvriers , techniciens et ingénieurs le sens que vous donnez à la valeur travail quand il faudra casser ce qui a été construit pour rendre aux Russes leurs équipements installé à bord et cela aux frais des contribuables français.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra tout au long des prochaines années expliquer aux Français de ce que vous allez faire de ces deux navires invendables en l’état et dont l’entretien à quai coutera plus de 5 millions d’euros par mois.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquer aux Français pourquoi vous avez choisi de pousser au divorce entre les deux parties de la civilisation européenne, confirmant ainsi la faute politique de votre absence à Moscou aux cérémonies du 70 ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme pour laquelle le peuple russe a sacrifié plus de 25 millions des siens.

Si vous décidiez de ne pas livrer ces bateaux, il faudra expliquez aux Français pourquoi vous refusez de coopérer avec la Russie, alors que vous vous enorgueillissez de vendre de armes offensives à des régimes obscurantistes qui nourrissent idéologiquement et matériellement le terrorisme islamique.

Monsieur le président, à la veille d’une décision historique, je rappelle à votre mémoire les paroles du général de Gaulle : "Pour la France et la Russie, être unies, c’est être fortes, être désunies, c’est être en danger ".

Au plus fort de la guerre, le chef de la France libre avait constitué l’escadrille Normandie-Niemen. 70 ans plus tard, chaque Russe la garde en mémoire comme le glorieux symbole de l’amitié entre nos deux pays. Il serait affligeant que pour les décennies à venir, vous laissiez se substituer à ce symbole le refus de livraisons de Mistral. "

Tribune de Nicolas Dupont-Aignan, député de l’Essonne, président de Debout la France et de Thierry Mariani, député des Français de l’Etranger, Les Républicains, publiée sur le site Atlantico, le 31 juillet 2015.

Le seul truc qui déconne dans cette tribune que j'approuve de A à Z, c'est que des gens comme Thierry Mariani ou Nicolas Dupont Aignan puissent croire un instant que ce qui nous sert de Président ait un tant soit peu d'honneur...

Folie passagère 2864.
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lundi 27 juillet 2015

Crise agricole: Les éleveurs tapent-ils au bon endroit ?


Malgré les annonces gouvernementales, les éleveurs continuent de mettre un peu le bazar partout; preuve s'il en est que les réponses apportées par les autorités ne conviennent pas: normal, me direz-vous, cautère sur jambe de bois n'a jamais servi à rien. Ceci dit, il  y a deux trucs qui me chiffonnent.

Le premier, c'est que j'ai beau comprendre parfaitement les éleveurs, il y a certaines méthodes que je n'apprécie pas tant elles pourraient être celles de bandits de grands chemins ou tout au moins de vandales sans scrupules. A midi, on nous montrait des éleveurs en colère arraisonner deux camions espagnols et piquer les 40 tonnes de mandarines pour aller le refourguer, nous a-t-on dit, aux restos du cœur. Personnellement, je n'ai rien vu d'autres que des gars entrain de voler un chargement, le fruit du travail d'autrui et en disposer comme bon leur semblait. Ailleurs, deux camions transportant du lait piratés, il n'y a pas d'autres mots, et la cargaison, des milliers de litres de lait, déversée sur la chaussée. Du vol, ni plus, ni moins. Les transporteur faisaient leur boulot, des gens avaient travaillé pour faire pousser ces fruits, les cueillir et les expédier et les voilà dépossédés d'une partie de leur gagne-pain. Des agriculteurs avaient élevés des vaches pour produire du lait, les voilà eux aussi volés. Qui paiera  le manque à gagner ? Ailleurs encore, nous avons vu des éleveurs se permettre d'interdire l'accès à notre territoire à plus de 300 camions étrangers sans que cela ne pose de problèmes à personne. Depuis quand, jusqu'à quand, va-t-on tolérer que des gens, souvent téléguidés par des syndicats corporatistes, et au motif qu'ils sont en colère, mettent ainsi le bronx, s'érigent le droit de décider qui peut ou ne peut pas rentrer sur notre territoire et commettent en toute impunité ce qui n'est rien d'autre que du pillage, de la destruction de biens d'autrui ou du vol ?

Alors, vous me direz, s'ils en arrivent à de telles extrémités, c'est parce qu'ils n'en peuvent plus et qu'ils n'ont pas d'autres moyens pour se faire entendre. Soit. Mais en ce cas, ce n'est pas au travail et la liberté de circuler des autres qu'il faut s'en prendre, mais bien à ceux qui ne les ont pas entendu, en l'occurrence, le gouvernement. Alors, qu'ils s'en prennent au gouvernement ! Qu'ils pourchassent les ministres en déplacement ! Qu'ils sifflent et huent Président et sa clique ! Qu'ils déversent leurs tonnes de gravats ou de fumier dans les préfectures ou devant Matignon et l'Elysée. Nos z'élites auront ce qu'elles méritent... si tant est que les éleveurs aient le courage de s'en prendre à " aussi " forts qu'eux. Et que dire des autorités qui laissent faire de crainte que la situation s'envenime sur nos routes et à nos frontières. D'un côté des fouteurs de merde, avec des tonnes d'excuses, certes, de l'autre des autorités et un gouvernement qui laissent faire... Voilà qui me chiffonne...


Le deuxième truc qui me chiffonne dans cette crise agricole, c'est ce que le gouvernement prend bien soin de ne pas mettre trop en avant; et je suis même surpris que les éleveurs ne le fassent pas plus eux aussi: Il s'agit des conséquences de la crise ukrainienne... Pour punir Poutine, l'UE, et donc le gouvernement français, a décidé de sanctionner la Russie. En réaction, et bien naturellement, Poutine a décidé de mettre en place un embargo sur bon nombre de produits agricoles. Dont, par exemple, le porc. Selon le ministère français des Affaires étrangères: " En 2014, les mesures de rétorsion russe ont provoqué une diminution de 23 % des exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires qui s’établissent à 586 millions d’euros contre 760 millions en 2013 ". Selon NOS douanes, pour les 5 premiers mois de 2015, les ventes françaises de produits transformés à base de viande ont reculé de 73 %, passant de 20 à 5 millions d’euros, et celles de produits laitiers de 78 %, de 37 à 8 millions. Non seulement cet embargo russe pénalise nos exportations mais compte-tenu qu'il s'applique à toute l'Union, il a stimulé la concurrence entre pays européens: chacun cherchant à écouler ses productions en pratiquant, si nécessaire, dumping et versements d'aides à ses agricultures nationales. C'est donc la double peine pour les filières d'élevage françaises: les voici confrontés à une réduction de leurs débouchés à l'exportation vers la Russie et à une concurrence accrue, voire sauvage, de nos propres partenaires européens ! 

Qui sait par exemple que pour le porc, l’embargo coûte 20 centimes du kilo aux éleveurs français. Or, le débouché russe était d’autant plus intéressant qu’il permettait de vendre des abats et autres pièces grasses qui n’intéressent pas forcément les autres marchés internationaux. Et nos éleveurs de porc de se battre et bloquer les routes pour obtenir 5 à 6 centimes de hausse ! Qui sait que cet embargo a provoqué un report des exportations des autres gros producteurs laitiers comme l’Allemagne, la Hollande ou la Finlande et a fait plonger le cours du beurre et du lait en poudre de 30 % au niveau européen ?

Et nous de nous poser la question de savoir si le gouvernement français (et l'UE), lorsqu'il a approuvé les sanctions contre la Russie, a bien mesuré l'ampleur des répercussions de celles-ci. Parce que oui, il y a bien une crise énorme dans les filières françaises d'élevage, une crise structurelle qui mériterait bien des Etats Généraux de la profession, mais cette crise structurelle s'est doublée et aggravée soudainement, par la simple volonté de nos dirigeants, d'une crise conjoncturelle directement liée à ces fumeuses sanctions, crise pour laquelle nos éleveurs, pour le coup, n'ont aucune responsabilité ! N'est-ce pas là une raison de plus, voire suffisante, pour que nos éleveurs, au lieu d'emmerder ou de dévaliser les lambdas qui passent, s'en prennent avec force à ceux qui ont une large responsabilité dans leurs malheurs à savoir Président et son gouvernement ?

Il est temps que les agriculteurs tapent au bon endroit !

(NB: Pour les chiffres annoncés, sources: Association française de la transformation laitière (Atla), Fédération nationale porcine (FNP), La Croix, Ministère des Affaires Etrangères )

Folie passagère 2859.
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vendredi 24 juillet 2015

Dix parlementaires français " libres " en Crimée

Le parlementaire de Crimée Vladimir Konstantinov (à gauche) avec son homologue français Thierry Mariani le 23 juillet 2015 à Simferopol 

Nous sommes en démocratie, nous dit-on; dès lors, les parlementaires sont les représentants du peuple et à ce titre, ils sont libres d'aller ou bon leur semble. Ils sont ( ou tout de moins devraient-ils l'être ) les yeux et les oreilles de ceux qui les ont élus. Ne pouvant se contenter des discours officiels et parce qu'ils bénéficient de quelques facilités dont ne disposent pas les citoyens lambda, ils se doivent d'aller sur le terrain constater de visu ce qui se passe, que ce soit en France ou à l'étranger. Aucune loi et règlement ne restreint à ce jour les déplacements de nos représentants. Ils peuvent même, à l'improviste et sans prévenir qui que ce soit, débarquer dans la plus infâme de nos prisons...

Ces droit de visites et de libre circulation semblent encore plus nécessaires lorsque à propos de telle ou telle situation, les versions des autorités en place ne semblent pas recueillir un consensus largement majoritaire dans la population.

Et c'est exactement ce qui se passe depuis quelques temps. Il y a peu, 4 parlementaires français, 3 de droite et un socialiste, faisaient le voyage à Damas pour voir ce qu'il s'y passait, de visu, et rencontrer Bachar El Assad. Cette visite, financée sur leurs fonds propres, fut sévèrement critiquée par la gauche: On ne fraye pas pas avec l'ennemi désigné par Président. Plus récemment, c'est le député Poisson (PCD) qui lui aussi rendit visite à Assad. Là aussi la visite, peut-être moins médiatique que la précédente, fut sévèrement critiquée par la gauche, le président de l'Assemblée Nationale et Fabius.

Et rebelote ces jours-ci avec la visite d'une dizaine de parlementaires français en Russie et en Crimée. Crénom, en Crimée ! En terre ukrainienne " annexée " par l'affreux Poutine ! Voilà qui devait forcément rester en travers de la gorge de tous ceux qui soutiennent l'Ukraine de Porochenko ! L'hystérique de Matignon s'insurge, Fabius monte au créneau en se disant " choqué " et invoquant une violation du droit international, Bruno Le Roux aboie et Bartolone aura tout fait pour les en dissuader; sans succès. Tout juste si ces parlementaires français ne sont pas accusés de collaboration avec l'ennemi ! Tous d'évoquer que cette visite sera inévitablement, localement, utilisée à des fins de propagande par Moscou et les séparatistes. Possible, localement... Je doute néanmoins que des gens comme Thierry Mariani ou Jacques Myard, vieux habitués de ces voyages " pouvant nuire à la diplomatie de leur propre pays " se laissent abuser par ce qu'ils verront ou ce qui leur sera donné de voir; pas des perdreaux de l'année ces deux-là !

Et oui, cela ne plait pas à Président et à sa clique de voir des parlementaires " libres " aller directement au contact, sur le terrain, se rendre compte par eux-mêmes car refusant de se satisfaire de la seule position de l’Exécutif. Tout le problème, c'est que ces visites non avalisées par la Socialie se multiplient: Pas moins de trois en moins de trois mois, deux en Syrie, une en Crimée. Le dernier précédent remontant à ... 2002 avec la visite de 3 députés français en Irak, députés qui n'étaient pas convaincus par le discours ambiant sur la détention par Saddam Hussein d'armes de destruction massive. Hollande, alors premier secrétaire du PS, jugea cette initiative " étrange et stupéfiante " !

Ces visites révèlent néanmoins deux choses choses importantes: La première, et pour reprendre ce que disait Hollande en 2002, c'est qu'elles montrent que " les parlementaires manquent d'informations sérieuses et fiables " sur la situation en Syrie ou en Ukraine, le même Hollande qui suite à cette même visite de 2002 réclamait un débat parlementaire pour éclairer la représentation nationale ! La deuxième chose importante, c'est que ces voyages non autorisés révèlent au monde que la diplomatie française, domaine bénéficiant généralement d'un consensus politique large, est de plus en plus contestée par la représentation nationale, donc par les Français. Comment pourrait-il en être autrement... quand on se souvient des déclarations fracassantes mais dénuées d'effets de Président et de Fabius sur la Syrie ou sur l'Ukraine ...

Non, non, monsieur Le Roux, contrairement à ce que vous éructez, ce n'est pas une honte que dix parlementaires se rendent en Crimée sans avoir le moindre rapport avec les autorités ukrainiennes.Ce n'est pas une soumission à la Russie de Poutine et ce n'est pas une une honte pour le Parlement français. C'est tout à l'honneur de ces députés " libres " que d'aller voir par eux-mêmes ce qui se passe ailleurs. Que cela vous plaise ou non.


Folie passagère 2856.
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lundi 1 juin 2015

BHL, Bartolone, Le Roux, Hollande, Poutine et nos 26 200 nouveaux chômeurs...


Qu'ils sont drôles ! Pathétiques, ridicules ou stupides ! Au choix, l'un n’excluant pas l'autre ! Les voila, nos progressistes atlantistes pro-Poroschenko et anti-Poutine pavloviens s'offusquer d'une liste noire de 89 noms de personnes interdites de séjour en Russie par le tenant du Kremlin.

Ben quoi, lorsque l'Occident, trop pas content de la politique de Poutine vis à vis de l'Ukraine, prend des sanctions économiques contre la Russie, quitte à pénaliser ses propres économies nationales, et dresse une liste de 90 ruskoffs (et 20 entités, entreprises, banques, institutions) interdits de séjours à l'Ouest, tout le monde trouve cela normal. Et Vladimir n'aurait pas le droit, en réaction, de faire de même ? Toi qui me lis, laisserais-tu entrer le loup dans la bergerie, le renard dans le poulailler ou l'islamo-terroriste dans Notre-Dame un dimanche ? Non ! Et bien Poutine fait de même. Il décide de ne pas laisser rentrer ceux qui lui crachent dessus, ceux qui crachent sur son peuple; peuple qui, à 80%, le soutient. C'est aussi simple que cela. BHL vomit Poutine et bien Poutine vomit BHL. Poutine interdit Bruno Le Roux de séjour ? Non mais ! Mais qui accepterait de se laisser mordiller les chevilles par un vulgaire roquet socialiste ? Personne. Donc Le Roux est interdit de séjour. Et cette andouille de Bartolone qui menace d'annuler la visite d'une délégation de parlementaires français si Le Roux ne peut pas s'y joindre ! Poutine doit se marrer : une menace de boycott venant du parrain du 9-3 , non mais ! 

Et cette andouille de représentant de la diplomatie européenne qui déclare: " Nous considérons cette mesure [la liste en question] comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l'absence de toute clarification ultérieure et de transparence. " Parlons-en d'arbitraire et de transparence ! Pourquoi cette même union européenne ne dresserait-elle pas, publiquement, le bilan de ce que coûte à nos économies les sanctions prises contre la Russie. Au bas mot 24 milliards d'euros ! Pourquoi est-il impossible de trouver la moindre trace de ce que coûte précisément à notre pays, la France, ces sanctions ? Sans compter cette ridicule histoire de Mistral laissés en cale à Saint Nazaire... Pourquoi cette même UE ne se désolidarise-t-elle pas de ce gouvernement ukrainien qui compte en son sein néo-nazis et ultra-nationalistes que ne renierait pas Aube Dorée ? Et BHL, pourquoi se tait-il à ce sujet ? Il y aurait de bons extrémistes dès lors que ceux-ci seraient opposés à Poutine et de mauvais lorsque ceux-ci s'appellent Le Pen, Aube Dorée ou UKIP ! Il pouvait bien pérorer sur Maïdan le BHL, sans doute la sono était-elle trop forte pour qu'il entende les snipers des bataillons Azov tirer sur les contre-manifestants. Alors que nos dirigeants se fendent de beaux discours sur la liberté d'expression, aucun d'entre eux ne s'est offusqué de l'interdiction émise du jour au lendemain par Kiev de parler le russe dans l'est du pays, là où 90% de la population le parle depuis toujours. Pourquoi ne s'offusque-t-on pas des meurtres en série d'opposants au régime de Kiev ? Et parmi tous les meurtres bizarres commis en Ukraine et en Russie, pourquoi BHL ne se souvient-il que de celui de Boris Nemstov ? Tartufes et hypocrites !  

Alors certes Poutine n'est pas un grand démocrate, nous le savons, mais qui se souvient de la Russie d'avant Poutine lorsque parvenant au pouvoir, il remit debout un pays sinistré ? J'ai été en Russie avant Poutine, j y ai été après, j'ai vu la différence et le peuple russe sait rendre grâce à Poutine pour le travail accompli. Sans doute parce qu'il a su redonner du lustre et de l'aplomb à un pays en plein naufrage, sinistré par soixante dix ans de socialo-communisme... 

Vous l'avez compris, le méchant c'est forcément Poutine et les gentils, forcément nous, les occidentaux. Possible. J'aurai tendance à penser que si nous sommes les gentils, nous sommes surtout de parfaits crétins pour n'avoir pas su, depuis la chute de l'URSS et depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir, concevoir une véritable politique étrangère de partenariat avec la Russie. Et pourtant, en regardant vers qui la Russie se tourne aujourd'hui, nous devrions comprendre ce que nous allons perdre en le stigmatisant. L'Europe et les USA, 900 millions d'habitants, diabolisent Poutine quand la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud, 2,5 milliards d'habitants, ne passent pas une semaine sans signer des accords commerciaux et autres partenariats financiers et de développement. Sommes-nous assez riches et en si bonne forme pour que nous puissions nous passer de tout cela ? Pitoyable politique étrangère de l'UE, toute inféodée (sauf l'Allemagne qui continue en loucedé de commercer avec la Russie) aux USA. 

Pour l'année 2013, les exportations  de l'UE vers la Russie représentaient 120 milliards d'euros faisant de la Russie le quatrième partenaire de l'Union. A fin février 2015, les sanctions économiques imposées à la Russie représentaient une perte de 21 milliards d'euros pour l'ensemble des économies européennes, 24 milliards à fin mai. Combien à fin décembre ? Pourquoi chaque mois, lorsque l'Insee nous balance les sinistres chiffres du chômage, encore en hausse à fin avril, le gouvernement ne communique-t-il pas sur le manque à gagner pour notre économie " généré " par ces sanctions ? Le bon peuple n'a pas à savoir, j'imagine... 

En attendant, sur 1 an, à fin mars 2015, la Russie voyait son PIB diminuer de 1,6% quand celui de l'Ukraine s'effondrait de 17 % !  Visiblement si les sanctions imposées à la Russie nous pénalisent, elle ne pénalisent pas tant que cela le royaume de Poutine et toutes les aides que nous versons à l'Ukraine ( 3 milliards en 2014 et 2015 pour l'UE + une ligne de crédit de 14 à 18 milliards via le FMI ) semblent  ne pas profiter à l'ukrainien moyen... 

Que Bartolone n'aille pas en Russie, et alors, qui donc là-bas s'en offusquera ? Personne. 

Et pendant que Poutine reçoit en grande pompe Giscard sans qu'aucun de nos tartufes ne s'en offusque, en France, en avril, 26 200 nouveaux chômeurs ont franchi le seuil de Pôle Emploi... et Président reçoit aujourd'hui, en son palais, quelques personnalités du show-business.

Folie passagère 2791.
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France, 2019.