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dimanche 11 février 2018

Police de la pensée, journalistes en laisse...

Je sais, c'est un peu long mais puisque nous sommes dimanche, prenez le temps; ça date un peu (2016) mais c'est passionnant !


Trahison, chien de garde, luttes des classes, cercle de pouvoir, Bilderberg, Trilatérale, Comité Orwell, mouvement violent, propagande, Etat d'urgence, Patriot act, Police de la pensée, Politique étrangère, Terrorisme, mouvements migratoires, Guerre d'Irak, Libye, éclatement des nations, radicalisation, Snowden, ACRIMED, presse écrite, préconisations... Tout y passe !



Interview réalisée par Thinkerview


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

samedi 29 avril 2017

" L'anecdote " ou la morgue de ceux qui sont sûrs de gagner...

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ou : Jacques Attali, Whirpool, " l'anecdote " qui dit tout par Natacha Polony:


" Une «anecdote». En prononçant ce mot, Jacques Attali n'avait pas conscience de sa portée symbolique. «C'est en effet une anecdote dans un contexte plus large, c'est une anecdote, non pas au sens péjoratif du mot, mais cela s'inscrit dans un contexte de la mondialisation ou de la fermeture», a-t-il affirmé sur ce ton de prophète dont il a le secret pour faire taire le journaliste forcément ignorant. «Je ne voudrais pas que cette campagne se réduise à des anecdotes. La priorité pour moi, dans les dix jours qui viennent, c'est de voir les candidats avoir la chance de confronter leurs programmes.» Même en replaçant le mot dans son contexte, on perçoit la morgue de celui qui sait, et qui balaie d'un revers de la main les misérables objections. Une anecdote, comme d'autres diraient un point de détail...

L'équipe d'Emmanuel Macron a eu beau renier l'encombrant gourou, le mot a fait mouche, venant coiffer cet épisode de la campagne, comme un retour du refoulé pour ceux qui, sûrs de gagner, s'épargnent les précautions langagières. Une multinationale américaine, qui fait 20 milliards de chiffre d'affaires, augmente les dividendes de ses actionnaires de 10% et délocalise une usine en Pologne pour profiter de salariés sous-payés alors que les lave-linge qu'elle produit devront faire mille kilomètres pour revenir sur leur marché de destination, la France. Alors que Whirlpool sacrifie pour cela 286 salariés, plus soixante emplois chez un sous-traitant qu'elle avait fait installer là et des centaines d'intérimaires, Attali, sur un ton d'évidence désinvolte, dit tout haut ce que pensent tout bas ceux qui considèrent la situation comme normale. S'en émouvoir, n'est-ce pas être du côté «du repli et de la fermeture», donc du mal? Car l'essentiel, ce n'est pas le réel, la détresse ou l'exploitation des malheureux, ici et là-bas ; l'essentiel, mais enfin réveillez-vous, c'est la lutte contre le mal.

Qu'importent les racines de ce mal. Qu'importe que les options politiques qu'Attali, Alain Minc, et d'autres, soufflent depuis trente ans à l'oreille des gouvernants aient nourri ce mal. En 2002 déjà, les commentateurs s'offusquaient de voir le score élevé de Jean-Marie Le Pen à Alençon. «On y voit pourtant peu d'immigrés», ironisaient-ils. Quelques mois avant, l'usine Moulinex avait fermé. Mais les problématiques industrielles intéressent peu les commentateurs. L'industrie passée en quinze ans de 20 à 12 % du PIB, voilà qui ne leur fait ni chaud ni froid. Quelques investissements, un soupçon de formation, une montée en gamme et le problème est réglé. Les moins qualifiés pourront toujours se recycler dans des emplois de service sous-payés. Ils y auront certes perdu des savoir-faire, une identité professionnelle, tout ce qui les constitue, mais, comme le dit Attali: «Nous n'avons pas besoin de racines, nous ne sommes pas des radis.»

L'étrange défaite à laquelle nous assistons, celle qui voit la France se dévitaliser et ses énergies les plus belles s'épuiser face à l'absurdité d'un système qui érige en loi universelle la guerre de tous contre tous, pour peu qu'elle soit économique, n'était pourtant pas inéluctable. Le cumul des scores de Mélenchon, Dupont-Aignan, Lassalle, Asselineau et Cheminade démontre qu'une large part de nos concitoyens recherche une alternative à ce système économique qui ne soit pas assombrie par la nature et le passé du FN. Même Fillon posa - sur la géopolitique et l'indépendance de la France face à l'impérialisme économique américain - des questions qui fâchent. Soudain, le FN n'avait plus le monopole de l'alternative. Panique à bord! Heureusement, ce second tour rétablit l'ordre des choses. On peut proclamer la main sur le cœur qu'on fera rempart de son corps et de son âme. La destruction de nos filières industrielles et agricoles peut retourner dans les limbes, ce n'est qu'une «anecdote». Seul compte le combat de l'ouverture contre la fermeture, celui du bien contre le mal.

Certains s'interrogent pourtant. Comment accepter l'obligation qui leur est faite de choisir entre le FN et ce qui rend possible le FN? Contradiction logique. Après «réduire la fracture sociale», «travailler plus pour gagner plus» et «mon ennemi, c'est la finance», soit vingt-deux ans de promesses foulées au pied, comment croire que cinq ans de plus de ce système, désormais incarné par un génie, ne renforceront pas un FN contre lequel on prétend«faire barrage»? Il n'y a donc rien d'étonnant, ni même de scandaleux, à ce que, se sentant piégés, des citoyens hésitent. Ils regardent, consternés, Laurence Parisot prête à accepter Matignon, ils écoutent les appels des grandes consciences plébiscitant le mondialisme et le multiculturalisme décomplexés, puisque c'est pour lutter contre le fascisme. Tout un programme. Ils se disent que ce pays est à reconstruire et que la France va devoir attendre encore cinq ans. Une anecdote. "

Publié ce jour pour FigaroVox


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D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@yahoo.fr

vendredi 29 mai 2015

En lutte contre la police de la pensée, Natacha Polony ressuscite George Orwell


Le Comité Orwell est un Collectif de journalistes pour la défense de la souveraineté populaire et des idées alternatives dans les médias. Ni police de la pensée, ni minute de la haine. La journaliste et essayiste Natacha Polony et le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint lancent le Comité Orwell, un collectif de journalistes qui se donne pour objectif de promouvoir le «pluralisme» dans les médias pour œuvrer à la reconquête d'une crédibilité journalistique mise à mal par l'unanimisme qui y règne. (source Le Figaro) 

En voilà une belle initiative ! Un comité pour promouvoir le pluralisme des idées dans les médias, un comité chargé de redonner du lustre à la profession de journaliste, un comité créé et animé... par des journalistes, des journalistes qui inviteront pour débattre des gens d'opinions différentes, qui donnera la parole à chacun, et toussa... un comité qui luttera contre la pensée unique... 

Oui, oui, oui, l'intention est louable; faut-il que cette profession soit tombée bien bas pour que certains d'entre eux se saisissent de pelles, de seaux et de gants pour essayer d'assainir le marigot médiatique. Y a du boulot ! 

On se posera juste la question de savoir à qui Polony et Quatrepoint donneront la parole pour " nourrir le débat d'idées "... Brut de fonderie, cette initiative m'apparaît un peu comme ces conseils de l'Ordre dont les membres sont à la fois juges et parties. Polony sera-t-elle capable de se remettre elle-même en question, parce qu'après tout, de cette pensée unique dont elle fustige la stérilité, elle y participe depuis des années. Pourquoi donc était-elle allée se fourvoyer dans un des temples médiatiques de la pensée unique comme Le Grand Journal où ses brèves interventions étaient inaudibles ? S'y sentait-elle étouffée pour qu'elle se décide à tirer sa révérence ou lui a-t-on demandé de partir car pas dans le moule ? Voilà qui serait déjà un bon début : Qu'elle parle vrai et nous dise les (vraies) raisons de son départ de Canal+. 

Restaurer le pluralisme au sein de la profession, le pluralisme dans les médias, Natacha, ça commence par le parler vrai. Des journalistes, on en a plus qu il n'en faut en France: Près de 40 000 cartes de presse délivrées ! A majorité de gauche, c'est une évidence. Mais il y a aussi des journalistes de droite, du centre ou des libéraux. Y en a-t-il d’extrême droite ou d'extrême-gauche ? Et si oui, pourront-ils ces damnés du microcosme médiatique intégrer Orwell ? Et Jacques Attali, grata ou non grata chez Orwell ? Pour ne citer que ceux-la, pourront-ils s'exprimer ? Les bons esprits existent, y compris dans cette profession, et n'ont pas forcément besoin d'un comité Orwell; ils ont juste besoin de visibilité, d'être entendu, d'avoir eux aussi leurs ronds de serviette chez Calvi, chez Pujadas, chez Elkrief et compagnie. Les esprits honnêtes existent aussi, auront-ils le droit non seulement de penser mais de dire la vérité, leur vérité ? 

Dire la vérité ! Ne l'avez-vous pas tu la vérité quand, à plusieurs reprises, vous reçûtes Edwy Plenel sans jamais lui demander s'il était normal qu'il escroque le fisc en ne payant pas les arriérés de TVA que son journal devait ? 

De penser ? Tiens, c'est vrai ça, est-ce qu'on leur demande de " penser " aux journalistes ? Non, à vrai dire, la seule, l'unique chose qu'on leur demande c'est de nous informer le plus objectivement possible et de la façon la plus complète possible. Un exemple ? Quand Elise Lucet, à midi, dans son JT se contente de nous dire que Cambadélis a été élu à la tête du PS avec 70% des suffrages. Elle ne nous informe pas bien. La bonne information eut été de dire qu'il a été élu avec 70% des suffrages mais que 50% des militants se sont abstenus. Le comité Orwell a-t-il réagi ? 

Ni minute de haine, ni police de la pensée... Que ce serait beau des journalistes qui n'auraient pas la haine pour ceux qui ne pensent pas comme eux. Mais dîtes-moi Natacha, vous étiez où, vous, Quatrepoint et Orwell, pour dénoncer publiquement Elkabach lorsque celui-ci démarrant une ITW de Marine Le Pen lui balance un odieux " Vous n'avez pas honte ? " ( de ne pas avoir été à la manifestation du 11 janvier ) ? Un journaliste n'a pas à agresser ainsi une personnalité, quelle qu'elle soit. Sans compter qu'elle y serait sans doute allée à Paris si toute la police la pensée, parti socialiste en tête, n'avait pas exprimé publiquement le souhait qu'elle n'y soit pas. 

Vous nous dîtes, chère Natacha, que votre comité va " œuvrer à la reconquête d'une crédibilité journalistique mise à mal par l'unanimisme qui y règne ". C'est une belle idée que de vouloir regagner en crédibilité, votre profession a tant fauté, mais en l'espèce l'unanimisme que vous dénoncez n'y est pour rien, il suffirait que ceux qui ont table ouverte dans toutes les gargotes médiatiques cessent de mentir par omission, par idéologie ou de nous cacher ce que nous ne saurions voir. Quelles " grandes voix " du journalisme, grandes voix dont vous faîtes partie puisque vous avez, vous aussi table ouverte, ont osé dénoncé les curieuses alliances d'un Poroschenko avec les miliciens néo-nazis des bataillons Azov ? Pourquoi, Natacha, ne pas vous être élevée contre les conditions obscures de nomination de madame Ernotte à la tête de France Télévision alors qu'un simple blogueur, en 3 clics, est capable de trouver que deux des membres du CSA (sur 8), Olivier Schrameck et Sylvie-Pierre Brossolette, font partie de la même coterie qu'elle ? Auriez-vous peur que France Télévision refuse de vous servir ? 

Des dizaines d'exemples pour vous démontrer, Natacha, que si le pluralisme est une chose nécessaire, il n'est pas la condition sine qua non pour que votre profession retrouve grâce à nos yeux; il suffirait, pour commencer, que toutes les " stars " du journalisme arrêtent de travestir la vérité, pire de nous la cacher. 

Enfin, vous nous dîtes que Orwell prendra la défense de la souveraineté populaire... Il va falloir pour cela accepter, par exemple, de reconnaître que les électeurs du Front National et leurs représentants, sont partie intégrante de cette souveraineté. Le ferez-vous ? Vous regrettez que lors du référendum sur le traité de constitution européenne en 2005, " 90% des médias et des éditorialistes ont ouvertement fait la promotion de ce traité constitutionnel avec une virulence parfois inimaginable ". Où étiez-vous en 2012 ? Seriez-vous prête à reconnaître que 90% des médias en 2012 avaient choisi de soutenir le candidat Hollande, y compris en pratiquant un antisarkozysme délirant, certains d'entre eux n'hésitant pas à le comparer à Hitler ou le grimer en Pétain ? Pourriez-vous défendre l'idée qu'un président élu par à peine 38% du corps électoral ne représente pas vraiment la souveraineté populaire ?

Votre comité, Natacha, part d'un bon sentiment, mais pour qu'il soit crédible, il se devra d'être irréprochable, vous vous devrez d'être irréprochable et d'une impartialité à toute épreuve. Etes-vous prête pour cela ? Assez forte ? Etes-vous capable de préfèrer une analyse juste d'Alain de Benoist à une analyse injuste de Minc, Attali ou BHL ou de préférer une analyse qui vous paraisse juste de BHL à une analyse que vous trouveriez injuste d'Alain de Benoist ?  Etes-vous prête éventuellement à vous fâcher avec tout ou partie de cet unanimisme que vous dénoncez ? Disposée à vous voir retirer quelques ronds de serviette ? Si oui, bravo et bon courage. On ne demande qu'à voir mais je ne sais pas pourquoi, j'ai quelques doutes...


Folie passagère 2788.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

mercredi 2 juillet 2014

Ce pays qu'on abat


" Q'avez vous fait de cette France que je vous ai laissée si brillante? "
(Le Général Bonaparte aux représentants du Directoire, le 18 Brumaire, an VIII)

Un livre qui commence par une citation de Bonaparte et par ces mots...:

" Les corbeaux qui étendirent leur vol noir sur la France il y a soixante-dix ans sont désormais bien loin. On ne les évoque plus que pour jouer la pantomime des "heures sombres de notre histoire" et se draper du courage de ceux qui risquèrent véritablement leur vie pour notre liberté et l'honneur de la France. 

Mais il y a d'autres ballets dans le ciel de notre pays qui l'assombrissent dangereusement, d'autres cris sourds qui s'élèvent. Des tensions et des haines, des radicalisations et des guerres de tranchées. Il y a ces élections où l'abstention est devenue le premier parti de France. Ces mouvements de fond qui voient se réveiller une fange trop longtemps silencieuse de la société française, des gens inquiets, ébranlés, majoritairement pacifiques, mais opportunément assimilés  aux authentiques intégristes homophobes par les partisans de la politique du pire, dont certains logent dans les ministères. Mais aussi ces phénomènes quotidien, ces ravages invisibles du consumérisme grandement distribué et de la publicité martelée à des individus transformés en marionnettes consentantes d'un système économique exsangue, ces preuves quotidiennes de la destruction d'une école autrefois pensée comme un des piliers de la République, ces comportements agressifs condamnant ceux qui les subissent, dans la rue ou les transports en commun, à ravaler leur impuissance et leur indignation; autant de preuves que notre pacte social est un peu plus abîmé, que notre civilisation se meurt un peu plus.

Tous ces phénomènes, observés d'un même œil, au prisme des valeurs qui, depuis le Renaissance, ont peu à peu forgé notre conception de la dignité humaine, nous racontent cette crise économique et politique, mais également culturelle et morale. Ils nous racontent, bien plus encore, que les civilisations sont mortelles et que l'individu libre dans le marché roi, l'individu créancier de ses droits et clamant sa toute-puissance, se réveille toujours entouré d'un champ de ruines et dans le silence infini de la solitude et du non-sens."

... ne peut être qu'un bon livre...

Ce pays qu'on abat, Natacha Polony, chroniques 2009 - 2014. chez Plon.

Ce pays qu'on abat
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vendredi 1 novembre 2013

Natacha Polony a tweeté, j'ai adoré!


Natacha Polony a tweeté ce matin le message et la photo ci-dessus. Au début, j'ai cru que c'était un fake ou que son compte avait été piraté. Même pas, quelques minutes plus tard, elle publiera un autre message pour reconnaître que ce n'était pas très malin. C'est vrai, pas très malin, surtout lorsque l'on est une journaliste plutôt en vue et étiquetée à droite...

Mais imaginez le feu d'artifice de réactions que cela suscita, l'explosion de tweets réclamant sa démission (démission de quoi?), le festival de messages appelant Polony a s'excuser, à se retirer de la vie médiatique, la traitant de raciste (patientons un peu le "fasciste" ne devrait pas tarder à apparaître), les récriminations de ses confrères offusqués, j'en passe et des meilleures...

C'est dingue... moi, je le trouve plutôt rigolo son tweet à Polony. Pas tant pour ce qu'il est, mais bien plus, beaucoup plus, pour m'avoir permis de lire les réactions des biens pensants et des gauchistes de salon toujours prompts à déclarer que l'on peut rire de tout sauf de ce dont ils auront décidé qu'il n'est pas bon de se moquer.

Alors, peut-on rire de tout aujourd'hui ? Non. Sauf à avoir l'accord des autorités de censure, autorités qui ne sont pas forcément celles que l'on croit...

Voyez-vous, sur twitter, on est entre gens biens, n'est-ce pas; on peut se moquer de Christine Boutin, la mettre plus bas que terre, insulter Nadine Morano,  comparer Frigide Barjot à une sangsue, pouiller Sarkozy, traiter Marine Le Pen de grosse truie, etc... Étrangement  selon que vous serez connu, de droite ou bien encore anti-mainstrean, il y en a des dont vous n'aurez pas le droit de vous moquer... C'est curieux, non...

Sur ce bonne journée... même en Socialie !

Folie passagère 1972.
D'accord, pas d'accord: atoilhonneur@voila.fr

France, 2019.