mercredi 20 septembre 2017

A propos des Rohingyas: Idéologies et approche victimaire...

On nous dit, à grands renforts d'images terribles, que les Rohingyas se font massacrer et fuient la Birmanie par centaines de milliers. C'est vrai mais ce n'est pas aussi simple qu'on voudrait nous le faire croire. Voyez-vous, moi, les conflits qui médiatiquement sortent comme cela du jour au lendemain, ça me travaille, je me dis qu'il y a un loup même si pour une fois rien ne semble flou. Alors, j'ai lu plein de trucs sur ce conflit jusqu'à tomber sur l'article qui suit et qui me semble être la meilleure explication sur ce qui se passe là-bas, vision qui bien évidemment n'est pas celle de nos médias et encore moins celle de notre Président jupitérien (cf. son discours à l'ONU). Prenez le temps de le lire, vous aurez un autre regard sur les Rohingyas, ce conflit et la manière dont il est traité par les médias et certains...

(Manifestation pro-Rohingyas à Dacca (Bengladesh),
par les partisans du mouvement islamiste Hefazat-e-Islam)
" Rohingyas : idéologies et approche victimaire

L’ennui avec une idéologie, quelle qu’elle soit, c’est que son approche de la réalité est rarement conforme avec les faits. Lénine disait qu’il n’y avait que deux idéologies, l’idéologie bourgeoise ou l’idéologie socialiste (1). En cela, comme sur d’autres points d’ailleurs, il avait tort. Il y en a une troisième : l’idéologie de l’Islam militant ou islamisme. Ainsi Jules Monnerot avait-il bien raison de dire que l’Islam serait le communisme du XXème siècle (2). Cette affirmation se révèle et se constate tous les jours. L’actualité nous en donnant des éléments à flot constant. Pour l’illustrer, nous nous pencherons sur ce qu’il se passe en Asie du Sud-Est, précisément au Myanmar, l’ancienne Birmanie. 

Le grand public a découvert ces dernières années et plus encore ces derniers mois, une minorité dont elle ignorait jusqu’à lors l’existence : les Rohingyas. Minorité ethnique et religieuse, elle est une de celles qui composent l’ensemble des habitants du Myanmar, avec la majorité Birmane bouddhiste. Malheureusement, ce public approche le conflit en question, par les informations qui lui sont données, de façon tronquée ; l’explication qui lui est donnée est monocausale. Rien n’est plus faux, surtout en matière géopolitique.

Un tiers exclu

Les Rohingyas sont un sous-groupe du peuple bengalais situé sur le territoire de l’actuel Myanmar suite aux affres de la colonisation britannique. Les Britanniques ayant utilisé les Rohingyas dans la répression contre les Birmans, que ce soit lors de la conquête de ce qui allait devenir le Raj britannique ou au moment de l’indépendance birmane, cette minorité n’a jamais été considérée par la quasi totalité des habitants de la Birmanie (puis du Myanmar) comme faisant légitimement partie des peuples constituant la « nation birmane ». Des groupes ethniques, le Myanmar en compte de nombreux - pas loin de 130 (3) - et pas toujours en sympathie avec le pouvoir de la capitale actuelle, Naypyidaw (4). En effet, que ce soit avec les Chans, les Chins, les Karens bien sûr, de nombreux conflits ont émaillé les rapports avec le pouvoir en place depuis l’indépendance en janvier 1948, notamment sous la junte militaire entre 1962 et 2011 et ce jusqu’à aujourd’hui. 

Les Rohingyas ne parlent quasi exclusivement que le Bengali, et ne sont ni intégrés et encore moins assimilés à leurs compatriotes bouddhistes. Depuis longtemps discriminés et persécutés dans le pays (ils n’ont pas le droit de sortir du Rakhine, n’ont pas de papiers d’identité), ils ne sont pas véritablement des citoyens mais ont le statut d’« associés » à la Birmanie ; bref, ils sont dans une situation bien plus difficile comparativement aux autres minorités ethniques ou religieuses, elles mêmes souvent persécutées. 

Géographiquement, les Rohingyas se regroupent à l’Ouest du Myanmar, près de la frontière avec le Bangladesh, dans le Nord de la province de l’Arakan (Etat de Rakhine), en un territoire ouvert sur le Golfe du Bengale. Ils constituent une des minorités dans la dite province, face aux Arakanais (bouddhistes) majoritaires. 

Minorité ethnique, les Rohingyas sont aussi une minorité religieuse en ceci qu’ils sont musulmans. C’est là qu’intervient l’approche idéologique du conflit (dont nous parlions au préambule), c’est là que les faits sont travestis, que s’ouvre le Story telling. Alors que l’on nous présente le conflit sous un angle exclusivement religieux (gentils musulmans contre méchants bouddhistes), nous pourrions dire en utilisant un terme de juriste, que l’Islam n’est en définitive pas le « fait générateur » du conflit. En effet, il y a d’autres fortes minorités musulmanes au Myanmar : il y a ceux d’origine indienne et ceux d’origine chinoise (Panthays). Or, que constate-t-on ? Que ces deux autres minorités musulmanes du Myanmar n’ont aucun souci d’intégration et qu’elles ne font pas l’objet de discrimination et de mépris de la part du pouvoir et/ou de la population du Myanmar, qu’il n’y a pas de conflit de la nature dont sont partie prenante les Rohingyas. Ainsi, présenter ce qui s’y passe sous l’angle d’une minorité musulmane opprimée du fait seul qu’elle professe l’Islam ne tient pas la route. Par contre, ceux qui ont un intérêt particulier à ce que le conflit soit perçu de la sorte sont les idéologues : les islamistes et les mondialistes. 

Les islamistes 

Les premiers idéologues sont les islamistes, qu’ils soient locaux (Rohingyas, Bangalais), régionaux (du Sud de la Thaïlande, de Malaisie, des Philippines et d’Indonésie) et aussi bien sûr, ceux de la mouvance islamique pro-califat (Al-Qaida, Etat Islamique, Hizb-ut-Tahrir, etc.). Par la mise en avant de cette posture victimaire, « les » musulmans n’apparaissant plus médiatiquement avec le label « barbares terroristes », « oppresseurs » et « sanguinaires » mais comme des opprimés, un statut privilégié qui apitoie l’opinion et exonère de toute analyse (5), tant l’émotion tue la raison. De plus, en appeler à l’action des musulmans du monde contre les responsables au pouvoir à Naypyidaw, permet à ces idéologues non seulement de permettre l’ouverture d’un nouveau foyer-creuset pour combattants djihadistes, mais encore de mobiliser les musulmans du monde (la Oumma) face à l’ennemi impie en une cause transnationale, globale.

Soulignons que dans ce conflit, les armes ne sont pas que d’un seul côté. Les Rohingyas ne sont pas que des victimes, tuant et détruisant eux aussi ; et ce, avec autant de sauvagerie et de haine que les extrémistes birmans bouddhistes, civils ou militaires. Les Rohingyas ne sont pas épars et sans structures combattantes. Ils ont des groupes armés, mobiles et entraînés, dont le Harakah al-Yaqin qui se fait appeler Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) lorsqu'il communique avec des journalistes occidentaux. Enfin, ce conflit n’est pas circonscrit aux seules limites du territoire birman de l’Arakan. Un certain nombre de combattants Rohingyas sont des djihadistes militants, en liaison étroite avec le Harakat al Jihad al Islami du Bengladesh voisin, ayant été entraînés par l’ISI (les Services pakistanais), souvent passés par les madrassas pakistanaises et ayant connu le théâtre afghan. Des liens ont été observés, par ailleurs, notamment entre les insurgés des trois provinces du Sud thaïlandais et les musulmans birmans des organisations Rohingya Solidarity Organization (RSO), Arakan Rohingya Islamic Front (ARIF) et de l’Arakan Rohingya National Organization (ARNO). Il est à noter, au passage, que la plupart de ces groupes islamistes armés ont leur siège au Bengladesh et qu’ils bénéficient de la bienveillance des Etats-Unis et de la Grande Bretagne. 

Les mondialistes 

Les autres idéologues sont les mondialistes. Ces derniers utilisent, eux, un autre ressort idéologique : les « droits de l’Homme », ceci pour de simples mais colossaux intérêts financiers. Ces mondialistes appartiennent à deux groupes qui ne sont pas sans liens : des intérêts privés et des intérêts étatiques. Les premiers étant de grands groupes pétroliers (notamment britanniques et américains, tels Exxon, British Petroleum, mais aussi Shell, etc.). En effet, on constate que le groupe Total présent au Myanmar depuis 1992, subit depuis deux décennies des attaques incessantes via des ONG anglo-saxonnes, des organisations « humanitaires » poussées et financées par les groupes pétroliers ; le but de ces actions aux paravents « droits de l’hommistes » étant d'accuser le groupe français de "collusion avec le régime birman sanguinaire" et ainsi d’évincer au final Total de sa licence d’exploitation des ressources en hydrocarbure (gaz et pétrole) au Myanmar et en particulier du champ gazier off shore de Yadana (dont Total est opérateur à hauteur de 31,2 %)(6), une éviction qui se ferait au profit de ses concurrents (7). 

Les autres mondialistes étant les Etats-Unis dans une action visant non pas Naypyidaw directement en tant que tel, mais bien plutôt la Chine, pilier du régime birman, en un jeu de billard à plusieurs bandes. Rappelons qu’un pipe-line a été construit, reliant le Yunan (Kunming) aux rives du Golfe du Bengale (port de Kyaukphyu, dans la province de l’Arakan) ; un pipeline financé par les Chinois et qui compte beaucoup en tant que voie d’acheminement énergétique pour Pékin. Il est aisé de comprendre que des troubles dans la région, un conflit armé et un pipeline endommagé et/ou rendu inopérant, un pays (le Myanmar) mis au ban des nations pour ses exactions directes ou indirectes sur une partie de sa population, gênerait la République Populaire de Chine (8). 

Ces deux types d’idéologues, par delà leurs motivations respectives, ne peuvent donc qu’applaudir si ce n’est pousser à la mise en avant de ce conflit (au détriment d’autres sur la planète), car pour l’un, il mobilise au niveau mondial non seulement la Oumma, mais la tendance islamiste radicale et djihadiste en un nouvel abcès de fixation et de trouble régional ; et pour l’autre, il permet d’avancer des intérêts économiques et de déstabiliser un rival de poids, ceci par le biais d’organisations relais aux intentions « humanistes » qu’ils financent et qu’ils manipulent (9). 

Jusqu’à lors louée par les capitales occidentales, Aung San Suu Kyi se voit reprocher aujourd’hui de ne rien dire sur ce conflit. Il faut dire que l’ancienne égérie des mondialistes - coqueluche des droits de l’hommistes, enfant chérie de l'hyper-classe et lauréate du Prix Nobel de la Paix - qui avait été utilisée pour diminuer le pouvoir de la junte dans les années 1990-2010, étant Birmane et bouddhiste ne peut se désolidariser de la majorité de son peuple composé à 88 % de bouddhistes. Par ailleurs, elle sait l’importance de Pékin et de l’aspect vital du pipeline chinois. Elle mesure également l’influence au sein de la population des bouddhistes nationalistes, qu’ils soient du Mouvement 969 du moine Ashin Wirathu ou de la Fondation Philanthropique Buddha Dhamma dirigée par le moine Tilawka Biwuntha. Ainsi, Aung San ne défendra-t-elle jamais la cause des Rohingyas et son éclat d’icône de la démocratie bâtie dans les années 90 sera vraisemblablement de plus en plus terni dans les médias mainstream. Il est donc fort à craindre que ces affrontements ne cessent, compte-tenu du fait qu’ils sont nourris et souhaités tant en interne, par des extrémistes bouddhistes et militaires ainsi que des Rohingyas, qu’à l’extérieur du pays par des idéologues islamistes et mondialistes. "

Philippe RaggiChercheur en géopolitique, spécialisé sur l’Asie du Sud-Est. Chef du département Asie du Sud-Est, à l’Académie Internationale de Géopolitique. Chargé de recherche au Centre Français de Recherches sur le Renseignement

(NB: Notes, sources et références sur le billet original: ICI)



Résultat de recherche d'images pour "rohingyas"
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

32 commentaires:

  1. Bonsoir Corto,

    "...ce n'est pas aussi simple qu'on voudrait nous le faire croire. Voyez-vous, moi, les conflits qui médiatiquement sortent comme cela du jour au lendemain, ça me travaille,..." Nous sommes au moins deux à avoir cette approche. Merci pour ce billet qui éclaire une situation bien moins claire qu'elle n'y parait et où les pas-gentils ne sont pas forcément là où on croit.
    Je reste toujours stupéfait, bien que je sois habitué et vacciné, contre le suivisme moutonnier parfois (souvent?) sournois de nos créatures médiatiques. Je ne les écoute plus du tout mais leur inutilité et leur malignité sautent à la figure.

    Bonne soirée

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    1. H: je crois qu'il faudrait créer un étalon pour le "moutonnage ", le phénomène Macron pourrait etre celui-ci: indice 100 et cette affaire Rohingyas serait à la côte de 85.
      Quant au suivisme moutonnier, celui qui m impressionne le plus est bien celui des Français en général

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  2. Comme d'habitude, mon cher Corto, les Occidentaux vouent aux gémonies celle qu'ils ont soutenue, dont ils ont fait une sainte laïque. L'avenir de Aung San et celui de la Birmanie est sombre.

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    1. marianne: on ne peut pas dire que pour le moment Aung San soit particulièrement mal traitée par les médias... Sans doute les occidentaux n'ont-ils pas encore décidé de la lacher totalement

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  3. Bonsoir et merci pour le lien...
    Une analyse fouillée qui change du survol médiatique habituel sur fond d'indignation.

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    1. libresechanges: de rien ! et merci pour le relais que tu fais de temps en temps de mes billets sur FB

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  4. Heureusement qu'il y a quelques sites de géopolitique pour nous donner un éclairage équilibré. Je ne fais plus confiance à la presse généraliste depuis longtemps, et encore moins à nos gouvernants.

    Le Nain

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    1. Le Nain: à notre que les journalistes de Présent ont fait un article sur les Rohingyas assez proche de celui-ci, en plus polémique, certes, mais c'est a souligner tant il diffère de tout ce que l'on peut lire sur le sujet ds les autres canards

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  5. Merci pour l'explication de ce grand jeu d'Echec à l'échelle mondiale , sur le plateau nous sommes quoi , roi , fou , cavalier ou tout simplement pion .

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    1. claude Henri: on nous laisse encore le rôle de pion...

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  6. J'ai déjà lu cet article par l'intermédiaire d'un autre blog. Une bouffée de vérité dans un océan de manipulation, ça fait le plus grand bien.
    Qu'en est-il de nous informer sur le sort des chrétiens d'Orient dans nos media menteurs manipulateurs ?
    Conclusion :
    ISLAM = TRES TRES BIEN - FORMIDABLE - RESPECTABLE - SOUHAITABLE
    CHRETIEN = NUL - IDIOT - PAS BIEN - TRES MAL - CONDAMNABLE

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    1. Dame Ginette:c'est un peu cela, lhabituel 2P2M, il suffit de voir comment on parle de Sens Commun dans les médias

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  7. J'ajoute :
    En première de couv de La Croix ce jour, gros titre sur le drame vécu par les Rohingyas... Même ce journal (anti)chrétien part dans le vent du mensonge et de la manipulation pro-musulmane. C'est un scandale. Et dire que les mougeons, tout en râlant contre les classes manipulatrices, vont y aller de leurs cris d'orfraie dans un continuum sociétal suicidaire...

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    1. Dame Ginette: ça fait bientot un an environ que nous avons résilié notre abonnement à la Croix

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  8. Z'avez rien compris. Voici la vérité vraie:

    Macron évoque un "génocide" à propos des Rohingya en Birmanie (comme cela ne suffisait pas, il a rajouté "purification ethnique").
    Alors vos explications ...

    P.s (On est mal patron, on est mal) C'est notre Président, nous (?) l'avons élu.

    Dithyrambe

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    1. Bonjour,
      Merci pour cet éclaircissement. Même si je ne suis pas naturellement grégaire, il m'arrive par paresse de me contenter de l'impression première. C'est en cela que vous m'êtes utile.
      Il est salvateur de me rappeler que derrière la sainte vérité dispensée par nos "merdias" il y a souvent un grand mensonge par omission...

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    2. Dithyrambe: et dire qu il y en a pour prendre les discours de Macron pour paroles d'évangile...

      Michmich: ou tout simplement de la manipulation grossière

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  9. Les Rohingya du Myanmar – Des pions dans la guerre que les Anglais livrent aux Chinois par l’intermédiaire des djihadistes saoudiens.

    Les pipelines qui vont de la côte ouest du Myanmar vers la Chine à l’est permettent l’importation d’hydrocarbures du golfe Persique vers la Chine tout en évitant le goulet d’étranglement du détroit de Malacca et les sites de la mer de Chine méridionale qui font l’objet d’une contestation.

    C’est « l’intérêt de l’Occident » d’entraver les projets de la Chine au Myanmar. Encourager le djihadisme dans l’Etat de Rakhine pourrait y contribuer. Il existe un précédent historique d’une telle guerre par procuration en Birmanie. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les forces impériales britanniques ont incité les musulmans Rohingya du Rakhine à se battre contre les bouddhistes nationalistes birmans alliés aux impérialistes japonais.

    http://arretsurinfo.ch/les-rohingya-du-myanmar-des-pions-dans-la-guerre-que-les-anglais-livrent-aux-chinois-par-lintermediaire-des-djihadistes-saoudiens/

    Noone

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    1. Noone: Avant même la seconde guerre les Britanniques ont utilisé les Rohingyas pour asseoir contre les boudhistes leur empire ds cette partie du globe, les Rohingyas n'avaient pas fait dans le détail question massacre. Voilà qui laisse des traces

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  10. la photos des 3 cons en bas est parlante, ils ne savent pas de quoi ils parlent mais c'est pas grave, c'est les même qui défilent avec des panneaux welcome immigrés, les idiots utiles, on les a pas vu avec des panneaux pour les chrétiens d'orient, mais c'est des muz donc c'est des gentils, pauvres tâches !

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  11. C'est totalement inutile d'analyser la situation à partir de ce qu'en rapportent les merdias occidentaux les vraies raisons sont ailleurs et les Rohingyas eux mêmes n'y sont pas pour grand chose, juste des idiots utiles comme les jihadistes Européens.

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  12. Corto, tu es un puits de science dont nous sondons, chaque jour, la profondeur...
    Merci pour ce cours magistrale, on en ressort moins bête mais toujours farouchement opposé à l'accueil des maghrébins et autres ingénieurs Syrien :-)

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    1. Parker: Plus que jamais ! nous sommes d'accord !

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  13. Cet épisode birman vient de faire à nouveau la démonstration que la remigration c'est possible. La première fois, ça concernait les germanophones qui ont été expulsés des pays de l'est où ils vivaient pourtant depuis des siècles. 5 millions d'âmes, une paille !
    Il faut juste un gros ras-le-bol et une classe politique couillue qui se foute des jérémiades drouadlomistes.

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    1. Koltchack: une classe politique couillue ? késako ?

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  14. Vous avez aimé "Bashar massacre son peuple", "Poutine a envahi la Crimée", "Le serment de Tobrouk" et "Les armes de destruction massive", vous adorerez "Le martyre des Rohingyas". Le scenario est connu, seuls les acteurs changent. On a même réussi à trouver des gentils Musulmans.
    Bref, de quoi occuper les rédactions et la gauche pendant un temps.

    De plus, quand des Musulmans se font massacrer depuis des années au Yémen, personne n'en parle. Peut-être parce que les méchants de l'histoire sont aussi Musulmans (et très riches).

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    1. Jef Koone: bien vu pour le Yemen, c'est exactement cela

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  15. Les musulmans amhadi ou hamady , pas très certain de l'orthographe sont interdits de faire le pèlerinage à la Mecque car non reconnus par leconsik musulmans, ils sont souvent massacrés.

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  16. Je me doutais bien qu'il y avait anguille sous roche à-propos des Rohingyas.C'est Riposte Laïque qui m'a mis la puce à l'oreille.Mais Philippe Raggi est beaucoup moins
    polémiste et beaucoup plus éclairant.Bravo.

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