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vendredi 15 février 2019

Une marche contre l'antisémitisme et les moulins à vents



A l'initiative de ce qui reste du PS une grande marche contre l'antisémitisme (encore une) est organisée mardi 19 février à Paris. En tout, 14 partis politiques seront présents. Le Rassemblement National n'a pas été invité, sans doute la bande à Hamon a-t-elle estimée qu'il y avait trop de nazillons chez la Marine. La France Insoumise y sera, y sera pas, on ne sait pas trop. Quant à Debout la France, ils s'abstiennent, évoquant non sans raison une récupération politique.

Une marche contre l'antisémitisme, c'est chouette non? Il faut que cela cesse, n'est-ce pas... "Jamais nous n'accepterons la banalisation de la haine" qu'il dit le communiqué, "l'antisémitisme, ce n'est pas la France !" L’antisémitisme, ce n'est pas la France, ben encore heureux. D'abord parce que, qu'on le veuille ou non, la "communauté juive" de France se limite à environ 500 000 individus sur 67 millions d'habitants et ensuite  la France c'est tout plein d'autres choses: des non juifs, des cathos, des muzz, des beaux, des moches, des églises plusieurs fois centenaires et hélas, bien trop de mosquées, des villages ruraux, le multiculturalisme, la diversité heureuse (copyright Juppé), etc... la France c'est tout plein de choses, il serait donc couillon de la limiter à l'antisémitisme.

"Jamais nous n'accepterons la banalisation de la haine", là, on devrait être d'accord sauf que cela fait des années qu'elle est banalisée, la haine. Tiens, va voir dans les quartiers si les racailles aiment les babtous, ils ne les aiment pas, ils les haïssent et ce depuis des lustres. La haine de l'autre, elle est partout en France. On déteste les pédés, on hait les trans et les travelos,on n'aime pas les blacks, les blacks n'aiment pas les arabes, les pauvres détestent les riches qui le leur rendent bien, Castaner déteste les Gilets Jaunes quand ceux-ci vomissent les antifas et les keufs, le PS hait le RN et moi, je n'aime pas les muzz. Elle est partout la haine, elle est multiple, a mille visages et nous empoisonne l'existence. Un climat délétère qu'il a dit, ok, je veux bien, je suis même assez d'accord, on y revient: la haine qui s'est banalisée. On ne s'aime plus et, en partie grâce aux réseaux sociaux, on ose maintenant le dire, on ose verser sa bile, on ose haïr au grand jour. C'est sans doute cela le vivre ensemble; une réussite visiblement...

Mais revenons à cette marche, revenons à cet antisémitisme, sujet à la mode s'il en est, sujet qui ne saurait à aucun prix permettre à certains de faire de la récup, voire de manipuler l'opinion...

Une explosion des actes antisémites ? Okay, si on compare 2018 à 2017, soit 541 "actes" contre 311, mais se souvient-on qu'en 2014, il y en eut 811 ? Allez savoir si il y a corrélation mais le retour de l'antisémitisme, son "explosion", correspond pile-poil à l'arrivée de Macron au pouvoir et au déclenchement de la troisième intifada... (voir la surprenante  mais intéressante enquête de Merdapart) Enfin, bref, qui le voudra ira marcher le 19 février. Moi, non, je n'irai pas. Non pas que je sois antisémite mais, et d'une je n'aime pas marcher, et de deux je n'aime pas marcher pour des prunes. Et bé oui, hein, marcher contre l'antisémitisme, c'est bien mais quitte à faire, je préférerai marcher contre LES antisémites, contre ceux qui commettent ces actes. A croire que les tags et autres vilenies ont été déposés par l'Esprit Saint mais on n'a jamais aucun nom à mettre sur ces actes, aucun visage, personne à ... crucifier. Il y a pourtant bien quelqu'un derrière ces actes. Et tant qu'à battre le pavé contre un ennemi intérieur, autant le désigner, on ne se bat pas contre des invisibles ou des moulins à vent. C'est un peu trop facile de cibler un concept, l'antisémitisme, sans désigner de coupables; un peu trop facile mais, je le reconnais, ça permet de fourguer derrière, tout et n'importe qui et ça, c'est vachement pratique: un coup je t'y mets de l'extrême droite, un coup je t'y mets de l'ultradroite, un coup je t'y met du RN ou du nazillon et tant qu'à faire et pourquoi pas, du gilet jaune. Et  ces derniers, il n'y a même pas besoin de les citer, la preuve est faite: y a manif, y a acte XIII, y a des actes et des tags antisémites, y a gilets jaunes... Tu mets Castaner à la manœuvre, Hamon en quête d'une improbable remontada politique pour secouer le truc et y a plus qu'à marcher contre l'antisémitisme. Facile et ça marche à tous les coups.

Tenez, on pourrait mettre sur une banderole: " non à l'antisémitisme, non à Hassan Iquioussen ", ça se serait pas mal. Iquioussen (UOIF), c'est le gars qui tient conférence le 17 février à Grenoble et qui déclarait il y a quelques temps que les Juifs n'étaient que "des avares et des usuriers, le top de la trahison et de la félonie", là, on pourrait mettre un visage sur cet antisémitisme comme on avait pu le faire avec Merah ou Coulibally. Une banderole avec "non à l'antisémitisme, plus jamais de Nemmouche, plus jamais de Fofana", voilà qui serait pas mal parce que ceux-là, on le sait, ils étaient antisémites. Comment cela faut pas stigmatiser ? Les muzz ne seraient pas antisémites ? C'est Yacine Mihoub qui a assassiné Mireille Koll, pas Jean Dupont. C'est "un Africain musulman" qui a défenestré Sarah Halimi, pas un dingo de l'ultra droite.  N'y aurait-il pas, comme le souligne Merdapart, corrélation entre des poussées de tension au Moyen Orient (2001 - 2006, deuxième intifada) et la prolifération d'actes antisémites en France ? Personne ne se souviendrait que lors des manifs pro-palestiniennes de Barbès ou de Sarcelles, les tags, affiches et slogans antisémites fleurirent comme jonquilles au printemps ? 

Clair qu'il est plus facile et électoralement plus rentable, même si c'est débile, de dire non à Marine ou Zemmour que de dire non aux muzz antisémites (pléonasme). Le 2 poids 2 mesures, l'indignation sélective, la manipulation, comme d'habitude. Faudrait pas non plus qu'on est l'impression que notre police ne connaît pas les coupables, elle les connaît mais chut, haro sur Zemmour, haro sur les gilets jaunes, haro sur la bête immonde qui ne demanderait qu'à rouvrir les camps mais pas haro sur les muzz ! C'est ainsi. Castaner est capable de nous dire qu'il y a eu précisément 541 actes antisémites en 2018 dont 1/3 d'agressions physiques ou verbales. Si il y a agressions, il y a victimes et celles-ci sont bien capables, j'imagine, de nous dire par qui elles ont été agressées. Levons donc toutes ambiguïtés et donnons, sinon les noms, l'appartenance ethnique ou religieuses des coupables. Ah oui mais les statistiques ethniques et religieuses, faut pas, verboten. Un peu facile et trop pratique à nouveau.

Pour éradiquer un mal, il faut savoir d'où il vient, pour combattre un ennemi, il faut le désigner par son nom, pour savoir qui veut "tuer la République et ses valeurs", il faut pouvoir identifier les criminels, faute de quoi marcher contre l'antisémitisme, c'est comme pisser dans un violon, ça ne sert à rien. Levons toutes ambiguïtés !

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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

lundi 9 juillet 2018

Quand le parquet parisien "égare" des documents pouvant innocenter Sarkozy...


Parfois, point n'est besoin de se creuser les méninges pour faire un billet de blog, la lecture de la presse se suffit à elle-même...

On se souviendra à quel point les accusations de Merdapart concernant un pseudo financement libyen plombèrent la campagne de Sarkozy...

Et puis on apprend qu'au palais de Justice de Paris... et bien, c'est un peu bordel, un bordel suffisant pour paumer certains documents et comme par hasard des documents qui dédouaneraient Sarko... Le pire étant que c'est le parquet lui-même qui le reconnait:

Un mois de recherches n'a pas suffi : il y a toujours des pièces manquantes dans le dossier de l'affaire libyenne qui met en cause Nicolas Sarkozy. Dans un courrier daté du 20 juin, le parquet de Paris admet que trois dépositions susceptibles de renforcer la défense de l'ancien président sont introuvables. Ces documents sont les comptes rendus des auditions de deux anciens dirigeants libyens et l'attestation écrite d'un troisième, qui auraient tous affirmé que le document à l'origine de toute l'affaire, publié en 2012 par le site Mediapart, était en réalité un faux...."

La lecture complète de cet article du JDD daté du 7 juillet 2018 est édifiante et bien plus intéressante qu'un compte-rendu de l'allocution de Jupiter à versailles. Il va de soi qui ni BFM, ni CNews, ni TF1, ni France Télevision, ni, bien évidemment, Mediapart n'ont pour l'instant relayé cette information...



D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 4 décembre 2015

Frauder le fisc n'est pas un problème quand on s'appelle Edwy Plenel !

" Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir "

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Ceux qui me lisent depuis longtemps savent que j'ai suivi cette affaire depuis le début. Il faut dire qu'un journaliste qui fraude ouvertement le fisc ce n'est pas monnaie courante. Quand en plus ce parangon de vertu, ce chevalier blanc de la presse libre et indépendante - c'est ainsi qu'il se présente bien trop souvent s'appelle Edwy Plenel, copain comme cochon avec Président, difficile de passer à côté. 

Le rappel des faits: Lorsqu'il fonde Mediapart, Plenel décide tout seul comme un grand d'appliquer à son canard internet le taux de TVA de 2,1% alors qu'il est, selon la loi, soumis au taux de 19,6%, puis 20%. Il verse donc au fisc, de 2008 à fin 2014, le montant correspondant à ce taux de 2,1%. Très vite, parallèlement, ce trotskiste proclame partout que le modèle économique de sa petite entreprise est merveilleux et qu'il dégage des bénéfices sans être subventionné ( mensonge éhonté comme je l'avais démontré ICI ).

Pour son dernier exercice fiscal, le lascar annonce fièrement dégager 4 millions d'euros de bénéfice. Facile de faire des bénéfices quand on ne paye pas ses charges, n'est-ce pas...

En 2015, l'assemblée nationale aligne le taux de TVA des medias internet sur celui de la presse écrite: C'est donc 2,1% pour tout le monde.

Début novembre, la quasi totalité des recours engagés par Médiapart sont cramés, il est enfin condamné à payer de suite tous ses arriérés de TVA soit une somme, pénalités comprises, de 4,1 millions d'euros. Autant dire qu'il y a le feu à la maison, l'ardoise est quasiment équivalente au bénéfice réalisé et comme le margoulin n'a rien provisionné, il est grave dans la mouise. Il lance un appel à l'opinion publique et à tous ceux qui aiment la presse libre et (pseudo) indépendante et une campagne de dons: Un Mediapartothon en quelque sorte. En à peine 4 jours, 8 000 gogos ont répondu à l'appel et Plenel est tout fier d'annoncer avoir récolté 420 000 euros ! La route est belle, la presse libre est still alive et nique ta mère le fisc !

Mais Plenel ne paye toujours pas ce qu'il doit... Etrange... Comme si il savait qu'il ne risque rien; quasi certain de son impunité...

Et qu'apprend-on aujourd'hui ? Qu'en loucedé ( le pays est en guerre, nous sommes à la veille d’élections importantes,  Président est sur le pont du de Gaulle, le chômage et toussa... ) nos chers, très chers députés, ont à l’initiative de deux autres potes de Plenel, Jean-Marc Ayrault ( celui qui voulait couper les vivres au Figaro ) et Aurélie Filippetti, adopté à une courte majorité un amendement organisant l’amnistie fiscale, amnistie rétroactive, bien entendu, pour les entreprises de presse sur internet ! 2 sites bénéficieront de cette amnistie: Mediapart et Arrêts sur Image.

L'amendement a été adopté avec 11 voix pour et 10 voix contre (sur 577 députés !), il était soutenu par le FDG et les écolos. Par contre, le gouvernement, par la voix du sinistre du budget, avait exprimé, mollement, son désaccord.

Plenel et Médiapart sont, a priori, sauvés, on comprend, malgré les commandements de payer envoyés par le fisc, son peu d'empressement à régulariser sa situation. 

Plus belle la gauche ! Comme quoi, avoir des amis bien placés, ça peut toujours servir ! C'est une toute autre mayonnaise pour les lambdas moyens que nous sommes, amusez-vous à déconner avec le fisc, j'ai testé étant plus jeune, et vous verrez !

Reste à savoir maintenant si quelqu'un osera saisir le Conseil Constitutionnel ou si celui-ci s'auto-saisira, parce que pour le coup, voilà un amendement qui envoie paître pour de bon le sacro-saint principe de l'égalité de tous devant l'impôt !

Un parfait exemple de connivence entre journaleux et politocards qui n'empêche pas Plenel de pavoiser sur les réseaux sociaux: " Cet amendement adopté, c'est la fin d'une injustice " !

Perso, j'y vois aussi le début d'une parfaite injustice pour tous ceux qui rament pour payer ce qu'ils doivent au fisc.

Folie passagère 2996.
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vendredi 6 novembre 2015

Saint Plenel... Payez pour lui !


Je résume: Médiapart, l'espèce de journal internet du trotskiste Edwy Plenel avait décidé, de son propre chef, de ne payer que 2,1% de TVA depuis sa création en 2008. Or, en France, on peut le regretter, on peut se battre contre, on peut s'en offusquer, la presse en ligne est taxée à 19,6% (puis 20%). C'est comme ça. C'est la loi. C'est ainsi.


Edwy Plenel et sa bande de justiciers plumitifs fraudaient en toute connaissance de cause, depuis 2008, le fisc puisqu'ils ne payaient que 2,1% de TVA au lieu des 19,6%. Ils étaient donc hors-la-loi; exactement comme si vous, vous qui me lisez, aviez décidé de ne payer au fisc que ce qui vous arrangeait, le tout sous couvert d'une injustice: Nananère, les autres, ils paient 2,1 et nous on devrait payer 19,6%. Sans doute que le Plenel comptait sur ses amitiés particulières avec Président pour passer à travers les mailles du filet. Sauf qu'en France si il y a un truc qui fonctionne plutôt bien, et je sais de quoi je cause, c'est le fisc. 

Alors le fisc, il a décidé que Plenel, copain ou pas de président, il allait payer ce qu'il devait. Le moustachu ne se démonta pas et porta l'affaire en justice. De procès en procès, d'appel en appel, il fit traîner les choses mais finit par perdre. Médiapart se voit donc aujourd'hui dans l'obligation, tout de suite, schnell, raoust, de payer ses arriérés d'impôts, le tout assorti des pénalités de rigueur, soit 4,1 millions d'euros. Comme tout fraudeur. La loi, c'est la loi ! Et normalement, elle est la même pour tous. 

4,1 millions d'euros ... Belle somme, n'est-ce pas ? ... A quelques milliers d'euros près, ce que Plenel dit avoir dégagé comme bénéfice avec sa feuille de choux toilée. En gros, donc, s'il a fait des bénéfices, c'est par ce qu'il ne payait pas sa TVA. C'est sans doute ce qu'il appelait un nouveau modèle de presse indépendante...

Il n'est pas content Plenel. Il pourrait faire profil bas, la boucler, reconnaître que... tenter de négocier... et bien non, Plenel, qui comme tout titulaire d'une carte de presse bénéficie d'un abattement fiscal de 7 500 euros, pas comme vous, pas comme moi, a publié une tribune intitulée: " Le mauvais coup du fisc contre Médiapart ". Je vous invite à la lire, c'est un modèle du genre dans la série " Je ne suis pas coupable, même si je le suis ! Et si on m'en veut c'est parce que je suis le seul à dire la vérité ! ". 

Plus culotté que jamais, il ose même écrire: " Mediapart, qui ne s’est jamais soustrait à l’impôt, paye le prix de l’audace ". 

Il en profite, par la même occasion, pour lancer une campagne de don afin de faire payer, en tout ou partie, par ses amis et autres " Charlie ", la facture. 

Il sera intéressant de suivre les développements de l'affaire... Puisqu'il y est obligé, paiera-t-il,illico, ou ne paiera-t-il pas ? Ou bien comme le journal L'Humanité (pour quasiment le même montant) bénéficiera-t-il d'une amnistie fiscale ? 

En attendant, si le cœur vous en dit, vous pouvez toujours lui envoyer quelques euros... " l'indépendance de Médiapart " ne saurait mourir sous les coups de boutoir d'une administration fiscale qu'elle est trop injuste !

Folie passagère 2960.
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mercredi 24 juin 2015

Ecoutes NSA - Wikileaks: Mon Dieu quelle affaire !


Alors comme cela, les méchants américains écoutaient nos trois derniers présidents ainsi qu'une partie de leurs collaborateurs.

Le scandale a éclaté hier en fin de journée avec la publication par Médiapart et Libération d’extraits d'écoutes fournis par Wikileaks. Et aussitôt tout le monde de s'en indigner. Président réunit ce matin un conseil de défense extraordinaire, c'est dire s'il n'est pas content et si il prend la chose au sérieux. Le Foll va sur Itélé pour dénoncer ces pratiques intolérables et tous les médias s'emballent, chacun livrant une petite info dénichée, comme par hasard, depuis hier. Libération nous montre les fenêtres de l’ambassade US dont certaines seraient en fait des fenêtres en trompe-l’œil masquant en réalité des antennes et autres micros.

Et tous ces gens de s'indigner. Quoi, nous aussi sommes écoutés par nos alliés, mais c'est dingue, fou, inadmissible. Heu... Les gens, quand il y a deux ans, on découvrit que Angela Merkel subissait le même sort, cela ne vous a pas mis la puce à l'oreille ? Angela serait écoutée par les Ricains et pas nos huiles gouvernementales ? T'as qu'à croire ! La bonne question serait de savoir ce que nos dirigeants ont fait pour mieux se protéger depuis l'affaire " Angela "...

Bon okay, il paraît qu'ils auraient arrêté rapidement d'écouter Président, normal: juste le temps de s'apercevoir de la vacuité du bonhomme et de passer à d'autres cibles. Mais une question demeure cependant: Les Américains ont-ils su, avant Closer, pour le scooter, les croissants et jolie-Julie ? 

Vous me direz aussi que cette indignation de posture est inévitable, les écoutés ne vont pas encaisser ces révélations sans piper mot, il leur faut s'indigner, bomber le torse, bander les muscles, pour une fois qu'ils peuvent moucher les amerloques, on ne va pas se priver ! Et pi', être écouté, c'est en quelque sorte la preuve que l'on est quelqu’un d’important, rien que pour cela, ça vaut le coup de monter au créneau et de s'indigner publiquement. Comme Le Foll ce matin.

Ceci dit, jouer les indignés parce que l'on est écouté ou parce que l'on a écouté notre bien aimé Président, c'est un peu se foutre de la gueule du monde de la part de gens qui s'apprêtent à adopter définitivement, ce soir, une Loi Renseignement qui permettra aux autorités françaises, sans l'accord préalable d'un juge, d'écouter tout le monde et n'importe qui; cette même loi qui est contestée par une foultitude d'associations, d'ONG, de magistrats et de journalistes car jugée, pour faire simple, liberticide.

Contestée par les journalistes au premier rang desquels ceux de Médiapart et de Libération... Tiens, tiens, les mêmes qui publiaient hier ces extraits d'écoutes. A moins de vingt quatre heures de l'adoption définitive de la Loi Renseignement. Un hasard ? Je ne le crois pas.

Quant aux Américains qui se font à nouveau poisser, si vous voulez mon avis, ils s'en balancent. Ils feront le dos rond pendant quelques temps, adresseront quelques excuses, promettront de ne pas recommencer et... recommenceront comme avant, comme toutes les puissances, dont la France, l'Allemagne, l'Angleterre, Israël, la Chine et compagnie qui en ont les moyens, ils recommenceront à " écouter " leurs alliés et ennemis en se fichant comme d'une guigne du principe élémentaire en matière d'espionnage: Tout est permis, sauf de se faire prendre.

Sur ce bonne journée et n'oubliez pas, ce soir, 18h15, publication des chiffres du chômage en Socialie.

Folie passagère 2819.
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mardi 30 septembre 2014

Edwy Plenel est-il atteint de phobie administrative ?


Voilà ce que j'écrivais, il y a presque pile poil un an, le 20 septembre 2013 sous le titre  "Impôts ou Taxes: Fais comme Mediapart, paye ce qu'il te plaît !" 

" En France, aussi incroyable que cela puisse paraître payer ses impôts (et taxes) est une obligation pour tous: particuliers et entreprises. C'est non seulement une obligation mais c'est aussi faire preuve de civisme. Ne pas payer vous expose, normalement, à de fortes déconvenues: contrôles fiscaux, pénalités, amendes et éventuellement saisies, voire même, assez rarement, à de la prison.

Revenons donc à Médiapart que j'évoquai hier. Edwy Plenel, son fondateur, se plaît à claironner partout qu'il est indépendant et qu'il ne bénéficie d'aucune aide ou subvention. De ce fait, il se place au dessus de la mêlée et de ses confrères, comprenez, il est libre, pas les autres. Nous avons vu hier que ce n'était pas tout à fait le cas. Il clame aussi, à qui veut l'entendre, que son modèle économique - il ne vit que d'abonnements - est maintenant viable; il serait rentable. Soit !

Dans mon billet, j'écrivais que Mediapart ne payerait que 2,1% de TVA. C'est vrai. Ce faisant, Edwy Plenel se met hors-la-loi. En effet, en tant que pure player, son activité journalistique ne se fait que sur internet, il est soumis comme ses confrères ( Slate, Arrêts sur Images,...) à une TVA de 19,6%. Le taux de 2,1% ne s'applique qu'à la presse papier ou accessoirement à ceux qui ont une activité mixte: papier-internet. Cette écart ne plaît pas à Edwy Plenel. Lui, il ne veut que d'un taux à 2,1%. Alors, depuis 2011, avec là aussi quelques collègues, il a décidé de braver la loi et ne paye donc que ce qui lui convient soit les 2,1%, soit 17,5% d'économie "illégale". Certains contrevenants se sont donc pris quelques redressements fiscaux en bonne et due forme. A priori, pas Mediapart !

Dans l'esprit d'Edwy Plenel, l'homme qui lave la presse plus blanc que blanc, ce refus de payer la TVA au taux légal s'inscrit dans une démarche militante, démarche militante qui s'exprime via le syndicat professionnel des pure playersle SPIL. Payer oui, mais comme tout le monde! C'est beau, non ? Ce n'est pas de la fraude, c'est un combat militant!

Alors, certes, s'il ne m'appartient pas vraiment de juger du bien fondé de la démarche en question, il me sera tout de même permis de penser que c'est un peu gonflé, pas franchement "citoyen" et totalement... illégal ! Étrangement, cette entorse à la loi ne semble pas déranger grand monde, y compris dans l'administration fiscale. Les discussions se poursuivent entre l'Etat et les pure players depuis au moins deux ans, sans ne jamais aboutir et le taux de TVA applicable à Mediapart demeure bien de 19,6%.

En attendant, et l'on comprend mieux pourquoi, Mediapart affiche une bonne santé financière. En 2012, il aura réalisé un chiffre d'affaire de 6 millions d'euros (5 en 2011) et un résultat net de 700 000 euros. Son effectif serait de 45 personnes (toutes en CDI) dont 30 journalistes. Que Plenel et Mediapart payent ce que réellement ils doivent et pas sûr que le modèle économique vanté par le moustachu  soit aussi rentable !

J'aurais aimé dans ce billet me tromper mais, constatant que mes 3 demandes d'explications formulées à Mediapart sont restées sans réponse, je considère que qui ne dit mot... consent! Il va de soi que si Mediapart faisait valoir un droit de réponse, je me ferai le plaisir de le publier.

Et une conclusion s'impose, amis contribuables, si les taux d'impositions auxquels vous êtes soumis ne vous conviennent pas, regroupez-vous, montez une assoc' et payez selon votre bon vouloir, votre situation n'en sera que plus "viable". Mediapart vous aura montré l'exemple ! "....

Je dois reconnaître avoir alors mésestimé les services fiscaux. Mediapart et Edwy Plenel sont sommés ces jours-ci par le fisc de payer ce qu'ils doivent soit 4,2 millions d'euros: 3 millions au titre des arriérés de TVA, 200 000 euros de pénalités et 1 million d 'euro pour "mauvaise foi  ! En voilà une bonne nouvelle !

Edwy Plenel a finalement raison: Personne n'est au dessus des lois ! Mais connaissant le lascar, on imagine bien qu'il va nous jouer les pleureuses, mettre ses 45 employés dans la balance, chantage au chômage, atteinte à la liberté de la presse, etc...

On s'en fout,  qu'il raque ! Qu'il paye, comme tout le monde ! Je n'ose pas imaginer qu'il puisse mettre en avant une quelconque phobie administrative pour ne pas se soumettre à ses devoirs de citoyen...

Il y a peu son canard, Mediapart titrait: "Les cachotteries de Thomas Thévenoud"... Amusez-vous à taper dans google: mediapart + Thevenoud et voyez comment le journal d'Edwy crucifiait Thevenoud... Il se satisfaisait même que le député Thevenoud ait été saisi d'office... 

Folie passagère 2479.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 19 mars 2014

Secret Défense et fuites à tous les étages

" Je le surveille, je sais exactement ce qu’il fait." hollande à propos de Sarkozy, le 21/02/2014


Alors comme cela, Mediapart diffuse sur son site des extraits, astucieusement choisis, de la retranscription d'écoutes téléphoniques entre Sarkozy et son avocat. C'est bien. On "entend" parait-il, Sarkozy faire état de pressions qu'il aurait exercé sur quelques juges, juges qu'il a traité de "bâtards". Il parait même qu'il aurait agi auprès du magistrat Azibert - celui qui ne tente pas de se suicider en tombant dans l’escalier - afin que celui-ci l'informe de l'évolution de certains dossiers. La belle affaire ! ... dont je me contrefous comme de ma dernière chemise. On sait que Sarkozy est l'homme à abattre pour la Socialie, il suffit à mon bonheur de savoir qu'un homme seul puisse faire aussi peur à tous ces pieds nickelés qui nous gouvernent.

Et puis franchement, qui dans l'intimité d'une conversation, fut-elle téléphonique, n'a pas traité son patron de con, son banquier d'andouille, le voisin de facho, le gauchiard d'abruti ou votre serviteur de "trou du cul" ? Bref, rien de tout ce que j'ai pu lire de ces "écoutes" ne me choque. Quelque soit le pouvoir en place, les grands de ce monde agissent en sous-main, à leur convenance, pour obtenir les informations dont ils ont besoin pour préserver le pouvoir. La gauche morale peut se pignoler avec ça si ça l'amuse, elle eut, elle aussi, ses maîtres es écoutes; Mitterrand fut un modèle dans le genre. Non, la seule chose qui m’intéresse est de savoir comment une nouvelle fois ces documents parviennent entre les mains de pisse-copies, qui plus est à quelques jours d'une échéance électorale importante... Vous vous doutez bien que l'on en saura rien et tant pis pour la présomption d'innocence et le secret de l'instruction.

Non, c'est une autre histoire qui a retenu mon attention. Celle d'une journaliste de La Croix, journal peu soucieux de faire du bruit et du buzz s'il en est, qui fut embarquée hier et gardée au sous-sol de la DCRI pendant plusieurs heures pour y être interrogée. Sans la présence de sa directrice de rédaction, ni celle d'un avocat. Son crime ? Avoir rédigé un papier titré:" Comment contrer l'Islam radical en France "; article reposant sur un document adressé (et commandé) par le premier ministre auquel elle a eu accès. Cet article faisait état des grandes lignes d’un rapport demandé au Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale par le premier ministre sur les moyens de mieux repérer et mieux prévenir la radicalisation de certains jeunes tentés par le djihad... 

Une journaliste pour ainsi dire mise au secret pendant plusieurs heures pour avoir rédigé un papier sur la menace islamiste, voilà qui aurait du mettre en émoi toute la gaucholalie et toute la corporation des journalopes, non ? Et bien non ! Pas un mot, pas une indignation, pas le moindre soutien de la part D'Edwy Plenel ou d'Aphatie ! Étonnant.

Ah, oui, j'ai oublié de préciser que le document auquel a eu accès la dite journaliste était classé "Secret Défense" ! Bien évidemment, personne ne se posera la question de savoir comment un document sensible a pu parvenir aussi facilement entre les mains d'une journaliste.

C'est tout de même dingue de voir le nombre de documents supposés être secrets qui traînent dans la nature depuis quelques temps.

Ce serait être mauvaise langue que d'écrire que cela fuit de toutes parts dans les arcanes de la Socialie... Mais " Merde, quand même !, merde !".. C'est tout à fait ça.

Folie passagère 2189.
une-la-croix
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 19 décembre 2013

Quand Taubira fraye avec des hors-la-loi...



ADDENDUM du 19/12: Médiapart entendu par la police pour publication de faux documents dans le dossier de financement libyen de la campagne de Sarkozy. Et une bonne nouvelle ne venant jamais seule, Médiapart subit un redressement fiscal de 3 millions d'euros !



Depuis quelques jours le journal Mediapart subit un contrôle fiscal, " une atteinte à la liberté de la presse ", "une attaque contre la presse indépendante", pensez-vous ! C'est bien, personne n'est à l'abri. Ce qui semble avoir provoqué ce contrôle fiscal c'est que le dit journal en ligne ne paye plus depuis des mois sa TVA. Ou disons, qu'il daigne payer la TVA au taux qui lui convient. Journal en ligne, il est soumis, par la loi, à une TVA de 19,6%. Au nom de l'égalité pour tous, Plenel, le patron de presse qui lave plus blanc que blanc et qui ne balance jamais d'infos bidons dans la nature, a décidé unilatéralement et publiquement de ne déclarer - et donc de ne payer - qu'une TVA à 2,1%. Comme ses collègues de la presse écrite. Ce faisant, et quelque soit l'éventuelle justesse de sa revendication, il enfreint la loi. Il est hors la loi.

Sommes-nous d'accord ? Oui.

Bien, alors, pouvez-vous me dire s'il est normal que la ministre de la Justice, gardienne des lois, mam Taubira, aille passer une soirée entière dans les locaux du dit-journal pour y faire sa propre propagande et, de fait, donner une image de respectabilité à Médiapart ? Médiapart qui ne s'est d'ailleurs pas privé de s'en vanter sur tous les réseaux sociaux hier soir.

Entre autres sujets à la mode de ce débat: l'action et la place de la ministre dans le gouvernement et sa vision de la justice...

Une ministre de la Justice frayant ouvertement avec des hors-la-loi, ça s'est déjà vu ?

Folie passagère 2056.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.