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dimanche 21 septembre 2014

Election pour la présidence de l'UMP: La transparence sera-t-elle au rendez-vous ?


Les hostilités débats sont donc ouverts à l'UMP; avec trois temps forts pour horizon. Le premier étant l'élection pour la présidence de l UMP, le troisième étant l'élection présidentielle de 2017. Il  va sans dire que celui (ou l'homme de paille mis en lieu et place) qui prendra la tête du parti bénéficiera d'un avantage non négligeable pour la présidentielle: les militants, les sympathisants, l'organisation, l'argent, la logistique, etc... C'est donc bien cette première élection qui est fondamentale tant pour Juppé que pour Fillon ou Sarkozy, les trois seuls potentiellement capables de gagner en 2017 au sein de la droite dite républicaine. Pour Bruno Le Maire, gagner éventuellement la présidence de l UMP, c'est prendre une option sur 2022. J'aime bien  Mariton, il est gentil mais il ne gagnera ni l'une ni l'autre.

Le deuxième temps fort sera a primaire "ouverte" prévue en 2016 qui verra s'affronter le nouveau Président de l'UMP, sans doute Sarkozy, et quelques autres: Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et une ou deux personnalités en quête d'un futur maroquin ministériel de premier plan.

Mais revenons à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il y a actuellement 8 candidats déclarés, reste à chacun de rassembler les parrainages nécessaires pour être éligible. Sur ces 8 candidats, seuls 3 devraient y parvenir sans problème: Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. Pour cette élection et conformément aux statuts du parti, seuls les militants à jour de leur cotisation (268 341 selon le magazine l'Union, 175 000 selon les dires de Juppé aujourd'hui sur Itélé) au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014 peuvent voter. Compte tenu des sondages et de mon doigt mouillé au vent, Sarkozy l'emportera sans difficulté, son véritable succès dépendra du score qu'il obtiendra.

Dès lors Sarkozy deviendra le chef "officiel" de l'opposition à la Socialie puisqu'il sera à la tête du premier parti politique de France... par le nombre de militants. C'est à ce moment que les Juppé, Fillon et consorts devront par eux-mêmes exister.

Comment pourront-ils exister ? L'argent étant le nerf de la guerre, ils devront compter avec Sarkozy qui détiendra, une fois élu à la tête du bouzin, tous les pouvoirs. Et c'est là que le parti, rénové en principe, devra faire preuve de transparence. Comme il devrait le faire dès à présent. 

Avec quels budgets les différents candidats à l’élection pour la présidence de l'UMP vont-ils financer leur campagne ? De quels moyens disposent Bruno Le Maire, Sarkozy, Mariton et les cinq autres candidats ? Comment par exemple Fillon et Le Maire ont-ils fait pour financer depuis un an leurs multiples déplacements sur le terrain ? Comment Sarkozy financera-t-il les 25 meetings que nous promettent les média? Avec les dons reçus par chaque association ou micro partis qu'ils ont chacun fondé ? Avec une participation financière de l'UMP que l'on nous présente comme exsangue ? Si oui est-elle égale pour tous les candidats ? Quel sera la coût global de cette élection ?

Voilà autant de questions que les Français, les sympathisants et les militants de l'UMP se posent certainement. Autant de réponses que compte-tenu du scandale Bygmalion les différents responsables de l'UMP et les candidats devraient nous apporter en totale transparence. Car au bout du bout, ce sont les Français, les sympathisants et les militants qui financent tout cela. L'UMP que l'on disait vérolé jusqu'au trognon a une occasion unique de prouver à tout le monde que le temps des scandales et des magouilles est définitivement derrière elle. Saisira-t-elle cette opportunité ?

Et cette exigence de transparence, indispensable à l’élection pour la présidence de l'UMP, vaut aussi pour le reste du processus qui conduira à l'élection présidentielle de 2017.

Folie passagère 2466.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 25 juillet 2013

La justice ordonne, la gauche dispose


Moi, j'ai entendu ou lu, plusieurs fois de la part de gauchistes, ministres, députés, éditocrates et blogueurs de gouvernement que la loi, c'est la loi, elle doit être respectée par tous, que les décisions d'une justice indépendante ne se critiquaient pas, que le changement, c'était la transparence et blablabla...

On a eu ce genre de refrain lorsque certains maires ont exprimé l'idée qu'ils ne célébreraient pas de mariages homos, à propos des femmes bâchées de la tête au pieds, lorsqu'un petit juge revanchard mettait en examen pour abus de faiblesse un ex-president ou bien encore lorsque le Conseil Constitutionnel décide curieusement d'annuler les comptes de campagne de qui vous savez. Dura lex, sed lex. Et transparence.

My ass ! La gauche aurait-elle une comprenette particulière des choses; en gaucholalie, le latin ne se traduirait pas de la même façon qu'ailleurs ? La transparence à gauche teintée d'opacité ? Quelques exemples récents tendraient à prouver la réalité de ces particularismes propres au camp du bien.

Rappelez-vous, notre roquet de l'Intérieur, Manuel Valls, se permettait au micro de l'Assemblée Nationale de critiquer la décision de justice dans l'affaire de la crèche Baby-Loup. La droite s'offusque, à juste raison, mais ça passe. Valls doit donc avoir raison; ne fait-il pas partie du camp majoritaire...

L'inénarrable Noêl Mamère, qui en son temps brava sans vergogne mais avec démagogie la loi pour célébrer en sa mairie de Bègles un mariage homo, fustige aujourd'hui les maires qui rechignent à célébrer les mariages zinzin. Le même qui hier dans une ITW au Lab ou au Huffington critiquait ouvertement la loi sur l'interdiction du voile et suggérait que celle-ci ne s'appliquât point en période de ramadan créant ainsi le concept de loi soumise aux variations religieuses saisonnières...

Médiapart obtient de manière que l'on imagine assez douteuse des enregistrements faits illégalement par le majordome de Liliane Bettencourt et les diffuse. La justice, longtemps après que ces enregistrements aient pu nuire à plein, ordonne à Médiapart (et au Point)  de retirer ces enregistrements de leurs pages. Mediapart s'insurge, orchestre une campagne en ce sens et résultat, blogueurs de gouvernement, assoc' gauchistes et autres thuriféraires de la liberté d'expression ( de gauche ) se bousculent au portillon pour diffuser sur leurs propres sites les dits-enregistrements illégaux ou en faire la publicité. La justice ordonne, la gauche dispose.

La gauche unanime se félicite qu'une enquête parlementaire soit ouverte pour savoir si, dans l'affaire Cahuzac, les plus hautes autorités de l'Etat étaient au courant, et depuis quand, des mensonges de l'ex-ministre du budget. Lorsque cette commission réussit à mettre en lumière certaines contradictions dans les déclarations de divers intervenants, elle n'obtient pas la possibilité d'organiser une confrontation entre Moscovici et Cahuzac ni celle de convoquer pour l'entendre le premier ministre. Transparence totale ou fermeture des écoutilles ? Vous avez la réponse... Devant cette même commission d'enquête, la Taubira, sous serment, jure n'avoir jamais discuté du dossier Cahuzac avec Ayrault, Moscovici et Valls. Qui peut croire à cela ?  La même Taubira, garante de la Justice et de son indépendance, certifie de ne pas savoir grand chose sur le dossier alors que la Direction des affaires criminelles (DACG) lui a fait parvenir 54 notes sur le sujet entre le 6 décembre et le 4 avril... Notes qu'elle n'aurait pas vues ? Dont elle n'aurait fait aucun usage ? Qui peut croire cela ?

Vous le voyez, 4 exemples, 4 affaires parmi d'autres  où l'on réalise de quelle façon la gauche, le camp du bien, celui des valeurs républicaines, de la transparence et toussa montrent à quel point ils ont une étrange conception de la justice et de la dite-transparence.

Sauf à considérer qu'en Socialie, justice et transparence riment avec hypocrisie et mensonges.

Folie passagère 1821.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 5 juin 2013

Transparence, transparence...


A grands renforts de tambours et trompettes, ce qui nous sert de président avait annoncé que l'on allait voir ce que l'on allait voir, la vie politique serait moralisée, de gré ou de force. Deux axes principaux avait été évoqués afin que les Français, en toute transparence, puissent juger de la probité des élus et de leurs ministres. 

Premier axe, c'était la divulgation des patrimoines. Les ministres, non sans rire, parfois avec réticence, quelques uns à reculons, révélèrent les leurs. On a bien rigolé devant le flou de tout cet étalage non vérifié et non vérifiable; on s'est encore plus marré en lisant la déclaration de quelques vertueux. Le deuxième étape prévue était une totale transparence sur le patrimoine de près de 6 000 élus (députés, sénateurs et responsables d’exécutifs locaux). A notre grande surprise, le gros de la fronde des antis strip-tease patrimonial vint des députés de gauche. Un amendement PS a été adopté: Le patrimoine ne sera pas publié, tout juste consultable ( ni par vous , ni par moi) et le divulguer sera passible d'1 an de prison et de 45 000 euros d'amende. Circulez ! 

Le deuxième axe fut lui aussi annoncé par Pépère: " Il sera proposé d’étendre l’interdiction du cumul d’un mandat parlementaire avec l’exercice de certaines activités professionnelles pour prévenir tout conflit d’intérêts." Bronca immédiate, encore à l'initiative des députés PS, et finalement, seule l'activité de Conseil sera interdite dans le projet de loi. Re-bronca PS et in fine, aucune activité professionnelle ne sera interdite. Et la Belkacem de déclarer en bafouillant au nom du gouvernement et dans un style hollando-ayraultien irréprochable: " [Sur la transparence] nous restons fermes sur les objectifs mais ouverts sur les modalités ".

(Pour le non-cumul des mandats, malgré la promesse de Pépère, rien en vue pour le moment, il faudra attendre 2017 pour qu'une éventuelle loi, pas encore à l'état de projet, entre en vigueur.)

Bref, question transparence, en moins de 15 jours, Pépère et ses ministres se prennent deux vents dans les dents par ceux-là mêmes qui sont censés les soutenir. De là à vraiment finir par croire que les socialistes aiment faire la leçon à condition que celle-ci ne s'applique pas à eux-mêmes, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement (allègrement: adverbe: avec entrain, gaiement).

Allez savoir pourquoi mais cette transparence à la socialiste me fait penser aux tableaux de Soulage: C'est beau mais c'est noir.

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Tenez, question transparence... Pour le mois de mai: 77 519 pages ont été vues sur ce blog ( +68% par rapport à mai 2012), soit une moyenne de 2 500 pages chaque jour. 52 billets ont été publiés et près de 1 400 commentaires ont été déposés.

A toi l'honneur !, la suite... passe de la 127ème à la 102ème place du classement général ebuzzing et de la 10ème à la 7ème place dans la catégorie " blogs politiques "

Avec vos encouragements et vos visites, le million de pages vues depuis sa création en avril 2011 est atteignable ce mois-ci. Alors certes, on n'est pas là pour "gagner" du lecteur mais que c'est bon de savoir que ce que l'on écrit est lu de plus en plus et que globalement, le lecteur de passage s'y retrouve. Pas le gauchiard, ça va de soi.

Merci à toutes et tous !

Folie passagère 1740.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 9 avril 2013

Ces curieux otages que l'on nous cache...


Entre la mort de la dame de fer et le striptease patrimonial de la classe politique, une nouvelle est passée presque inaperçue:  la libération, hier, de deux otages Français en Afghanistan. Et oui, nous avions deux otages là-bas et l'information de leur enlèvement et de leur captivité avait été tenue secrète par les autorités françaises et afghanes.

C'est nouveau, maintenant on nous cache ce genre de choses. Bon vous me direz, si c'est pour faciliter leur libération, pourquoi pas. Mais si leur captivité s'était éternisée, aurait-on continué à nous tenir dans l'ignorance ? Et si cela s'était terminé par la mort d'un ou des deux otages, qu'aurait-on dit ? Un truc du genre: malgré tous les efforts des autorités pour obtenir leur libération, nous sommes au regret de vous annoncer la mort de Charles Ballard et de Pierre Borghi. Cela n'aurait pas manqué de susciter autant de colère et d'émotion que de questions embarrassantes, non ?

Autre question que l'on peut se poser, c'est de savoir comment les autorités ont pu tenir cela secret pendant plus de quatre mois... Charles était directeur financier d'une ONG et Pierre, photographe. N'ont-ils point d'amis, de famille, d'épouses, d'enfants, de collègues, de relations ? Comment a-t-on pu soit tenir tout ce monde là dans l'ignorance, soit faire pression pour qu'ils se taisent ? Pendant plus de 4 mois ? A l'heure où le moindre fait divers et les choses les plus insignifiantes arrivent sur les téléscripteurs aussi vite que des pets sur une toile cirée, comment comprendre que cette double histoire d'otages ne nous soit pas parvenue ? Le Figaro nous dit que leur libération a été accueillie avec un énorme soulagement par la communauté française de Kaboul. Comment a-t-on pu demander ( exiger ? ) que la communauté française, dans son ensemble, se taise et n'avertisse personne au pays ?

En voila une drôle d'histoire qui mériterait bien quelques éclaircissements. Éclaircissements que nous n'aurons sans doute jamais puisque tout cela s'est finalement bien terminé; éclaircissements qui eurent été sans aucun doute embarrassant de fournir si tout cela s'était mal fini...

Et une petite question qui devrait dès lors nous tarauder: Y aurait-il donc quelque part, ailleurs, d'autres otages que l'on nous cacherait ?

Folie passagère 1658.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.