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lundi 1 juin 2015

BHL, Bartolone, Le Roux, Hollande, Poutine et nos 26 200 nouveaux chômeurs...


Qu'ils sont drôles ! Pathétiques, ridicules ou stupides ! Au choix, l'un n’excluant pas l'autre ! Les voila, nos progressistes atlantistes pro-Poroschenko et anti-Poutine pavloviens s'offusquer d'une liste noire de 89 noms de personnes interdites de séjour en Russie par le tenant du Kremlin.

Ben quoi, lorsque l'Occident, trop pas content de la politique de Poutine vis à vis de l'Ukraine, prend des sanctions économiques contre la Russie, quitte à pénaliser ses propres économies nationales, et dresse une liste de 90 ruskoffs (et 20 entités, entreprises, banques, institutions) interdits de séjours à l'Ouest, tout le monde trouve cela normal. Et Vladimir n'aurait pas le droit, en réaction, de faire de même ? Toi qui me lis, laisserais-tu entrer le loup dans la bergerie, le renard dans le poulailler ou l'islamo-terroriste dans Notre-Dame un dimanche ? Non ! Et bien Poutine fait de même. Il décide de ne pas laisser rentrer ceux qui lui crachent dessus, ceux qui crachent sur son peuple; peuple qui, à 80%, le soutient. C'est aussi simple que cela. BHL vomit Poutine et bien Poutine vomit BHL. Poutine interdit Bruno Le Roux de séjour ? Non mais ! Mais qui accepterait de se laisser mordiller les chevilles par un vulgaire roquet socialiste ? Personne. Donc Le Roux est interdit de séjour. Et cette andouille de Bartolone qui menace d'annuler la visite d'une délégation de parlementaires français si Le Roux ne peut pas s'y joindre ! Poutine doit se marrer : une menace de boycott venant du parrain du 9-3 , non mais ! 

Et cette andouille de représentant de la diplomatie européenne qui déclare: " Nous considérons cette mesure [la liste en question] comme étant totalement arbitraire et injustifiée, surtout en l'absence de toute clarification ultérieure et de transparence. " Parlons-en d'arbitraire et de transparence ! Pourquoi cette même union européenne ne dresserait-elle pas, publiquement, le bilan de ce que coûte à nos économies les sanctions prises contre la Russie. Au bas mot 24 milliards d'euros ! Pourquoi est-il impossible de trouver la moindre trace de ce que coûte précisément à notre pays, la France, ces sanctions ? Sans compter cette ridicule histoire de Mistral laissés en cale à Saint Nazaire... Pourquoi cette même UE ne se désolidarise-t-elle pas de ce gouvernement ukrainien qui compte en son sein néo-nazis et ultra-nationalistes que ne renierait pas Aube Dorée ? Et BHL, pourquoi se tait-il à ce sujet ? Il y aurait de bons extrémistes dès lors que ceux-ci seraient opposés à Poutine et de mauvais lorsque ceux-ci s'appellent Le Pen, Aube Dorée ou UKIP ! Il pouvait bien pérorer sur Maïdan le BHL, sans doute la sono était-elle trop forte pour qu'il entende les snipers des bataillons Azov tirer sur les contre-manifestants. Alors que nos dirigeants se fendent de beaux discours sur la liberté d'expression, aucun d'entre eux ne s'est offusqué de l'interdiction émise du jour au lendemain par Kiev de parler le russe dans l'est du pays, là où 90% de la population le parle depuis toujours. Pourquoi ne s'offusque-t-on pas des meurtres en série d'opposants au régime de Kiev ? Et parmi tous les meurtres bizarres commis en Ukraine et en Russie, pourquoi BHL ne se souvient-il que de celui de Boris Nemstov ? Tartufes et hypocrites !  

Alors certes Poutine n'est pas un grand démocrate, nous le savons, mais qui se souvient de la Russie d'avant Poutine lorsque parvenant au pouvoir, il remit debout un pays sinistré ? J'ai été en Russie avant Poutine, j y ai été après, j'ai vu la différence et le peuple russe sait rendre grâce à Poutine pour le travail accompli. Sans doute parce qu'il a su redonner du lustre et de l'aplomb à un pays en plein naufrage, sinistré par soixante dix ans de socialo-communisme... 

Vous l'avez compris, le méchant c'est forcément Poutine et les gentils, forcément nous, les occidentaux. Possible. J'aurai tendance à penser que si nous sommes les gentils, nous sommes surtout de parfaits crétins pour n'avoir pas su, depuis la chute de l'URSS et depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir, concevoir une véritable politique étrangère de partenariat avec la Russie. Et pourtant, en regardant vers qui la Russie se tourne aujourd'hui, nous devrions comprendre ce que nous allons perdre en le stigmatisant. L'Europe et les USA, 900 millions d'habitants, diabolisent Poutine quand la Russie, l'Inde, la Chine, le Brésil et l'Afrique du Sud, 2,5 milliards d'habitants, ne passent pas une semaine sans signer des accords commerciaux et autres partenariats financiers et de développement. Sommes-nous assez riches et en si bonne forme pour que nous puissions nous passer de tout cela ? Pitoyable politique étrangère de l'UE, toute inféodée (sauf l'Allemagne qui continue en loucedé de commercer avec la Russie) aux USA. 

Pour l'année 2013, les exportations  de l'UE vers la Russie représentaient 120 milliards d'euros faisant de la Russie le quatrième partenaire de l'Union. A fin février 2015, les sanctions économiques imposées à la Russie représentaient une perte de 21 milliards d'euros pour l'ensemble des économies européennes, 24 milliards à fin mai. Combien à fin décembre ? Pourquoi chaque mois, lorsque l'Insee nous balance les sinistres chiffres du chômage, encore en hausse à fin avril, le gouvernement ne communique-t-il pas sur le manque à gagner pour notre économie " généré " par ces sanctions ? Le bon peuple n'a pas à savoir, j'imagine... 

En attendant, sur 1 an, à fin mars 2015, la Russie voyait son PIB diminuer de 1,6% quand celui de l'Ukraine s'effondrait de 17 % !  Visiblement si les sanctions imposées à la Russie nous pénalisent, elle ne pénalisent pas tant que cela le royaume de Poutine et toutes les aides que nous versons à l'Ukraine ( 3 milliards en 2014 et 2015 pour l'UE + une ligne de crédit de 14 à 18 milliards via le FMI ) semblent  ne pas profiter à l'ukrainien moyen... 

Que Bartolone n'aille pas en Russie, et alors, qui donc là-bas s'en offusquera ? Personne. 

Et pendant que Poutine reçoit en grande pompe Giscard sans qu'aucun de nos tartufes ne s'en offusque, en France, en avril, 26 200 nouveaux chômeurs ont franchi le seuil de Pôle Emploi... et Président reçoit aujourd'hui, en son palais, quelques personnalités du show-business.

Folie passagère 2791.
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lundi 28 octobre 2013

Du grand Charles au petit François


" Comment la Vème République, celle du Général de Gaulle, a-t-elle pu accoucher d'un François hollande ? "

J'ai vu passer cette question sur twitter et effectivement, on peut se poser la question de savoir comment on en est arrivé là...

Qu'on soit pro ou anti de Gaulle, puisque de nos jours il semblerait que seuls les avis tranchés soient de mise, personne n'oserait remettre en cause la stature du personnage. Qu'on soit pro, s'il en reste, ou anti hollande, force est de constater que celui-ci n'inspire pas le respect ni même l'autorité que devrait normalement lui conférer sont titre et sa fonction. J'en veux pour preuve, par exemple, les dernières Unes de nos journaux. Comment a-t-on pu passer d'Un destin face à l'Histoire à la Débâcle ou le Naufrage ? Comment a-t-on pu passer d'un "Je vous ai compris" à "elle pourra rentrer, seule" ?

En soixante ans, nous sommes passés de l'Homme d'Etat à l'homme des sondages, de la critique, de la caricature, des reculades et des couacs à répétition. Ce ne sont plus les projets d'avenir qui animent le débat politique, juste des polémiques successives. Alors certes, hollande impressionne par son absence de cap et d'autorité mais cela justifie-t-il cette défiance de plus en plus manifeste à l'égard de nos chefs de l'Etat successifs ?

Reprenez la liste: De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy puis hollande... N'avez-vous point l'impression que plus le temps passe et plus l'autorité de l'Etat, incarnée par le Président, s'est amoindrie?

La faute à qui, la faute à quoi ?


Ce qui frappe, peut-être me trompe-je, c'est que cette défiance semble s'être accrue avec la mise en place du quinquennat qui, de fait, a réduit considérablement le temps d'installation dans la fonction du nouveau venu. Ce dernier doit agir, tout de suite, et ce en admettant qu'il ait acquis de par son expérience antérieure la maîtrise des outils de gouvernance: l'appareil d'Etat, le corps des hauts fonctionnaires, la connaissance des réseaux, des rouages et des hiérarchies. Faute de quoi, son action sera limitée, sa volonté d'agir amenuisée. A peine élu, le président est maintenant obligé d'agir vite, en fait de réagir aux événements et à la réalité, tout en ayant en perspective sa réélection et donc, décevoir le moins possible son électorat. La confrontation immédiate au réel a fait voler en éclat le programme d'hollande.


Deuxième élément, la médiatisation (excessive?) de la vie politique a fait exploser les murs de la tour d'ivoire qui, de de Gaulle à Mitterrand, de moins en moins sous Chirac, protégeait tout en l'isolant nos présidents. Plus rien, ou presque, de ce que fait ou dit un président ne nous échappe. Le Roi est nu, lorsqu'il n'a pas la braguette ouverte, nous savons tout de lui et  ce que nous savons de lui permet de nous en amuser, de le critiquer, de façonner une image. Les médias ont fait de Sarkozy un supposé président des riches, les mêmes ont fait de hollande un capitaine de pédalo. On peut ne pas aimer le président des riches, on se moquera d'un marin d'eau douce. Qui plus est quand ce dernier perce lui-même le fond de la barque.


Troisième élément, concomitant du précédent, les nouvelles technologies et le développement fulgurant d'internet font que nous avons tous individuellement (le blogueur, par ex.) ou collectivement (les partis politiques), et pour peu que l'on s'en donne la peine, les moyens de tirer à vue sur le président et son équipe. La moindre parole et le moindre geste sont décortiqués, fast and fact checking , visionnés et diffusés. Le moindre écart n'est plus pardonnable. Lorsque hollande ouvrit la liberté de conscience aux maires pour mieux revenir dessus le lendemain, cela n'échappa à personne, amis, alliés ou ennemis. L'opacité dont bénéficiaient les présidents précédents, opacité créée par l'accession difficile à l'information, n'existe plus. Nous sommes en transparence et en réaction.


Quatrième élément; le parcours: C'est un mouvement de l'Histoire (et son courage, sa vision de la France,...) qui a sorti de Gaulle de l'anonymat et lui a permis de devenir un Homme d'Etat; il est entré dans l'histoire le 18 juin, il a fait un bout de notre histoire par la suite. Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, à défaut d'avoir fait l'Histoire, ont tous eu un parcours politique qui s'inscrivait dans le mouvement historique. Ils étaient tous des produits d'Etat, des politiques ayant assumé de multiples responsabilités et endossé plusieurs fois les habits ministériels, des leaders de partis. Ils ne sont pas devenus présidents par hasard. Leur entrée au Château était l'aboutissement presque logique d'une longue carrière politique. Le raisonnement vaut pour Nicolas Sarkozy. Il ne tient pas pour hollande qui finalement n'est que l'enfant illégitime du Fouquet's et du Sofitel. Il ne doit pas son élection à sa carrière mais bien plus à un geste inapproprié de DSK et un arrêt inopportun de Sarko dans une brasserie huppée, un soir de victoire.


La "volatilité" et la modification de l'électorat pourraient être le cinquième élément nous ayant conduit à l'élection de hollande. Nous avons les élus que nous méritons et plus le temps passe, ne retenant rien du passé, nous votons pour des gens qui mentent comme des arracheurs de dents et qui font du clientélisme le moyen de leur réussite. Toute personne sensée ayant lu avec soin le projet socialiste ne pouvait que se marrer et normalement... voter pour quelqu'un d'autre. Incapable de juger par eux-mêmes, manipulés par les médias tout acquis à sa cause, 51% des électeurs (à peine 38% du corps électoral) ont voté pour hollande. La déception et les désillusions aussi brutales que rapides étaient prévisible. 51% des français ont voté pour quelqu'un qui, confronté à la réalité, irait droit dans le mur. Rajoutez à cela que l'on vote bientôt plus contre quelqu'un que pour quelqu'autre et vous avez fait le tour de ce qui a rendu l'élection d'hollande possible pour les uns, illégitimes pour les autres.

Il y a sans doute bien d'autres raisons qui nous ont amené là où nous en sommes et sans doute en trouverez-vous d'autres: l'endogamie du personnel politique, la captation du pouvoir par les mêmes personnes depuis 60 ans, les mêmes qui désignent héritiers ou successeurs, la lassitude et le tous pourris qui de nous dépités font les députés d'aujourd'hui, bien d'autres raisons, certes, mais parmi elles, il y en a deux, à mon avis, qui dominent toutes les autres et dont hollande est la meilleure illustration: l'incompétence et le fait de pas avoir su s'entourer des bonnes personnes.

Folie passagère 1966.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 14 octobre 2012

L'inquiétant amateurisme d'Hollande


Quel bon client ce hollande ! Pas une jour qui passe sans qu'il nous donne l'occasion de lui mettre le nez dans son... incompétence. Le découvreur d'Afrique a donc fait son petit tour chez nos amis de là-bas et en moins de deux jours il nous donne l'occasion de montrer qu'il n'est pas l'homme de la situation. Tout juste un néophyte.

Se rendant à Gorée, il n'a pas pu s'empêcher de se planter lamentablement sur l'histoire de cette funeste île aux esclaves. Mais peu importe, " il faisait chaud ",  a-t-il dit. Jamais à court de bourdes, il en aura commis au moins deux lors de ce safari sénégalo-congolais. La première aura été, sous couvert de lutte pour les droits de l'homme, de se mettre à dos, par ses discours à faire blanchir tous les diplomates, l'actuel président congolais. " La situation en République démocratique du Congo est tout à fait inacceptable sur le plan des droits, de la démocratie, et de la reconnaissance de l'opposition. " Il y a des manières plus subtiles de prendre langue qui plus est quand on est face à un dictateur que les incantations démocratiques du monde libre laissent d'ébène de marbre.

La deuxième aura été la manière avec laquelle il aura provoqué les sauvages d'Aqmi ou du Mujuo qui détiennent les otages Français. " Est-ce que ce que nous disons pour l'intégrité du Mali et la lutte contre le terrorisme devrait être tu parce qu'il y a ces menaces? Je pense que c'est le contraire. " Si sur le fond, il a parfaitement raison, réagir de cette façon ne peut que susciter de vives réactions de la part de ceux qui détiennent les otages. Souhaitons que ceux-ci n'en prennent pas plus ombrage et s'abstiennent de réagir comme ils l'ont malheureusement annoncé: " Par ses déclarations, le président a mis la vie des otages ( et la sienne, mais ça, c'est son problème ) en danger. " Dans le cas contraire, et si par malheur, sur les otages les ravisseurs venaient à mettre à exécution leur menace, hollande porterait une lourde responsabilité.

A l'Afrique qu'il  " visitait " pour la première fois, hollande ne laissera pas à ses hôtes le souvenir d'un homme au fait de la situation et des  réalités locales complexes.  Il sera apparu comme le grand frère donneur de leçon et très mal conseillé, certainement pas comme un diplomate expérimenté tout aussi soucieux des droits de l'homme que conscient des exigences de la real politique.

En France, l'inexpérience de l'homme et son amateurisme a cessé de n'inquiéter que les blogueurs, les twittos ou l'opposition " d'en bas ", deux hommes politiques reconnus et expérimentés, Giscard et Borloo, imaginent déjà une dissolution de l'Assemblée Nationale, seul rempart démocratique disponible pour éviter le naufrage du pays vers lequel semble nous entraîner inexorablement hollande.

A vrai dire et depuis longtemps, je ne cesse de le répéter, hollande tel qu'il s'est montré depuis son accession au trône ne pourra pas tenir la distance. Je ne sais plus qui disait que la guerre était une chose trop sérieuse pour la laisser aux militaires. Il en va de même avec la politique et la gestion d'un pays, c'est une chose trop sérieuse pour être laissé entre les mains d'un amateur.

Folie passagère 1387.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.