lundi 28 octobre 2013

Du grand Charles au petit François


" Comment la Vème République, celle du Général de Gaulle, a-t-elle pu accoucher d'un François hollande ? "

J'ai vu passer cette question sur twitter et effectivement, on peut se poser la question de savoir comment on en est arrivé là...

Qu'on soit pro ou anti de Gaulle, puisque de nos jours il semblerait que seuls les avis tranchés soient de mise, personne n'oserait remettre en cause la stature du personnage. Qu'on soit pro, s'il en reste, ou anti hollande, force est de constater que celui-ci n'inspire pas le respect ni même l'autorité que devrait normalement lui conférer sont titre et sa fonction. J'en veux pour preuve, par exemple, les dernières Unes de nos journaux. Comment a-t-on pu passer d'Un destin face à l'Histoire à la Débâcle ou le Naufrage ? Comment a-t-on pu passer d'un "Je vous ai compris" à "elle pourra rentrer, seule" ?

En soixante ans, nous sommes passés de l'Homme d'Etat à l'homme des sondages, de la critique, de la caricature, des reculades et des couacs à répétition. Ce ne sont plus les projets d'avenir qui animent le débat politique, juste des polémiques successives. Alors certes, hollande impressionne par son absence de cap et d'autorité mais cela justifie-t-il cette défiance de plus en plus manifeste à l'égard de nos chefs de l'Etat successifs ?

Reprenez la liste: De Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy puis hollande... N'avez-vous point l'impression que plus le temps passe et plus l'autorité de l'Etat, incarnée par le Président, s'est amoindrie?

La faute à qui, la faute à quoi ?


Ce qui frappe, peut-être me trompe-je, c'est que cette défiance semble s'être accrue avec la mise en place du quinquennat qui, de fait, a réduit considérablement le temps d'installation dans la fonction du nouveau venu. Ce dernier doit agir, tout de suite, et ce en admettant qu'il ait acquis de par son expérience antérieure la maîtrise des outils de gouvernance: l'appareil d'Etat, le corps des hauts fonctionnaires, la connaissance des réseaux, des rouages et des hiérarchies. Faute de quoi, son action sera limitée, sa volonté d'agir amenuisée. A peine élu, le président est maintenant obligé d'agir vite, en fait de réagir aux événements et à la réalité, tout en ayant en perspective sa réélection et donc, décevoir le moins possible son électorat. La confrontation immédiate au réel a fait voler en éclat le programme d'hollande.


Deuxième élément, la médiatisation (excessive?) de la vie politique a fait exploser les murs de la tour d'ivoire qui, de de Gaulle à Mitterrand, de moins en moins sous Chirac, protégeait tout en l'isolant nos présidents. Plus rien, ou presque, de ce que fait ou dit un président ne nous échappe. Le Roi est nu, lorsqu'il n'a pas la braguette ouverte, nous savons tout de lui et  ce que nous savons de lui permet de nous en amuser, de le critiquer, de façonner une image. Les médias ont fait de Sarkozy un supposé président des riches, les mêmes ont fait de hollande un capitaine de pédalo. On peut ne pas aimer le président des riches, on se moquera d'un marin d'eau douce. Qui plus est quand ce dernier perce lui-même le fond de la barque.


Troisième élément, concomitant du précédent, les nouvelles technologies et le développement fulgurant d'internet font que nous avons tous individuellement (le blogueur, par ex.) ou collectivement (les partis politiques), et pour peu que l'on s'en donne la peine, les moyens de tirer à vue sur le président et son équipe. La moindre parole et le moindre geste sont décortiqués, fast and fact checking , visionnés et diffusés. Le moindre écart n'est plus pardonnable. Lorsque hollande ouvrit la liberté de conscience aux maires pour mieux revenir dessus le lendemain, cela n'échappa à personne, amis, alliés ou ennemis. L'opacité dont bénéficiaient les présidents précédents, opacité créée par l'accession difficile à l'information, n'existe plus. Nous sommes en transparence et en réaction.


Quatrième élément; le parcours: C'est un mouvement de l'Histoire (et son courage, sa vision de la France,...) qui a sorti de Gaulle de l'anonymat et lui a permis de devenir un Homme d'Etat; il est entré dans l'histoire le 18 juin, il a fait un bout de notre histoire par la suite. Pompidou, Giscard, Mitterrand et Chirac, à défaut d'avoir fait l'Histoire, ont tous eu un parcours politique qui s'inscrivait dans le mouvement historique. Ils étaient tous des produits d'Etat, des politiques ayant assumé de multiples responsabilités et endossé plusieurs fois les habits ministériels, des leaders de partis. Ils ne sont pas devenus présidents par hasard. Leur entrée au Château était l'aboutissement presque logique d'une longue carrière politique. Le raisonnement vaut pour Nicolas Sarkozy. Il ne tient pas pour hollande qui finalement n'est que l'enfant illégitime du Fouquet's et du Sofitel. Il ne doit pas son élection à sa carrière mais bien plus à un geste inapproprié de DSK et un arrêt inopportun de Sarko dans une brasserie huppée, un soir de victoire.


La "volatilité" et la modification de l'électorat pourraient être le cinquième élément nous ayant conduit à l'élection de hollande. Nous avons les élus que nous méritons et plus le temps passe, ne retenant rien du passé, nous votons pour des gens qui mentent comme des arracheurs de dents et qui font du clientélisme le moyen de leur réussite. Toute personne sensée ayant lu avec soin le projet socialiste ne pouvait que se marrer et normalement... voter pour quelqu'un d'autre. Incapable de juger par eux-mêmes, manipulés par les médias tout acquis à sa cause, 51% des électeurs (à peine 38% du corps électoral) ont voté pour hollande. La déception et les désillusions aussi brutales que rapides étaient prévisible. 51% des français ont voté pour quelqu'un qui, confronté à la réalité, irait droit dans le mur. Rajoutez à cela que l'on vote bientôt plus contre quelqu'un que pour quelqu'autre et vous avez fait le tour de ce qui a rendu l'élection d'hollande possible pour les uns, illégitimes pour les autres.

Il y a sans doute bien d'autres raisons qui nous ont amené là où nous en sommes et sans doute en trouverez-vous d'autres: l'endogamie du personnel politique, la captation du pouvoir par les mêmes personnes depuis 60 ans, les mêmes qui désignent héritiers ou successeurs, la lassitude et le tous pourris qui de nous dépités font les députés d'aujourd'hui, bien d'autres raisons, certes, mais parmi elles, il y en a deux, à mon avis, qui dominent toutes les autres et dont hollande est la meilleure illustration: l'incompétence et le fait de pas avoir su s'entourer des bonnes personnes.

Folie passagère 1966.

D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

39 commentaires:

  1. Belle analyse Corto. Vraiment belle analyse à laquelle je souscris pleinement. Il ne doit pas manquer grand-chose... :-)

    A coup sûr, le Quinquennat est une bourde monumentale.
    La troisième de Chirac, et peut-être la pire.

    La première est d'avoir fait élire Miterrembrouilles, en raison de sa haine pour Giscard. Ce qui ne lui a pas servi de leçon puisqu'il a recommencé en 2012 pour faire batte Nicolas Sarkozy. A qui il n'a jamais pardonné de lui avoir préféré Edouard Balladur A juste titre, d'après moi.
    La deuxième est d'avoir dissous une Assemblée où il avait une grosse majorité pour l'échanger contre une cohabitation... Sur les conseils de Villepin, concurrent direct (et redoutable) de Culbuto sur le terrain de l'incompétence...
    Et la troisième, la transformation, du Septennat en Quinquennat. Stupidité s'il en est ! Car, comme vous l'expliquez fort bien, il prive le Président (avec une majuscule pour ceux qui le méritent, le présiFlan en étant bien évidemment exclu), de temps. Ce temps indispensable pour mener à bien une (ou des) réforme(s) en profondeur. Réformes pourtant inévitables (sauf à provoquer de terribles clashes) que personne n'a eu le courage de faire depuis au moins 3 décennies !...
    Comme vous le décrivez, à l'exception de Flamby qui n'est pas pas concerné puisqu'aussi incapable de décider que d'exécuter, le Président est immédiatement dans l'urgence et n'a plus la possibilité de préparer l'avenir.
    Surtout s'il est de Droite. Ce qui, outre les difficultés inhérentes à toute réforme, aussi indispensable soit-elle, l'oblige à affronter toutes les forces "vent debout" de la sinistre Gaucherie mobilisée à 200%, avec, en première ligne, les syndicats ne représentant rien d'autre que nos impôts gaspillés, la "bienpensance" bobo-caviardo-socialo "faites ce que je dis, mais pas ce que je fais" (exemples innombrables), les poly-tocards de gôôôche et leurs serviteurs, suivis des pauvres dupes dont on a préalablement bien formaté le cerveau (= les citoyens idéaux qui ne se posent jamais de question et qui, en bons moutons, se rendent docilement à l'abattoir).

    Ah qu'il est triste de constater comme notre grande et belle France est devenue petite et laide. Et souillée...

    J'adore, mais j'adore votre conclusion. Surtout la dernière ligne !!! :-)
    C'est la cerise sur le gâteau !

    Merci pour cette gourmandise ! :-)))
    Pas sûr toutefois qu'elle suffise à guérir mon mal de mer lié à mon embarquement forcé sur le pédalo-Titanic, au milieu de la tempête. Et sans capitaine à bord...

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    1. @Frnzi: Merci.
      Chirac a eu au moins le mérite d'avoir quelques fulgurances qui laisseront traces dans l histoire: sa célèbre réplique " la maison brûle " en Afrique du Sud au sommet de la terre et son refus d'aller faire la guerre en Irak. Il nous laisse aussi, par ex, le musée des arts premiers.
      Jusque lui, la durée de 7 ans, renouvelable, permettait aux président d inscrire leur action dans le temps. Après ça a été foutu avec ce quinquennat qui expose en première ligne le président et fait de son premier ministre un super " collaborateur".

      Après, les choses ont commencé a se dégrader avec Sarko qui a su que trop tard prendre la sature présidentielle et qui a accumulé les erreurs au départ.
      Puis Hollande, le pompon, 73% d'opinions négatives ai-je entendu ce matin ! et cette certitude qui éclate chaque jour un peu plus: il ne sait pas où il va et accumule bourdes sur bourdes. Mal entouré, mal conseillé.
      Mais n'était-ce pas prévisible. Le système de la primaire socialiste, vast connerie, puisque les votants ont choisi pour représenter la gauche, celui qui avait sans doute le plus de chance de battre Sarkozy mais aussi le plus mou !
      Alors doit-on en vouloir a hollande ou a ceux qui l'ont choisi ? Au deux indubitablement.

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    2. OUPS !!! A la place de "clashes", il fallait lire "cRashes".
      Mais vous aviez sûrement rectifié de vous-même... ;-)

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    3. @ Corto
      Heureusement que Chirac a quand même fait des choses !... Il n'empêche que ces 3 bourdes monumentales ont fait beaucoup de mal à la France, surtout le Quinquennat qui, comme vous l'avez démontré n'a pas été QU'une réduction de la durée du mandat. Pour des motivations purement politiciennes, et mal évaluées, Chirac s'est privé et, surtout, a privé ses successeurs, du temps nécessaire à toute œuvre d'ampleur.
      De plus, les fusibles (AN et PM) ne peuvent plus jouer leur rôle en raison de la coïncidence des durées. Ce qui était (bêtement) le motif de ce changement...
      Démonstration supplémentaire, s'il en était besoin, que nos polytocards (de tous bords) ne prennent que beaucoup trop rarement le temps d'une réflexion approfondie sur les conséquences de leurs décisions. Et plus encore à quel point ils manquent de pragmatisme. Probablement trop formatés par l'ANErie qui fabrique des clones ayant échangé leur "tête bien faite" contre une "bien pleine", bourrée de principes obsolètes et de dogmatisme. D'après moi, l 'ENA est à supprimer le plus vite possible, en raison de sa dangerosité sur les capacités de réflexion des cerveaux censés nous diriger et/ou nous servir.

      Par chance, Sarkozy y a échappé. Pour cette raison, pour son courage, sa rapidité d'analyse, de réflexion et d'action, pour avoir su s'entourer, il a réalisé beaucoup de grandes choses que tous ses prédécesseurs avaient remis aux calendes grecques. Par manque de courage ET pour ne pas compromettre leur future réélection...
      Il a aussi géré de main de maître 4 ans de crises mondiales majeures pendant son Quinquennat autrement dit : 4 années sur 5 !!!). Excepté Angela Merkel, personne n'a été capable d'en faire autant. Je n'ose même pas imaginer Nullissime 1er dans pareille situation...
      Pour ce qui concerne les erreurs certes, il en a fait. Comme tout humain, fut-il Président. Or, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne se trompent jamais. Sauf Flamby qui, lui, réussit à faire conneries sur conneries, bien qu'il ne fasse rien d'autre que plaquer son sourire de "ravi" sur un visage (censuré) ;o(
      Particulièrement au début de son mandat, Sarkozy a fait des erreurs comportementales ; et de communication : trop franc !...
      Mais est-ce vraiment la seule chose à retenir de son action ? Même si les merdias (et la sinistra) ne parlent que de ça...
      Il voulait secouer la poussière des tapis, moderniser et clarifier. Contrairement à ses prédécesseurs (et à son successeur !) qui imposent l'opacité pour mieux nous tromper et s'enrichir à nos dépens, comme, par exemple Mitterrembrouilles et ses châteaux, ses nombreuses SCI, ses maitresses et sa famille-bis entretenues à nos frais, de même que ses fils etc. ! De tout cela, il ne fallait pas parler et le journaleux ont bien gardé le secret. PrésiFlan imite son mentor (qui l'a toujours méprisé) avec sa PompaFlan (qui nous pompe l'air), ses "amis", son patrimoine caché, ses magouilles diverses et avariées, son indécision chronique, et la liste est interminable...

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    4. @ Corto (suite et fin)
      * Sarkozy a de l'argent (qu'il n'a pas volé), il le dépense simplement et avec franchise. Pourquoi devrait-il en avoir honte et se cacher, comme les bobo-socialo-caviar gauchiasses ?
      * Il a des amis riches qui lui font des cadeaux importants. Ce qu'il ne cache pas. La franchise et la simplicité seraient-elles devenues des défauts ? Est-il devenu répréhensible de conserver ses amis et d'accepter leurs cadeaux ? Les Français seraient-ils incapables de comprendre que ces cadeaux ressortent de fonds PRIVES et non des caisses de l'Etat (donc de NOS impôts) comme en ont profité TOUS les autres (et en profite le suivant, notamment avec sa 1e concubine ; tient, au fait, y aurait-il un lien avec sa "nouvelle laïcité" ?) ? Sans jamais en être sanctionnés, ni par les Français tenus dans l'ignorance, ni par les merdias...
      * Le "casse-toi pauv' con" qui lui est constamment reproché n'est jamais accompagné de l'insulte préalable qu'il a subie. Certes, sa réaction a été plus humaine que présidentielle. Mais ne pas oublier qu'il était "débutant" et qu'il a réagi avec franchise et spontanéité. Ce qui, à mes yeux, vaut beaucoup mieux que la duplicité et le double langage hollandiens. Et ne méritait pas de figurer en tête du tiercé des souvenirs de son mandat tant il a fait d'autres choses. Positives. Lui...
      * Le Fouquet's, le yacht et tout le reste lui est reproché par mauvais esprit. Il n'était pas encore "intronisé", fêtait sa victoire avec quelques amis avant de se reposer quelques jours d'une campagne harassante, et se préparer à assumer avec grande énergie la lourde tâche qui lui revenait du fait de son élection. Incontestable...
      De cela, on nous rebat les oreilles depuis bientôt 7 ans ! N'y a-t-il vraiment rien d'autre à retenir de sa Présidence ?
      * La capitaine de pédalo a fait bien pire : 2 avions + chez Laurent (bien plus cher que le Fouquet's, et pas seulement le soir de l'élection, car "cantine" habituelle) + night-club, avec foule où Con-cubine 1ère a fait le tri, etc.). Sans parler d'une élection plus que douteuse : calomnies, campagne merdiatique, soupçons de tricheries (partiellement constatée de mes propres yeux), et malgré tout résultat plus que "ric-rac"...
      Or, de cela, on ne parle jamais. Pourquoi ? Trop de conneries à commenter ? Traitement de faveur ?
      POURQUOI CE 2 POIDS, 2 MESURES ?
      D'accord, Sarkozy a commis des erreurs, mais que pèsent-elles face à l'ensemble de son bilan ? Peanuts...
      On peut bien sûr en parler. Mais alors, il faut AUSSI évoquer le positif. :-)
      Et je ne parle pas pour vous, mais pour ceux devraient pouvoir se reconnaître... ;-)

      Ma conclusion reprendra votre dernière question. Ainsi que sa réponse... :o))

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  2. Bonsoir Corto,

    Bonne analyse de la situation. Je crois que le Général, qui a affirmé très tôt qu'il avait une certaine idée de la France (pas de la république, je le soupçonne d'avoir toujours été monarchiste au fond de lui même), a simplement taillé une tunique trop grande pour ses successeurs, Pompidou excepté. La tunique est peut être celle de Nessus mais depuis plus de trente ans, on ne peut que constater que ce pays va de Charybde en Scylla. Amorcée sous Giscard, la dégringolade s'est accentuée sous Mitterrand (personnage de Vichy et de la IVème, bien qu'il faille lui concéder une réelle culture, sur lequel le jugement du Connétable était juste et sans appel) et accélérée avec Chirac (réellement très sympathique, il est né rad-soc de la IIIème et il gouverna en rad-soc) . Depuis sept ans, c'est la chute avec Rastignac et son clone à la tête du pays. Tu noteras que plus ça va, plus nous reculons dans l'Histoire. J'ose espérer que nous ne connaîtrons pas l'épisode d'une nouvelle Convention avec ses Fouqier-Tainville, Marat, Robespierre et autre Danton.
    Avec des indicateurs économiques dans le rouge (http://leblogalupus.com/2013/10/28/mister-market-and-doctor-conjoncture-du-lundi-28-octobre-2013-les-affaires-vont-moins-bien-mieux-ou-encore-quand-lacceleration-decelere-par-bruno-bertez/), un pouvoir et une oligarchie politique totalement discrédités, je ne vois pas comment ce pays peut s'en tirer. Comme le dit H16 à longueur de billet, CPEF.

    Bonne soirée

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    1. @H: Même si Mitterrand était sans aucun doute une sacrée canaille, au moins avait-il le minimum de " classe " qui sied à la fonction, la culture en plus. Je ne sais pas si nous reculons dans l Histoire mais ce qui est certain, c'est que sous peu nous ne serons plus 5eme puissance et je ne vois pas aujourd'hui, sans doute comme beaucoup de gens, où nous en serons dans 2 ans. La crise économique violente que nous subissons depuis 2008 a fait voler en éclat tous nos repères. Et comme nous ne pouvons compter sur nos élus pour nous " guider "...
      Elus que nous avons, lapalissade, élus. Nous portons donc une responsabilité .
      Que nous ayons pu accepter de porter a la présidence hollande, ça me dépasse !

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    2. J'abonde à tes propos sur Miterrand. L'anecdote est connue: alors qu'il venait d'être élu à la tête du PS, un distingué cuistre se pointa et lui dit ceci "Maintenant qu tu es élu et que tu fais partie de la famille, on peut se tutoyer, non?" et l'Arsouille (tel qu'il était qualifié par De Gaulle) de répondre, superbe: "Si vous voulez!".
      C'était une canaille de la pire espèce mais il avait, lui aussi, une certaine idée de la France et de la stature qui incombait à son poste. Je lui reconnais également un certain courage car plutôt rares sont ceux qui se sont évadés d'Allemagne pendant la Guerre ou qui ont tenté de le faire. Bon, après, il y a la Francisque qui fait carrément tâche (il fallait deux parrainages pour l'obtenir). Je reste persuadé que l'engagement à gauche lui vient plus de son irréductible opposition au Général, qui le méprisait, qu'une illumination soudaine envers le parti du bien. Il a fait le choix du PS car c'était un parti en totale déshérence en 1958 et surtout qui était disponible pour ceux avides de pouvoir.
      Les photographies officielles du Général et de son successeur sont intéressantes à étudier. La première nous montre un homme qui, par sa tenue et sa posture cherche , et réussit, à incarner l'état et son pays. La seconde nous montre un type, quelconque, dans un parc. Tout est là.

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  3. @Franzi et H: trop fatigué pour vous répondre ce soir, bonne nuit a vous et a demain

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  4. Lors du référendum sur le maintien ou non du septennat , j'avais choisi ce maintien parce que je pensais qu'il était dans la logique de la Constitution de la V ème République et de ses institutions . Les cohabitations faisant aussi partie de cette logique et plaçant le chef de l'état au dessus de la mélée . Je note à tort ou à raison que les réélections de Mitterand ou de Chirac se sont faites à la faveur d'une cohabitation . Le quinquennat n'apporte plus cette dimension de long terme qui seule peut inscrire une politique aussi dans le long terme Actuellement les hommes politiques me semblent diriger le pays le nez dans le guidon obsédés par des campagnes électorales qui bloquent le temps des vraies réformes . Pour le Général de Gaulle qui avait une véritable dimension de chef d'Etat , Il est pour moi certain qu'il avait une vue politique qui faisait qu'il travaillait pour l'Avenir en engageant la France dans de grands projets qui allaient au delà de ses petites ambitions personnelles . C'est de ce type de personnalité dont manque cruellement notre pays . Le quinquennat nous replonge dans une logique des partis .De la même façon la construction européenne s'est incarnée dans des hommes qui ont voulu tirer les leçons du passé et je ne suis pas sure que l'idéal de paix de cette construction soit encore présent pour les européens déboussolés par les enjeux nouveaux . En refuser l'héritage chrétien pourtant réel a t-elle été aussi une bonne idée ,? je m'interroge quand on voit le délitement de l'adhésion à ce grand projet . C'était aussi une question d'identité ce qui n'empêcherait pas d'etre ouvert aux apports d'autres traditions. Bien sur on peut se dire que tout était mieux avant ! En revenant à la personne du général de Gaulle je relève aussi que François Hollande ne s'est pas privé d'en intégrer la haute figure physique et morale dans son clip de campagne ...ce qui est assez amusant de la part du représentant d'un parti qui s'était opposé à lui ... On voudrait avoir un homme de son envergure , de sa culture , de sa capacité à penser le futur pour redonner un vrai cap à notre pays ...mais ça c'est une autre histoire. Marguerite

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    1. @Marguerite: j approuve en entier . je crois aussi qu'avec l'Europe, les présidents nationaux ont perdu une part de souveraineté qui du coup limite leur " aura ". Jusque de Gaulle, encore sous Pompidou, puis de moins en moins jusqu a plus rien aujourd'hui, le Président de la République était maître du destin du pays, à lui, d'imprimer un mouvement, de bâtir un avenir. Aujourd'hui, le président de la république, ce n'est plus cela, il ne peut incarner la France puisqu il doit batir l'Europe.

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    2. @ Marguerite
      Comme le dirait Corto, "nous sommes en phase".
      Au moins pour l'analyse et les grandes lignes. :-)

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  5. Allez, je vais faire plaisir à mon copain Koltchak,

    Viva el Rey!, Viva!

    Depuis bien longtemps nous n'avons que des ringards à la tête de l' état pour certains ils étaient encore acceptables pour d'autres surtout le dernier, il n'inspire que la nausée.

    Jusqu'où va t on descendre.

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    1. @Grandpas: Jusu où, c'est bien la le problème, on n est meme pas foutu de savoir de quoi de main sera fait.

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    2. @ Grandpas
      Même constat, même question.
      Et j'en viens à me demander si un régime monarchique-parlementaire ne serait pas "moins pire".
      Ne serait-ce que grâce à sa stabilité.
      Nos voisins européens ne semblent pas s'en plaindre...

      Car, que nous reste-t-il comme choix désormais ?
      * Les gauchiasses ? Plus jamais, j'espère.
      * La Droire ? Anéantie.
      * Bleu marine ? Pour protestation, peut-être. Mais la compétence à gouverner ???

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  6. Une des raisons, et elle est de taille, mon cher Corto, qui nous amène à cette situation politiquement catastrophique, c'est l'élection du Président de la République au suffrage universel qui a vu élire le plus menteur et le plus démago des candidats.

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    1. @marianne: moi ça me va bien le suffrage universel, ce sont les primaires qui ne me conviennent pas: elles font élire le plus mou de la bande. Sans l'avoir souhaité, bien sur, je suis persuadé que les choses auraient par ex étaient bien mieux tenues avec une Aubry qu un hollande.

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    2. Plutôt d'accord avec vous Corto.
      Quoi que Dame Tartine, à mon avis, n'aurait été guère "moins pire "que le grand tout mou.
      En revanche, si DSK n'avait pas eu la tête si mal placée (beaucoup trop bas), au moins aurait-il eu l'avantage d'être un économiste compétent dont je pense qu'il aurait su s'entourer convenablement (en termes de compétence pour le pays, faut-il entendre). Même si je n'aurais pas voté pour lui. Tant comme citoyenne que comme femme... :-)

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  7. Pour ma part , l'erreur des Présidents depuis Giscard est d'être présent médiatiquement alors qu'ils ont eu un pare-feu en nommant un 1er ministre qui lui dirige le pays avec sa tribu de ministre .En tant qu'ex-patron j'avais mon adjoint qui s'occupait de diriger la boutique en suivant mes instructions et c'est ce que font toutes les entreprises .
    Pépère n'a pas réussi à trouver une équipe , ce qui lui vaut tous ses couac-couac et toutes ses reculades,il faut dire que les vrais politicards de gauche qui le connaissent pour sa nullité ne voulaient pas se compromettre avec lui , à part Fabius, que son intelligence laisse à désirer . Sarko à fait pareil , trop présent et Fillon pas assez charismatique , donc médias et tout le bataclan ,alors qu'à travers le monde il était plus que respecté , Flanby on se fout de lui et par ricochet de nous .
    Ayant suivi de près Giscard ,sa chute a été provoquée par les journaleux gauchiards à cause des "Diamants" qui soit dit en passant ,étaient de vrai ME...DE sinon c'était un gestionnaire hors pair de la trempe à DSK qui lui joue plus de la flute enchantée que de son sérieux .
    C'est vrai qu'internet accentue la dérision de nos élus mais avant nous avions les chansonniers qui n'avaient pas, à cette époque, peur de braver la colère des dieux .

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    1. @Claude henri: Sauf que les chansonniers n'avaient pas la couverture médiatique que l on donne a tout et n importe quoi aujourd'hui. Et puis, les chansonniers fallait se déplacer pour les entendre. Aujourd'hui, d'un simple clic tu peux te foutre de la gueule du 1er personnage de l'Etat. Si en plus celui-ci nous donne chaque jour des billes pour cela...

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    2. @ Claude-Henri
      Tout à fait exact. Je suis pleinement d'accord avec ce complément d'analyse.

      @ Corto
      Oui, il fallait se déplacer pour ces moments très jouissifs.
      Mais les radios et télévisions, moins partisanes qu'aujourd'hui, nous en faisaient aussi profiter largement.

      Certes, rien de comparable au "tout et n'importe quoi" actuel.
      Mais pas aussi "pagailleux" qu'il le semble, car redoutablement organisé pour être tendancieux.

      Un exemple parmi beaucoup d'autres : Le Parisien et ses commentateurs s'offusquent que Taupe Y Rat se soit vue comparée à une guenon à Angers => rectificatif publié par un lecteur du Figaro, présent lors de cet "évènement" :
      http://www.lefigaro.fr/politique/2013/10/28/01002-20131028ARTFIG00335-en-tweetant-les-politiques-se-devalorisent.php?page=&pagination=2#nbcomments
      Le 28/10/2013 à 13:25...

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  8. Le déclic fut peut-être la forfaiture constitutionnelle de 1962 qui, par l'élection présidentielle au suffrage universel, transformait les chambres en hémicycles de godillots. Le niveau de la classe politique n'avait pas besoin de voir se renforcer la discipline partisane au détriment des idées nouvelles. Celles-ci n'étaient acceptées qu'au niveau du Plan !
    A la mort de Pompidou, la pente est amorcée. Elle semble ne pas avoir de fin, la démocratie ayant abouti à son avatar génétique, la démagogie.
    On en sort comment de cette crasse ?

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    1. @catoneo: On en sort comment ? Tout le pb est là. Par un séisme politique qui verrait le FN prendre le pouvoir pour aussitot exploser en vol ? Par une démission avant fin de mandat de Pépère ? Je ne sais pas mais ce qui est sur c'est que nous sommes sur une très mauvaise pente

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  9. La liste des présidents qui se sont succédés à la tête de l'État depuis 1958 évoque irrésistiblement la dynastie des Mérovingiens, de Clovis à Childéric III. Dans le cas de la Vème République, le déclin a simplement été infiniment plus rapide. On peut le déceler à partir du "règne" de Giscard, qui fut, finalement, une sorte de Sarkozy des années 70.

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    1. @Rupert: Tu as peut être raison, je ne suis pas assez calé en histoire. Giscard un "sarkozy" des années 70 ?? je ne vois pas trop.

      Moi ce qui m impressionne c'est le fiasco sur toute la ligne auquel nous assistons depuis l'arrivée de hollande. Comment peut-il etre aussi nul, lui et son équipe ? Meme avec Sarko on avait pas atteint une telle déliquescence du pouvoir.

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    2. Giscard était un peu le Zébulon gommeux de l'époque. Etonnez-moi Benoît, était le ressort de sa politique. Première déclaration au soir de la victoire, en anglais. La Marseillaise ralentie et en si-bémol, le nombre de boutons de vareuse de la Garde républicaine augmenté, fixation personnelle du prix du ticket de Métro, vanité mal placée lors des sommets européens où il exigeait d'avoir pour numéro de chambre d'hôtel le "1"... parce qu'il était le seul chef d'Etat, les autres n'étant que chefs de gouvernement. A quoi d'ailleurs avait répliqué le premier ministre anglais lors d'une grande conférence européenne en France (j'ai la photo en mémoire mais pas le lieu) où tous les invités avaient été voiturés dans un modèle d'automobile français (même les Allemands), qui se pointa avec la Rolls Royce de l'ambassade britannique à Paris, rien que pour souligner le ridicule de la disposition.
      Puis ce fut la grande opération de drainage du Programme Commun de Gouvernement avec les lois sociétales, le regroupement familial...
      Mais sa connerie majuscule est antérieure, quand il était ministre de Pompidou et encensé du matin au soir par Antoine Pinay à ne plus savoir où pisser : c'est le grand emprunt d'Etat gagé sur le prix de l'or pour épater les masses laborieuses et démocratiques, qui leva 7 milliards de FF en 1973 pour en rembourser 90 (quatrevingt-dix milliards) quinze ans plus tard à l'échéance.
      Inutile de parler des "brillants" de Bokassa qu'il ne sut pas remettre à temps dans quelque musée auvergnat de sous-préfecture, ni de sa posture de Pharaon que lui reprochait sa propre majorité. Une différence avec Sarkozy, sa femme était parfaitement quelconque et nunuche, diplômée de cuisine, couture et histoire de l'art aux Oiseaux de Paris.
      En fait dans la dynastie, Nicolas Sarkozy est Zébulon II.

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    3. C'est à peu près ce que j'ai voulu dire. Giscard, comme Sarkozy, est un centriste de droite; une espèce très dangereuse qui fait, par démagogie, le lit de la gauche. Si Sarkozy avait suivi une vraie politique de droite dès 2007, il serait sans doute encore président.

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  10. de de gaulle a hollande, ce qui a fondamentalement changé, n est en rien politique, ceux sont les memes. ce qui est a mon avis le point essentiel c est la taille de l etat? sous de gaulle, l etat c etait 30% du pib maintenant sous hollande l etat c est plus de 57% du pib. plus l etat prend une place importante dans l economie, plus les hommes politiques sont en premiere ligne, et comme leurs niveaux intellectuels et morales n est pas a la hauteur, on en voit le resultat.

    http://institutdeslibertes.org/a-propos-dethique-ou-un-marteau-est-il-moral/

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    1. @Srike Kelevra: Bien vu effectivement !

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    2. @Srike Kelevra
      Tout à fait d'accord avec cette précisions, souvent oubliée...
      Merci beaucoup pour le lien. Article vraiment très intéressant. Merci encore.

      Pour ceux qui n’auraient pas l'envie (ou le temps) de lire en entier, je me permets de reproduire un passage auxquel je souscris particulièrement :

      "Entendons nous bien, nous avons besoin d’un Etat dans ses missions régaliennes, mais la question reste entière : qui nous protégera contre cet Etat. La réponse est, et a toujours été, le Droit.

      Comme le disait Milton Friedman la liberté individuelle peut s’exercer dans trois sphères.
      1. Sphère politique, c’est à dire la possibilité donnée à chacun de se présenter aux élections pour exercer les responsabilités, à tous les niveaux ou encore mieux de voter directement (Démocratie directe). Mais ceux qui détiennent le pouvoir politique ne DOIVENT pas intervenir dans les deux autres sphères, en aucun cas. Ils n’ont aucune légitimité pour cela.
      2. Sphère sociale: pas de censure de la presse ou de la pensée, pas de religion d’Etat, pas de monopole dans les média ni à l’école, à l’Université ou dans les associations ou syndicats…
      3. Sphère économique: Liberté d’entreprendre, d’embaucher, de débaucher de vendre, d’acheter, de travailler, de ne pas travailler, de gaspiller son argent ou de l’investir…
      Et tout cela doit être garanti par une Justice totalement indépendante des trois sphères où s’exercent nos libertés d’où la séparation des Pouvoirs…Entre un pays démocratique qui n’aurait pas de Justice indépendante et un pays non démocratique qui aurait une justice indépendante, Milton Friedman, encore lui, disait qu’il fallait toujours choisir de vivre dans un pays qui a une justice indépendante. Bref, le capitalisme n’est ni moral ni immoral. Ce qui est immoral c’est la recherche de la rente, c’est à dire le refus du risque, de l’échec et de son pendant la réussite.

      Et c’est de ce refus dont la France crève. Et ce refus est profondément immoral, puisque ce qui compte ce n’est plus de convaincre l’Autre qui peut prendre sa décision librement mais de capturer l’Etat pour pouvoir voler impunément.
      Et ca c’est vraiment répugnant."

      Si quelqu'un pouvait expliquer cela à LOLhollande. Et à tous ceux qui en ont besoin... :-)

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  11. Il y a déjà belle lurette que nos politiciens occupent notre pays en squatters et non en bons pères de famille. Sitôt élus sur la haine de leur prédécesseurs et des promesses qu'ils n'ont pas l'intention de tenir, ils ne pensent qu'à leur réélection. Parasites, ils prospèrent sur une bête qui agonise.

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    1. Même un bête crevée nourrit ses parasites.

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  12. Un des problèmes de cette équipe (en est-ce une d’ailleurs?), c'est qu'au lieu de s'occuper sérieusement de l'économie, leur priorité est de nous installer une vraie république socialiste et de changer les fondements de notre société. On a pourtant vu le résultat ailleurs avant..

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    1. @Michelle: c'est vrai que lorsque l on écoute Moscovici on a de sérieux doutes sur les capacités de cette équipe a gérer les affaires économiques. hollande, on nous le présentait comme un pro des questions fiscales...on a vu, on voit, c'est la cata !

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  13. Mettre De Gaulle et moi-nœud Président sur les plateaux d'une balance, c'est catapulter le dernier au Mali. Au moins.

    Rien de plus a dire après ton billet et les commentaires qui suivent, celui de Franzi en tête. J'ai à l'esprit une Femme d'État ; si on laisse le sud-Loire de l'Afrance à monsieur Kim, je n'ai qu'un pont à franchir pour choisir mon avenir et mes compatriotes. Et pour être tout à fait honnête, j'ai de moins en moins d'empathie pour ceux qui ont placé le dernier à l'Élysée, j'ai de moins en moins envie de tendre la main à ceux qui en ont besoin, de plus en plus nombreux, et malheureusement également de plus en plus proches, aussi.

    C'est rien ; juste un petit coup de déprime. Mais ce matin,en me rendant au turbin, le ciel était embrasé, comme l'a si bien peint Turner. Voilà bien au moins un truc que les socialos n'auront pas. Foie d'Nantais !

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  14. @Al West: je vois que tu as de saines lectures ( un peu long le roman mais si drôle). Les socialos sont capables de tout même de s'accaparer les ciels embrasés ( pour ajouter a ta petite déprime)
    biz

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  15. En faisant du rangement dans mes papiers, j'ai retrouvé une proposition que j'avais faite en 2002, après la réélection de Chirac - à plus de 80% - à la présidence de la République.
    Je ne peux m'empêcher de penser que si on m'avait écouté on n'en serait pas là, mon cher Corto.

    "Puisque la Vème République a la chance inespérée d'avoir aujourd'hui son Badinguet, elle devrait toutes affaires cessantes proclamer Chirac empereur des Français.
    Ceci n'aurait que des avantages.
    1) Cela règlerait définitivement l'épineuse incertitude des Législatives.
    2) Bernadette Chirac serait promue Impératrice, titre amplement mérité tant par son haut lignage que par la fidélité qu'elle toujours vouée à l'Empereur.
    3) Dans plusieurs décennies, l'Empereur - quoi qu'en aient dit les méchantes langues - étant encore très vert, comme chacun a pu le constater, sa fille Claude lui succèderait, la loi salique ayant été abandonnée, féminisme oblige. Et comme il n'y a aucune chance que le petit Martin ne perde la vie chez les Zoulous, cette nouvelle dynastie traverserait allègrement le siècle.
    Aucun Sedan ne pouvant obscurcir cet avenir idyllique, la Commune de Paris n'aurait qu'à bien se tenir.
    Ah ! J'oubliais, l'Empereur, applaudi par la France entière aurait tout le loisir de bannir Le Pen et tous ses affidés à La Nouvelle.
    Le rêve quoi !"

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  16. bonjour cher corto !
    figurez vous que j'ai moi aussi posé ce constat : quelle dégringolade ...
    Les causes ?
    le quinquennat oui, un peu ...
    la médiatisation , oui, mais il y avait tout de même les journaux ...
    internet et fugacité consumériste; oui, aussi un peu
    (d'ailleurs cette vision du court terme se retrouve PARTOUT ex : l'achat compulsif, le jetable ...)

    Vous avez bien raison de remarquer que De Gaulle est un VAINQUEUR de guerre plus qu'un politique
    cela lui a donné une aura impossible à avoir aujourd'hui
    "la modification de l'électorat " évidemment avec l'immigration de masse !!!
    Mais n'y a t il pas une raison qui regroupe tous ces points ?
    Simplement la démocratie !
    qui transmet un peu moins à chaque génération suivante
    Pendant ses 2 siècles d’existence, la démocratie a été copieusement abreuvée de progrès
    (machine à vapeur , train, avion ,voiture, électricité , radio et TV )
    Quand il pleut du progrès comme des cordes , on ne s’aperçoit pas que son seau est percé
    Mais depuis le choc pétrolier et/ou Mitterand (au choix !)
    la pluie devient lentement bruine ...

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  17. jmespe: la démocratie à la Française est malade . Le meilleur exemple: les primaire socialistes !

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