Les hostilités débats sont donc ouverts à l'UMP; avec trois temps forts pour horizon. Le premier étant l'élection pour la présidence de l UMP, le troisième étant l'élection présidentielle de 2017. Il va sans dire que celui (ou l'homme de paille mis en lieu et place) qui prendra la tête du parti bénéficiera d'un avantage non négligeable pour la présidentielle: les militants, les sympathisants, l'organisation, l'argent, la logistique, etc... C'est donc bien cette première élection qui est fondamentale tant pour Juppé que pour Fillon ou Sarkozy, les trois seuls potentiellement capables de gagner en 2017 au sein de la droite dite républicaine. Pour Bruno Le Maire, gagner éventuellement la présidence de l UMP, c'est prendre une option sur 2022. J'aime bien Mariton, il est gentil mais il ne gagnera ni l'une ni l'autre.
Le deuxième temps fort sera a primaire "ouverte" prévue en 2016 qui verra s'affronter le nouveau Président de l'UMP, sans doute Sarkozy, et quelques autres: Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et une ou deux personnalités en quête d'un futur maroquin ministériel de premier plan.
Mais revenons à l'élection pour la présidence de l'UMP. Il y a actuellement 8 candidats déclarés, reste à chacun de rassembler les parrainages nécessaires pour être éligible. Sur ces 8 candidats, seuls 3 devraient y parvenir sans problème: Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy. Pour cette élection et conformément aux statuts du parti, seuls les militants à jour de leur cotisation (268 341 selon le magazine l'Union, 175 000 selon les dires de Juppé aujourd'hui sur Itélé) au 31 décembre 2013 ou au 30 juin 2014 peuvent voter. Compte tenu des sondages et de mon doigt mouillé au vent, Sarkozy l'emportera sans difficulté, son véritable succès dépendra du score qu'il obtiendra.
Dès lors Sarkozy deviendra le chef "officiel" de l'opposition à la Socialie puisqu'il sera à la tête du premier parti politique de France... par le nombre de militants. C'est à ce moment que les Juppé, Fillon et consorts devront par eux-mêmes exister.
Comment pourront-ils exister ? L'argent étant le nerf de la guerre, ils devront compter avec Sarkozy qui détiendra, une fois élu à la tête du bouzin, tous les pouvoirs. Et c'est là que le parti, rénové en principe, devra faire preuve de transparence. Comme il devrait le faire dès à présent.
Avec quels budgets les différents candidats à l’élection pour la présidence de l'UMP vont-ils financer leur campagne ? De quels moyens disposent Bruno Le Maire, Sarkozy, Mariton et les cinq autres candidats ? Comment par exemple Fillon et Le Maire ont-ils fait pour financer depuis un an leurs multiples déplacements sur le terrain ? Comment Sarkozy financera-t-il les 25 meetings que nous promettent les média? Avec les dons reçus par chaque association ou micro partis qu'ils ont chacun fondé ? Avec une participation financière de l'UMP que l'on nous présente comme exsangue ? Si oui est-elle égale pour tous les candidats ? Quel sera la coût global de cette élection ?
Voilà autant de questions que les Français, les sympathisants et les militants de l'UMP se posent certainement. Autant de réponses que compte-tenu du scandale Bygmalion les différents responsables de l'UMP et les candidats devraient nous apporter en totale transparence. Car au bout du bout, ce sont les Français, les sympathisants et les militants qui financent tout cela. L'UMP que l'on disait vérolé jusqu'au trognon a une occasion unique de prouver à tout le monde que le temps des scandales et des magouilles est définitivement derrière elle. Saisira-t-elle cette opportunité ?
Et cette exigence de transparence, indispensable à l’élection pour la présidence de l'UMP, vaut aussi pour le reste du processus qui conduira à l'élection présidentielle de 2017.
Folie passagère 2466.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr


