samedi 17 mars 2018

Hélène Carrère d'Encausse, un regard intelligent sur la Russie de Poutine !

Excellente interview d'Hélène Carrère d'Encausse à propos de Poutine et de la Russie. Y a rien de mieux qu'une spécialiste pour vous parler du sujet et renvoyer ainsi aux placards tous les pseudos experts de BFM, CNews et compagnie... Je sais, c'est un peu long mais comme chacun le sait, plus c'est long, plus c'est bon !


« Il ne faut pas juger le pouvoir autoritaire de Poutine à l’aune de nos seuls critères »  

Vincent Tremolet de Villers interroge pour le Figaro Hélène Carrère d'Encausse...

- La Russie est-elle encore une démocratie ? 

Lorsque nous parlons de démocratie, nous le faisons avec un regard français, forts d’un siècle et demi d’expérience démocratique. La Russie quant à elle n’a connu que deux brèves tentatives de démocratisation : d’abord entre 1860 et 1880, quand Alexandre II a voulu, ayant aboli le servage, créer des pouvoirs locaux, les zemstvos, son assassinat en 1881 y mit fin. Après la révolution de 1905, il y eut l’amorce d’un système de monarchie constitutionnelle, condamné dès 1917 par la révolution. Ce n’est qu’en 1991 que la Russie instaure la démocratie ! Vingt-cinq ans, cela ne pèse pas bien lourd au regard d’une histoire millénaire ! Pourtant, depuis 1993, la Russie s’est dotée d’une Constitution et d’institutions démocratiques. Cette Constitution de 1993 a été rédigée avec l’aide de grands constitutionnalistes français, et Vladimir Poutine s’est refusé à la modifier en 2008 pour pouvoir prétendre à un nouveau mandat en dépit d’un accord populaire réel sur ce point. À partir de là, nous entrons dans un autre débat : celui du fonctionnement des institutions et de la conception de la démocratie des dirigeants. La situation de la Russie est très particulière : l’immensité de l’espace russe (17 millions de kilomètres carrés) fait que la préoccupation première du pouvoir russe est de s’imposer à la totalité de cet espace et d’une population multiethnique et multiculturelle difficile à rassembler. 

Le but était d’installer un État fort ? 

En arrivant au pouvoir, Poutine a rendu publics ses objectifs prioritaires. D’abord sauver la Russie, telle qu’elle était sortie de la décomposition de l’URSS, et préserver l’État, qui n’existait presque plus, d’un effondrement total. Pour accomplir ces tâches immenses, puis pour reconstruire l’ensemble russe et l’État et les maintenir ensuite, il fallait un pouvoir fort, autoritaire. Un pouvoir se réclamant des valeurs traditionnelles de la Russie, l’idée russe, la puissance, le sens de l’État et la solidarité sociale. 

Quels sont les modèles de Poutine ? 

Le premier modèle dont il s’est réclamé était Pierre le Grand, l’homme de la volonté d’ouvrir la Russie à l’Occident et d’occidentaliser son pays. C’est ce qu’a essayé de faire Vladimir Poutine jusqu’en 2004. Puis d’autres figures ont gagné en importance dans son discours : Stolypine, premier ministre de Nicolas II, qui fut l’homme de la transformation sociale de la Russie et du développement de la propriété privée ; mais aussi, d’une certaine façon, Alexandre III, qui disait que les meilleurs alliés de la Russie étaient « sa flotte et son armée ». Mais c’est surtout le projet de Pierre le Grand de construire un État russe, et le rêve de puissance, développé par tous les tsars, qui inspirent aujourd’hui Vladimir Poutine. Rappelons qu’il manifeste peu de sympathie pour Lénine dont il n’a même pas inauguré l’exposition lors du centenaire de la révolution. Il se réclame en revanche clairement et toujours du passé impérial. 

Est-il nostalgique de l’ère soviétique ? 

Il est courant de citer, à ce sujet, la phrase bien connue de Poutine : « Celui qui ne regrette pas l’URSS n’a pas de cœur ; celui qui souhaite son retour n’a pas de tête. » Mais ce n’est pas réellement le système soviétique qu’il regrette, c’est la puissance internationale de son pays et le prestige acquis par son rôle décisif dans la victoire sur le nazisme. Pour le soixante-dixième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, les chefs d’État occidentaux ont refusé de participer aux commémorations à Moscou, de même que Poutine n’a pas été invité à célébrer la libération d’Auschwitz, qui était pourtant le fait des troupes soviétiques… Cependant on ne peut contester que son premier mandat a été ouvert sur le monde occidental, Vladimir Poutine entendait alors coopérer avec l’Union européenne et il a soutenu la création de quatre espaces de coopération - économie, recherche, justice et sécurité, sécurité extérieure - qui ouvraient de vastes perspectives au développement des relations Europe-Russie. De même, il a envisagé une participation de son pays à l’Otan et, au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, il a spontanément offert son aide aux États-Unis et leur a ouvert des moyens stratégiques de riposte. Mais les révolutions de couleur de 2003-2004 - « révolution de la rose » en Géorgie et orange en Ukraine - ont brisé cet élan. Poutine y a vu une intervention des États-Unis à la périphérie de la Russie et la volonté d’en éloigner des pays de l’ex-URSS. Moscou entre alors dans une période de confrontation dont les projets de coopération Europe-Russie seront victimes. 

A-t-il transformé son pays ? 

Certainement, même s’il y a des zones d’ombre. À son actif, on peut lui attribuer le mérite d’avoir sauvé l’espace russe de la désagrégation en brisant la rébellion tchétchène, en rétablissant une certaine paix dans le Caucase du Nord et en remettant le contrôle de la région à Kadyrov. Il a restauré partout l’autorité de l’État après l’avoir reconstruit. Il a par ailleurs opéré une centralisation considérable de l’État. Celle-ci commence dès 2000 lorsque Poutine pour l’unifier crée sept « super-gouverneurs » (polpred) qui mettent un terme au pouvoir exorbitant des gouverneurs des 89 régions du pays. Il a ainsi placé sous contrôle ces gouverneurs, dont il a ensuite réduit l’autorité en supprimant leur élection, qui sera rétablie en 2012, mais avec de nombreuses limitations. Notamment les gouverneurs ne siègent plus à l’Assemblée fédérale et n’ont donc plus d’immunité parlementaire. En revanche, Vladimir Poutine n’a pas réussi à réformer l’économie russe, qui a été dépendante de la rente pétrolière jusqu’en 2014. L’économie n’a été réellement ni diversifiée ni modernisée. Enfin, Poutine n’a pas su réduire la corruption, cette vieille tradition russe qui empoisonne le pouvoir et que Medvedev et lui n’ont cessé de dénoncer. La corruption indigne toujours la société russe. 

Quelle vision Poutine a-t-il des valeurs de la Russie ?

La question démographique joue un rôle décisif dans ses conceptions morales. Au début des années 2000, la natalité était toujours très basse et la mortalité, notamment masculine, alarmante. L’accent mis alors sur la famille, la mise en place d’une politique nataliste est une réponse à cette urgence, et c’est ce qui explique l’intolérance de Poutine et souvent de la société russe à l’égard des évolutions sociétales occidentales. Ce rejet n’est pas tant le fruit d’une religiosité réelle ou supposée du chef de l’État, mais d’abord d’une nécessité politique. De plus, en matière de valeurs morales et familiales, le système soviétique, c’est-à-dire le Parti, avait toujours prétendu guider les comportements : après 75 ans d’encadrement autoritaire des individus par le système autoritaire, celui-ci s’effondrant brutalement, le pouvoir a considéré que la religion orthodoxe pouvait être comme un substitut permettant de maintenir un certain ordre social et les valeurs dont il se réclame. 

Quid de l’opinion publique russe ? 

Elle a surtout un souvenir horrifié du chaos des années 1990. Elle est donc obsédée par la volonté de voir préserver la stabilité. Certes chaque Russe est favorable à la démocratie, mais ce qui le préoccupe d’abord, c’est de vivre mieux. Or Poutine s’est donné pour objectif majeur pour son prochain mandat de réduire de moitié la pauvreté, tout en garantissant à ses administrés une stabilité politique. Avec Poutine, les Russes espèrent éviter de nouvelles périodes de chaos. 

Quel est son bilan géopolitique ? 

En 1999, les Russes pensaient leur pays comme effacé du monde. Les bombardements de la Serbie en 1999 par l’Otan ont accentué ce sentiment, car la seule chose qu’avait conservée la Russie de son statut de super-grand, c’était d’être membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Or à l’époque, les bombardements ont été décidés sans consultation de l’ONU pour éviter un veto russe. Poutine en a conclu et il l’a répété que sa mission était de rendre à la Russie son statut. C’est ce qu’il a exprimé en 2007 à la Conférence de Munich où il a dit que désormais la Russie devait accorder la priorité à sa sécurité et à son intérêt national. Et c’est ce qu’il a redit le 1er mars 2018 dans son discours à l’Assemblée fédérale. C’est aussi ce que traduit en 2008 la guerre de Géorgie, qui a permis à Medvedev et à Poutine de donner un coup d’arrêt à l’hypothèse d’une entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’Otan, hypothèse inacceptable à la Russie. En Syrie, depuis 2015 Poutine a pris l’initiative, et les bénéfices qu’il en retire pour la Russie sont réels. Les Russes en sont désormais à la troisième manifestation de la démonstration de leur puissance, après la Géorgie en 2008 et le rattachement de la Crimée à la Russie en 2014. En Syrie, ils ont fait la preuve de leurs capacités militaires et démontré qu’il n’y a pas de solution sans eux au Proche-Orient. En sauvant Bachar el-Assad, Poutine inverse le cours des événements et répète que la stabilité des États est l’arme la plus efficace pour freiner les progrès du terrorisme.

Comment Poutine répond-il à la question de l’islam ? 

Le pouvoir postsoviétique affiche, dans ce domaine, une réussite remarquable. Les musulmans (environ 15 % de la population de Russie) sont rassemblés dans des régions symboliques, en Tchétchénie, au Nord-Caucase, le long de la Volga, au Tatarstan, qui est véritablement un État musulman prestigieux. Poutine a fait édifier à Moscou « la plus grande mosquée d’Europe », qui rivalise donc avec celle de Saint-Pétersbourg, qualifiée jusqu’à présent de même ! On constate une réelle coopération entre les autorités musulmanes, l’Église orthodoxe et le pouvoir. Enfin, pour l’heure, et malgré la très forte présence à ses abords d’États musulmans agités - Afghanistan notamment - la Russie ne s’inquiète pas de phénomènes extrémistes. Les musulmans sont dans ce pays russes et musulmans, mais surtout citoyens de Russie. 

Certains prêtent à Poutine une influence sur les élections occidentales… 

Il y a beaucoup de naïvetés sur ce sujet. Pour l’élection française, ce qui est avéré c’est que Poutine a reçu Marine Le Pen et que les banques russes lui ont prêté de l’argent pour sa campagne. Pour le reste, quelles ont été les intentions et l’influence réelle, nul ne le sait vraiment. Ce qui est certain en revanche, c’est que la manipulation des élections dans un pays étranger n’est pas une exclusivité russe. En 1996, les États-Unis ont manipulé la réélection de Boris Eltsine et leurs interventions, ou pressions dans maintes situations électorales ne relèvent pas du secret ! Pour ce qui est de la présidentielle américaine, il est incontestable que Poutine s’inquiétait de l’hostilité de Hillary Clinton, et que Trump lui semblait plus proche des intérêts russes, donc certainement plus souhaitable. Cependant, le résultat final est que la Russie est perçue aux États-Unis comme l’acteur premier de la campagne de Trump, ce qui impose à ce dernier une posture hostile à la Russie et entraîne une sérieuse dégradation de la relation Russie - États-Unis. 

Le Royaume-Uni accuse Poutine d’empoisonnements successifs… 

Sur la réalité des empoisonnements et des commanditaires, impossible de se prononcer avec certitude et l’on ne pointe en Occident que « la responsabilité quasi certaine » de la Russie. Mais l’URSS avait une tradition remarquable d’empoisonnement des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur. Un historien russe a même assuré que Staline avait fait empoisonner la veuve de Lénine. Durant la guerre froide les incidents du type « parapluie bulgare » n’ont pas manqué. Ce passé inspiré par le « laboratoire des poisons » stalinien, et aussi la riche histoire des espions doubles ou triples « retournés », tout particulièrement en Angleterre, John le Carré est à cet égard un excellent témoin, expliquent la sensibilité et la vigilance britannique aujourd’hui sur le thème. La conséquence en est une dégradation spectaculaire des relations russo-occidentales. Pour autant, évoquer à ce sujet une nouvelle guerre froide est excessif. La guerre des « sanctions » n’a rien à voir avec la menace nucléaire d’hier, elle témoigne de crises récurrentes, du malaise des Occidentaux devant la puissance montante d’une Russie qui revendique le droit à une interprétation souveraine de la démocratie. 

Y a-t-il une volonté d’établir une hégémonie culturelle russe ? 

Dans les années 1990, Eltsine a compté sur une politique d’influence dans les pays de l’ex-Union soviétique pour créer une communauté d’intérêt, à la façon du Commonwealth britannique. Cette politique a complètement échoué. La Communauté des États indépendants n’a qu’une existence réduite, et l’idée d’une zone d’influence postsoviétique à la périphérie de la Russie a périclité. La Russie a aussi essayé de développer un espace de la langue russe, inspiré de la francophonie, sans plus de succès. En revanche, une autre idée, plus récente, est apparue : il s’agit de développer une politique d’influence intellectuelle à travers le monde, étranger historiquement à la Russie. Ainsi l’Institut Pouchkine à Paris est peut-être conçu à Moscou comme une réplique des instituts Goethe dont le prestige et l’influence sont réels. 

Comment jugez-vous les relations entre Macron et Poutine ? 

L’idée d’engager une politique de la main tendue, ou de réconciliation franco-russe en invitant le président russe à Versailles pour l’exposition consacrée à Pierre le Grand était fort subtile. Pierre le Grand lors de son périple français a réconcilié Paris et Saint-Pétersbourg, mis fin à l’ignorance réciproque des deux pays et ouvert à jamais la Russie à l’Occident et à son influence. Le président Macron a probablement à l’esprit une vision nouvelle de l’Europe. Les États-Unis se consacrent désormais à leurs intérêts propres, « America First » selon le président Trump, et l’Europe est davantage livrée à elle-même. L’Europe va, disait le général de Gaulle, de l’Atlantique à l’Oural, aujourd’hui il dirait de l’Atlantique au Pacifique, car c’est vers l’Asie que le poids géopolitique glisse. La Russie est le lien, le pont entre cette Asie triomphante et l’Europe. Ignorer la Russie, lui tourner le dos signifie pour l’Europe se couper de l’Asie, c’est-à-dire rester à l’écart du grand basculement géopolitique du XXIe siècle. Peut-être faut-il regarder les crises actuelles qui nous opposent à la Russie à la lumière de ce bouleversement. Et aussi juger le pouvoir autoritaire de Poutine non seulement à l’aune de nos critères, mais aussi en prenant en considération l’évolution spectaculaire du pouvoir en Chine, pays vers lequel la Russie tend à se tourner dès lors que l’Occident la repousse.

(NB: merci à @JackDeliz qui m'a fait parvenir cet article réservé aux seuls abonnés du journal)

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

24 commentaires:

  1. Les bombardements de la Serbie en 1999 par l’Otan furent une immonde saloperie que, comme les Russes, je n'oublierai jamais. Le responsable fut Bill Clinton, rien d'étonnant donc à ce que les Russes se soient méfiés de sa femme.
    Par ailleurs c'est bien la diplomatie d'Hillary Clinton qui s'opposa à la réintégration de la Crimée au sein de la Russie.

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    1. il n'y eut pas que clinton
      il y eut aussi le couple d'enfer mitterand-chirac
      l'ancien franciscain ( porteur de francisque) de chateau-chinon et le crypto-communiste alliés pour porter le coup final à l'hydre russe...

      on peut conspuer poutine , tant qu'on voudra

      mais il faut lui reconnaître cette qualité , il ne fait rien contre l'intérêt de son peuple, du moins rien de façon flagrante

      pas comme chez nous où nos chers dirigeants nous balancent ça en pleine gueule façon "tiens , mange , connard !"

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  2. Merci pour cette analyse. Très claire et intéressante.

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  3. "Certains prêtent à Poutine une influence sur les élections occidentales"

    Evidemment,il faut être une mauvais perdante comme Clinton ou préparer des lois liberticides comme Macron pour sortir de telles âneries...
    Sinon,c'est la même relative complaisance chez Madame Carrère d'Encausse à l'endroit de Poutine qu'on retrouve aussi chez Hubert Védrine.
    La Russie est un nain économique: elle exporte des armes et ses hydrocarbures,mais elle ne produit aucune richesse à forte valeur ajoutée.

    En tout cas Poutine, terne apparatchik à l'origine,dans le regard duquel John Mc Cain voyait inscrit les trois lettres K-G-B,est la preuve vivante que les "services",les "Organes"sont bien le seul instrument de pouvoir à être sorti intacte et indemne du naufrage de l'URSS...

    Vendémiaire

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    1. Vendemiaire: sauf errur de ma part, la Russie est devenue en 2017 le premier exportateur de blé, devant les USA, une première !

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  4. Entretien tout à fait magistral, mon cher Corto, qui remet bien en perspective ce que Poutine veut faire de son pays !
    Concernant "l'affaire des poisons", j'ai écouté sur TVL dans votre blogroll, un entretien avec un ancien colonel des services spéciaux, spécialiste de l'URSS, qui complète parfaitement ce que dit madame Carrère d'Encausse. Ce colonel dit en substance, que Teresa May a accusé Poutine avec une grande légèreté, pour faire diversion à ses problèmes de politique interne. D'autre part ce poison dont il est question n'a rien à voir avec d'autres utilisés dans d'autres circonstances, c'est un produit considéré comme une arme qui a été étudié mais n'a jamais été fabriqué. Et dernier argument : l'empoisonnement de cet agent-double, alors qu'il avait été incarcéré pendant quatre ans en Russie, et ce au moment de l'élection russe, n'a aucun sens.

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    1. Géo

      La Theresa ferait mieux de chercher à savoir qui a permis les attentats islamistes qui ont endeuillé l Angleterre,notamment après le vote du Brexit,à moins qu'elle ne le sache déjà?
      Et que devient le Brexit?

      En fait les médias officiels d'une Europe de l ouest à la caste politique dégénérée conditionnent le peuple à voir en la personne du président Poutine l Ennemi par qui la guerre pourrait venir,afin de fournir le parfait bouc-émissaire qui cacherait encore la culpabilité primordiale de ces dirigeants occidentaux et de l UE dans tout futur bain de sang,comme ils sont entièrement coupables des précédents.

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    2. Marianne: bien sur quecela n a aucun sens. Quel interêt aurait eu Poutine à cet empoisonnement ? Alors que par contre May peut s'en satisfaire: diversion par rapport aux négociations Brexit, politique interne, méga scandale de pédophilie sur des centaines d'enfants, etc... Et que Macron et Merkeel reprennent au bond est encore plus stupide

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  5. j'ai trouvé le lien vers le sujet dont je vous parlais, mon cher Corto :

    https://www.tvlibertes.com/2018/03/17/22152/lhebdo-politique-corvez

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    1. Je confirme l'excellence de cet interview.

      Voici des liens en anglais qui vont en ce sens.
      - Le site d'un ancien ambassadeur anglais en Ouzbekistan (le pays du labo où le Novichok aurait été créé): https://www.craigmurray.org.uk/archives/2018/03/the-novichok-story-is-indeed-another-iraqi-wmd-scam/
      - L'histoire du Novichok : http://www.moonofalabama.org/2018/03/theresa-mays-novichok-claims-fall-apart.html
      - Pour le fun : le Novichok, un bon thème de série (Cherchez "Strike back")! http://www.moonofalabama.org/2018/03/governments-decree-truth-about-skripal-dissenters-will-be-punished.html#more
      Amike

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  6. Une grande dame qui n'est pas invité sur les plateaux de télé, pourtant c'est une pointure.,

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    1. En France, ce qui compte ce sont les gens du calibre de Joey Starr ! Il n'y a que ceux-là que macrouille, rugy et compagnie comprennent.

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  7. La méthode est bien connue: il faut toujours un bouc émissaire, et quand on n'en a pas on en fabrique. De là à ressusciter le spectre de la guerre froide il n'y a qu'un pas, et il est vite franchi.
    Mais il faudrait quand même veiller à ne pas trop asticoter l'ours russe. Il a de la patience, mais quand même...

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  8. Le grand drame de nos dirigeants est d'ignorer l'Histoire. En la connaissant, ils s'éviteraient bien des erreurs.

    Le Nain

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  9. Cet article est un peu de vérité dans un océan de propagande antirusse. Quant a l'attitude de la France vis-à-vis de Poutine elle est dictée par Israël. Rappelez-vous l'affaire des deux portes hélicoptères "Mistral" (vendus à perte à l'Egypte pour ne pas les vendre avec profit à la Russie), c'était alors Hollande qui voulait absolument la guerre avec la Syrie pour obéir à son maître Netanyahou.
    Rappelez-vous aussi comment BHL jouait l'agent double pour que la guerre éclate entre la Russie et l'Ukraine.

    Nous avons la chance que Poutine et les Russes aient un sentiment de cordialité pour nous Français...car nous ne sommes plus grand chose sur l'échiquier international et nous n'en finissons plus avec tous ces mauvais présidents qui se succèdent à la tête de notre pays.
    Macron se voit déjà président de l'Europe et sa vanité lui fait oublier qu'il n'est qu'une marionnette franc-maçonne entre les mains de l'organisation la plus puissante de France, qui elle ne se reconnaît que sans frontières.

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    1. Véronique Allouche18 mars 2018 à 14:13:00

      Formidable! En si peu de temps un pays grand comme deux départements français aurait à sa tête un tout-puissant premier ministre en la personne de Netanyahou qui aurait mis au pas les grandes puissances ! Chapeau bas!! Merci pour votre (si fine) analyse politique.

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    2. Véronique: je plussoies, du grand n importe quoi !

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  10. Hélène Carrère d'Encausse !!! Combien de divisions ???
    Face au troupeau haineux de journalistes et intellos incapables de faire preuve de la moindre objectivité face à Poutine et à la Russie.
    ...

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    1. Un Dragon: combien de divisions, hélas, pas beaucoup

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  11. voilà une pensée sans doute trop complexe pour macron (MDR)

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  12. Je ne vois pas l'intéret de prendre en otage la culture russe pour montrer notre mauvaise humeur vis à vis de la Russie . J'espère que les visiteurs du salon du livre auront à coeur de fréquenter le stand russe pour montrer leur soutien aux écrivains russes et à tout ce qu'ils ont à nous partager ... La civilisation russe est une grande civilisation qu'il faut honorer ... On reçoit Poutine à Versailles puis on méprise ce que son peuple a de meilleur ... C'est absurde ! Gogol , Tolstoi , Tchekhov , Pouchkine , Tourgueniev , Dostoievki , Soljenitsyne ... on peut continuer la liste sans oublier notre comtesse de Ségur née Rostopchine , comment peut on utiliser le levier de la culture pour snober Poutine . Et tous ces gens d'origine russe qui se sont fixés en France et qui nous ont aussi apporté leur culture . Je pense à Henri Troyat par exemple né Lev Tarassov . C'est petit d'agir comme cela et heureusement qu'il y a des femmes intelligentes et clairvoyantes comme Hélène Carrère d'Encausse pour dépasser les clichés et le mépris pour un système politique qui a peut etre permis à ce pays de retrouver une fierté . Sur RCF il y a deux jours Federovsky défendait aussi son pays et sa contribution à un patrimoine culturel universel ... Marguerite

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    1. Et oui ! Pauvre France ! Non seulement elle a perdu son rang en tant que grande nation, mais en plus elle a perdu ses bonnes manières et sa culture ! Mais au pays de Macrouille, aucune importance ! Ce qui compte, c'est le pognon qu'on peut s'enfourner dans les fouilles.

      Lecanasson !

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    2. Marguerite: " petit " c'est tout à fait ça, une réaction de petit !

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  13. Les services secrets russes nous avaient habitués à plus d'efficacité et de discrétion : là, on dirait un TP raté de débutants.

    Lecanasson

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