lundi 25 septembre 2017

Marre des cons !

De l'ami Koltchack: 

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(Un militant CGT symbole des libertés syndicales de plus en plus bafouées./Photo Laurent Dard)

" Je dois avouer que je commence à ressentir une sorte de lassitude. Sous prétexte d'opposition à notre prince-président, je vois des tas de gens, qui pourtant se définissent comme étant de droite, défendre les guignolades syndicales actuelles, quand ces personnes n'en arrivent pas à trouver quelque excuse aux pignolades mélenchonesques.

Ainsi donc, la France serait un pays livré aux forces ultra-libérales. Quand je lis ou entends cela, j'ai à peine envie de pouffer.

Il faudra un jour que l'on finisse par m'expliquer comment on peut en arriver à une telle conclusion dans un pays où, tous prélèvements confondus, nous travaillons pour l'Etat jusqu'au 14 juillet ! Si ça ce n'est pas de l'activité fiscale confiscatoire, je me demande bien ce que c'est.

Et encore, s'il y avait une véritable efficacité des différents dispositifs dits " de solidarité ", mais même pas. À l'heure actuelle une compagnie d'assurance maladie privée, dite " au premier euro ", c'est à dire fonctionnant sur le même principe que notre sécu, permet en regard de ce que nous pique la SS de faire une économie annuelle d'au moins 1000€, tout en assurant une prise en charge à 100%, alors que celle de la SS nous oblige à cotiser à une mutuelle pour éviter de trop perdre.

La vérité, c'est que l'Etat ne sait pas faire fonctionner ces systèmes, il est incapable de s'affranchir de son lourd modèle bureaucratique soviétoïde qui avale une partie non-négligeable des sommes extorquées pour nourrir la bête. La fameuse sacro-sainte redistribution, c'est dans le meilleur des cas 50€ de restitués pour 100€ perçus. Et pour être très clair, l'usage du terme " redistribution " est une pure escroquerie intellectuelle, car pour qu'il y ait redistribution, il faudrait qu'il y ait eu au préalable une distribution. Or, l'Etat ne crée aucune richesse et ne distribue rien.

Entendons-nous bien, je ne suis en aucune manière un libéral, j'ai toujours pensé que le libéralisme, comme n'importe quel autre système de pensée politique du prisme, ne peut qu'être nocif s'il n'est pas contenu par de solides barrières. Mais pour autant, je refuse de ne pas voir les idées positives qu'il peut proposer au prétexte qu'elles seraient libérales.

Et quand je vois ces longues théories de pousse-mégots défiler derrière des bouffons comme la Méluche, ou descendre dans la rue pour défendre leur petit pré carré d'avantages acquis, alors que le pays crève de ses déficits, de sa dette, que toute réforme d'envergure a été repoussée depuis 40 ans par les gouvernements qui se sont passés et repassés les commandes du pays parce que la rue gronde, j'enrage littéralement. Ce sont mes enfants et mes petits-enfants qui vont devoir raquer l'addition laissée par ces cons.

Et encore, s'ils défendaient intelligemment leur bout de gras, mais même pas. Quand on voit les abrutis du PCF et de la CGT manifester pour les sans-papiers qui bossent au noir et leur piquent le boulot, comment ne pas désespérer de l'intelligence humaine. Et ce sont ces mêmes cons qui vont hurler contre le patronat qui emploie les clandestins qu'eux-mêmes contribuent à maintenir sur notre sol.

C'est ça la rue ? Et bien gardez-la, je n'en suis pas et n'en serais jamais.

L'ennemi de mon ennemi n'est pas nécessairement mon ami. Et s'agissant de la racaille bolcho-syndicale, je ne me compromettrais jamais avec ça. Ils sont la négation de tous les principes et vertus auxquels je crois, ils sont ennemis de tout ce qui est bel et beau, de tout ce qui fait qu'une société est saine, viable et vivable."

P. Koltchack

On ne peut que plussoyer, n'est-il pas ?

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

37 commentaires:

  1. Ces mêmes hurleurs vont se parquer dans les stades de football pour acclamer des milliardaires en short pousser un ballon.
    Au moins du tempsdes jeux du cirque, les gladiateurs regardaient la mort en face.

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    1. grandpas: un Cégétiste qui se pâme devant Neymar, c'est a mourir de rire !

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  2. Plutôt que de parler de forces ultra-libérales, il serait plus juste de parler de capitalisme de connivence. Le pognon des contribuables va directement dans la poche des connivents.

    Leur "libéralisme" n'est rien d'autre que du pantouflage public-privé, de la consanguinité des banques et des financeurs avec les politiques et les hauts fonctionnaires, du lobbying dans les couloirs des administrations, des milliards de subventions pour le premier cercle, des contrats publics pour les connivents, des cartels, des conflits d'intérêts, des inégalités fiscales entre les multinationales et les PME/TPE qui, elles, sont laminées, tout comme les salariés et la classe moyenne.

    Noone

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    1. Noone: hé oui !laminées et à mon avis, ce n'est pas fini

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  3. La légende sous le premier cliché est bienvenue. On aurait croire qu'il s'agissait d'un situationniste échappé de la Folsom street fair, venu faire un happening.

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    1. Koltchack: Comment se fait-il que tu connaisses la Folsom ? hein ? cachotier !

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    2. J'ai fait un billet là-dessus il y a quelques années. Sinon, je suis un incorrigible curieux.

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    3. Si turetrouve ce billet, envoie le lien stp

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  4. En effet, on ne peut que plussoyer.
    Tous ces abrutis tarés qui ont ruiné le pays depuis des décennies seraient mieux à leur place en prison que dans le rue. Il nous a manqué une Dame Thatcher pour nettoyer toute cette racaille, nous n'avons pas fini de le payer!
    Amitiés.

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    1. Nouratin: j ai du bol quelquee part, j'ai pas d'enfant ! Et combien parmi tous vces cons qui se massent devant Mélenchon ont voté pour Macron qui est des plus beaux spécimen de l'oligacrhie financière

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  5. Je suis libéral, je n'ai pas peur de l'affirmer. Pour moi, le domaine de l'Etat est uniquement le régalien, la justice, la sécurité, la défense et les affaires étrangères. Tout le reste est superflu et peut être géré par le privé.

    Le Nain

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    1. Le Nain: peut être géré, certes mais est-ce souhaitable ? Quand tu vois par exemple l'état des infrastructures électriques aux States ou celui des trains en UK, on peut se poser la question

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    2. Bof, le Deutsche Bahn est privatisée, n'a pas de dettes et dégage des bénéfices. On compare avec la SNCF ?

      Quant au rail anglais, après un passage à vide, il paraît que ça c'est bien amélioré, mais je connais mal.

      Le Nain

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  6. Magistral en tous points. Rien à redire. En forme, l'Amiral.

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    1. Al West: et encore, je crois qu il s'est retenu ( le titre est de lui )

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  7. Bonjour Corto,

    Petite parenthèse sur le Libéralisme. Je fais mienne sa définition par Charles Gave: "le libéralisme n’est pas une doctrine économique et encore moins une idéologie politique, c’est tout simplement une pratique juridique empreinte du pragmatisme le plus total cherchant à établir dans un pays ce qu’il est convenu d’appeler un « état de Droit », c’est-à-dire un système politique où la Loi est la même pour tous, Etat y compris." J'ajouterai, responsables politiques compris comme en cas de budget insincère ou d'engagements financiers bâtards.
    Rien qu'à lire cette définition, on comprendra aisément que nous en sommes loin dans ce beau pays de France. Le billet de Koltchack est empreint de bon sens et j'en approuve le fond totalement. Il y a de cela quelques années, j'ai passé près de deux ans à sortir d'une merde noire une personne qui avait eu le tort au sein de sa très grosse entreprise de claquer la porte de la CGT maison et d'en dire tout le bien qu'il pensait. J'ai ainsi mieux compris le degré de déliquescence de l'entreprise en question. S'en est suivi en ce qui concerne cette personne un harcèlement moral de première ordre sur son lieu de travail (très loin d'être un temple de la sueur) qui a failli lui coûter son poste et l'a mené à deux doigts d'une dépression carabinée.
    Dans ce pays, La syndicature officielle française est profondément gangrenée par le népotisme et son incapacité à appréhender le monde actuel. "Immobile dans un monde mobile" comme le dit un mes amis mais nous ne sommes plus en 1936. Toutes les entreprises où elle sévit sans retenu s'écroulent lentement malgré des façades rutilantes, un peu comme ces buildings flamboyants que l'on voit dans certaines capitales où il n'y a personne et où tous les ascenseurs sont en panne. Il semble que le gouvernement actuel, malgré tous ses défauts, refuse de céder. La syndicature le sait et, risque à ne pas négliger, peut être tentée par le jusqu'au boutisme. Les jours qui vont suivre vont être passionnants sur ce point.

    Bonne soirée

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    1. Définition qui est avancée par bon nombre de libéraux, sauf les libertarés qui relèvent de la clinique psychiatrique. Je pourrais y adhérer, mais on s'aperçoit qu'il y a une très nette différence entre la théorie et la pratique. En fait, j'en viens à croire que le libéralisme tel qu'il est vu par les libéraux qui ne s'investissent pas dans le champ politique relève de l'idéal inatteignable. Car en vérité, dès lors que l'on observe un peu ce qui se passe réellement dans les pays dits libéraux, voire ultra-libéraux, on peut voir que comme partout c'est surtout le règne des petits arrangements entre amis, etc. Bref ce que l'on nomme capitalisme de connivence. Et ceux qui théorisent pour les autres l'abaissement du protectionnisme, l'arrangent à leur sauce pour ce qui est de leur pays, parce qu'en vérité, il y a nécessité à protéger son industrie et ses emplois.

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  8. Personnellement j'en ai marre des cons aussi, mais la vérité m'oblige à dire qu'on en trouve de toutes sortes et sous toutes les bannières ! Moi, j'ai coincé sur ceux qui ont tenté de m'expliquer qu'un retraité qui avait 1200 euros par mois pour vivre était un "retraité aisé" !

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    1. marianne: bref, vous avez coincé avec des macronistes !

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  9. Annie

    Le beau spécimen cégiste baillonné a du se tromper de manif.

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    1. Annie: la gay pride c'était en juin mais personne ne lui a dit

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  10. pour avoir bossé 3 années à la mairie de Saint-Denis, j'ai approché de près ces cons ! je ne voulais pas lire l'Huma le matin, posé sur mon bureau, je ne voulais pas participer à toutes les joyeusetés journalières à l'écoute des cocos et cégétistes, enfin, à vrai dire, j'ai vécu l'enfer au milieu d'un tas de nuls et de pseudos intellos de gauche, j'avais besoin de bosser, j'avais pas le choix, mais je me suis arrangée pur me faire virer un vrai soulagement ! personne ne peut imaginer l'ambiance qui règne dans ces temples de la connerie, et c'est en plus, un gouffre à fric en subventions diverses et variées

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    1. Boutfil: j imagine très bien. j ai été délégué syndical CFE CGC un temps pour voir, j ai assisté à un CE, ça m'a suffit, j ai démissionné: y avait vraiment trop de branleurs et d enfileurs de perles

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  11. Y'a soirée SM ce soir chez Mélanchon ? :)

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  12. Les syndicats... Cet autre scandale que personne n'ose révéler totalement avec la couverture médiatique et tutti quanti sous peine de se retrouver 2 pieds devant. Leurs financements, l'organisation opaque... Et leur NON représentativité des salariés.
    Le seul aspect positif de ces manifs c'est les sandwiches-merguez pour lesquels j'ai un faible. Le reste c'est de la guignolade corporatiste.

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    1. Vlad: y a eu il y a quelques années le fameux rapport Perruchot sur la réalité syndicale. ça a fait trois vagues et aussitôt enterré, trop dérangeant.

      Quant aux sandwiches lmerguez, je les fait moi-même avec une baguette viennoise bien fraîche, un peu de moutarde, un peu de mayo, un peu de ketchup, un vrai régal

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  13. Ce qu'il serait intéressant de savoir, c'est combien touchent les syndicats de la part de l’État? Plus il y a de cotisants plus le Directoire palpe... C'est aussi une bonne situation pour le staff et les permanents... Non? C'est mieux que le jackpot... Il faudrait aussi que la Base sache.... Mais tout est bien dérouillé.
    Bruno L.

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    1. Bruno L: Les chiffres sont publics mais personne n osent les sortir

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    2. Pas besoin de cotisants, regardez sur votre fiche de paie, il y a une petite ligne "Contribution au dialogue social" qui va directement dans la poche des syndicats !

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  14. Les syndicats descendent dans la rue pour négocier la longueur de la chaîne des esclaves qu'ils sont censés représenter. Ça évite la remise en question de cette chaîne et de ceux qui la tiennent.

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    1. Jef Koone: c'est joliment dit. Il semble quand même, à voir, que le Macron n'ait pas l intention de se laisser emmerder par les syndicats, voilà qui serait, s'il ose vraiment, à mettre à son crédit.

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  15. Et encore, c'est assez gentil de dire que l'on travaille pour l'état jusqu'au 14 juillet ... ça ne prend pas en compte la liste affolante des contribution diverses qui n'ont même pas eu la chance d'avoir vu votre compte en banque puisqu'elle se sont évaporés dès la fiche de paye.

    Si l'on part du salaire super-brut (ce que verse votre employeur) et que l'on regarde ce qu'il reste d'utilisable en net réel (le pain que vous achetez et mangez par exemple) ... on est à plus de 75% de prélèvement pour tout le monde.

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  16. Je réitère ici :
    ET SI les syndicats étaient des filiales des gouvernements (exemple : des syndicats orientent le vote pour un candidat à la présidentielle "sans le désigner" - guillemets ironiques -).
    « »Supposons » » que la base ignore les transactions,accords,petits arrangements faits au « sommet.
    MAIS pour donner une crédibilité à ces organismes subventionnés, quand l’état prépare un texte (loi etc. …) de « x » pages, une partie « y » leur est dédiée pour abrogation et donc légitimer leur « combat », et donc « satisfaire » (ou faire taire) la base ("c'est la chuuuteee finaaleeee"... ).
    Pensez-vous que cela a changé (- http://www.politique.net/2007101703-qui-finance-les-syndicats.htm ) ? Et si les petits nouveaux (au gouvernement) "s'asseyaient" sur ces "combinaisons" ? Qu'en serait-il de ces associations de ...... ?
    MAIS TOUT CECI NE SONT QUE DES HYPOTHÈSES …. (Wouarf !)

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  17. Non, ce Koltchak est un âne.

    1) On ne travaille pas pour l'Etat mais via l'Etat. La majorité revient en retraite et sécurité sociale.

    2) L'exemple qu'il donne, des compagnies d'assurance privées, montre soit qu'il ne comprend rien soit qu'il est malhonnête.

    En effet, ces compagnies privées ne prennent en charge que la couverture santé de l'adhérent. Mais la sécurité sociale prend aussi en charge la couverture santé de ceux qui ne peuvent pas la financer par eux-mêmes.

    Et cette prise en charge a lieu dans tous les pays développés(*). Donc, de toute façon, il faut la réintégrer dans les coûts.

    Lorsqu'on réintègre ceci dans les coûts, on se rend compte que le plus efficace, en matière de financement de l'assurance maladie, est un système centralisé. Parce qu'il n'y a pas de coûts de publicité, ni de biais d'expertise.

    3) la direction actuelle est en effet néolibérale : il s'agit de priver les peuples de leur souveraineté, donc en particulier de leur enlever le contrôle sur les grands groupes. Les néolibéraux sont très contents de l'UE, que vous critiquez par ailleurs.

    Bref, il faudrait que ce (*** de) Koltchak sache ce qu'il veut. S'il veut la souveraineté, celle-ci se matérialise dans un Etat.
    Cet Etat a un coût, dont on peut discuter, mais pas en racontant n'importe quoi, et en comparant un système privé ne prenant en charge qu'une partie des choses avec le système public qui les couvre tous.
    Car, quand on procède ainsi, on finit forcément par se faire couillonner.

    (*)(Voici par exemple les coûts du système américain pour les plus pauvres :

    https://www.ssa.gov/oact/trsum/

    tableau "TRUST FUND OPERATIONS, 2016" ; le coût annuel est de 285,3 + 393,3 milliards de dollars, divisé par 350 millions d'Américains fait près de 2 000 dollars par an et par personne.)

    signé MaA (mort aux...ânes)

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