vendredi 26 avril 2013

Le retour des petits pains au chocolat


Voici comment Europe 1 raconte les détails du procès qui s'ouvre aujourd'hui à Paris. Vous pouvez vous livrer à une petite analyse de texte passionnante sur le thème du comment prendre des gants pour parler des sujets qui fâchent; ces sujets dont on est bien obligé de parler lorsque l'on est un média mais qu'il fallait taire il y a encore peu de temps. Dans ma grande bonté et pour vous guider dans votre analyse j'ai souligné quelques passages ou mis quelques commentaires entre parenthèses.



Le contexte: C'est un procès inhabituel, dérangeant pour certains ( Pourquoi cela devrait-il être dérangeant ? ), qui se tient vendredi devant la treizième chambre du tribunal correctionnel de Paris. Celui d'une agression raciste commise en septembre 2010 qui, ne vise pas, comme souvent, une personne issue d'une minorité, mais un homme insulté de "sale blanc" ( admirez les guillemets; Europe 1 oublie de mentionner les " enculé, sale Français" etc... ). La justice a décidé de poursuivre le seul agresseur identifié avec la circonstance aggravante d'insultes racistes. L'audience, qui devait avoir lieu en octobre dernier, avait été renvoyée car le contexte était trop tendu ( c'est vrai qu'en ce moment tout est calme ), un mois après la polémique lancée par l'affaire des "pains au chocolats" de Jean François Copé. Le jugement devrait être mis en délibéré.

Une cigarette refusée: Les faits se sont déroulés dans le métro parisien, tôt le matin, à la station gare du Nord (ce genre de problèmes se produisent rarement aux stations Assemblée nationale ou Solférino ). Un homme refuse de donner une cigarette que lui demandent deux jeunes ( Qui sont ces jeunes ? 2 selon E1, 3 selon Le Monde et pourquoi 1 seul inculpé ? mystère ). La situation dégénère et les agresseurs commencent par insulter le récalcitrant de "sale blanc, sale Français", avant de le frapper à coups de tessons de bouteille ( C'est vrai que tout le monde se ballade, tôt le matin avec des tessons de bouteilles ). La victime est sérieusement blessée ( 40 jours d'ITT, une paille ! )au cours de cette scène de violence qui pourrait sembler banale. Mais pour la justice, il s'agit bien là d'une agression raciste ( Non, sans déconner ! ).

La LICRA soutient la victime: ( L'info est presque aussi importante que le drame: une assoc anti raciste s’intéresse à une affaire de racisme... ) Le concept de "racisme anti-blanc" fait polémique ( Pourquoi devrait-il, ce racisme anti-blanc, faire polémique? ). Mais, pour la première fois dans ce type d'affaire ( Y en aurait-il eu d'autres que l'on nous aurait caché ? La Licra se serait-elle mobilisée sans les petits pains au chocolat de Copé ? ), la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA) a décidé de se positionner aux côtés de la victime. " Sale blanc, sale Français ", c'est quelque chose qui n'est pas acceptable dans la société française" ( Non, sans déconner, bis ), explique au micro d'Europe 1 le président de la LICRA, Alain Jacubowicz. " Je crois qu'il est naturel qu'une association antiraciste soit aux côtés des victimes d'actes de racisme", poursuit-il. L'avocat souligne cependant que "fort heureusement", "lorsque l'on est blanc et français, on n'est pas discriminé en France" ( ah oui ? cet idiot a-t-il été voir dans certaines cités ou dans certaines stations de métro ou dans certains trains de banlieue comment le " blanc " était discriminé ? ). " Pour autant on ne peut pas ignorer ces faits qui, malheureusement, sont de plus en nombreux", précise-t-il enfin ( de plus en plus nombreux, tiens, tiens, mais pourquoi donc se moquait-on il y a peu de ceux qui dénonçaient cette montée du racisme anti-blanc ? ).

Un phénomène peu étudié: Si le racisme "anti-blanc" existe bien, le phénomène reste cependant encore peu étudié par les chercheurs ( et pourquoi donc ? ). Le sujet est sensible ( normal, à force de l'éviter ) et souvent récupéré par la classe politique ( ben en même temps, c'est un peu son job d'en parler, non ? ). Ainsi, à l'automne dernier, Jean-François Copé avait été accusé de flirter avec les thèses du Front National ( Si c'est la LICRA qui en parle, ça va, si c'est Copé, non ? ) en évoquant cette notion. "Un racisme anti-blanc se développe dans les quartiers de nos villes où des individus - dont certains ont la nationalité française ( comment cela, ils n'ont pas tous la nationalité française dans les quartiers ? ) - méprisent des Français qualifiés de gaulois au prétexte qu'ils n'ont pas la même religion, la même couleur de peau ou les mêmes origines qu'eux", avait-il alors déclaré ( Copé avait pourtant raison, pourquoi lui être tombé dessus ainsi ? ).

Le racisme anti-blanc suscite d'ailleurs un malaise au sein même des associations de lutte contre le racisme. ( La conclusion qui tue ! Y aurait-il donc des associations anti-racistes qui lutteraient uniquement contre certaines formes de racisme... Je n'ose y croire... )

Allez vite, vite, que justice se fasse pour lire et entendre les différentes réactions. Gageons que la LICRA saura mettre en avant sa participation dans ce procès que SOS Racisme semble pour l'instant bouder...

Folie passagère 1682.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

23 commentaires:

  1. Je ne sais pas, mon cher Corto, comment ce procès se terminera.
    Mais l'accusé nie avoir prononcé les injures racistes et l'avocat dit, en parlant de son client : "D'ailleurs il est blanc !"

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    1. @marianne: ah mais peu importe, tenez par exemple, un rosbeef est blanc quand il n est pas rosé mais si il traite un français de sale blanc ce sera bien une injure raciste qui plus est s'il rajoute sale français, non ?

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    2. Il a juste oublié de préciser les origines algériennes de son client.
      Si cela peut aider les victimes à porter plainte sans qu'on les culpabilisent il serait temps.

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  2. J'ai bien vu des noirs se faire traiter de racistes par d'autres noirs. Bon les premiers étaient flics et les seconds des racailles. Mais ça égaie une journée.

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    1. @koltchack: comment cela, il y a des flics noirs ? tout noir ? c'est dingue ça !

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  3. Avis ! : sont requis 4 ans de prison dont 3 fermes

    http://lci.tf1.fr/france/justice/trois-ans-ferme-requis-lors-d-un-proces-pour-racisme-anti-blanc-7940290.html

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  4. Jean François Copé pourra faire une distribution de pains aux chocolats à la sortie du palais de justice... comme l'avaient fait je ne sais plus quelle associations de gauche...

    Titi

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  5. Condamné le raciste anti-blanc c'est faire du FN ,le 1er à en parler c'était jean-marie LP, c'est la raison de l'embargo.
    Je suis surpris que le LICRA en est pris la défense dans ce procès , une certaine prise de conscience de la difficulté des habitants de la banlieu des grandes villes .
    Désir va en vomir de rage si le juge confirme sa requisiton .
    Bon WE à tous .

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    1. @claude henri: et bien si cela peut énerver Désir ( ancien boss de sos racisme ), ce sera joindre l utile à l'agréable

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  6. Si quelqu'un d'origine algérienne se sent assez peu blanc pour dire à un Français qu'il est un "Sale blanc", on peut lui conseiller d'aller voir au nord-Mali comment sont considérés par les noirs les gens qui ont la peau aussi "blanche" que lui.
    Mais d'un autre côté, s'il ne veut pas être blanc, c'estson choix; il faut simplement qu'il en informe son avocat qui invoque la pâleur de sa peau pour l'exonérer de tout racisme.

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    1. @pangloss: qu il aille voir au Mali ? Catapultage autorisé ?

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  7. on voit qu'ils ne mettent pas les pieds dans mon quartier ! ici, c'est simple, les noirs et les arabes peuvent pas se blairer et se traient de racistes entre eux, pas de problèmes, on s'en tape mais, le français blanc au milieu se fait traiter de saloperie de français,sale blanc, exploiteur, vous avez pillé mon pays pendant 300 ans vous devez payer ..et tout et tout, et il a intérêt à la boucler s'il veux pas en prendre plein la tronche par les 2 camps réunis....quand à porter plaine, faut avoir des envies de suicide !

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    1. @Boutfil: porter plainte... il faudrait être fou en effet. de la a suppooser que si il y a si peu de procès de ce genre, ce serait du aux manques de courage des sales blancs, y a pas loin :)

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  8. Cette semaine je suis allé faire mes courses au Leclerc de Grigny, et au moment de mettre les articles sur le tapis, le mec derrière moi m'a engueulé, m'a traité de raciste parce que j'avais acheté 4 boîtes de Banania.
    Bien sur c'est une fiction, mais n'empêche... Heureusement, il n'avait pas encore vu mes 10 paquets de Pépito.

    Bonne fin de semaine Corto, je te la souhaite excellente!

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    1. @Pierre: tiens, un vieux billet que j avais écrit sur mon ancien blog :

      http://corto74.unblog.fr/2011/03/25/ya-bon-banania/

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    2. C'était pourtant bien bon le Banania.
      Et que de souvenirs y sont liés. :-)))

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  9. Encore deux ou trois procès de ce type et nos organisations "anti-racistes" vont voler au secours des face-de-craie et clamer haut et fort que le racisme anti-blanc est ignoble, au même titre que l'autre, le seul qui avait jusqu'alors leur considération.
    Comme ça, elles pourront multiplier les procès pour lesquels elles se porteront partie civile et engranger des sou-sous.
    Hé hé, le marché s'ouvre ...

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    1. @isabelle: quoi ??? ces associations ne seraient pas purement droitdelhommistes ? elles aimeraient le pognon ?

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  10. Pourvu que Copé tienne sa langue... Laissons les Taubira, Valls et la Magistrature, se "démerder"... Les faits parlent d'eux mêmes et la fréquence des violence s'accélère. Le peuple n'est tout de même pas aveugle pour en tirer ses propres conclusions.

    Du vécu durant 19 ans en Guadeloupe:
    Traduction des slogans en créole, des "manifs pas pour tous": "esclavagistes, colonialistes, exploiteurs, respectez le peuple (noir bien sûr), la Guadeloupe est à nous !"

    Vu la dégringolade du secteur touristique, la tendance est revenue à la retenue...et soyons honnêtes à de nombreux sourires sincères avec preuves comportementales positives. De citoyens se sentant citoyens français, avant le reste.

    Mais dans les années 1990-2000, il n'était pas rare qu'en plus de l'accueil et des prestations assez médiocres (beaucoup de nonchalence et de laisser aller) nos touristes métropolitains (blancs) soient invités? par de jeunes "infortunés" locaux (même dégaine, même faciès avenants...) à retourner chez eux.
    C'était où chez eux, c'est où chez nous ?

    "Chez eux" :
    Lorsque des disputes éclatent entre antillais(notamment lors de doublages intempestifs sur la route) ils se traitent de macaques...
    Faut faire avec !

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    1. Ce billet aurait dû être signé par : Mireille (l'étourdie)

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  11. Témoignage de ma fille, scolarisée dans le secondaire, pas plus tard que ce midi. Nous parlions des collèges environnants.
    Elle:"Au collège X (Bobigny), on fait les anniversaires". Moi (naîve): "Ah bon? C'est gentil". Elle: "tout le monde te tombe dessus et tu prends des coups. Ma copine a de la chance, elle est née en août". Elle: "dans son collège, il n'y a pas de Blancs, ou presque. Et ceux qui veulent s'en sortir, ils doivent être encore plus racailles que les autres". Moi: "Mais enfin, pourquoi?" Elle: "Ils ne supportent pas qu'on ait de la chance. Il faut vivre le même malheur qu'eux, alors, on est acceptés. Sinon, ils te traitent comme un chien, surtout si on est Blanc." Moi: "Et personne ne dit rien?". Elle: "Non, tout le monde a peur. Et puis c'est comme ça".
    Ce qui est effrayant, c'est qu'elle semblait presque trouver ça normal et me racontait tout ça d'un ton posé.

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  12. @IO: le plus effrayant evidemment, cest que et d'une, personne n ose rien dire et de deux, que ta fille raconte cela comme si c'était presque normal. Alors nul doute qu a défaut d'oser parler, les gens s'expriment ds les urnes et votent Le Pen.

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