vendredi 2 décembre 2011

Sarkozy à Toulon ? Plutôt moyen...


Cela vous étonnera-t-il si je vous dis que Sarko, hier à Toulon, je l'ai trouvé plutôt moyen ? Si et voici pourquoi:

Sur la forme, un quasi sans faute. La gauche attendait le candidat, elle a eu un président qui parlait à ces concitoyens. A ce propos, connaissez-vous un homme qui, une fois élu, ne pense pas à sa réélection ? Moi pas. Donc les conneries lénifiantes sur, faut-il ou pas décompter dans les frais de campagne, Toulon et les déplacements de Sarko, vous pouvez vous les mettre où je pense. Et bien profondément, merci.

Sur le fond, je serai plus réservé. Non pas que je doute de la sincérité du bonhomme, mais son discours m'a laissé dans l'expectative. Les constats ont été clairs sur la crise, sur la nécessité d'accepter d'entrer dans ce nouveau cycle de désendettement, de renoncer à nos sales habitudes d'enfants gâtés élevés aux acquis sociaux et sur l'impératif du travailler plus et mieux. Des concepts qui plaisent à mes oreilles. Mais comment y parvenir ? Et là, les choses ont été beaucoup plus floues. Rien de concret n'a été finalement proposé...

... Malgré les annonces: un sommet sur l'emploi en janvier, réforme du financement de la protection sociale, la certitude qu'il faudra revenir sur les 35h, une réforme des retraites bis, le désendettement, la rigueur, la règle d'or, repenser Schengen ... et une Europe toujours plus présente.

C'est sur ce point, l'Europe, que je suis resté le plus dans l'expectative. Pas besoin d'être grand clerc pour savoir qu'avec Sarko et Merkel, l'interventionnisme de Bruxelles dans notre quotidien sera de plus en plus présent.  Car, oui, il a raison Sarko: " Seuls, nous ne pourrons rien faire ni sortir de cette spirale infernale ".

Mais comment et à quel prix ?

Je ne veux pas plus d'Europe dans mon quotidien, je veux une France forte dans une Europe forte. Et sur ce point, Sarko ne m'a ni éclairé ni rassuré. Voilà pourquoi je l'ai trouvé moyen. J'attends la suite.

Ceci dit, rassurez-vous, entre une gauche hollandaise qui nous promet une France "généreuse" et Sarkozy... Mon choix est fait... faute de mieux.

Folie passagère 941.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

8 commentaires:

  1. @nicolas: je dis juste qu il a été moyen non pas dans la forme mais sur le fond et uniquement parce qu il m a laissé sur ma faim, j attends la suite

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  2. hahah renoncer à nos sales habitudes d'enfants gâtés élevés aux acquis sociaux voilà le mot pour les mecs de droite : les bénéficiaire des acquis sociaux sont gâtés et ne foutent rien.

    Je suppose que tu n'en a jamais profité, que tu n'a pas de parent , ami, copain ou plan cul qui n'en profite pas. Et le mot profiter est de trop, par ce que c'est un bénéfice.

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  3. @dragouik: ah en vla un com comme je les aime, les 1/4 de tour comme je les appelle. On lit en 2 sec et on s'emporte sans chercher à comprendre ou a analyser. Ou m'as tu vu ecrire que les beneficiaires ne foutaient rien ? Ou m as tu vu écrire que moi ou un " de mes plans culs" n en n avaient jamais bénéficié. ? Nulle part.

    Je dis juste que les acquis sociaux c'est chouette le problème est de les financer et ça finalement on s'en fout depuis belle lurette, la dette éponge !

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  4. Ah oui ! "comprendre et analyser "...

    La dette ? Quelle dette ? Les gouvernements qui
    se sont succédés ont mis trente ans à se réveiller,
    c'est bizarre quand même, moi si j'ai une dette
    mes créanciers n'attendent pas 30 ans pour se manifester. Vous en aviez entendu parler vous
    de ces agences de notation, disons il y a 10
    ans ? Probable que non .
    Alors moi je dis, qu'ils aillent se faire foutre,
    les coupables sont ceux qui ont laissé faire en toute connaissance de cause pour se faire réélire
    et pour d'autres raisons toutes plus moches les unes que les autres.
    Et puis, la mise sous tutelle de la France "pour
    son bien", personne n'en veut. C'est une perspective qui donne juste envie de voter MLP.

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  5. @anonyme: je serai pratiquement d'accord avec l'intégralité de ce que tu dis si tu n'occultai pas notre part de responsabilité à à nous, vous , toi et moi. Ces gouvernements, c'est nous qui les portons au pouvoir depuis si longtemps.

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  6. Plus personne, mon cher Corto, ose nier que l'euro a été créé de façon erronée.
    Une monnaie n'est qu'un moyen de régulation économique, l'Europe de Bruxelles a considéré, de manière idéologique, l'euro comme un but en soi. D'où l'énorme fiasco que nous vivons.
    Je crois que la France prend sa part de responsabilité lorsqu'elle accepte de réduire ses dépenses pour revenir à l'équilibre budgétaire.
    Mais je serais très étonnée que les peuples d'Europe, particulièrement ceux du Sud, supportent toutes les contraintes qu'on leur impose sans en même temps une relance au niveau de la zone euro, sans laquelle on ne fera qu'aggraver la crise.
    Et c'est à ce niveau que la BCE doit se comporter comme une banque centrale à part entière, ce que l'Allemagne refuse encore pour l'instant.

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  7. @marianne: et pour quoi l'allemagne refuse-t-elle ? Parcce qu'elle a les moyens de dire non, pkoi s'en priverait-elle ?
    Maintenant les peuples d'europe , c'est evident qu ils ne vont pas continuer à tirer la langue bien longtemps sans se mettre méchamment en rogne. Et même en France, surtout s'ils ne voient rien venir de concrte de la zone euro. Maintenant, j'aimerai aussi que ces mêmes peuples réalisent une bonne fois pour toute qu'ils ont aussi leur part de responsabilité.

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