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samedi 5 juillet 2014

Ainsi va la vie en Socialie... (2)

Peut-être bien toute une série de trucs que vous auriez pu louper ces derniers jours... A commencer par un changement de lunettes pour Président


- Réforme territoriale: C'est fou ça ! Alors que Président et son Premier nous avaient présenté la nouvelle carte des régions comme le truc qui résoudrait tous les problèmes, nous permettrait de faire tout plein d'économies et donnerait à nos territoires la dimension nécessaire pour entrer dans demain, voilà que le Sénat l'a rejetée. Il est pourtant à gauche le Sénat (certes pour plus longtemps), non ? Droite, radicaux de gauche et communistes, ensemble contre un projet du gouvernement, peu commun, mais chouette à voir !

- Président Obama a déclaré "qu'accueillir les immigrants était dans l'ADN des Etats-Unis". C'est bien, je propose donc qu'on lui refile Léonarda et toute sa famille qui s’appéteraient à revenir incessamment sous peu en France munies de passeports croates. Ceci dit, il ne manque pas de courage Obama, ce ne sont pas nos Baroso, Von Rompuy et autres chantres de la diversité qui oseraient nous dire, les yeux dans les yeux: " Plus forts que les ricains, nous avons réussi à modifier nos codes génétiques, aujourd'hui, l'immigration fait partie de notre ADN" !

- Vous vous souvenez peut-être du général de gendarmerie Soubelet. C'est ce haut gradé qui n'avait pas hésité à raconter devant une commission parlementaire combien il était difficile, voire impossible, de lutter contre la délinquance quand on ne cesse de relâcher le lendemain les délinquants que l'on a arrêté la veille... Et bien il a été muté ! De responsable en chef des ressources humaines de la gendarmerie, l'un des plus hauts postes de l'institution, il s'occupera désormais de la... gendarmerie de l'outre-mer. Toute vérité n'est pas bonne à dire en Socialie.

- Un sondage largement diffusé par les médias et repris à l'unisson par les gauchistes nous dit que 65% des Français ne veulent pas de Sarkozy en 2017. "Un score décevant pour l'ancien président" selon Le Parisien. Soit, et compte-tenu de l'actualité, cela en fait tout de même 35% qui ne sont pas contre. Pour quelqu'un qui, parait-il, serait sans honneur et pourri jusqu'à la moelle, c'est un score qui me semble plutôt honnête, non ?

- Le gouvernement maintient son objectif de croissance à 1% pour 2014. il est bien le seul. Le FMI qui tablait lui aussi en avril sur 1 % vient de s'aligner sur les prévisions de l'insee, de l'OCDE et de la BCE: au mieux 0,7% en 2014. Quant au chômage, idem, pas de réduction " notable" avant 2016 et ce, sous réserve d'une croissance de 1,4% en 2015 et de 1,7% en 2016. Pour le déficit public, idem là encore. Le gouvernement prévoit 3,8% cette année quand le FMI mise sur un 4%, au mieux. Force est de constater que, depuis 2011 et la primaire socialiste, aucune des prévisions du candidat d'alors depuis de Président ne s'est réalisée. Aucune.

- La SNCM est en train de couler. Pour une entreprise de transport maritime, ça la fout mal. Assaillie par l'Europe qui lui réclame 400 millions d'euros d'aides publiques indûment perçues, vérolée jusqu'à la cale par les syndicalistes de la CGT, le gouvernement propose de la mettre en redressement judiciaire, le temps de se refaire, on ne sait trop comment, la cerise. J'ai peut-être bien la solution: mettre tous les cégétistes aux fers.

- Syndicalisme toujours: Henri Guaino a déclaré qu'il faudrait interdire aux magistrats d'être syndiqués, une bonne solution pour éviter toute polémique. Why not ? Ce qu'il faudrait surtout c'est que le syndicalisme soit en France revu de fond en comble. Les syndicats (Medef compris) ne représentent plus qu'une très faible minorité de la population active mais ils sont toujours considérés comme les partenaires sociaux incontournables pour réformer tout et n'importe quoi. Faisons table rase, dissolvons toutes ces organisations sclérosantes et reconstruisons un autre système dont les deux piliers fondateurs seraient la représentativité et la recherche du consensus: Secteur par secteur, branche par branche, entreprise par entreprise.

- Pour ne pas savoir que le "docteur" Bonnemaison" a été acquitté, il fallait être sourd et aveugle. Tous les médias en ont parlé, les défenseurs de l'euthanasie ont fait la fête, Romero a mouillé sa petite culotte et Kouchner n'a pas regretté d'avoir fait le déplacement à Pau où se tenait le procès de cet homme qui, de son propre et chef et seul , avait décidé de la mort de 7 personnes. Victoire ont-il tous dit: "Enfin un tribunal anticipait sur l'évolution de la loi ! (sic). Mais qui sait que le parquet a fait appel de cette décision ? Bonnemaison sera rejugé et c'est très bien ainsi. Pour ses fans, il s'agirait ni plus ni moins que d'acharnement judiciaire...

- Certains ont des problèmes avec l'Europe... D'autres n'en ont aucun; c'est le cas de 340 fonctionnaires européens qui partiront cette année en retraite anticipée, dès 50 ans, avec une pension mensuelle de 9 000 euros. Pourquoi une si belle pension et cette envie soudaine de retraite anticipée ? Tout simplement pour faciliter l'entrée de nouveaux fonctionnaires provenant des nouveaux pays de l'Union. Vous me direz 9 000 euros, c'est une misère comparativement à ce que toucheront les 129 plus hauts fonctionnaires de l'Union.

- Ségolène Royal a annoncé que le prix de l'électricité n'augmenterait pas en août. Ce faisant, l'action d'EDF dévisse en bourse et se dévalorise de près de 3 milliards d'euros. Finalement le prix augmentera bien au deuxième semestre et les Français, en moyenne, devront payer 30 euros de plus. Même pas mal pour Ségolène que le statut d'Ex semble protéger mais tant pis pour EDF qui aura perdu 3 milliards pour un caprice Royal.

- Une frappadingue issue de la diversité a poignardé l'institutrice de l'un de ses enfants, en pleine classe. L’institutrice est décédée. C'est très triste, sincèrement, pour elle, sa famille et ses amis. Ceci étant dit, cela ne reste qu'un fait divers, pas de quoi en faire un plat; ces faits divers auxquels on s'habitue, petit à petit, tranquillement. Voilà qui est presque aussi triste.

- Au mois de juin, le constructeur automobile AUDI aura livré 2 fois moins de voitures à la Chine que de pages vues sur ce blog. Merci à toutes et tous.

Voilà, c'est tout pour le moment, bonne soirée à tous, même en Socialie ?

nb: Si quelqu'un a des nouvelles de Président qu'il nous le dise parce qu'à part regarder des matches de foot à l'Elysée, on ne le voit ni l'entend beaucoup en ce moment. Faudrait pas qu'il nous fasse un bébé dans le dos, l'animal...

Folie passagère 2362.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

jeudi 27 février 2014

On nous distrait et le mur se rapproche


"Le Point" révèle comment Jean-François Copé a sponsorisé avec l'argent de son parti la société de communication fondée par deux de ses proches.

Cette affaire fait la Une depuis ce matin de tous nos médias; pensez que même au JT de 13h00 sur France 2, ils en ont parlé. Aussitôt diffusée, l'information est reprise par tout le monde y compris par ceux qui n'ont pas lu Le Point. Comme d'habitude. Et comme d'habitude les petits procureurs accusent quand la présomption d'innocence devrait être respectée.

Je n'aime pas Copé et pense qu'il est ce qu'il pouvait arriver de pire à l'UMP mais après avoir lu l'enquête en question, je trouve que tout ce dont il est fait état est bien mince: des suppositions, des amalgames, des on dit, des sous-entendus et c'est à peu près tout. Alors de deux choses l'une, ou bien Copé a fauté et dans ce cas que Le Point produise des preuves de ce qu'il avance; ou bien Copé n'a rien fait et il faudra se poser la question de savoir pourquoi Le Point a publié cela. Copé ayant eu la présence d'esprit de porter plainte rapidement, la justice sera saisie, il paraît que de nos jours elle est impartiale, elle fera son oeuvre et chacun devrait donc fermer sa grande bouche.

Il n'empêche et sachant que le journal Libération  avait évoqué ce dossier en juillet sans se donner la peine d'enquêter plus avant on remarquera que cette affaire sort tout de même à point nommé, à un mois des municipales, élections qui verront Copé se représenter à la mairie de Meaux, à un mois des municipales qui s'annonce désastreuse pour la gauche...

Les médias ont donc choisi LEUR dossier du jour. Les projecteurs ainsi braqués permettront de laisser dans l'ombre, quelques temps, d'autres sujets qui pourtant mériteraient toute notre attention et autant d'explications de la part de nos tocards gouvernementaux ou de nos médias complaisants:

- les mauvais chiffres du chômage et le nombre toujours aussi étrange de radiations administratives,
- la curieuse nomination par le CSA d'un ancien sarkoboy, Mathieu Gallet, à la tête de Radio France,
- la désespérance de la jeunesse française, jeunesse dont Président avait promis de donner un avenir
- le pacte de responsabilité dont on ne voit toujours pas la moindre ébauche de concrétisation,
- la priorité donnée par le gouvernement aux emplois aidés au détriment de l'apprentissage, 
- les mauvaises prévisions économiques émises par Bruxelles pour la France cette année,
- les responsabilités sur  la mise à sac de la ville de Nantes samedi dernier,
- la mise en route du nouvel aéroport de NDDL,
- le report, jusqu'à 9 ans, de l'obligation faites aux établissements publics accueillant du public de rendre leurs locaux accessibles aux handicapés, report accordé à la mauvaise surprise générale par le gouvernement,
- l'absence de réactions du gouvernement suite à la rupture unilatérale à l'initiative du Maroc de toute coopération judiciaire avec la France,
- l'évolution de ce qu il convient d'appeler maintenant le conflit ukrainien,

Etc, etc, etc...

Ainsi va la vie en Socialie, on nous distrait et le mur se rapproche.

Folie passagère 2160.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

dimanche 8 décembre 2013

Quand l'UMP s'attaque à Sarkozy, Sarkozy s'attaque à l'UMP


Ce qu'il y a de bien avec Nicolas Sarkozy, c'est qu'il n'a pas besoin de parler, "on" parle pour lui. "On" lui prête toutes les intentions du monde et n'importe quoi. "On" le verrait bien président du PSG, quand d'autres "on" lui prédisent un funeste destin. "On" est génial, il permet à Sarkozy d'exister sans bouche délier.

Alors dernièrement le "on" du Nouvel Obs prête à Sarkozy l'intention de créer un nouveau parti politique. Et bien franchement, ce serait bien le meilleur "on" que j'aurai entendu. Que n'y-a-t-il pas pensé plus tôt. Sarkozy serait entrain d'élaborer une stratégie hors-UMP en vue de l'élection présidentielle. Et pourquoi pas ? Quel intérêt y-a-t-il aujourd'hui à se réclamer de l'UMP ou bien à se dire UMP ? Aucun si ce n'est à passer pour une buse.

En fait, il y a, à mon avis deux UMP: Il y a celle de la rue de Vaugirard - siège de l'UMP - et celle des militants. Au siège de l'UMP, qu'avons-nous ? Une armée mexicaine d'egos boursouflés (comme au PS,ceci dit) dans laquelle chacun se revendique plus ou moins comme "ami" de Sarkozy avec cependant uen envie pressante de le voir disparaître des écrans sondagiers. Copé, Fillon, Juppé, Raffarin et tant d'autres ne vivaient et ne vivent aujourd'hui que dans l'ombre de Sarko. Il faut tuer le père pour exister. Et tout est fait dans cette optique; la décision de monter des primaires en 2016 n'en est-elle pas la meilleure preuve ? Cette histoire d'inventaire réclamé, une autre preuve ? Bref, après l'avoir tous soutenu quasiment sans réserve pendant des années - il fallait les voir lors des meetings de la campagne de 2012, ils étaient tous aux anges - aujourd'hui, rue de Vaugirard, ils ne rêvent tous que d'une chose: le voir disparaître.

L'autre UMP, c'est celle des militants et des sympathisants. Alors certes, il y a des chapelles et des courants mais pour les avoir vu à la Concorde, à Villepinte ou au Trocadéro, ma main à couper qu'aucun des long-couteaux de Vaugirard n'arrivera à les faire "vibrer" comme Sarkozy a pu le faire. Aux yeux des militants, Copé et Fillon se sont ridiculisés, Juppé ne fait pas "bander".

Les derniers événements nous ont montré qu'il y avait chez les ténors de l'UMP un changement de stratégie. Après avoir passé des mois à se positionner par rapport à Sarkozy, c'est à dire à s'y référer constamment, maintenant, ils l'ignorent (lire l'article de Tabard dans le Figaro du 7 et 8 décembre). Fillon et Jupé se font des mamours. Fillon a compris qu'il s'était planté en tapant sur Sarko. Juppé se voit, et le dit, présidentiable et Copé a enfin appris à se raser seul tous les matins. Cette nouvelle stratégie n'a pas échappé à la gauche qui, tel Fabius, dans le JDD du jour, n'hésite pas à sous-entendre que le retour de Sarkozy est inévitable " tant l'offre est peu nombreuse à droite". Peut pas mieux faire pour énerver les Vaugirardiens.

Alors comment mieux faire face aux difficultés et chausse-trappes que Vaugirard s'évertue à mettre en place contre Sarkozy, seul leader charismatique à droite pour le moment, si ce n'est en créant son propre parti. En un temps record, Sarkozy aura ses propres militants, les sympathisants nécessaires, le financement et une réelle autonomie de combat contre les oppositions qu'elles soient de gauche ou de droite. La future primaire à l'UMP se passera de lui, ils se battront "entre-eux" quand lui pourra mener une campagne autonome tant sur le plan politique qu'idéologique, enfin débarrassé, là aussi, du politiquement correct qui ravage depuis trop longtemps l'UMP. Il aura son propre programme et non pas un amalgame de différents programmes venant d'autant de courants. C'est tout bénef !  Il scindera la droite classique et n'aura plus qu'à rassembler pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Enfin, si tel était le cas, et histoire d'emmerder, à mon petit niveau, les caciques de la rue de Vaugirard, et parce que je n'aime pas cracher dans la soupe,  pour la première fois depuis au moins 20 ans, je prendrai ma carte de membre d'un parti politique.

Ceci dit, 2017 est si loin que d'ici là...

Folie passagère 2037.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mardi 5 novembre 2013

De Copé à Sarkozy en passant par Borloo, Monaco et Roselmack

Ou quelques brèves d'un mardi en Socialie...


Jusqu’à présent, j'avais encore des doutes, après tout il a fait l'ENA, comme hollande, mais maintenant, j'en suis sûr, je peux le dire haut et fort: Jean-François Copé est un idiot. Lui qui était proche de de l'ancienne équipe et qui a voté comme l'UMP et le PS la fameuse écotaxe et donc le système Ecomouv' a déclaré que le coût de la collecte était "aberrant" pour juste après apporter tout son soutien... au gouvernement Fillon. Aurait-il voté une loi sans chercher à en comprendre les tenants et les aboutissants ? Comme tous ceux qui aujourd'hui critiquent le "système Ecomouv' " tout en l'ayant adopté, à l'unanimité, en avril dernier ? Jean-François Copé est bien l'idiot utile qui sert autant l'actuelle majorité que le FN.

A chaque fois que je vois monsieur Frédéric Cuvillier, ministre des transport, j'ai l'impression de voir un simple chauffeur de maître.

Décès tragiques de Claude Verlon et de Ghislaine Dupont. Comment cela, vous n'avez pas pleuré ? Vous n'avez pas été sensible, touché, atteint par tout ce débordement de compassion dégoulinante que la profession entière des journalopes se plait à déverser sur nos écrans, fort bien aidé en cela par un président de la République et un gouvernement qui se plait tout autant à titiller votre émotion par des hommages à répétition qu'à récupérer politiquement ce drame... Vous n'avez pas pleuré ? Je vous rassure, moi non plus. Trop, c'est trop. Un peu plus de retenue et de pudeur ne serait pas pour déplaire.

SOS Racisme, le CRAN et Dame Taubira viennent de se trouver un nouveau porte-parole. Le journaliste Harry Roselmack s'étend longuement dans les colonnes du Monde pour se plaindre de cette France rance et raciste, héritière de la colonisation et des pratiques esclavagistes. Ya bon Banania, c'est pas bon et Tintin au Congo est à brûler, "des traces qui laissent des empreintes d'un autre temps"... Harry Roselmack, journaliste ou tribun ? 

Aujourd'hui, nous sommes conviés au mariage de l'UDI et du Modem, Bayrou épouse Borloo et réciproquement. Ils s'entendent tellement bien qu'ils se sont sentis obligés de tirer au sort pour savoir qui parlerait le premier. Dans le paysage politique français, ce mariage opportuniste me fait penser - pardonnez ma vulgarité - à un cul: Fesse gauche, le PS, fesse droite, l'UMP et au milieu, un trou.

Les patrons des clubs de foot ont été reçus par pépère. Ils n'espéraient rien de ce rendez-vous mais y sont quand même allés. J'en ai même entendu un dire: " une invitation à l'Elysée, c'est un honneur, ça ne refuse pas ". Bon... Ceci dit, je ne comprends pas pourquoi le club de Monaco serait exempté de la taxe à 75%. On me dit que c'est parce que son siège social est à Monte Carlo, certes, il n'empêche, ce club profite des installations sportives nationales, joue en Ligue 1 et peut éventuellement gagner le... Championnat de France. Faudrait savoir, Français ou pas Français?

Il est "étonnant" de voir comment le redécoupage électoral organisé par l'Etat pour les prochaines élections départementales de 2015 (conseils généraux) est totalement passé sous silence dans les médias. Et pourtant... Je viens de recevoir la carte du Val d'Oise redécoupé. Nous passerons de 39 à 21 cantons mais au global, il y aura 3 conseillers généraux de plus puisque chaque canton devra avoir 2 élus, un homme et une femme, (absurde) parité oblige. Et curieusement, tous les cantons traditionnellement acquis à la droite ont été intégrés dans des cantons traditionnellement acquis à la gauche. De manière si flagrante que l'on peut dire avec assurance qu'il ne s'agit pas de redécoupage mais bien de tripatouillage.

Bruxelles contredit hollande et Moscovici, que ce soit sur la réduction du déficit ou sur l'inversion de la courbe du chômage attendue pour la fin de l'année. J'aurai tendance à croire Bruxelles.

Ce soir, il va y avoir du grabuge sur twitter, une tweet-war comme l'on dit maintenant. La chaîne D8 diffuse un documentaire intimiste sur le couple Bruni-Sarkozy tourné lors de la dernière campagne présidentielle. Gageons que les gauchistes vont sortir de leur torpeur et que certains tweets de nos politicards devraient friser le ridicule.

Sur ce, bonne soirée à tous, même en Socialie !

Folie passagère 1980.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 16 septembre 2013

Le FN ne saurait se contenter de pains au chocolat et de naturalisations massives


Fillon a dit que lors des municipales, dans le cas d'un duel au second tour entre le FN et le PS, il fallait choisir le moins sectaire. Que n'a-t-il pas dit ! Pas bien ! La gauche qui n'aime jamais autant le FN que lorsqu'il a le vent en poupe s'insurge et les ténors de la droite qui n'ont jamais rien compris à la montée du FN s'insurgent aussi. Pauvre Fillon, avec une simple phrase, il fait voler en éclat le semblant de calme que l'on pensait avoir retrouvé à l'UMP. Il remet en cause le ni-ni de Copé et le front républicain cher à nos socialistes.

Je ne sais pas si Fillon plaisantait ou s'il était sérieux mais contrairement à Juppé, je trouve qu'il a eu raison de rouvrir le débat; il est encore temps. Quant à Copé, au lieu de s'inquiéter d'une dérive éventuelle de l'UMP vers l'extrême droite, il ferait bien, le putschiste du 25 novembre, de se poser la question de savoir comment faire pour reconquérir les électeurs du FN.

Moi, je voudrais d'abord que les cadors parisiens du PS ou de l'UMP m'expliquent en quoi ils serait nauséabond de voter pour le parti de MLP. De deux choses l'une, ou le FN est un parti dit-républicain et autorisé et dans ce cas, libre à chacun de voter en sa faveur ou pas. Ou bien, ce parti est infâme et pue du bec et dans ce cas là, interdisons-le. C'est la première solution qui a été retenue: le FN est un parti républicain, admis et bénéficiant des mêmes droits que les autres partis. Il n'est pas plus extrême, à droite, que ne l'est, à gauche, le Front de Gauche. Et comme pour absolument tous les partis, la vocation du nouveau FN est la conquête du pouvoir, comme le PS, comme l'UMP.

Dès lors, le combat politique ne devrait pas se situer sur le terrain de l'invective et de l'injure mais bien sur les idées et les programmes politiques. Si le FN a autant la cote, c'est que ce qu'il propose plait ou qu'il sert de refuge à ceux qui ne se retrouvent plus dans l'offre politique traditionnelle. Quelques gauchistes se gaussaient des résultats d'un sondage récent montrant que 65% des Français n'avaient pas une bonne opinion de MLP, ça en fait tout de même 35% qui en ont une bonne opinion; hollande aimerait avoir autant de supporteurs  Aux dernières élections présidentielles, le FN a rassemblé 18% des suffrages exprimés et tout semble indiquer qu'il fera aussi bien si ce n'est mieux aux municipales et aux européennes !

Sur le plan économique, on s'accorde pour dire, moi le premier, que le FN ne tient pas la route. Soit, mais l'on sait aussi que ce n'est pas sur cet aspect qu'il fait son beurre et ses succès électoraux. C'est donc, pour l'instant, sur les questions sociétales qu'il faut contrecarrer le FN. Qu'ont donc à proposer de concret, de palpable, de tangible et de compréhensible le PS et l'UMP pour convaincre les électeurs du front de revenir au bercail ? Des pains au chocolat, façon Copé ? Des naturalisations massives et le droit de vote pour les étrangers pour le PS ? Non, assurément. Les Français attendent sur l'immigration, sur l'Islam, sur la France, sur la sécurité, sur la justice, sur le laxisme, sur la famille, sur demain, j'en passe et des meilleures d'autres réponses. Voilà ce sur quoi les cadors parisiens, PS ou UMP, devraient travailler plutôt que d'ergoter sur un ni-ni ou un front républicain chaque jour un peu plus contesté. 

Les électeurs du FN ont besoin d'être rassurés et sécurisés. Ils en ont marre que les états-majors parisiens leur dictent ou leur imposent leur façon de vivre au quotidien sans rien leur donner en retour. Ils en ont marre que le pays soit dirigé depuis 40 ans par les mêmes bedonnants parisiens. Ils en ont marre que les victimes soient transformées en coupables. Ils en ont marre d'un modèle social qui favorisent à ce point les étrangers. Ils veulent retrouver la France d'avant. Ils ne veulent plus que leurs racines, chrétiennes ou de terroirs, soient  bradées sur l'autel des communautarismes et d'une laïcité abusive.

Voilà ce qu'ils attendent, d'être entendus et compris sur tous ces points; faute de quoi, le FN continuera sa course en avant. Les Français étaient 18% à voter MLP aux présidentielles, ils sont aujourd'hui 31% à se déclarer prêts à voter pour elle en 2017. Que l'UMP ne réponde pas à leurs attentes, que le PS continue à estimer que le FN et ses électeurs ne sont pas conformes aux valeurs républicaines et je vous fiche mon billet, qu'en 2017, et bien avant aux municipales, ils feront un véritable carton.

Et à vrai dire, non sans quelques pincées de masochisme, l'idée que le FN puisse faire un carton aux municipales n'est pas pour me déplaire. Cela secouera peut-être, enfin,  le "sectarisme" de l’establishment politique parisien, gauche et droite confondues.

Folie passagère 1903.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

samedi 17 août 2013

Le jeu dangereux de Jean-François Copé


Et bien pour une fois, je vais être d'accord avec les gauchistes; avec les gauchistes ai-je dit, pas avec les gauchiards: Jean-François Copé est une quiche ! Le voilà proposer un "débat sérieux et objectif "sur le quinquennat de Nicolas Sarkozy, débat qui devra être achevé pour la mi-octobre. Un débat qui ne se transformerait pas en procès personnel contre Sarko et Fillon, un débat qui, tirant les leçons du passé servirait exclusivement l'avenir, un point incontournable pour retrouver la confiance des Français...

Pourquoi une quiche ?

Parce qu'avec cette demande de débat, c'est un jeu dangereux auquel va se livrer l'UMP, dangereux pour son existence même, avec risque d'implosion, dangereux pour les prochaines élections avec le risque que beaucoup d'élus préfèrent aller au combat sans l'étiquette UMP.

Parce qu'il est trop tard ! Si bilan, il fallait faire, ça fait 15 mois qu'il aurait du s'y atteler plutôt que de transformer en catastrophe et pantalonnade les élections à la présidence de l'UMP. Il veut faire un bilan mais n'est même pas capable d'organiser correctement des élections internes. Autant dire que j'ai du mal à croire que ce "débat " puisse être sérieux.

Parce qu'en ouvrant ce débat, ce n'est pas seulement un bilan qui va être dressé mais, que le veuille ou pas Copé, l'ouverture du procès de Sarkozy; et qui dit procès dit mise en accusation. Pas sûr que les pros Sarkozy apprécient. Le risque d'une nouvelle guerre interne est évident.

Parce que si débat, il y a, Copé mais aussi l'armée mexicaine qui dirige l'UMP devront se remettre en question. N'ont-ils pas été à la tête du parti qui a perdu l'intégralité de toutes les élections précédentes ? Les thérapies de groupe sont parfois mortifères.

Parce qu'en s'attaquant à ce travail maintenant, il va rallumer inévitablement les querelles de chapelle au sein de l'UMP totalement contre-productives avec les enjeux des municipales.

Parce que le linge sale, ça se lave en famille. En annonçant publiquement ce débat, il donne l'occasion à toute la gaucholalie de se payer la fiole de l 'UMP; à en juger par les commentaires, articles de journaux et billets de blogs lus sur le sujet, vous pensez bien que les gauchistes ne s'en sont pas privés. L'opposition a besoin de gens crédibles pas de gens qui amusent la galerie. 

Parce qu'il est à prévoir que ce débat sera obligatoirement médiatisé. Les discussions, commentaires et déclarations des uns et des autres seront forcément altérés, biaisés ou tronqués avec l'inévitable mise en exergue des " petites phrases " au détriment du " texte ". Petites phrases qui, interprétées par les éditocrates et la gauche, nuiront forcément au dit-débat et par ricochets à l'UMP.

L'UMP n'a pas de temps à perdre avec un débat de tous les dangers, elle n'a que deux choses à faire: mettre toutes ses forces et moyens dans la bataille pour gagner les municipales et les élections européennes dans l'unité et la cohésion puis bâtir un véritable programme politique pour gagner en 2017.

La reconquête se fera par et sur le terrain, pas dans les bureaux du siège parisien de l'UMP. C'est par cette reconquête que la synthèse se fera. Avec ou sans Sarkozy.

Folie passagère 1856.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

vendredi 26 avril 2013

Le retour des petits pains au chocolat


Voici comment Europe 1 raconte les détails du procès qui s'ouvre aujourd'hui à Paris. Vous pouvez vous livrer à une petite analyse de texte passionnante sur le thème du comment prendre des gants pour parler des sujets qui fâchent; ces sujets dont on est bien obligé de parler lorsque l'on est un média mais qu'il fallait taire il y a encore peu de temps. Dans ma grande bonté et pour vous guider dans votre analyse j'ai souligné quelques passages ou mis quelques commentaires entre parenthèses.



Le contexte: C'est un procès inhabituel, dérangeant pour certains ( Pourquoi cela devrait-il être dérangeant ? ), qui se tient vendredi devant la treizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Celui d'une agression raciste commise en septembre 2010 qui, ne vise pas, comme souvent, une personne issue d'une minorité, mais un homme insulté de "sale blanc" ( admirez les guillemets; Europe 1 oublie de mentionner les " enculé, sale Français" etc... ). La justice a décidé de poursuivre le seul agresseur identifié avec la circonstance aggravante d'insultes racistes. L'audience, qui devait avoir lieu en octobre dernier, avait été renvoyée car le contexte était trop tendu ( c'est vrai qu'en ce moment tout est calme ), un mois après la polémique lancée par l'affaire des "pains au chocolats" de Jean François Copé. Le jugement devrait être mis en délibéré.

Une cigarette refusée: Les faits se sont déroulés dans le métro parisien, tôt le matin, à la station gare du Nord (ce genre de problèmes se produisent rarement aux stations Assemblée nationale ou Solférino ). Un homme refuse de donner une cigarette que lui demandent deux jeunes ( Qui sont ces jeunes ? 2 selon E1, 3 selon Le Monde et pourquoi 1 seul inculpé ? mystère ). La situation dégénère et les agresseurs commencent par insulter le récalcitrant de "sale blanc, sale Français", avant de le frapper à coups de tessons de bouteille ( C'est vrai que tout le monde se ballade, tôt le matin avec des tessons de bouteilles ). La victime est sérieusement blessée ( 40 jours d'ITT, une paille ! )au cours de cette scène de violence qui pourrait sembler banale. Mais pour la justice, il s'agit bien là d'une agression raciste ( Non, sans déconner ! ).

La LICRA soutient la victime: ( L'info est presque aussi importante que le drame: une assoc anti raciste s’intéresse à une affaire de racisme... ) Le concept de "racisme anti-blanc" fait polémique ( Pourquoi devrait-il, ce racisme anti-blanc, faire polémique? ). Mais, pour la première fois dans ce type d'affaire ( Y en aurait-il eu d'autres que l'on nous aurait caché ? La Licra se serait-elle mobilisée sans les petits pains au chocolat de Copé ? ), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a décidé de se positionner aux côtés de la victime. " Sale blanc, sale Français ", c'est quelque chose qui n'est pas acceptable dans la société française" ( Non, sans déconner, bis ), explique au micro d'Europe 1 le président de la LICRA, Alain Jacubowicz. " Je crois qu'il est naturel qu'une association antiraciste soit aux côtés des victimes d'actes de racisme", poursuit-il. L'avocat souligne cependant que "fort heureusement", "lorsque l'on est blanc et français, on n'est pas discriminé en France" ( ah oui ? cet idiot a-t-il été voir dans certaines cités ou dans certaines stations de métro ou dans certains trains de banlieue comment le " blanc " était discriminé ? ). " Pour autant on ne peut pas ignorer ces faits qui, malheureusement, sont de plus en nombreux", précise-t-il enfin ( de plus en plus nombreux, tiens, tiens, mais pourquoi donc se moquait-on il y a peu de ceux qui dénonçaient cette montée du racisme anti-blanc ? ).

Un phénomène peu étudié: Si le racisme "anti-blanc" existe bien, le phénomène reste cependant encore peu étudié par les chercheurs ( et pourquoi donc ? ). Le sujet est sensible ( normal, à force de l'éviter ) et souvent récupéré par la classe politique ( ben en même temps, c'est un peu son job d'en parler, non ? ). Ainsi, à l'automne dernier, Jean-François Copé avait été accusé de flirter avec les thèses du Front National ( Si c'est la LICRA qui en parle, ça va, si c'est Copé, non ? ) en évoquant cette notion. "Un racisme anti-blanc se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française ( comment cela, ils n'ont pas tous la nationalité française dans les quartiers ? ) - méprisent des Français qualifiés de gaulois au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux", avait-il alors déclaré ( Copé avait pourtant raison, pourquoi lui être tombé dessus ainsi ? ).

Le racisme anti-blanc suscite d'ailleurs un malaise au sein même des associations de lutte contre le racisme. ( La conclusion qui tue ! Y aurait-il donc des associations anti-racistes qui lutteraient uniquement contre certaines formes de racisme... Je n'ose y croire... )

Allez vite, vite, que justice se fasse pour lire et entendre les différentes réactions. Gageons que la LICRA saura mettre en avant sa participation dans ce procès que SOS Racisme semble pour l'instant bouder...

Folie passagère 1682.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

lundi 22 avril 2013

Manif Pour Tous: Jean-François Copé a encore perdu l'occasion de se taire


Une fois n'est pas coutume, je vais taper un brin sur Jean-François Copé, personnage qui normalement me laisse parfaitement indifférent et qui, mézavi, n'est pas une chance pour l'UMP. Je précise avant de commencer à lui bouffer le nez que je ne suis pas membre de l'UMP, tout juste sympathisant; enfin, ça, c'était avant...

Donc, le sieur Copé, prenant en marche le train des moralisateurs, n'a pas apprécié que Gilbert Collard, avocat Bleu-Marine, eut été vu derrière la même banderole que quelques élus UMP lors de la Manif pour Tous d'hier. Et quand Copé parle, ça tombe comme un couperet mal affûté: " La présence de Gilbert Collard est bien sûr un voisinage malheureux et l'UMP ne fait aucune collusion avec l'extrême droite. " Ce faisant, p'tit Copé, rejoint la cohorte de ceux qui comme les socialos, Rue89, Yagg, Libération, Fourest etc... passent leur temps à diaboliser le FN et les quelques 20% d'électeurs du dit parti.

Il se trouve que j'étais hier à 5 mètres de cette banderole et de ces élus, je m'en suis même approché pour tenter de faire quelques photos ( ratées, hélas ). Rien sur cette banderole indiquait une quelconque préemption de l'UMP, pas de sigle, pas de logo. Juste une banderole derrière laquelle quelques élus ceints de leur écharpe tricolore posaient pour les médias, juste une occasion pour les organisateurs de dire " les élus sont avec nous ". Quels élus ? Il y en avait si peu. Et c'est bien là le premier reproche que je ferais à Copé. Ne pas avoir su ou voulu motiver ses troupes, élus inclus, pour les impliquer, sur le terrain, au combat contre le mariage zinzin. Ou le mariage zinzin est un " changement de civilisation " ou il n'est pas. Mais dès lors que tout le monde politique s'accorde pour dire que le projet de loi Taubira modifiera la civilisation, nous aurions pu espérer un peu plus d'emprise de l'UMP sur ce mouvement. Hier ? 15 à 30 écharpes tricolores derrière la banderole; un peu léger tout de même.

Deuxième reproche, au nom de quoi Collard n'aurait-il pas eu le droit de se présenter là ? Le mouvement contre le mariage zinzin n'appartient à personne. Il est la propriété de tous ceux qui sont opposés à ce projet. Le carré VIP n'était pas réservé aux élus UMP, toutes les écharpes tricolores y étaient bienvenues. J'aurais aimé y voir celle de Azerot, mais bon, au PS, on ne manifeste pas sans l'accord du parti. La manif Pour Tous était ouverte à tout le monde. J'espérais, qui sait, y voir Copé, raté, il n'était pas là. Il aurait du pourtant, non ? A moins que de se mélanger au peuple lui défrise le peu de cheveux restant... La Manif Pour Tous ou pour personne !

Troisième reproche; à continuer de diaboliser le FN et d'ignorer ses électeurs, Copé, et donc l'UMP, prennent le risque que se poursuive l'hémorragie. Ce n'est pas en " stigmatisant " les FN qu'on les fera revenir vers un parti de droite plus classique. 47% des Français jugent que le FN ne représente pas de danger pour  la démocratie ( TNS-Sofres-Le Monde ). Ils étaient 70% à penser le contraire en 2003. Le FN est une force politique à part entière, elle a droit à des représentants, partout, y compris dans les manifs.

Quatrième reproche; l'emploi du mot " collusion ". Collusion: Intelligence secrète entre deux ou plusieurs parties au préjudice d’un tiers. La collusion, c'est un peu comme ce que l'on a vu au Sénat lorsque aucun Umpiste n'a réclamé de vote public contre le mariage zinzin en lecture finale. Collusion ? Est-ce à dire que Guaino, Mariton et Fromentin, pour ne citer qu'eux, auraient pactisé avec le FN au simple motif qu'ils étaient derrière la même banderole que Collard ? Et si cette collusion vise à nuire à un tiers; de quel tiers parlons-nous, Monsieur Copé ? Si ce tiers est le Parti Socialiste, à bien y réfléchir et eut égard à ce à quoi nous assistons depuis 1 an, serait-ce une si mauvaise idée que de faire en sorte de collusionner un brin pour mettre le PS hors-jeu ? Après tout, Pépére n'at-il pas été élu avec les voix inconditionnelles de l’extrême gauche ? Intelligence secrète entre deux parties au préjudice d'un tiers ? De qui parlons-nous, monsieur Copé ? Auriez-vous peur qu'un Guaino  " s'alliant " le temps d'une manif avec Collard vous fasse de l'ombre ? C'est vrai que Guaino était là, lui et qu'il fut acclamé. Copé était aux abonnés absents.

Cinquième reproche; Lors de la dernière campagne présidentielle, le candidat de l'UMP, donc celui de monsieur Copé, avait promis, comme Pépère, d'introduire une part de proportionnelle pour les prochaines législatives, pour le plus grand bonheur de toutes les extrêmes.  En diabolisant le FN, Copé souhaiterait-il revenir sur cet engagement ?

Et pour finir, en usant de cette rhétorique, Copé abonde dans le sens de Harlem Désir qui, toujours aussi stupide, a déclaré que " La Manif Pour Tous consacrait l'acte fondateur d'une entente entre l'UMP et le FN ". En gros, en étant d'accord avec Désir, Copé renforce l'idée maîtresse du FN: UMP, PS même bouzin. 


Chapeau l'artiste; Copé tenant le même discours que Désir... Collusion, disait-il ... Ce n'est vraiment pas de cette manière qu'ils affaibliront le FN.

Folie passagère 1675.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 23 janvier 2013

Julien Dray: " Où va la droite ? ". Je réponds: " Dans le mur ! "


Julien Dray, le grand public ne sait pas trop qui il est, c'est normal, il n'est plus que l'ombre de lui-même. Il n'est plus député, tout juste simple conseiller régional. Cependant, au nom de sa splendeur passée, il garde tout de même un peu  d'audience chez les gauchisses. Je tombe sur son blog, un peu par hasard, et lis donc son dernier billet intitulé: Où va la droite ?

Bon globalement, il tire à vue sur la droite parlementaire et en profite pour la railler un peu bêtement comme tout bon gauchisse. Cependant, je reprends volontiers sa première phrase et sa conclusion, étant entendu que lorsqu'il écrit " la droite ", il faut comprendre la droite parlementaire:

"  La droite semble perdue. Désorientée, privée de cap, privée de chef, privée de projet, la droite erre, oscillant entre guerres internes et assauts de démagogie. " et de conclure ainsi: " La droite parlementaire est à la remorque du peuple de droite. Elle est dépassée, déboussolée. Elle ne cherche plus à orienter ses électeurs, elle s’est mise à suivre toutes les pulsions de son électorat. Elle abdique toute responsabilité politique et s’en remet au hasard. Privée de chef, de projet, de structuration, sa situation devient un élément de plus de l’implosion politique de nos pays. Où va la droite ? Nulle part. C’est un bateau à la dérive. Et ce n’est pas rassurant…"

On passera sur les artifices de langage du bon gauchisse qui veut se payer le camp d'en face mais comment ne pas être d'accord avec ce qu'il avance. La droite parlementaire est silencieuse, muette et toute occupée à régler ses problèmes internes ou à regarder, avec gourmandise, querelles de personnes et ambitions révélées, se dessiner les prochaines échéances électorales, la mairie de Paris en particulier.

Et pourtant ce ne sont pas les sujets qui manquent et qui devrait lui permettre de monter au créneau tous les jours: le chômage, les comptes de la nation ou de l'Unedic, l'emploi, les retraites, les accords bidons patronat-syndicats, le mariage zinzin ( Pourquoi, par exemple, aucun député de droite n'a osé demandé la convocation devant l'assemblée du Préfet de Paris pour qu'il s'explique sur les délirants comptages de ses services lors de la grande Manif ), la crise, la dépendance, la réforme du marché du travail, la guerre au Mali et les véritables motivations de l'engagement de nos troupes, les reniements hollandais, les nominations curieuses au CSA ou dans la préfectorale etc... Autant de motifs de ne rien laisser passer, autant de raisons de déposer par milliers des amendements, autant de raisons de marquer sa différence. Le quasi-silence. Qui ne dit mot consentirait donc ?

Par dépit, il nous reste à constater, non sans sourire, qu'en ce moment, faute d'une opposition véritable et audible à droite, l'opposition au gouvernement vient de là où, à priori, on ne l'attendait pas: de la gauche, de l’extrême gauche, des syndicats, des instituteurs, des fédérations de parents d'élèves, des p'tits gars de Florange, d'Aulnay ou de Flins, de l'Eglise, de nombre de blogueurs de gauche etc... Voire même de pays étrangers: La presse algérienne ou égyptienne semblent les seules à poser les bonnes questions sur le Mali.

Nous le voyons, la gauche, dans sa diversité, s'oppose de plus en plus ouvertement à cette gauche au pouvoir. Oui, Julien Dray a raison; constater cela n'est pas rassurant. Car laisser à une bonne partie de la gauche ( celle des baisés ou des cocus de l'élection présidentielle ) le rôle d'opposant à hollande et à sa clique, c'est, compte tenu de la flexibilité du bonhomme et son souci d'éviter les conflits par le compromis, le risque de voir passer dans les textes et les lois toutes les inepties que cette gauche revendicatrice et sans pouvoir réel, si ce n'est celui de la rue, souhaite.

Si cet état de fait continue, nous pouvons parier que nous n'assisterons pas à la reconquête dont les Copé et autres Fillon se gargarisent car rappelons tout de même une évidence, presque une lapalissade, les déçus et les cocus de gauche ne voteront jamais à droite.

Alors à la question de Julien Dray: Où va la droite ? Je réponds: Dans le mur si elle continue à se taire !

Folie passagère 1547.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.